Enlèvement des Structures Existantes
Métré de démolition, masse des gravats, foisonnement, rotations de camions et volume de grave non traitée à commander
Contexte de l'Étude & Enjeux
Le Contexte : Un terrain porte une ancienne dalle en béton armé et ses semelles de fondation. Il faut les démolir, sortir les gravats du site, puis combler le vide laissé par un matériau d'apport compacté. Trois états de matière se succèdent — en place, foisonné, compacté — et chacun a son volume
Pour avancer sereinement, voici les éléments fondamentaux que vous devez avoir à l'esprit. Gardez un œil attentif sur ces critères déterminants :
-
Enjeu Principal : Le volume ne se conserve pas d'un état à l'autre, mais la masse, si. C'est elle qui relie les trois états et permet de vérifier chaque étape.
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Logistique : Deux flux se croisent : des gravats qui sortent et de la grave qui entre. Les compter séparément est la seule façon de ne pas confondre leurs volumes.
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L'objectif final : Livrer le métré de démolition, la masse des gravats, le nombre de rotations et le volume de grave à commander, chacun dans son unité propre.
-
L'astuce de l'ingénieur : Passer par la masse à chaque changement d'état. Un volume seul n'a pas de sens tant qu'on n'a pas dit dans quel état il est mesuré
Vous êtes technicien en préparation de chantier chargé d'organiser l'enlèvement des ouvrages en béton et le remblayage de l'excavation. Vous devez établir le métré de démolition, la masse des gravats à évacuer, le volume foisonné et le nombre de rotations correspondant, le volume de grave non traitée à commander à la carrière, enfin le bilan logistique des deux flux.
- Le grand défi : Quatre volumes différents désignent la même opération. Le volume démoli, le volume transporté, le volume du vide à combler et le volume à commander ne sont pas égaux — et trois d'entre eux ne sont pas des unités de règlement.
- Votre rôle : Calculer le volume de béton et sa répartition, la masse des gravats, le volume foisonné avec le remplissage du dernier camion, le volume de grave à commander, enfin le bilan des deux flux et leur taux de remplissage.
- La démolition : le volume de béton armé à enlever avec la part de chaque ouvrage, la masse des gravats produits, puis le volume foisonné à transporter, le nombre de rotations et le remplissage du dernier camion.
- Le remblayage et le bilan : le volume de grave non traitée à commander à la carrière pour combler l'excavation après compactage, puis le bilan des deux flux — rotations d'évacuation et d'apport, taux de remplissage et masse totale déplacée.
Les données de cette étude relèvent de trois origines. Les dimensions des ouvrages proviennent des plans de récolement de la construction à démolir ; les masses volumiques et le coefficient de foisonnement relèvent du dossier géotechnique et des fiches produit de la carrière ; la capacité du camion relève de l'organisation du chantier. Ce que les documents normatifs définissent ici, c'est la consistance des travaux préalables aux terrassements, les unités dans lesquelles chaque prestation se règle, l'objectif de compactage du remblai et les précautions attachées au chargement des camions.
Formulaire & Aide-Mémoire (À consulter en cas de besoin)
Retrouvez ici les formules principales pour cet exercice. Ne les apprenez pas par cœur, comprenez comment les appliquer !
- Volume de la dalle \( V_{\text{dalle}} = L \times l \times h_{\text{d}} \)
- Volume des semelles isolées \( V_{\text{sem}} = n \times c^{2} \times h_{\text{s}} \)
- Volume total à démolir \( V_{\text{dem}} = V_{\text{dalle}} + V_{\text{sem}} \)
- Masse d'un volume de matériau \( M = V \times \rho \)
- Masse volumique apparente des gravats \( \rho_{\text{app}} = \frac{\rho_{\text{b}}}{c_{\text{f}}} \)
- Volume foisonné à transporter \( V_{\text{f}} = V_{\text{dem}} \times c_{\text{f}} \)
- Nombre de rotations de camions \( N = \left\lceil \frac{V_{\text{f}}}{V_{\text{c}}} \right\rceil \)
- Volume chargé au dernier camion \( V_{\text{d}} = V_{\text{f}} - (N - 1) \, V_{\text{c}} \)
- Masse de grave nécessaire une fois compactée \( M_{\text{g}} = V_{\text{dem}} \times \rho_{\text{c}} \)
- Volume de grave à commander en stock \( V_{\text{s}} = \frac{M_{\text{g}}}{\rho_{\text{s}}} \)
- Coefficient de contre-foisonnement de la grave \( k = \frac{\rho_{\text{s}}}{\rho_{\text{c}}} \)
- Taux de remplissage global des bennes \( \tau_{\text{r}} = \frac{V_{\text{transporte}}}{N_{\text{tot}} \times V_{\text{c}}} \times 100 \)
GÉOMÉTRIE DES OUVRAGES, MATÉRIAUX ET MOYENS
| Symbole | Description | Valeur | Unité |
|---|---|---|---|
| \( L \) | Longueur de la dalle en béton armé à démolir CCTG fasc. 2 — comm. art. 6.3 | 20,00 | m |
| \( l \) | Largeur de la dalle en béton armé | 10,00 | m |
| \( h_{\text{d}} \) | Épaisseur de la dalle, supposée constante | 0,20 | m |
| \( n \) | Nombre de semelles de fondation isolées | 6 | sans dimension |
| \( c \) | Côté d'une semelle carrée | 1,50 | m |
| \( h_{\text{s}} \) | Hauteur d'une semelle, encastrée sous le niveau du terrain | 0,50 | m |
| \( \rho_{\text{b}} \) | Masse volumique du béton armé, armatures comprises | 2,50 | t/m³ |
| \( c_{\text{f}} \) | Coefficient de foisonnement du béton fragmenté CCTG fasc. 2 — comm. art. 6.5.3 | 1,50 | sans dimension |
| \( V_{\text{c}} \) | Capacité volumique de la benne du camion INRS ED 6065 — § 9.2 | 10,00 | m³ |
| \( \rho_{\text{s}} \) | Masse volumique de la grave non traitée en stock, à la carrière NF EN 13285 — via GTR 2024 | 1,80 | t/m³ |
| \( \rho_{\text{c}} \) | Masse volumique de la grave non traitée compactée en place GTR 2024 — objectif q4 | 2,10 | t/m³ |
- Géométrie : dalle et semelles assimilées à des pavés droits parfaits ; aucun redan, aucune surépaisseur locale, aucune variation d'épaisseur ne figure aux plans de récolement
- Armatures : le volume d'acier n'est pas déduit du volume de béton ; la masse volumique fournie est celle du béton armé, elle intègre donc déjà l'effet des armatures sur la masse
- Volume de l'excavation : supposé égal au volume des ouvrages enlevés ; la démolition est réputée s'arrêter au contour du béton, sans sur-excavation
- Coefficient de foisonnement : uniforme pour l'ensemble des gravats ; il dépend en réalité de la granulométrie obtenue, elle-même liée au mode de démolition
- Chargement des camions : bennes remplies à leur capacité volumique ; la charge admissible en masse constituera une vérification distincte, à mener explicitement
- Périmètre chiffré : quantités seulement — volumes, masses et rotations. Aucun prix unitaire ne figurant aux données, la note ne produit aucun montant
CE QUE CHAQUE DONNÉE COMMANDE, ET CE QU'ELLE NE FAIT PAS
| Grandeur | Ce qu'elle décrit | Où elle intervient | Ce qu'elle ne fait pas |
|---|---|---|---|
| Dimensions des ouvrages | La quantité de béton présente sur le site | volume démoli | ne donnent pas l'unité de règlement de la démolition |
| Masse volumique du béton | La matière contenue dans ce volume | masse des gravats | ne varie pas avec le foisonnement |
| Coefficient de foisonnement | L'expansion du béton fragmenté | volume transporté | ne crée aucune matière supplémentaire |
| Capacité de la benne | Le volume emporté par voyage | nombre de rotations | ne dit rien de la charge admissible en masse |
| Les deux masses volumiques de la grave | Le tassement du matériau au compactage | volume à commander | ne changent pas le volume du vide à combler |
- Volume en place : volume du matériau avant extraction ; le fascicule 2 du CCTG le définit comme s'entendant « avant extraction »
- Volume foisonné : volume occupé après fragmentation, vides compris ; c'est celui qui remplit la benne
- Volume en œuvre : volume du matériau après compactage, selon la définition du même fascicule ; c'est le volume du vide comblé
- Contre-foisonnement : réduction de volume du matériau d'apport lors de sa mise en œuvre ; le fascicule 2 nomme explicitement ce coefficient à côté de celui de foisonnement
- Masse volumique apparente : masse rapportée au volume vides compris ; c'est elle qui relie le volume d'une benne à la charge qu'elle porte
Extraits de Normes & Abaques (Documents Annexes)
Servez-vous des documents ci-dessous pour extraire les coefficients nécessaires à votre résolution.
Ce que comprennent les travaux préalables — CCTG fascicule 2, article 6.33. Méthodologie de Résolution & Travail Demandé
Afin d'assurer un dimensionnement sécuritaire et conforme aux standards, nous procédons selon les étapes méthodiques détaillées ci-dessous.
Question 1 : Métré des ouvrages en béton à démolir
Besoin d'un indice ? (Niveau 1)
Calculez le volume d'une semelle avant de multiplier par leur nombre : c'est la seule façon de contrôler l'ordre de grandeur à chaque étape.
