Calcul du Rendement d’une Pelle Hydraulique

Calcul du Rendement d’une Pelle Hydraulique en Terrassement

Calcul du Rendement d’une Pelle Hydraulique

Contexte : La productivité, nerf de la guerre sur les chantiers de terrassement.

En Génie Civil, et plus particulièrement dans les travaux de terrassement, l'estimation précise du rendement des engins est fondamentale. Elle conditionne la planification du chantier, l'établissement des budgets et le respect des délais. Une pelle hydraulique, bien que puissante, ne travaille jamais à son rendement théorique maximal. De nombreux facteurs liés au site, au matériau et à l'opérateur influencent sa productivité réelle. Cet exercice vous guidera à travers une méthode de calcul réaliste du rendement d'une pelle, en intégrant les notions clés de temps de cycleDurée totale pour qu'une pelle effectue une opération complète : creuser, pivoter, vider le godet et revenir en position initiale., de foisonnementAugmentation de volume d'un matériau (terre, roche) lorsqu'il est extrait de son état compact (en place) à un état remanié (en tas). Ce facteur est crucial pour dimensionner le transport. des matériaux et d'efficacité globale du chantier.

Remarque Pédagogique : Cet exercice illustre parfaitement le passage de la théorie (données constructeur) à la pratique (réalité du chantier). L'ingénieur travaux doit jongler avec ces concepts pour piloter son activité. Nous allons décomposer le calcul pour comprendre l'impact de chaque paramètre, une compétence essentielle pour optimiser la production et les coûts.


Objectifs Pédagogiques

  • Calculer le volume de matériau "en place" par cycle de godet en tenant compte du foisonnement.
  • Estimer un temps de cycle de travail réaliste à partir de données de base.
  • Déterminer le rendement horaire pratique d'une pelle hydraulique.
  • Calculer la durée nécessaire pour réaliser une tâche d'excavation définie.
  • Comprendre l'influence des conditions de chantier sur la productivité globale.

Données de l'étude

Un chantier nécessite l'excavation de 5 000 m³ de terre argileuse compacte. L'entreprise déploie une pelle hydraulique sur chenilles pour charger des tombereaux. Les caractéristiques de l'opération sont les suivantes :

Schéma du Cycle de Travail de la Pelle
Angle de rotation 1. Creuser 2. Pivoter & Vider 3. Retour
Paramètre Symbole Valeur Unité
Capacité du godet (pleine) \(C_g\) 1.2 \(\text{m}^3\)
Coefficient de foisonnement \(C_f\) 0.25 (sans unité)
Temps de cycle idéal (constructeur) \(T_{\text{ci}}\) 20 \(\text{s}\)
Efficacité du chantier \(E_c\) 0.80 (ou 50 min/h)
Volume total à excaver \(V_{\text{tot}}\) 5000 \(\text{m}^3 \text{ en place}\)

Questions à traiter

  1. Calculer le volume réel de matériau en place excavé à chaque cycle de godet.
  2. Estimer le temps de cycle pratique sur le chantier.
  3. Calculer le rendement pratique (ou production horaire) de la pelle en m³/h.
  4. Déterminer la durée totale (en heures) nécessaire pour réaliser l'excavation.

Les bases du calcul de rendement en terrassement

Avant de commencer la correction, familiarisons-nous avec les concepts fondamentaux.

1. Le Foisonnement :
Un volume de terre en place (compact) augmente lorsqu'on l'excave. Ce phénomène est le foisonnement. Le coefficient de foisonnement \(C_f\) permet de lier le volume en place \(V_p\) au volume foisonné \(V_f\). Le volume transporté par le godet est un volume foisonné. \[ V_f = V_p \cdot (1 + C_f) \quad \text{ou} \quad V_p = \frac{V_f}{1 + C_f} \]

2. Le Temps de Cycle :
C'est le temps nécessaire pour un cycle complet : chargement du godet, rotation vers le point de déchargement, vidage, et retour à la position de chargement. Le temps idéal du constructeur est obtenu dans des conditions parfaites (angle de 90°, sol meuble). Le temps pratique est toujours plus long.

3. Le Rendement (Production) :
Le rendement est le volume de matériau (généralement mesuré en place) qu'un engin peut excaver par heure. Le rendement pratique tient compte du volume réel par cycle, du temps de cycle réel et de l'efficacité du chantier (pauses, déplacements, attente des camions...). \[ R_{\text{pratique}} \left( \frac{\text{m}^3}{\text{h}} \right) = \frac{V_p \text{ (m³/cycle)} \cdot 3600 \text{ (s/h)}}{T_{\text{cp}} \text{ (s/cycle)}} \cdot E_c \]


Correction : Calcul du Rendement de la Pelle Hydraulique

Question 1 : Calculer le volume en place par cycle

Principe (le concept physique)

La capacité du godet (1.2 m³) correspond à un volume de terre déjà excavée, donc foisonnée. Or, les projets de terrassement sont quantifiés en volume "en place" (le volume du "trou" à creuser). Il faut donc convertir le volume du godet en son équivalent en place pour savoir quelle quantité de terrain compact on retire à chaque coup de pelle.

Mini-Cours (approfondissement théorique)

Le foisonnement est dû à la décompaction des grains de sol. L'air s'introduit entre les particules, augmentant le volume global sans changer la masse. Le coefficient de foisonnement dépend de la nature du sol : il est faible pour les sables (~10-15%) et peut être très élevé pour les roches fragmentées (>50%).

Remarque Pédagogique (le conseil du professeur)

C'est une erreur classique d'utiliser directement la capacité du godet pour calculer le rendement. Pensez-y ainsi : pour creuser un trou de 1 m³, vous devrez transporter plus de 1 m³ de déblais. Le foisonnement a un impact direct sur le nombre de rotations de camions nécessaires !

Normes (la référence réglementaire)

Les coefficients de foisonnement sont des données géotechniques. Ils sont fournis dans les études de sol ou peuvent être trouvés dans des abaques et manuels de terrassement (comme les guides du SETRA en France) en fonction de la classification du sol (GTR).

Formule(s) (l'outil mathématique)

Le volume en place (\(V_p\)) est calculé à partir du volume foisonné (\(V_f\)), qui est ici la capacité du godet (\(C_g\)).

\[ V_p = \frac{C_g}{1 + C_f} \]
Hypothèses (le cadre du calcul)

On suppose que le godet est toujours rempli à 100% de sa capacité nominale. En pratique, un "coefficient de remplissage" (souvent < 1) peut être appliqué en fonction de la cohésion du matériau.

Donnée(s) (les chiffres d'entrée)
  • Capacité du godet, \(C_g = 1.2 \, \text{m}^3\)
  • Coefficient de foisonnement, \(C_f = 0.25\)
Astuces(Pour aller plus vite)

Pour un \(C_f\) de 0.25 (soit 25%), le diviseur est 1.25. Diviser par 1.25 revient à multiplier par 0.8. C'est un calcul mental rapide pour estimer le volume en place.

Schéma (Avant les calculs)
Concept du Foisonnement
1 m³ en place1.25 m³ foisonné
Calcul(s) (l'application numérique)

On applique la formule pour trouver le volume de terrain compact retiré à chaque cycle.

\[ \begin{aligned} V_p &= \frac{1.2 \, \text{m}^3}{1 + 0.25} \\ &= \frac{1.2}{1.25} \\ &= 0.96 \, \text{m}^3 \end{aligned} \]
Schéma (Après les calculs)
Volume par Cycle
Godet: 1.2 m³ (foisonné)Equivalent à 0.96 m³ (en place)
Réflexions (l'interprétation du résultat)

Bien que la pelle ait un godet de 1.2 m³, elle ne "progresse" dans le terrassement que de 0.96 m³ à chaque cycle. Cette distinction est cruciale car c'est ce volume en place qui est comparé au volume total du projet (les 5000 m³).

Points de vigilance (les erreurs à éviter)

L'erreur la plus commune est de multiplier par le coefficient de foisonnement au lieu de diviser par (1 + coefficient). Souvenez-vous toujours que le volume en place est plus petit que le volume foisonné.

Points à retenir (permettre a l'apprenant de maitriser la question)
  • Le rendement se calcule toujours sur le volume en place.
  • La capacité du godet est un volume foisonné.
  • La formule de conversion est : \(V_p = V_f / (1 + C_f)\).
Le saviez-vous ? (la culture de l'ingénieur)

Inversement, lors du compactage de remblais, on observe le phénomène de "contre-foisonnement" ou tassement. Il faut apporter plus de 1 m³ de matériau foisonné pour réaliser 1 m³ de remblai compacté. La gestion des volumes est un vrai métier !