Toujours bloqué ? (Indice Niveau 2)
\( V_{\text{dalle}} = L \times l \times h_{\text{d}} \), puis \( V_{\text{sem}} = n \times c^{2} \times h_{\text{s}} \). La somme donne le volume à démolir.
Question 2 : Masse des gravats et conservation de la matière
Besoin d'un indice ? (Niveau 1)
Le foisonnement ajoute des vides, et les vides n'ont pas de masse. Demandez-vous ce que devient donc la masse volumique quand le volume augmente.
Toujours bloqué ? (Indice Niveau 2)
\( M = V \times \rho \) sur le volume en place, puis \( \rho_{\text{app}} = \frac{\rho_{\text{b}}}{c_{\text{f}}} \) puisque la même masse occupe un volume multiplié par le coefficient.
Question 3 : Volume foisonné, rotations et charge réelle
Besoin d'un indice ? (Niveau 1)
Un voyage est indivisible, et le nombre obtenu ici dépasse l'entier de très peu. Regardez de combien exactement.
Toujours bloqué ? (Indice Niveau 2)
\( N = \left\lceil \frac{V_{\text{f}}}{V_{\text{c}}} \right\rceil \), puis \( V_{\text{d}} = V_{\text{f}} - (N-1) \, V_{\text{c}} \). La masse d'un camion plein vaut \( V_{\text{c}} \times \rho_{\text{app}} \).
Question 4 : Volume de grave non traitée à commander
Besoin d'un indice ? (Niveau 1)
La grandeur qui ne change pas entre le stock de la carrière et le remblai compacté est la masse. Passez par elle.
Toujours bloqué ? (Indice Niveau 2)
\( M_{\text{g}} = V_{\text{dem}} \times \rho_{\text{c}} \), puis \( V_{\text{s}} = \frac{M_{\text{g}}}{\rho_{\text{s}}} \). Le contre-foisonnement vaut \( k = \frac{\rho_{\text{s}}}{\rho_{\text{c}}} \).
Question 5 (Finale) : Bilan des deux flux de matériaux
Besoin d'un indice ? (Niveau 1)
Chaque rotation comporte deux trajets : le manuel ED 6065 décrit un cycle comme « un remplissage, un transport, un déchargement du matériau, et un retour à vide ».
Toujours bloqué ? (Indice Niveau 2)
\( N_{\text{app}} = \left\lceil \frac{V_{\text{s}}}{V_{\text{c}}} \right\rceil \), puis \( \tau_{\text{r}} = \frac{V_{\text{transporte}}}{N_{\text{tot}} \times V_{\text{c}}} \times 100 \).
Enlèvement des Structures Existantes
"Deux familles d'ouvrages, l'une visible et l'autre enterrée. La dalle se voit depuis la rue, les semelles ne se lisent que sur les plans. C'est précisément pour cela qu'on les oublie — et un métré incomplet ne se corrige pas plus tard : il se paie en camions non prévus. Je décompose donc en volumes élémentaires, et je vérifie la part de chacun avant d'aller plus loin."
- Observation : Deux types d'ouvrages coexistent, dont un invisible depuis la surface.
- Analyse du risque : Un ouvrage omis au métré ne se rattrape pas : il apparaît en cours de chantier.
- Choix stratégique : Je calcule le volume d'une semelle avant de multiplier par leur nombre.
- Alternative : J'établis la part de chaque famille, pour savoir où porte l'incertitude.
- Objectif visé : Livrer un volume complet, qui servira de base à toute la note.
Voir uniquement le résultat final (Auto-évaluation)
Quantifier une démolition consiste à décomposer les ouvrages en formes géométriques simples et à sommer leurs volumes. Ce volume commande ensuite le matériel, la masse et la logistique — mais il n'est pas nécessairement l'unité dans laquelle la prestation est payée.
Trois relations suffisent : le volume de la dalle, celui des semelles, et la part de chaque famille dans le total.
Volume de la dalle :Il applique la formule du pavé droit aux trois dimensions relevées sur les plans.
Parce qu'une dalle d'épaisseur constante est géométriquement un parallélépipède rectangle. Son volume est le produit de sa surface au sol par son épaisseur, sans qu'aucune hypothèse supplémentaire ne soit nécessaire.
- V dalle : volume de béton de la dalle, unité : m³
- L : longueur de la dalle, unité : m
- l : largeur de la dalle, unité : m
- h indice d : épaisseur de la dalle, unité : m
- Produit L fois l : surface au sol, contrôle intermédiaire, unité : m²
Il calcule le volume d'une semelle carrée, puis le multiplie par leur nombre.
Parce que les semelles sont identiques : il est inutile de les traiter une par une. Le calcul du volume unitaire, posé séparément, sert de contrôle — un ordre de grandeur faux sur une semelle se voit immédiatement, alors qu'il se dissimule dans un produit global.
- V sem : volume de béton des six semelles, unité : m³
- n : nombre de semelles isolées, unité : sans dimension
- c : côté d'une semelle carrée, unité : m
- h indice s : hauteur d'une semelle, unité : m
- c au carré : surface d'assise d'une semelle, unité : m²
Elle rapporte le volume d'une famille d'ouvrages au volume total à démolir.
Parce qu'un métré n'est pas seulement un total : c'est une répartition. Savoir qu'une famille d'ouvrages porte l'essentiel du volume indique où une erreur de relevé serait coûteuse, et où elle serait sans effet pratique.
- p indice i : part de l'ouvrage dans le volume total, unité : pour cent
- V indice i : volume de la famille d'ouvrages considérée, unité : m³
- V dem : volume total de béton à démolir, unité : m³
- Somme des parts : contrôle de cohérence du métré, unité : pour cent
- Usage : hiérarchiser la vérification du relevé, unité : sans objet
"Les semelles ne représentent qu'un septième du volume : les oublier ne changerait pas grand-chose..."
- Ce que pèsent les semelles en volume : 6,75 m³ sur 46,75, soit 14,44 % du métré. Prise isolément, cette part paraît en effet secondaire au regard des 40,00 m³ de la dalle.
- Ce qu'elles pèsent en camions : Sans elles, le volume foisonné vaudrait 40,00 fois 1,50, soit 60,00 m³ exactement, donc 6 rotations. Avec elles, il vaut 70,125 m³ et en exige 8. L'omission ferait donc disparaître 2 rotations sur 8, soit 25,00 % de la flotte à prévoir — un écart près de deux fois supérieur à l'écart en volume.
- Pourquoi l'écart s'amplifie : Le volume est une grandeur continue, le nombre de camions une grandeur entière obtenue par arrondi supérieur. Le passage de l'une à l'autre ne conserve pas les proportions : un écart de 14,44 % en volume peut se traduire par un écart plus grand ou plus petit en rotations, selon la position du quotient par rapport aux entiers.
- Ce qu'elles pèsent en masse : 16,875 tonnes de gravats supplémentaires — soit, à elles seules, l'équivalent de la charge d'un camion plein. Un tonnage annoncé à l'exutoire sans les semelles serait donc faux d'un voyage entier.
- La bonne méthode : Lister tous les ouvrages avant de calculer, poser un volume unitaire par famille, sommer, puis établir les parts. La part sert à hiérarchiser la vérification, jamais à autoriser une omission.
Exécution de la Note de Calculs
- L, l, h indice d : dimensions de la dalle, exprimées en m
- c, h indice s : dimensions d'une semelle, exprimées en m
- n : nombre de semelles, grandeur sans dimension
- V : produit de trois longueurs, exprimé en m³
- p indice i : rapport de deux volumes, exprimé en pour cent
Le calcul se déroule en quatre temps . On établit le volume de la dalle, celui d'une semelle puis des six, le volume total, enfin la répartition entre les deux familles .
1. Résolution Numérique Volume de béton de la dallePourquoi fait-on ce calcul ? Parce que la dalle constitue l'ouvrage le plus étendu, et donc la principale part du métré.
On multiplie la surface au sol par l'épaisseur de la dalle.
- Substitution : On injecte 20,00 m, 10,00 m et 0,20 m.
- Piège évité : Les trois cotes sont déjà en mètres : aucune conversion.
- Hypothèse validée : Épaisseur constante sur toute la dalle.
- Vérification croisée : La surface intermédiaire vaut 200,00 m².
- Finalité : Obtenir la part principale du volume à démolir.
Quarante mètres cubes de béton pour la seule dalle. Le passage par la surface intermédiaire de 200,00 m² n'est pas un détour : c'est un contrôle. Une épaisseur de 0,20 m signifie qu'un mètre carré de dalle contient 0,20 m³ de béton, et le total s'en déduit sans calculatrice. Cette valeur est aussi celle qui commande le choix du matériel de démolition, une dalle armée de cette étendue ne se traitant pas à la pelle seule.
- Ordre de grandeur : 40,00 m³ pour la dalle seule.
- Impact sur la suite : C'est la base à laquelle s'ajouteront les fondations.
- Cohérence : 200,00 m² multipliés par 0,20 m donnent bien 40,00 m³.
- Attention : Le métré ne dit rien de l'unité de règlement de la démolition.
- Comparaison : Une dalle de 0,25 m d'épaisseur en contiendrait 50,00 m³.
Remarque pédagogique : Le passage explicite par la surface transforme le calcul en une grandeur lisible : 0,20 m³ de béton par mètre carré de dalle. Cet intermédiaire est réutilisable — il permet, sur un autre projet de même épaisseur, de convertir mentalement n'importe quelle surface en volume.
Volume d'une semelle, puis des sixPourquoi fait-on ce calcul ? Parce que les fondations sont enterrées et n'apparaissent que sur les plans : elles doivent être comptées explicitement.
On établit le volume d'une semelle, puis on le multiplie par leur nombre.
- Substitution : On injecte 1,50 m de côté, 0,50 m de hauteur et 6 semelles.
- Piège évité : Le côté intervient au carré, la hauteur une seule fois.
- Hypothèse validée : Les six semelles sont identiques.
- Vérification croisée : L'assise vaut 2,25 m², la moitié de sa hauteur donne 1,1250 m³.
- Finalité : Compter la part enterrée du béton.
Six mètres cubes trois quarts pour les six semelles. Le volume unitaire de 1,1250 m³ se contrôle immédiatement : une assise de 2,25 m² sur 0,50 m de hauteur, c'est la moitié de 2,25. Ces fondations n'apparaissent sur aucune vue de surface ; seuls les plans de récolement les révèlent. Elles imposent en outre une excavation ponctuelle de 0,50 m de profondeur en six points distincts, ce qui a des conséquences sur le mode opératoire.
- Ordre de grandeur : 6,7500 m³ pour les six semelles.
- Impact sur la suite : Six excavations ponctuelles de 0,50 m de profondeur.
- Cohérence : 2,25 m² sur 0,50 m de haut donnent bien 1,1250 m³.
- Attention : Ces ouvrages sont invisibles depuis la surface.
- Comparaison : Huit semelles au lieu de six en donneraient 9,0000 m³.
Remarque pédagogique : Poser le volume unitaire avant la multiplication n'est pas une coquetterie de présentation. C'est la seule étape où l'ordre de grandeur reste vérifiable de tête : 1,1250 m³ pour un bloc de 1,50 m de côté sur 0,50 m de haut se contrôle en une seconde, tandis qu'un produit de quatre facteurs ne se contrôle pas.
Volume total de béton à démolirPourquoi fait-on ce calcul ? Parce que c'est cette quantité qui commandera la masse, le transport et le remblayage.
On somme les volumes des deux familles d'ouvrages.
- Substitution : On injecte 40,00 m³ et 6,7500 m³.
- Piège évité : Aucun ouvrage n'est omis de la somme.
- Hypothèse validée : Les deux volumes sont mesurés dans le même état, en place.
- Vérification croisée : Le total doit rester proche de 47 m³.
- Finalité : Fournir la base commune à toutes les questions suivantes.
Quarante-six mètres cubes trois quarts de béton armé à enlever. C'est la quantité que toute la suite de la note utilisera : elle donnera la masse, le volume transporté, le nombre de camions et, une fois les ouvrages retirés, le volume du vide à combler. Il faut cependant se souvenir que ce mètre cube est une quantité technique : le commentaire de l'article 6.3 du fascicule 2 du CCTG règle la démolition au mètre carré de surface effective ou à l'unité de construction, jamais au volume.
- Ordre de grandeur : 46,7500 m³ de béton armé.
- Impact sur la suite : Cette valeur commande masse, transport et remblayage.
- Cohérence : La somme reste proche de 47 m³, comme attendu.
- Attention : Ce mètre cube n'est pas l'unité de règlement de la démolition.
- Comparaison : La dalle seule n'en représente que 40,00 m³.
Remarque pédagogique : Un même chantier peut donc porter trois unités de règlement distinctes : la démolition au mètre carré ou à l'unité, le transport au mètre cube ou à la tonne, le remblai au mètre cube en œuvre. Le métré en volume les alimente toutes sans se confondre avec aucune.
Répartition du volume entre les deux famillesPourquoi fait-on ce calcul ? Parce que la répartition indique où une erreur de relevé aurait des conséquences.
On rapporte chaque volume partiel au volume total à démolir.
- Substitution : On injecte 40,00 m³ et 46,7500 m³.
- Piège évité : Le dénominateur est le total, jamais l'autre famille.
- Hypothèse validée : Les deux familles épuisent le métré.
- Vérification croisée : La somme des deux parts doit valoir 100,00 %.
- Finalité : Hiérarchiser l'effort de vérification du relevé.
La dalle porte 85,56 % du volume, les semelles 14,44 %. La somme des deux parts vaut bien 100,00 %, ce qui confirme qu'aucune famille n'a été oubliée dans la décomposition. Cette répartition dit où porte l'incertitude : une erreur de 1 cm sur l'épaisseur de la dalle déplace le métré de 2,00 m³, tandis qu'une erreur de 1 cm sur la hauteur d'une semelle ne le déplace que de 0,0225 m³ — près de quatre-vingt-dix fois moins. C'est la dalle qu'il faut mesurer avec soin.
- Ordre de grandeur : 85,56 % pour la dalle, 14,44 % pour les semelles.
- Impact sur la suite : C'est l'épaisseur de dalle qu'il faut vérifier en priorité.
- Cohérence : Les deux parts somment bien à 100,00 %.
- Attention : Une part faible ne justifie jamais une omission.
- Comparaison : Un centimètre de dalle vaut 2,00 m³, un centimètre de semelle 0,0225.
Remarque pédagogique : Le rapport de sensibilité entre les deux familles — 2,00 m³ contre 0,0225 m³ par centimètre relevé — est bien plus instructif que le rapport des volumes. Il dit que la précision de la mesure doit être proportionnée à la surface de l'ouvrage, non à son volume.
"Le volume de ce béton va changer trois fois avant la fin du chantier : en place, fragmenté, puis remplacé. Une seule grandeur va rester la même du début à la fin, c'est la masse. C'est donc elle que je calcule maintenant : elle me servira de fil conducteur et de contrôle à chaque étape suivante, y compris quand il faudra vérifier ce que porte réellement un camion."
- Observation : Le volume va changer plusieurs fois ; la matière, non.
- Analyse du risque : Appliquer une masse volumique au mauvais volume crée de la matière.
- Choix stratégique : Je calcule la masse à partir du volume en place, seul état où la donnée s'applique.
- Alternative : J'établis la masse volumique apparente des gravats, utile pour les camions.
- Objectif visé : Disposer d'un invariant qui vérifie tous les calculs suivants.
Voir uniquement le résultat final (Auto-évaluation)
Fragmenter un solide n'ajoute rien à la matière : cela ajoute des vides entre les morceaux. La masse reste donc rigoureusement identique, tandis que le volume apparent augmente et que la masse volumique apparente diminue dans la même proportion.
Deux relations et un contrôle : la masse d'un volume, la masse volumique apparente des gravats, puis la vérification que les deux voies concordent.
Masse d'un volume de matériau :Elle multiplie le volume mesuré en place par la masse volumique du matériau.
Parce que la masse volumique est, par définition, la masse contenue dans l'unité de volume. Encore faut-il que le volume et la masse volumique décrivent le même état du matériau : ici, l'état compact de l'ouvrage.
- M : masse du matériau, unité : tonnes
- V : volume mesuré en place, unité : m³
- rho : masse volumique du matériau dans cet état, unité : t/m³
- Condition d'emploi : même état pour le volume et la masse volumique, unité : sans objet
- Propriété : le résultat est invariant lors de la fragmentation, unité : sans objet
Elle rapporte la masse conservée au volume occupé après fragmentation, vides compris.
Parce que la même masse occupe désormais un volume multiplié par le coefficient de foisonnement. Le rapport de la masse au volume est donc divisé par ce coefficient, sans qu'aucune donnée supplémentaire ne soit nécessaire.
- rho app : masse volumique apparente des gravats, unité : t/m³
- rho indice b : masse volumique du béton armé en place, unité : t/m³
- c indice f : coefficient de foisonnement, unité : sans dimension
- Usage : convertir un volume de benne en charge portée, unité : t
- Sens de variation : décroît quand le foisonnement augmente, unité : sans objet
Il recalcule la masse par la voie du volume foisonné et vérifie qu'elle est inchangée.
Parce qu'un contrôle n'a de valeur que s'il emprunte un chemin différent du calcul qu'il vérifie. Ici, on repart du volume après fragmentation et de la masse volumique apparente : si le résultat coïncide, les deux grandeurs intermédiaires sont cohérentes entre elles.
- V dem fois c indice f : volume foisonné des gravats, unité : m³
- rho indice b divise par c indice f : masse volumique apparente, unité : t/m³
- Simplification : le coefficient s'élimine de lui-même, unité : sans objet
- M : masse, identique dans les deux états, unité : tonnes
- Portée : le résultat vaut pour tout coefficient de foisonnement, unité : sans objet
"C'est le volume foisonné qui part en camion : c'est donc à lui qu'il faut appliquer la masse volumique..."
- Ce que donne l'erreur, chiffré : Le volume foisonné vaut 46,75 fois 1,50, soit 70,125 m³. En lui appliquant 2,50 t/m³, on obtient 175,3125 tonnes au lieu de 116,875 — soit 58,4375 tonnes de trop, très exactement 50,00 % d'excès.
- Pourquoi l'excès vaut exactement le taux de foisonnement : Parce que le volume a été multiplié par 1,50 tandis que la masse volumique restait inchangée. Le produit est donc mécaniquement multiplié par 1,50 lui aussi. Cette régularité est le meilleur signal d'alarme : lorsqu'un contrôle de masse tombe exactement à un facteur égal au coefficient de foisonnement, l'erreur est identifiée sans ambiguïté.
- Ce que représente cet excès sur le chantier : 58,4375 tonnes, c'est trois camions et demi de gravats qui n'existent pas — un camion plein en portant 16,6667 tonnes. Annoncé à l'exutoire, ce tonnage fictif fausserait la réception comme la facturation.