FAQ (pour lever les doutes)
Résultat Final (la conclusion chiffrée)
Le volume de matériau en place excavé à chaque cycle est de 0.96 m³.
A vous de jouer(pour verifier la comprehension de l'etudiant parrapport a la question)

Si le matériau était du sable avec un foisonnement de 15% (0.15), quel serait le volume en place par cycle (en m³) ?

Simulateur 3D : L'Effet du Foisonnement

Volume en place / cycle : 0.96

Question 2 : Estimer le temps de cycle pratique

Principe (le concept physique)

Le temps de cycle donné par le constructeur est une valeur de laboratoire, irréaliste sur un chantier. Des facteurs comme la dureté du sol, la profondeur de l'excavation, l'angle de rotation de la tourelle pour atteindre le camion, et l'habileté du conducteur ralentissent inévitablement l'opération. On applique donc des majorations au temps de cycle idéal pour obtenir un temps de cycle pratique (\(T_{\text{cp}}\)).

Mini-Cours (approfondissement théorique)

Des abaques de constructeurs (ex: Caterpillar, Komatsu) ou des manuels de terrassement fournissent des temps de base pour chaque phase du cycle (creuser, pivoter, vider, revenir) en fonction du type de machine et de matériau. On peut ainsi construire un temps de cycle plus précis en additionnant les durées de chaque phase, ajustées aux conditions réelles (ex: +2s pour un angle de 180° vs 90°).

Remarque Pédagogique (le conseil du professeur)

Pour cet exercice, nous utiliserons une approche simplifiée en majorant globalement le temps idéal. Un bon conducteur de travaux développe avec l'expérience une intuition très fine de ces temps de cycle. Observer une pelle sur un chantier est très formateur pour comprendre le rythme de production.

Normes (la référence réglementaire)

Il n'y a pas de "norme" au sens strict, mais plutôt des "règles de l'art" et des retours d'expérience compilés dans la littérature technique. Les fiches techniques des constructeurs sont la base, mais doivent toujours être adaptées.

Formule(s) (l'outil mathématique)

Une méthode simple consiste à majorer le temps idéal. Pour des conditions moyennes, une majoration de 25% est souvent une première approche raisonnable.

\[ T_{\text{cp}} = T_{\text{ci}} \cdot (1 + \text{Majoration}) \]
Hypothèses (le cadre du calcul)

Nous allons prendre une majoration de 25% pour tenir compte des conditions de chantier (sol compact, rotation > 90°). C'est une hypothèse simplificatrice mais courante.

Donnée(s) (les chiffres d'entrée)
  • Temps de cycle idéal, \(T_{\text{ci}} = 20 \, \text{s}\)
  • Majoration estimée = 25% ou 0.25
Astuces(Pour aller plus vite)

Majorer de 25% revient à multiplier par 1.25. Pour le calcul, 20 * 1.25 = 20 * (1 + 0.25) = 20 + (20/4) = 20 + 5 = 25 secondes. C'est un calcul mental rapide et efficace.

Schéma (Avant les calculs)
Facteurs influençant le Temps de Cycle
T idéal=20sSol durAngle élevéOpérateurT pratique = ?
Calcul(s) (l'application numérique)

On applique la majoration au temps de cycle idéal.

\[ \begin{aligned} T_{\text{cp}} &= 20 \, \text{s} \cdot (1 + 0.25) \\ &= 20 \cdot 1.25 \\ &= 25 \, \text{s} \end{aligned} \]
Schéma (Après les calculs)
Comparaison des Temps de Cycle
Cycle Idéal20 sCycle Pratique25 s
Réflexions (l'interprétation du résultat)

Le temps de cycle réel est de 25 secondes, soit 5 secondes de plus que la valeur théorique. Cette augmentation de 25% du temps aura un impact direct et proportionnel sur la diminution du rendement de la machine.

Points de vigilance (les erreurs à éviter)

Ne pas oublier d'appliquer une majoration. Utiliser le temps de cycle constructeur est une erreur fréquente qui conduit à des estimations de rendement trop optimistes et donc à des plannings irréalisables.

Points à retenir (permettre a l'apprenant de maitriser la question)
  • Le temps de cycle pratique est toujours supérieur au temps de cycle idéal.
  • Il dépend des conditions réelles du chantier (sol, géométrie, opérateur).
  • Une estimation réaliste de ce temps est clé pour le calcul de rendement.
Le saviez-vous ? (la culture de l'ingénieur)

Les systèmes de guidage GPS 3D modernes sur les pelles hydrauliques peuvent améliorer le rendement en aidant l'opérateur à atteindre les cotes de terrassement du premier coup, sans vérification manuelle. Cela réduit les temps morts et le nombre de cycles "perdus".