- Ce que dit la physique : Le foisonnement ajoute de l'air entre les fragments : 23,375 m³ de vides sur les 70,125 m³ transportés. L'air n'a pas de masse à cette échelle ; la matière, elle, est intégralement conservée. Casser un ouvrage n'en produit pas davantage.
- La bonne méthode : Appliquer 2,50 t/m³ au volume en place, puis, si l'on veut raisonner sur les bennes, calculer la masse volumique apparente des gravats et l'appliquer au volume foisonné. Les deux chemins doivent donner exactement le même tonnage.
Exécution de la Note de Calculs
- V : volume mesuré en place, exprimé en m³
- rho indice b : masse volumique du béton armé, exprimée en t/m³
- M : leur produit, exprimé en tonnes
- c indice f : coefficient de foisonnement, grandeur sans dimension
- rho app : masse rapportée au volume foisonné, exprimée en t/m³
Le calcul se déroule en quatre temps . On établit la masse de la dalle, celle des six semelles, la masse totale, enfin la masse volumique apparente des gravats .
1. Résolution Numérique Masse de béton de la dallePourquoi fait-on ce calcul ? Parce que la dalle porte l'essentiel du volume, et donc l'essentiel du tonnage.
On multiplie le volume en place de la dalle par la masse volumique du béton armé.
- Substitution : On injecte 40,00 m³ et 2,50 t/m³.
- Piège évité : Le volume employé est celui en place, non le foisonné.
- Hypothèse validée : La masse volumique est celle du béton armé.
- Vérification croisée : Quarante fois deux et demi font cent, calcul immédiat.
- Finalité : Obtenir la part principale du tonnage.
Cent tonnes pour la seule dalle. Le chiffre rond n'est pas fortuit : quarante mètres cubes à deux tonnes et demie donnent exactement cent tonnes, ce qui offre un repère commode pour la suite. Rapporté à la surface, cela représente une demi-tonne de béton par mètre carré de dalle — un ordre de grandeur utile pour apprécier la charge que le terrain supportait, et celle que les moyens de démolition devront traiter.
- Ordre de grandeur : 100,00 tonnes pour la dalle.
- Impact sur la suite : C'est la part dominante de la masse à évacuer.
- Cohérence : Cela fait 0,50 tonne par mètre carré de dalle.
- Attention : La masse volumique employée est celle du béton armé.
- Comparaison : Un béton non armé à 2,30 t/m³ n'en donnerait que 92,00 tonnes.
Remarque pédagogique : Le ratio de 0,50 tonne par mètre carré est un repère de métier plus parlant que le total : il se transpose à toute dalle de 0,20 m d'épaisseur, et il permet d'estimer un tonnage de démolition à partir d'un simple relevé de surface.
Masse de béton des six semellesPourquoi fait-on ce calcul ? Parce que les fondations, secondaires en volume, ne le sont pas nécessairement en logistique.
On applique la même masse volumique au volume en place des six semelles.
- Substitution : On injecte 6,7500 m³ et 2,50 t/m³.
- Piège évité : Les semelles sont du même matériau que la dalle.
- Hypothèse validée : Béton armé homogène sur tout l'ouvrage.
- Vérification croisée : Une semelle pèse 2,8125 tonnes, six en pèsent 16,875.
- Finalité : Compléter le tonnage à évacuer.
Près de dix-sept tonnes pour les six semelles. Prise isolément, chaque semelle pèse 2,8125 tonnes — une masse qu'aucun moyen de levage courant ne soulève d'un bloc, ce qui impose de les fragmenter sur place avant chargement. L'ensemble représente à lui seul l'équivalent d'un camion plein de gravats : les fondations, qui ne pèsent que 14,44 % du volume, coûtent donc une rotation entière.
- Ordre de grandeur : 16,8750 tonnes pour les six semelles.
- Impact sur la suite : Chaque semelle doit être fragmentée avant chargement.
- Cohérence : Une semelle pèse bien 2,8125 tonnes.
- Attention : 14,44 % du volume représentent tout de même un camion.
- Comparaison : La dalle en pèse 5,93 fois plus.
Remarque pédagogique : La masse d'un ouvrage isolé conditionne le mode opératoire autant que le tonnage total conditionne la logistique. Une semelle de 2,8125 tonnes ne se manutentionne pas entière : elle se fragmente, et cette fragmentation est précisément ce qui produit le foisonnement étudié à la question suivante.
Masse totale des gravats à évacuerPourquoi fait-on ce calcul ? Parce que c'est le tonnage annoncé à l'exutoire, et la grandeur qui contrôlera tout le reste.
On somme les deux masses partielles, ou l'on applique directement la masse volumique au volume total.
- Substitution : On injecte 100,00 t et 16,8750 t.
- Piège évité : Les deux masses portent sur le même matériau.
- Hypothèse validée : Aucune perte entre la démolition et le chargement.
- Vérification croisée : 46,7500 multipliés par 2,50 donnent la même valeur.
- Finalité : Disposer de l'invariant de tout le problème.
Près de cent dix-sept tonnes de gravats de béton. Le contrôle par la voie directe confirme la valeur : 46,7500 m³ multipliés par 2,50 t/m³ donnent bien 116,8750 tonnes. Ce tonnage est la grandeur que l'exutoire enregistrera, et celle que la traçabilité documentera : le guide de la FFB prévoit pour ces déchets un bordereau de dépôt remis par l'installation de collecte, le bordereau de suivi étant réservé aux déchets dangereux.
- Ordre de grandeur : 116,8750 tonnes de gravats inertes.
- Impact sur la suite : C'est l'invariant qui contrôlera chaque étape.
- Cohérence : 46,7500 fois 2,50 redonne bien 116,8750 tonnes.
- Attention : Ce tonnage ne changera pas avec le foisonnement.
- Comparaison : Les semelles n'en représentent que 14,44 %.
Remarque pédagogique : La part des semelles dans la masse — 14,44 % — est rigoureusement identique à leur part dans le volume, et ce n'est pas une coïncidence : les deux familles d'ouvrages sont du même matériau. Dès que deux matériaux différents coexistent, les deux répartitions divergent.
Masse volumique apparente des gravatsPourquoi fait-on ce calcul ? Parce que c'est elle, et non la masse volumique du béton, qui convertit un volume de benne en charge.
On divise la masse volumique en place par le coefficient de foisonnement.
- Substitution : On injecte 2,50 t/m³ et 1,50.
- Piège évité : On divise par le coefficient, on ne multiplie pas.
- Hypothèse validée : Gravats non tassés dans la benne.
- Vérification croisée : 70,125 m³ à cette densité redonnent 116,875 tonnes.
- Finalité : Pouvoir contrôler la charge de chaque camion.
Un mètre cube de gravats pèse une tonne et deux tiers. Le contrôle croisé est concluant : 70,125 m³ de gravats à 1,6667 t/m³ redonnent 116,875 tonnes, exactement la masse calculée par la voie du volume en place. Cette masse volumique apparente est la grandeur opérationnelle du transport : elle dit qu'une benne de 10,00 m³ portera 16,6667 tonnes, chiffre à confronter à la charge utile que le constructeur du véhicule indique.
- Ordre de grandeur : 1,6667 t/m³ pour les gravats foisonnés.
- Impact sur la suite : Une benne de 10,00 m³ portera 16,6667 tonnes.
- Cohérence : Le contrôle croisé redonne exactement 116,875 tonnes.
- Attention : Cette valeur croît si les gravats se tassent en route.
- Comparaison : Un foisonnement de 1,80 la ramènerait à 1,3889 t/m³.
Remarque pédagogique : Cette masse volumique apparente est ce qui rend la question de la charge calculable. Sans elle, une capacité annoncée en mètres cubes reste muette sur le poids transporté, alors que le manuel ED 6065 de l'INRS prescrit de « ne pas charger le tombereau au-delà des valeurs indiquées par le constructeur » — une consigne qui porte sur une masse.
"Le quotient va tomber juste au-dessus d'un entier, je le sens avant même de le poser. C'est la configuration la plus inconfortable : un voyage entier va être mobilisé pour un reliquat dérisoire, et le résultat va dépendre de la précision du métré à quelques centièmes près. Je vais donc calculer le reliquat exactement, puis vérifier ce que porte chaque camion — parce que la capacité annoncée est un volume, pas une charge."
- Observation : Le quotient dépasse l'entier de très peu.
- Analyse du risque : Une capacité en mètres cubes ne dit rien de la charge admissible.
- Choix stratégique : J'arrondis à l'entier supérieur et je chiffre le dernier chargement.
- Alternative : Je contrôle la masse portée camion par camion, non en moyenne.
- Objectif visé : Livrer un nombre de rotations et la charge que chacune représente.
Voir uniquement le résultat final (Auto-évaluation)
Un camion est borné par le volume de sa benne et par la charge que son constructeur autorise. Selon la densité apparente du matériau, c'est l'une ou l'autre de ces limites qui est atteinte la première — et seule celle qui est atteinte compte.
Trois relations : le volume foisonné, le nombre de rotations, et la charge portée par un camion plein.
Volume foisonné à transporter :Il applique le coefficient de foisonnement au volume mesuré en place.
Parce que la benne se remplit du matériau tel qu'il est après fragmentation, vides compris. Le volume en place ne décrit plus rien de physique une fois l'ouvrage cassé : il ne subsiste que comme référence de calcul.
- V indice f : volume foisonné à transporter, unité : m³
- V dem : volume de béton mesuré en place, unité : m³
- c indice f : coefficient de foisonnement, unité : sans dimension
- Différence des deux volumes : vides créés par la fragmentation, unité : m³
- Masse associée : inchangée, les vides n'en ayant pas, unité : tonnes
Il divise le volume à transporter par la capacité d'une benne et arrondit à l'entier supérieur.
Parce qu'un voyage ne se fractionne pas. Le sens de l'arrondi ne dépend pas de la valeur de la décimale mais de la nature du problème : tout reliquat, si faible soit-il, exige un voyage supplémentaire pour quitter le site.
- N : nombre de rotations nécessaires, unité : rotations
- Crochets montants : arrondi à l'entier supérieur, unité : sans objet
- V indice c : capacité volumique d'une benne, unité : m³
- Quotient exact : nombre théorique de bennes pleines, unité : sans dimension
- Partie décimale : remplissage du dernier camion, unité : sans dimension
Elle multiplie la capacité de la benne par la masse volumique apparente des gravats.
Parce que la limite de sécurité s'exprime en masse et s'applique à chaque véhicule. Il faut donc calculer ce que porte un camion rempli, et non ce que porte un camion moyen : la moyenne, tirée vers le bas par le dernier voyage, masquerait précisément le cas critique.
- M camion : masse portée par un camion plein, unité : tonnes
- V indice c : capacité volumique de la benne, unité : m³
- rho app : masse volumique apparente des gravats, unité : t/m³
- Référence de contrôle : charge utile indiquée par le constructeur, unité : tonnes
- Portée de la vérification : chaque véhicule pris isolément, unité : sans objet
"Pour vérifier la charge, il suffit de diviser la masse totale par le nombre de camions..."
- Ce que donne la moyenne : 116,875 tonnes réparties sur 8 camions donnent 14,6094 tonnes par véhicule. Le calcul est exact, et la conclusion qu'on en tirerait est fausse.
- Ce que porte réellement un camion plein : Une benne de 10,00 m³ remplie de gravats à 1,6667 t/m³ porte 16,6667 tonnes, soit 14,08 % de plus que la moyenne annoncée. Le huitième camion, lui, n'emporte que 0,125 m³, soit 0,2083 tonne. La vérification s'écrit : sept fois 16,6667 plus 0,2083 égale bien 116,875 tonnes.
- Pourquoi cet écart compte : Le manuel ED 6065 de l'INRS prescrit de « ne pas charger le tombereau au-delà des valeurs indiquées par le constructeur » et énumère les conséquences d'un excès : chutes de matériaux, altération de la manœuvrabilité, diminution des capacités de roulage et de freinage. Un contrôle mené sur 14,61 tonnes conclurait à la conformité d'un véhicule qui en porte 16,67 : c'est une vérification de sécurité rendue inopérante par le choix de la statistique.
- La deuxième conséquence, sur le nombre de voyages : Le huitième camion existe pour 0,125 m³ — un huitième de mètre cube sur 70,125. Sept voyages n'y suffiraient qu'en chargeant 10,0179 m³ par benne, soit 0,18 % au-delà de la capacité, ce que la consigne précédente interdit. Le résultat est donc juste, mais il tient à une marge de 0,0833 m³ sur le métré : au-delà de 46,6667 m³ démolis, la huitième rotation devient inévitable.
- La bonne méthode : Calculer la charge d'un camion plein à partir de la masse volumique apparente, la confronter à la charge utile du constructeur, et n'utiliser la moyenne que pour ce qu'elle est : un indicateur de remplissage global, jamais un contrôle de sécurité.
Exécution de la Note de Calculs
- V dem : volume de béton en place, exprimé en m³
- c indice f : coefficient de foisonnement, grandeur sans dimension
- V indice f : volume après fragmentation, exprimé en m³
- N : nombre de voyages, exprimé en rotations
- M camion : charge portée par une benne, exprimée en tonnes
Le calcul se déroule en quatre temps . On établit le volume foisonné, le nombre de rotations, le dernier chargement avec la capacité inutilisée, enfin la charge réelle d'un camion plein .
1. Résolution Numérique Volume foisonné à transporterPourquoi fait-on ce calcul ? Parce que c'est le volume qui remplit les bennes, et non celui de l'ouvrage démoli.
On multiplie le volume en place par le coefficient de foisonnement du béton fragmenté.
- Substitution : On injecte 46,7500 m³ et 1,50.
- Piège évité : On multiplie par le coefficient, on ne divise pas.
- Hypothèse validée : Coefficient uniforme pour tous les gravats.
- Vérification croisée : Multiplier par 1,50 revient à ajouter la moitié, soit 23,375.
- Finalité : Obtenir le volume à répartir entre les bennes.
Soixante-dix mètres cubes et un huitième à transporter. Le contrôle mental confirme la valeur : la moitié de 46,75 vaut 23,375, et la somme donne bien 70,125. La fragmentation a donc créé 23,375 m³ de vides, qui représentent 33,33 % du volume transporté : un tiers de chaque benne sera occupé par de l'air. Ce chiffre est ce qui sépare le métré de la logistique — c'est le même béton, mais ce n'est plus le même volume.
- Ordre de grandeur : 70,1250 m³ à transporter.
- Impact sur la suite : C'est ce volume qui commande le nombre de bennes.
- Cohérence : 46,75 augmenté de sa moitié donne bien 70,125 m³.
- Attention : Un tiers du volume transporté est de l'air.
- Comparaison : Un coefficient de 1,80 porterait le volume à 84,15 m³.
Remarque pédagogique : Le taux de foisonnement vaut 50,00 % mais la part de vides dans ce qui est transporté n'est que de 33,33 %. Les deux pourcentages mesurent la même augmentation ; ils diffèrent parce que le premier la rapporte au volume en place et le second au volume foisonné. Les confondre conduit à des affirmations contradictoires sur le même chantier.
Nombre de rotations de camionsPourquoi fait-on ce calcul ? Parce que c'est le nombre que la conduite de chantier réserve auprès du transporteur.
On divise le volume foisonné par la capacité d'une benne, puis on arrondit à l'entier supérieur.
- Substitution : On injecte 70,1250 m³ et 10,00 m³.
- Piège évité : On divise le volume foisonné, non le volume en place.
- Hypothèse validée : Bennes remplies à leur capacité annoncée.
- Vérification croisée : Sept bennes pleines n'emportent que 70,00 m³.
- Finalité : Fournir un nombre entier de voyages à réserver.
Huit rotations, alors que le quotient ne dépasse sept que de 0,0125. C'est la configuration la plus coûteuse de l'arrondi supérieur : un voyage entier est mobilisé pour une partie décimale de l'ordre du centième. Sept bennes pleines emportent 70,00 m³ exactement, et il reste 0,125 m³. Le résultat est correct, mais il faut mesurer à quel point il est sensible : la huitième rotation apparaît dès que le volume démoli dépasse 46,6667 m³, valeur dont le métré ne s'écarte que de 0,0833 m³.
- Ordre de grandeur : 8 rotations pour un quotient de 7,0125.
- Impact sur la suite : Un voyage entier pour un reliquat minime.
- Cohérence : Sept bennes pleines laissent bien 0,125 m³.
- Attention : Le seuil de bascule est à 46,6667 m³ démolis.
- Comparaison : Des bennes de 12,00 m³ n'en exigeraient que 6.
Remarque pédagogique : Quand un quotient tombe si près d'un entier, le nombre de rotations ne doit pas être livré seul : il doit être accompagné de la marge qui le sépare du basculement. Ici, 0,0833 m³ sur 46,7500, soit 0,18 %. Un métré donné sans sa précision ne permet pas au lecteur de savoir que le résultat tient à si peu.
Dernier chargement et capacité inutiliséePourquoi fait-on ce calcul ? Parce que le dernier voyage mobilise un véhicule entier pour une fraction de benne.
On retranche du volume total ce qu'emportent les sept bennes pleines.
- Substitution : On injecte 70,1250 m³ et 7 bennes de 10,00 m³.
- Piège évité : Le nombre de bennes pleines vaut N moins un.
- Hypothèse validée : Le reliquat part en une seule fois.
- Vérification croisée : Le reste doit être strictement inférieur à la capacité.
- Finalité : Mesurer la capacité mobilisée pour rien.
Cent vingt-cinq litres de gravats dans le dernier camion. Ce chargement représente 1,25 % de la capacité de la benne — le véhicule circule donc pratiquement à vide. Sur l'ensemble des huit voyages, la capacité mobilisée atteint 80,00 m³ pour 70,125 m³ réellement transportés, soit 9,875 m³ de capacité inutilisée, ou 12,34 % de la flotte engagée. C'est le prix de l'indivisibilité du voyage, et il ne peut pas être supprimé, seulement constaté.
- Ordre de grandeur : 0,1250 m³, soit 1,25 % de la benne.
- Impact sur la suite : 12,34 % de la capacité engagée reste vide.
- Cohérence : Le reste est bien inférieur à une benne.
- Attention : Ce camion parcourt le même trajet qu'un camion plein.
- Comparaison : Il ne transporte que 0,2083 tonne de gravats.
Remarque pédagogique : Un voyage se paie au trajet, non au contenu : le huitième camion consomme le même carburant, le même temps de conducteur et la même autorisation de circulation que les sept autres, pour un huitième de mètre cube. C'est ce qui justifie, en conduite de chantier, de vérifier la précision du métré avant de réserver la flotte.
Charge réellement portée par un camion pleinPourquoi fait-on ce calcul ? Parce que la limite de sécurité s'exprime en masse et s'applique à chaque véhicule.