FAQ (pour lever les doutes)
Résultat Final (la conclusion chiffrée)
Le temps de cycle pratique estimé pour ce chantier est de 25 secondes.
A vous de jouer(pour verifier la comprehension de l'etudiant parrapport a la question)

Dans des conditions très difficiles, la majoration est de 40%. Quel serait le nouveau temps de cycle en secondes ?

Simulateur 3D : Temps de Cycle et Angle

Temps de Cycle Estimé : 25.0 s

Question 3 : Calculer le rendement pratique horaire

Principe (le concept physique)

Le rendement est la synthèse des étapes précédentes. Il combine le volume réel déplacé à chaque cycle (Q1) et la cadence de ces cycles (Q2). De plus, il intègre un dernier facteur de réalisme : l'efficacité du chantier. Une heure de travail (3600 secondes) n'est jamais productive à 100%. Il y a des micro-arrêts, des attentes, des repositionnements. L'efficacité du chantier traduit cela en un ratio de temps productif par heure.

Mini-Cours (approfondissement théorique)

L'efficacité du chantier est souvent exprimée en "minutes productives par heure". Une efficacité de 0.83 correspond à 50 minutes de travail effectif par heure. Une efficacité de 0.75 correspond à 45 minutes, etc. Ce facteur globalise de nombreux aléas : compétence du conducteur, coordination avec les camions, conditions météo, entretien de la machine, etc.

Remarque Pédagogique (le conseil du professeur)

Ce calcul final est celui qui intéresse le plus le gestionnaire de projet. Il permet de répondre à la question : "Combien de mètres cubes ma pelle va-t-elle réellement sortir en une heure de travail payée ?". C'est la donnée de base pour la planification et le suivi des coûts.

Normes (la référence réglementaire)

Les ratios d'efficacité sont issus de l'expérience et des statistiques de chantiers. Des entreprises spécialisées et des manuels de gestion de projet (comme le "Caterpillar Performance Handbook") fournissent des fourchettes d'efficacité en fonction du type de chantier (excellent, moyen, médiocre) et de la gestion du site.

Formule(s) (l'outil mathématique)

Le rendement pratique horaire (\(R_p\)) se calcule comme suit :

\[ R_p \left( \frac{\text{m}^3}{\text{h}} \right) = \frac{V_p \text{ (m³/cycle)} \cdot 3600 \text{ (s/h)}}{T_{\text{cp}} \text{ (s/cycle)}} \cdot E_c \]
Hypothèses (le cadre du calcul)

On utilise les valeurs calculées précédemment pour le volume par cycle et le temps de cycle pratique. L'efficacité du chantier est donnée et considérée comme constante.

Donnée(s) (les chiffres d'entrée)
  • Volume en place par cycle, \(V_p = 0.96 \, \text{m}^3\) (de Q1)
  • Temps de cycle pratique, \(T_{\text{cp}} = 25 \, \text{s}\) (de Q2)
  • Efficacité du chantier, \(E_c = 0.80\)
Astuces(Pour aller plus vite)

On peut d'abord calculer le nombre de cycles par heure : \((3600 / 25) \cdot 0.80 = 144 \cdot 0.80 \approx 115\) cycles/heure. Ensuite, on multiplie par le volume par cycle : \(115 \cdot 0.96 \approx 110\) m³/h. Cela permet de décomposer le calcul et de vérifier chaque étape.

Schéma (Avant les calculs)
Synthèse pour le Calcul du Rendement
Volume / Cycle (Vp)0.96 m³+Cadence (1/Tcp)1 cycle / 25s+Efficacité (Ec)80%= Rendement ?
Calcul(s) (l'application numérique)

On applique la formule complète.

\[ \begin{aligned} R_p &= \frac{0.96 \, \text{m}^3 \cdot 3600 \, \text{s/h}}{25 \, \text{s}} \cdot 0.80 \\ &= \frac{3456}{25} \cdot 0.80 \\ &= 138.24 \cdot 0.80 \\ &\approx 110.6 \, \frac{\text{m}^3}{\text{h}} \end{aligned} \]
Schéma (Après les calculs)
Rendement Théorique vs. Pratique
Rendement Théorique216 m³/hRendement Pratique110.6 m³/h
Réflexions (l'interprétation du résultat)

Le rendement pratique est d'environ 111 m³/h. Il est intéressant de le comparer au rendement théorique brut (sans foisonnement, temps idéal, efficacité 100%) qui serait de \((1.2 \cdot 3600) / 20 = 216\) m³/h. La prise en compte des conditions réelles a quasiment divisé par deux la productivité estimée. C'est l'illustration de l'écart entre la fiche technique et la réalité.