On multiplie la capacité de la benne par la masse volumique apparente des gravats.
- Substitution : On injecte 10,00 m³ et 1,6667 t/m³.
- Piège évité : On emploie la masse volumique apparente, pas celle du béton.
- Hypothèse validée : Benne remplie à sa capacité volumique.
- Vérification croisée : Sept camions pleins plus le dernier redonnent 116,875 tonnes.
- Finalité : Disposer de la valeur à confronter à la charge utile.
Seize tonnes deux tiers dans chaque benne pleine. Le contrôle est exact : sept camions à 16,6667 tonnes plus 0,2083 tonne pour le huitième redonnent 116,875 tonnes. Cette valeur est 14,08 % supérieure à la moyenne de 14,6094 tonnes que donnerait une répartition sur les huit véhicules — écart qui suffit à rendre inopérant un contrôle de charge fondé sur la moyenne. Le chiffre à confronter à la charge utile du constructeur est bien 16,6667 tonnes.
- Ordre de grandeur : 16,6667 tonnes par camion plein.
- Impact sur la suite : C'est la valeur à confronter à la charge utile.
- Cohérence : Sept pleins plus le dernier redonnent 116,875 tonnes.
- Attention : La moyenne sous-estime cette charge de 14,08 %.
- Comparaison : Une benne de 12,00 m³ en porterait 20,00 tonnes.
Remarque pédagogique : Ce résultat éclaire le rôle des deux limites : augmenter la capacité de la benne réduit le nombre de voyages mais augmente la charge de chacun. Une benne de 12,00 m³ ramènerait les rotations à six, au prix de 20,00 tonnes par voyage — valeur qui, elle, doit impérativement être comparée à ce que le constructeur autorise avant d'être retenue.
"Le trou fait 46,75 mètres cubes, mais je me garderai bien de commander ce chiffre. La carrière livre un matériau lâche qui se resserrera sous le compacteur, et cette contraction, il faut l'anticiper à l'achat. La seule grandeur qui traverse les deux états sans changer, c'est encore la masse : je passe donc par elle, comme pour les gravats, et j'obtiens le volume à commander sans avoir à supposer quoi que ce soit."
- Observation : Deux masses volumiques sont fournies pour le même matériau.
- Analyse du risque : Commander le volume du trou conduit à un manque en fin de mise en œuvre.
- Choix stratégique : Je passe par la masse, seule grandeur commune aux deux états.
- Alternative : J'établis le coefficient de contre-foisonnement, réutilisable directement.
- Objectif visé : Livrer un volume à commander, distinct du volume à régler.
Voir uniquement le résultat final (Auto-évaluation)
Un matériau granulaire livré en vrac contient des vides que le compactage referme. Son volume diminue donc entre le stock et l'ouvrage, dans le rapport de ses deux masses volumiques — la masse, elle, ne varie pas.
Trois relations : la masse de grave nécessaire, le volume correspondant en stock, et le coefficient qui relie les deux états.
Masse de grave nécessaire une fois compactée :Elle multiplie le volume du vide à combler par la masse volumique de la grave compactée.
Parce que l'ouvrage à réaliser est défini par son volume et par sa densité cible. Le produit des deux donne la quantité de matière à mettre en place, exprimée dans la seule unité qui ne dépendra pas de l'état du matériau.
- M indice g : masse de grave à mettre en œuvre, unité : tonnes
- V dem : volume du vide laissé par les ouvrages enlevés, unité : m³
- rho indice c : masse volumique de la grave compactée, unité : t/m³
- Nature du volume : mètre cube en œuvre, après compactage, unité : m³
- Origine de la densité : objectif de densification du remblai, unité : sans objet
Il convertit la masse nécessaire en volume livrable, à la densité du matériau en vrac.
Parce que la carrière ne vend pas de la masse en place : elle charge un volume de matériau lâche. Diviser la masse nécessaire par la densité du stock donne donc directement la quantité à commander, sans supposer quoi que ce soit sur le mode de mise en œuvre.
- V indice s : volume de grave à commander en stock, unité : m³
- M indice g : masse de grave nécessaire, unité : tonnes
- rho indice s : masse volumique de la grave en stock, unité : t/m³
- Écart au volume du vide : matière qui disparaît au compactage, unité : m³
- Usage : bon de commande adressé à la carrière, unité : sans objet
Il exprime ce que devient un mètre cube livré une fois compacté en place.
Parce qu'un coefficient unique évite de refaire le détour par la masse à chaque nouvelle quantité. Il résume en un nombre le comportement du matériau, exactement comme le coefficient de foisonnement le fait pour un déblai — dans l'autre sens.
- k : coefficient de contre-foisonnement, unité : sans dimension
- rho indice s : masse volumique en stock, unité : t/m³
- rho indice c : masse volumique compactée, unité : t/m³
- Valeur attendue : inférieure à un pour un matériau qui se resserre, unité : sans dimension
- Inverse du coefficient : facteur de majoration de la commande, unité : sans dimension
"Le trou fait 46,75 mètres cubes : c'est donc 46,75 mètres cubes de grave qu'il faut commander..."
- Ce que donne l'erreur, chiffré : 46,75 m³ commandés en stock, une fois compactés, ne remplissent que 46,75 fois 0,8571, soit 40,0714 m³. Il manquerait donc 6,6786 m³ en fin de mise en œuvre, c'est-à-dire 14,29 % du vide à combler.
- Ce que coûterait la correction : Combler ces 6,6786 m³ manquants exigerait une seconde commande de 6,6786 divisés par 0,8571, soit 7,7917 m³ en stock — très exactement le surplus qu'il fallait prévoir dès l'origine. L'erreur ne se rattrape donc pas en quantité, elle se rattrape en délai : une livraison supplémentaire, un compacteur immobilisé, un atelier de mise en œuvre interrompu.
- Pourquoi 14,29 % et non 16,67 % : Ces deux pourcentages décrivent le même écart de 7,7917 m³ rapporté à deux dénominateurs différents. Rapporté au volume commandé de 54,5417 m³, il vaut 14,29 % ; rapporté au volume en œuvre de 46,75 m³, il vaut 16,67 %. Annoncer l'un pour l'autre est une source d'erreur fréquente dans les bons de commande.
- Le volume commandé n'est pas le volume payé : Le commentaire de l'article 6.9 du fascicule 2 du CCTG dispose que « le prix de remblai s'applique au mètre cube en œuvre ». Le décompte portera donc sur 46,75 m³, quand la commande porte sur 54,5417. Ces deux nombres coexistent légitimement dans le dossier, et il faut savoir lequel figure sur quelle pièce.
- La bonne méthode : Passer par la masse, qui ne varie pas entre les deux états : volume du vide multiplié par la densité compactée, puis divisé par la densité en stock. Le raccourci par le coefficient de contre-foisonnement donne le même résultat, à condition d'avoir vérifié qu'il est bien inférieur à un.
Exécution de la Note de Calculs
- V dem : volume du vide à combler, exprimé en m³
- rho indice c : masse volumique de la grave compactée, exprimée en t/m³
- M indice g : leur produit, exprimé en tonnes
- rho indice s : masse volumique de la grave en stock, exprimée en t/m³
- k : rapport de deux masses volumiques, grandeur sans dimension
Le calcul se déroule en quatre temps . On établit la masse de grave nécessaire, le volume à commander, le coefficient de contre-foisonnement, enfin le surplus par rapport au volume du vide .
1. Résolution Numérique Masse de grave nécessaire une fois compactéePourquoi fait-on ce calcul ? Parce que la masse est la seule grandeur commune au stock de la carrière et au remblai fini.
On multiplie le volume du vide par la masse volumique de la grave compactée.
- Substitution : On injecte 46,7500 m³ et 2,10 t/m³.
- Piège évité : On emploie la densité compactée, pas celle du stock.
- Hypothèse validée : Le vide est égal au volume des ouvrages enlevés.
- Vérification croisée : Deux fois 46,75 font 93,50 ; un dixième de plus donne 98,175.
- Finalité : Exprimer le besoin dans une unité invariante.
Un peu plus de quatre-vingt-dix-huit tonnes de grave à mettre en œuvre. Le contrôle mental confirme la valeur : deux fois 46,75 donnent 93,50, et un dixième supplémentaire porte à 98,175. Ce tonnage est aussi celui qui pourrait servir de base de règlement, le commentaire de l'article 6.6 du fascicule 2 du CCTG admettant la rémunération « à la tonne », notamment pour les matériaux destinés aux couches de forme. Il est en outre inférieur à la masse des gravats évacués, ce qui n'a rien d'évident et mérite d'être noté.
- Ordre de grandeur : 98,1750 tonnes de grave à mettre en œuvre.
- Impact sur la suite : C'est le pivot du calcul du volume à commander.
- Cohérence : 93,50 augmenté d'un dixième donne bien 98,175 tonnes.
- Attention : C'est une masse en œuvre, non une masse livrée en vrac.
- Comparaison : Les gravats évacués pesaient 116,875 tonnes.
Remarque pédagogique : On remplace ici du béton armé par de la grave : à volume égal, le remblai est donc plus léger de 18,70 tonnes que ce qui a été retiré. Le terrain support voit sa charge diminuer, ce qui va dans le sens de la sécurité — mais c'est aussi pourquoi l'article 5.7 du fascicule 2 impose de compacter le sol d'assise avant de remblayer.
Volume de grave à commander à la carrièrePourquoi fait-on ce calcul ? Parce que c'est le chiffre qui figurera sur le bon de commande.
On divise la masse nécessaire par la masse volumique de la grave en stock.
- Substitution : On injecte 98,1750 t et 1,80 t/m³.
- Piège évité : On divise par la densité du stock, plus faible.
- Hypothèse validée : Aucune perte entre la carrière et l'ouvrage.
- Vérification croisée : Le résultat doit dépasser 46,75 m³.
- Finalité : Établir la quantité à commander.
Cinquante-quatre mètres cubes et demi à faire livrer pour combler un trou de quarante-sept. Le résultat est bien supérieur au volume du vide, comme il devait l'être puisque la grave livrée est plus lâche que la grave compactée. Ce chiffre est celui du bon de commande ; il ne doit pas être confondu avec celui du décompte, que le commentaire de l'article 6.9 fixe au mètre cube en œuvre, soit 46,75 m³.
- Ordre de grandeur : 54,5417 m³ à commander en stock.
- Impact sur la suite : C'est ce volume qui commande les rotations d'apport.
- Cohérence : Le résultat dépasse bien les 46,75 m³ du vide.
- Attention : Ce n'est pas le volume porté au décompte du remblai.
- Comparaison : Une grave livrée à 1,60 t/m³ en exigerait 61,3594 m³.
Remarque pédagogique : Plus le matériau est livré lâche, plus il faut en commander : à 1,60 t/m³ au lieu de 1,80, la commande passerait de 54,5417 à 61,3594 m³, soit 12,50 % de plus pour un vide identique. La densité de livraison est donc une donnée à faire confirmer par la carrière, non à supposer.
Coefficient de contre-foisonnement de la gravePourquoi fait-on ce calcul ? Parce qu'un coefficient unique évite de refaire le détour par la masse à chaque quantité.
On divise la masse volumique en stock par la masse volumique compactée.
- Substitution : On injecte 1,80 t/m³ et 2,10 t/m³.
- Piège évité : Le sens du rapport détermine s'il majore ou minore.
- Hypothèse validée : Même matériau dans les deux états.
- Vérification croisée : 54,5417 multipliés par ce coefficient redonnent 46,75 m³.
- Finalité : Disposer d'un facteur réutilisable.
Un mètre cube livré n'en donne que 0,8571 une fois compacté. Le contrôle croisé est concluant : 54,5417 m³ multipliés par 0,8571 redonnent bien 46,75 m³. Le coefficient est inférieur à un, comme il devait l'être pour un matériau qui se resserre. Son inverse, 1,1667, est le facteur par lequel il faut majorer toute quantité en œuvre pour obtenir la quantité à commander — c'est la forme la plus directement utilisable au bureau d'études.
- Ordre de grandeur : 0,8571, donc une majoration de 1,1667 à la commande.
- Impact sur la suite : Il se réutilise sur toute quantité du même produit.
- Cohérence : 54,5417 multipliés par 0,8571 redonnent 46,75 m³.
- Attention : Il est inférieur à un : le matériau se resserre.
- Comparaison : Le coefficient de foisonnement du béton valait, lui, 1,50.
Remarque pédagogique : Les deux coefficients de ce chantier vont en sens opposés : le béton foisonne à 1,50 en sortant du sol, la grave se contracte à 0,8571 en y entrant. C'est exactement la paire que le commentaire de l'article 6.5.3 du fascicule 2 désigne sous le nom de « coefficient de foisonnement et de contre-foisonnement ».
Surplus à prévoir par rapport au volume du videPourquoi fait-on ce calcul ? Parce que c'est cet écart, et non le volume commandé, qui doit être expliqué au maître d'ouvrage.
On retranche le volume du vide au volume à commander.
- Substitution : On injecte 54,5417 m³ et 46,7500 m³.
- Piège évité : L'écart relatif dépend du dénominateur choisi.
- Hypothèse validée : Les deux volumes portent sur la même masse.
- Vérification croisée : L'écart doit valoir 16,67 % du volume en œuvre.
- Finalité : Justifier la différence entre commande et décompte.
Près de huit mètres cubes de grave qui disparaîtront sous le compacteur. Rapporté au volume en œuvre de 46,75 m³, cet écart représente 16,67 % ; rapporté au volume commandé de 54,5417 m³, il n'en représente que 14,29 %. Les deux valeurs décrivent le même écart et aucune n'est fausse : elles diffèrent par leur dénominateur. C'est le premier des deux chiffres qui doit figurer au dossier, puisque le décompte du remblai porte sur le mètre cube en œuvre.
- Ordre de grandeur : 7,7917 m³ de surplus à la commande.
- Impact sur la suite : Ce surplus fait partie des volumes transportés.
- Cohérence : Il vaut bien 16,67 % du volume en œuvre.
- Attention : Le même écart vaut 14,29 % du volume commandé.
- Comparaison : Une commande arrondie à 55,00 m³ laisserait 0,4583 m³ de marge.
Remarque pédagogique : En pratique, une commande se passe en quantités rondes : 55,00 m³ laisserait ici 0,4583 m³ de marge, soit 0,84 % — une réserve modeste mais suffisante pour absorber les pertes de manutention. L'arrondi doit toujours se faire vers le haut : une livraison complémentaire coûte bien plus cher qu'un léger excédent.
"Deux flux traversent ce chantier en sens inverse : des gravats qui sortent, de la grave qui entre. Pour organiser la circulation et prévenir les riverains, il me faut un total de rotations. Mais je sais déjà que ce total ne sera pas une base de règlement : les deux flux ne se mesurent pas dans le même état de matière. Je produirai donc deux bilans, l'un logistique et l'autre contractuel, et je dirai lequel sert à quoi."
- Observation : Deux flux de sens opposés, mesurés dans deux états différents.
- Analyse du risque : Leur somme décrit les bennes, mais ne correspond à aucune base de prix.
- Choix stratégique : Je compte les rotations séparément avant de les additionner.
- Alternative : Je produis aussi le total contractuel et je chiffre l'écart.
- Objectif visé : Livrer un tableau de charge utilisable par la conduite de chantier.
Voir uniquement le résultat final (Auto-évaluation)
Compter les rotations sert à organiser un chantier : nombre de véhicules, cadence, nuisances, autorisations de circulation. Compter les quantités réglées sert à établir un décompte. Les deux comptages portent sur les mêmes matériaux, mais pas sur les mêmes états, et donnent donc des nombres différents.
Trois relations : les rotations d'apport, le taux de remplissage global, et la masse totale déplacée.
Rotations d'apport de grave :Elles divisent le volume commandé par la capacité d'une benne, avec arrondi à l'entier supérieur.
Parce que le volume à faire livrer est celui du matériau en stock, seul état sous lequel il voyage. Le raisonnement est identique à celui de l'évacuation, mais il s'applique à un autre volume et dans l'autre sens.
- N app : nombre de rotations d'apport, unité : rotations
- V indice s : volume de grave commandé en stock, unité : m³
- V indice c : capacité volumique d'une benne, unité : m³
- Sens du flux : entrant, à l'inverse de l'évacuation, unité : sans objet
- Dernier chargement : reliquat du volume commandé, unité : m³
Il rapporte le volume réellement transporté à la capacité totale mobilisée.
Parce que l'arrondi à l'entier supérieur laisse nécessairement de la capacité inutilisée, sur chacun des deux flux. Ce taux mesure ce que l'organisation retenue perd du fait de l'indivisibilité des voyages, et rien d'autre.
- tau indice r : taux de remplissage global, unité : pour cent
- V transporte : somme des volumes effectivement chargés, unité : m³
- N tot : nombre total de rotations des deux flux, unité : rotations
- Produit au dénominateur : capacité totale mobilisée, unité : m³
- Complément à cent : capacité perdue par arrondi, unité : pour cent
Elle additionne la masse évacuée et la masse apportée, seules grandeurs indépendantes de l'état.
Parce que les masses, contrairement aux volumes, sont homogènes entre elles quel que soit l'état du matériau. Leur somme est donc physiquement significative, et c'est elle qui décrit la sollicitation réelle imposée aux voiries d'accès.
- M tot : masse totale déplacée sur le chantier, unité : tonnes
- M gravats : masse évacuée vers l'exutoire, unité : tonnes
- M indice g : masse de grave apportée, unité : tonnes
- Propriété : les masses s'additionnent quel que soit l'état, unité : sans objet
- Ratio dérivé : masse déplacée par m³ de béton démoli, unité : t/m³
"Le chantier déplace 124,6667 mètres cubes au total : c'est le volume à porter au décompte..."
- Ce que vaut le total logistique : 70,125 m³ de gravats foisonnés plus 54,5417 m³ de grave en stock font 124,6667 m³. Cette somme est parfaitement correcte pour ce qu'elle décrit : le volume qui passera effectivement dans les bennes, et donc la charge de circulation à organiser.
- Ce que vaut le total contractuel : Le commentaire de l'article 6.11 du fascicule 2 du CCTG règle le déblai au mètre cube en place et le remblai au mètre cube en œuvre. Cela donne 46,75 m³ d'un côté et 46,75 m³ de l'autre, soit 93,50 m³ au total.
- L'écart, exactement quantifié : 93,50 rapporté à 124,6667 vaut 0,7500 exactement : le total contractuel est inférieur de 25,00 % au total logistique. Ce n'est pas une approximation. Le volume transporté vaut 46,75 fois la somme de 1,50 et de 7/6, soit 46,75 fois 8/3 ; le volume réglé vaut 46,75 fois 2. Le rapport de ces deux expressions se réduit à 3/4, indépendamment du volume démoli.