Points de vigilance (les erreurs à éviter)

Ne pas oublier le facteur de conversion horaire (3600) ou le facteur d'efficacité. Chaque oubli conduit à une erreur significative. Vérifiez toujours la cohérence des unités : (m³/cycle) * (s/h) / (s/cycle) donne bien des m³/h.

Points à retenir (permettre a l'apprenant de maitriser la question)
  • Le rendement pratique intègre le volume, le temps de cycle et l'efficacité.
  • La formule est \(R_p = (V_p \cdot 3600 / T_{\text{cp}}) \cdot E_c\).
  • Le rendement pratique est toujours très inférieur au rendement théorique.
Le saviez-vous ? (la culture de l'ingénieur)

La "chaîne de production" en terrassement est essentielle. Le rendement d'une pelle, même excellent, peut être anéanti si elle doit attendre les camions pour vider son godet. L'optimisation consiste à équilibrer le nombre et la taille des camions avec le rendement de la pelle pour minimiser les temps d'attente de part et d'autre.

FAQ (pour lever les doutes)
Résultat Final (la conclusion chiffrée)
Le rendement pratique de la pelle hydraulique sur ce chantier est d'environ 110.6 m³/h.
A vous de jouer(pour verifier la comprehension de l'etudiant parrapport a la question)

Si l'efficacité du chantier chutait à 60% (0.60) à cause de fortes pluies, quel serait le nouveau rendement en m³/h ?

Simulateur 3D : Efficacité et Production

Rendement Pratique : 110.6 m³/h

Question 4 : Déterminer la durée totale de l'excavation

Principe (le concept physique)

C'est l'application finale et la plus concrète du calcul de rendement. Connaissant le volume total de travail à effectuer et la vitesse à laquelle on travaille (le rendement horaire), on peut en déduire le temps total nécessaire pour accomplir la tâche. C'est un calcul de base en planification de projet.

Mini-Cours (approfondissement théorique)

Cette relation (Temps = Volume / Vitesse) est universelle. En gestion de projet, on l'utilise constamment. La difficulté ne réside pas dans la formule elle-même, mais dans la précision des estimations du volume et surtout du rendement, qui, comme nous l'avons vu, dépend de nombreux facteurs.

Remarque Pédagogique (le conseil du professeur)

Le résultat de ce calcul sera en heures. Il faut ensuite le convertir en jours de travail (généralement 7 ou 8 heures par jour) pour l'intégrer dans un planning de chantier. Pensez toujours à inclure une marge pour les imprévus (pannes, météo...).

Normes (la référence réglementaire)

Ce calcul est une brique de base des méthodes de planification comme le diagramme de Gantt ou la méthode PERT, qui sont des standards en gestion de projet de construction.

Formule(s) (l'outil mathématique)

La durée totale (\(D_t\)) est le volume total (\(V_{\text{tot}}\)) divisé par le rendement pratique (\(R_p\)).

\[ D_t \text{ (h)} = \frac{V_{\text{tot}} \text{ (m³)}}{R_p \text{ (m³/h)}} \]
Hypothèses (le cadre du calcul)

On suppose que le rendement calculé est constant sur toute la durée de la tâche. En réalité, il peut varier (ex: le début de l'excavation peut être plus lent).

Donnée(s) (les chiffres d'entrée)
  • Volume total à excaver, \(V_{\text{tot}} = 5000 \, \text{m}^3\)
  • Rendement pratique, \(R_p = 110.6 \, \text{m}^3/\text{h}\) (de Q3)
Astuces(Pour aller plus vite)

Pour une estimation rapide, arrondissez le rendement. Par exemple, avec 110 m³/h, le calcul \(5000 / 110 = 500 / 11\) est plus simple. \(11 \times 4 = 44\), il reste 6. \(11 \times 5 = 55\). Donc environ 45 heures. Cela donne un ordre de grandeur rapide pour vérifier le résultat de la calculatrice.