- Pourquoi les deux nombres doivent figurer au dossier : Le premier sert à réserver les véhicules, à évaluer les nuisances et à dimensionner les accès ; le second sert à établir le décompte. Présenter l'un à la place de l'autre expose soit à sous-dimensionner la logistique, soit à réclamer un paiement sur une base que le marché n'a pas retenue.
- La bonne méthode : Compter chaque flux dans son état, produire le total logistique pour l'organisation et le total contractuel pour le décompte, et rappeler à chaque fois l'état de référence : en place, foisonné, en stock ou en œuvre.
Exécution de la Note de Calculs
- V indice s : volume de grave commandé, exprimé en m³
- N app, N tot : nombres de voyages, exprimés en rotations
- V transporte : somme des volumes chargés, exprimée en m³
- tau indice r : rapport de deux volumes, exprimé en pour cent
- M tot : somme de deux masses, exprimée en tonnes
Le calcul se déroule en quatre temps . On établit les rotations d'apport, le total des rotations avec son taux de remplissage, la masse totale déplacée, enfin l'écart entre le total logistique et le total contractuel .
1. Résolution Numérique Rotations nécessaires à l'apport de gravePourquoi fait-on ce calcul ? Parce que le flux entrant mobilise des véhicules au même titre que le flux sortant.
On divise le volume commandé en stock par la capacité d'une benne, puis on arrondit à l'entier supérieur.
- Substitution : On injecte 54,5417 m³ et 10,00 m³.
- Piège évité : On divise le volume en stock, non le volume en œuvre.
- Hypothèse validée : Même capacité de benne que pour l'évacuation.
- Vérification croisée : Cinq bennes pleines n'apportent que 50,00 m³.
- Finalité : Chiffrer la charge de circulation du flux entrant.
Six livraisons pour apporter la grave. Cinq bennes pleines n'apportent que 50,00 m³, et il reste 4,5417 m³ pour la sixième, soit un remplissage de 45,42 %. Le contraste avec l'évacuation est instructif : là, le dernier camion n'était rempli qu'à 1,25 %. Le taux de remplissage du dernier voyage ne dépend que de la partie décimale du quotient, et cette partie décimale n'a aucune raison d'être comparable d'un flux à l'autre.
- Ordre de grandeur : 6 rotations pour l'apport de grave.
- Impact sur la suite : Elles s'ajoutent aux 8 rotations d'évacuation.
- Cohérence : Cinq bennes pleines laissent bien 4,5417 m³.
- Attention : Le dernier camion d'apport est rempli à 45,42 %.
- Comparaison : Une benne pleine de grave pèse 18,00 tonnes.
Remarque pédagogique : Une benne pleine de grave pèse 18,00 tonnes contre 16,6667 pour les gravats, soit 8,00 % de plus. À capacité volumique identique, c'est donc le flux entrant qui sollicite le plus les essieux et les pistes — un résultat contre-intuitif, puisque c'est le béton qui est le matériau le plus dense à l'état compact.
Total des rotations et taux de remplissagePourquoi fait-on ce calcul ? Parce que c'est le nombre de mouvements que la conduite de chantier doit organiser et annoncer.
On somme les rotations des deux flux, puis on rapporte le volume transporté à la capacité mobilisée.
- Substitution : On injecte 8 et 6 rotations, puis 124,6667 m³.
- Piège évité : Les rotations s'additionnent, les quotients non.
- Hypothèse validée : Capacité de benne identique sur les deux flux.
- Vérification croisée : La capacité mobilisée vaut 140,00 m³.
- Finalité : Mesurer l'efficacité de l'organisation retenue.
Quatorze rotations au total, dont 89,05 % de la capacité effectivement utilisée. Les 140,00 m³ de bennes engagées transportent 124,6667 m³ de matériaux : 15,3333 m³ de capacité restent inutilisés, presque entièrement imputables au huitième camion d'évacuation. Ces quatorze rotations représentent en outre 28 trajets, dont 14 à vide — le manuel ED 6065 de l'INRS rappelant qu'un cycle comporte « un remplissage, un transport, un déchargement du matériau, et un retour à vide ».
- Ordre de grandeur : 14 rotations, remplies à 89,05 %.
- Impact sur la suite : 28 trajets sur les voiries d'accès.
- Cohérence : 140,00 moins 124,6667 laissent bien 15,3333 m³.
- Attention : La moitié des trajets se font à vide.
- Comparaison : Le seul huitième camion perd 9,875 m³ de capacité.
Remarque pédagogique : Sur les 15,3333 m³ de capacité perdue, 9,875 m³ proviennent du seul huitième camion d'évacuation, soit 64,40 % de la perte totale. Une organisation qui synchroniserait mieux les deux flux ne changerait rien à cette perte : elle tient à un reliquat de 0,125 m³, non à un défaut de coordination.
Masse totale déplacée sur le chantierPourquoi fait-on ce calcul ? Parce que la masse est la seule grandeur additive entre les deux flux, mesurés dans des états différents.
On additionne la masse de gravats évacuée et la masse de grave apportée.
- Substitution : On injecte 116,8750 t et 98,1750 t.
- Piège évité : Les masses sont additives, les volumes ne le sont pas.
- Hypothèse validée : Aucune perte sur l'un ou l'autre flux.
- Vérification croisée : Le total doit valoir 4,60 tonnes par m³ démoli.
- Finalité : Chiffrer la sollicitation des voiries d'accès.
Plus de deux cent quinze tonnes déplacées pour enlever quarante-sept mètres cubes de béton. Le contrôle est exact : rapporté au volume démoli, cela représente 4,60 tonnes par mètre cube de béton enlevé. Ce ratio dit l'essentiel du chantier : chaque mètre cube d'ouvrage à supprimer engendre près de cinq tonnes de circulation, dans un sens puis dans l'autre. C'est cette valeur, plus que le volume, qui détermine l'usure des accès et la gêne pour le voisinage.
- Ordre de grandeur : 215,05 tonnes déplacées au total.
- Impact sur la suite : C'est la sollicitation imposée aux voiries d'accès.
- Cohérence : Cela fait bien 4,60 t par m³ de béton démoli.
- Attention : La grave apportée pèse à elle seule 98,175 tonnes.
- Comparaison : Le flux sortant représente 54,35 % de ce tonnage.
Remarque pédagogique : Le ratio de 4,60 tonnes par mètre cube démoli est un indicateur transposable : il permet, dès l'esquisse d'un projet de démolition, d'estimer le tonnage de circulation à partir du seul métré, sans refaire la chaîne complète des états de matière.
Écart entre le bilan logistique et le bilan contractuelPourquoi fait-on ce calcul ? Parce que les deux totaux figureront dans des pièces différentes du dossier.
On rapporte le total des volumes réglés au total des volumes transportés.
- Substitution : On injecte 93,50 m³ et 124,6667 m³.
- Piège évité : Le déblai se règle en place, le remblai en œuvre.
- Hypothèse validée : Les bases retenues sont celles du commentaire de l'article 6.11.
- Vérification croisée : Le rapport doit valoir exactement trois quarts.
- Finalité : Distinguer clairement les deux lectures du même chantier.
Le décompte porte sur exactement les trois quarts de ce qui circule. La valeur n'est pas approchée : le volume transporté vaut le volume démoli multiplié par la somme de 1,50 et de 1,1667, soit 2,6667 ; le volume réglé vaut ce même volume multiplié par 2. Le rapport se réduit donc à 2 divisé par 2,6667, soit 0,7500 quel que soit le métré. Les 31,1667 m³ d'écart ne sont ni une perte ni une erreur : ce sont des vides, transportés à l'aller et chassés au retour.
- Ordre de grandeur : 0,7500, soit un écart de 25,00 % exactement.
- Impact sur la suite : Les deux totaux vont dans deux pièces distinctes.
- Cohérence : Le rapport 2 sur 2,6667 vaut bien trois quarts.
- Attention : L'écart de 31,1667 m³ n'est que du vide.
- Comparaison : Le résultat ne dépend pas du volume démoli.
Remarque pédagogique : Ce rapport de trois quarts ne dépend que des deux coefficients du chantier, jamais du métré : il vaudrait autant pour une dalle dix fois plus grande. C'est ce qui en fait un indicateur de cohérence : s'il s'écarte de cette valeur sur un autre projet, c'est qu'un des états de matière a été mal identifié.
ENLÈVEMENT DES STRUCTURES EXISTANTES
Checklist d'Auto-Évaluation
Avant de clore cet exercice, vérifiez que vous avez bien assimilé la démarche globale de conception :
L'enlèvement des ouvrages porte sur 46,75 m³ de béton armé, soit 116,875 tonnes de gravats qui, une fois foisonnés, occupent 70,125 m³ et demandent 8 rotations. Le remblayage exige 54,5417 m³ de grave non traitée commandés en stock pour 46,75 m³ en œuvre. L'ensemble représente 14 rotations et 215,05 tonnes déplacées, à l'exclusion du compactage du sol d'assise, qui relève d'une prestation distincte.
L'apport de l'étude tient à la distinction des états de matière. Quatre volumes désignent la même opération — en place, foisonné, en stock, en œuvre — et un seul, celui en œuvre, sert de base au décompte du remblai selon le commentaire de l'article 6.9 du fascicule 2 du CCTG. Second apport : la charge d'un camion plein atteint 16,6667 tonnes, soit 14,08 % de plus que la moyenne de la flotte — écart qui rend inopérant tout contrôle de sécurité fondé sur cette moyenne.