Schéma (Avant les calculs)
Planification de la Tâche
Volume Total = 5000 m³Rendement = 110.6 m³/hDurée = ?
Calcul(s) (l'application numérique)

On divise le volume total par le rendement horaire.

\[ \begin{aligned} D_t &= \frac{5000 \, \text{m}^3}{110.6 \, \text{m}^3/\text{h}} \\ &\approx 45.2 \, \text{heures} \end{aligned} \]
Schéma (Après les calculs)
Durée sur un Planning
Jour 1(8h)Jour 2(8h)Jour 3(8h)Jour 4(8h)Jour 5(8h)Jour 6(5.2h)
Réflexions (l'interprétation du résultat)

Il faudra environ 45.2 heures de travail effectif. En considérant des journées de 8 heures, cela représente \(45.2 / 8 \approx 5.65\) jours. Le chantier devra donc prévoir 6 jours de travail pour cette tâche, en allouant la pelle à une autre activité pour la fin du 6ème jour.

Points de vigilance (les erreurs à éviter)

Ne pas arrondir le rendement de manière excessive avant le calcul final, car cela peut entraîner un écart de plusieurs heures sur la durée totale. De plus, ne pas oublier de convertir le résultat en jours de travail pour la planification, en utilisant la durée de travail journalière réelle du chantier.

Points à retenir (permettre a l'apprenant de maitriser la question)
  • La durée d'une tâche est le volume total divisé par le rendement pratique.
  • Ce calcul est la base de la planification et de l'estimation des coûts.
  • Le résultat en heures doit être converti en jours de travail.
Le saviez-vous ? (la culture de l'ingénieur)

Blaise Pascal, au 17ème siècle, a établi les principes fondamentaux de la pression des fluides. Son principe est à la base de toute l'hydraulique moderne, qui utilise un fluide incompressible (l'huile) pour transmettre des forces et actionner les vérins surpuissants des pelles et autres engins de chantier.

FAQ (pour lever les doutes)
Résultat Final (la conclusion chiffrée)
La durée totale nécessaire pour excaver les 5000 m³ est d'environ 45.2 heures.
A vous de jouer(pour verifier la comprehension de l'etudiant parrapport a la question)

Si le volume à excaver était finalement de 8000 m³, quelle serait la durée totale en heures ?

Simulateur 3D : Progression de l'Excavation

Durée Estimée : 45.2 heures


Outil Interactif : Paramètres de Terrassement

Modifiez les paramètres du chantier pour voir leur influence sur le rendement et la durée totale.

Paramètres d'Entrée
1.2 m³
25 %
80 %
Résultats Clés (pour 5000 m³)
Rendement Pratique (m³/h) -
Durée Totale (heures) -
Durée Totale (jours de 8h) -

Le Saviez-Vous ?

La première pelle entièrement hydraulique a été inventée en Italie dans les années 1950 par les frères Bruneri. Avant cela, les pelles fonctionnaient avec un système complexe de câbles et de treuils, hérité des pelles à vapeur. L'hydraulique a apporté une souplesse, une puissance et une précision de contrôle qui ont révolutionné les engins de chantier.


Foire Aux Questions (FAQ)

Comment choisir la bonne taille de pelle pour un chantier ?

Le choix dépend d'un équilibre. Une grosse pelle a un meilleur rendement mais coûte plus cher à l'heure et peut être difficile à amener sur site. Une petite pelle est plus agile et moins chère mais plus lente. L'ingénieur doit optimiser le coût total (coût de location de la pelle + durée du chantier) en fonction du volume à excaver et des contraintes d'accès.

Le rendement est-il le même pour creuser et pour charger ?

Non. Le rendement est généralement meilleur lorsque la pelle charge un tas de matériaux déjà excavés ("reprise au tas") que lorsqu'elle doit creuser un terrain compact ("en pleine masse"). Le temps de remplissage du godet est en effet beaucoup plus court en reprise au tas.


Quiz Final : Testez vos connaissances

1. Si le coefficient de foisonnement d'un sol augmente, le rendement pratique de la pelle...

2. Pour un chantier, le facteur le plus facile à optimiser pour améliorer rapidement le rendement est...


Rendement Pratique
Volume de matériau (mesuré en place) qu'un engin peut excaver et charger en une heure, en tenant compte de toutes les conditions réelles du chantier (cycle, foisonnement, efficacité).
Foisonnement
Augmentation relative du volume d'un matériau après son extraction de son état naturel (compact). Exprimé par un coefficient ou un pourcentage.
Temps de Cycle
Durée totale d'une opération répétitive pour un engin. Pour une pelle, il comprend le creusement, la rotation, le vidage et le retour.
Calcul du Rendement d’une Pelle Hydraulique

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