Cycle d'une Décapeuse en Terrassement
Résistance à l'avancement, temps de transport, cycle complet, production en volume en place et coût unitaire
Contexte de l'Étude & Enjeux
Le Contexte : Une décapeuse déplace du limon argileux d'une zone de déblai vers une zone de remblai distante de 1 200,00 m. La piste monte de 4,00 % à l'aller, et l'engin la remonte chargé ; il revient à vide en descente. Chargement, déchargement et manœuvres consomment un temps fixe à chaque tour. Reste à savoir combien de mètres cubes cet enchaînement produit — et à quel prix
Pour avancer sereinement, voici les éléments fondamentaux que vous devez avoir à l'esprit. Gardez un œil attentif sur ces critères déterminants :
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Enjeu Principal : La pente et la résistance au roulement s'additionnent algébriquement. À l'aller elles se cumulent, au retour elles se compensent — et c'est cet écart qui explique le rapport des vitesses.
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Environnement : La benne est donnée en volume foisonné, mais un terrassement se règle en mètres cubes en place. Le rendement doit être exprimé dans cette seconde unité, jamais dans la première.
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L'objectif final : Livrer la production horaire en volume en place et le coût unitaire du mètre cube déplacé, avec la sensibilité de ces deux grandeurs au temps de cycle et à l'efficience.
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L'astuce de l'ingénieur : Le coût unitaire est proportionnel au temps de cycle. Cette relation, une fois écrite, dispense de tout recalcul : elle dit immédiatement ce qu'une minute gagnée rapporte
Vous êtes ingénieur méthodes chargé d'évaluer cet atelier de terrassement. À partir du profil de la piste et des caractéristiques de l'engin, vous devez établir la résistance totale à l'avancement dans les deux sens, les temps de transport, le temps de cycle et sa décomposition, la production horaire en volume en place, enfin le coût unitaire et sa sensibilité aux deux leviers d'optimisation.
- Le grand défi : Deux données du dossier n'entrent dans aucun temps de transport. La pente et la résistance au roulement ne servent pas à calculer les vitesses — elles sont déjà contenues dedans. Elles servent à comprendre pourquoi ces vitesses diffèrent d'un facteur 2,67.
- Votre rôle : Calculer la résistance totale à la montée et à la descente ainsi que la pente d'équilibre, les temps de transport et leur rapport, le cycle et la part qu'y prennent les temps fixes, la production théorique et effective, enfin le coût unitaire, le coût par cycle et l'effet chiffré d'un gain sur le cycle ou d'une baisse d'efficience.
- La cinématique du cycle : la résistance totale à l'avancement dans les deux sens et la pente qui l'annule, les temps de transport aller et retour ainsi que leur rapport, puis le temps de cycle, la cadence et la part qu'y prennent les temps fixes.
- La production et le prix de revient : le volume en place par cycle, la production horaire théorique puis effective avec la perte que l'efficience représente, enfin le coût unitaire, le coût par cycle et l'effet chiffré d'un gain de dix pour cent sur le cycle ou d'une baisse de l'efficience.
Les données de cette étude relèvent de quatre origines. La distance et la pente de la piste proviennent des plans du projet et du plan d'installation de chantier. La résistance au roulement caractérise l'état de la piste. La capacité de benne, les vitesses moyennes et les temps fixes décrivent l'engin et son emploi. Le coefficient de foisonnement vient du dossier géotechnique, l'efficience et le coût horaire de l'entreprise. Aucun texte ne fixe de valeur de rendement : ce que les documents normatifs définissent, c'est la famille de l'engin, la structure du calcul de production et l'unité dans laquelle les volumes et le transport se règlent.
Formulaire & Aide-Mémoire (À consulter en cas de besoin)
Retrouvez ici les formules principales pour cet exercice. Ne les apprenez pas par cœur, comprenez comment les appliquer !
- Résistance totale à l'avancement \( R_{\text{t}} = R_{\text{R}} + i \)
- Pente qui annule la résistance totale \( i_{0} = - R_{\text{R}} \)
- Temps de transport en minutes \( T = \frac{D}{V} \times \frac{60}{1000} \)
- Temps de cycle complet \( T_{\text{c}} = T_{\text{a}} + T_{\text{r}} + T_{\text{f}} \)
- Nombre de cycles par heure effective \( N = \frac{E}{T_{\text{c}}} \)
- Volume en place par cycle \( C_{\text{p}} = \frac{C_{\text{L}}}{c_{\text{f}}} \)
- Production horaire en volume en place \( P = N \times C_{\text{p}} \)
- Coût unitaire du mètre cube en place \( c_{\text{u}} = \frac{C_{\text{H}}}{P} = \frac{C_{\text{H}} \, T_{\text{c}}}{E \, C_{\text{p}}} \)
DONNÉES DE LA PISTE, DE L'ENGIN ET DE L'ENTREPRISE
| Symbole | Description | Valeur | Unité |
|---|---|---|---|
| \( C_{\text{L}} \) | Capacité de la benne, exprimée en volume foisonné ISO 6165:2012 — art. 3.4 | 18,50 | m³ |
| \( c_{\text{f}} \) | Coefficient de foisonnement du limon argileux, issu du dossier géotechnique CCTG fasc. 2 — comm. art. 6.5.3 | 1,25 | sans dimension |
| \( D \) | Distance de transport aller, du déblai au remblai CCTG fasc. 2 — art. 6.21.1.1 | 1 200,00 | m |
| \( i \) | Pente de la piste dans le sens aller, comptée positive en montée | + 4,00 | \( \text{ } \% \) |
| \( R_{\text{R}} \) | Résistance au roulement de la piste, exprimée en pourcentage de la masse de l'engin | 3,00 | \( \text{ } \% \) |
| \( V_{\text{h}} \) | Vitesse moyenne chargé, sur le trajet aller en montée | 15,00 | km/h |
| \( V_{\text{r}} \) | Vitesse moyenne à vide, sur le trajet retour en descente | 40,00 | km/h |
| \( T_{\text{f}} \) | Temps fixes cumulés : chargement, déchargement et manœuvres GTR 2024 fasc. 1 | 2,00 | min |
| \( E \) | Efficience du chantier : minutes réellement productives par heure de présence | 50,00 | min/h |
| \( C_{\text{H}} \) | Coût horaire complet de la décapeuse, engin seul CCTG fasc. 2 — art. 6.11 | 150,00 | euros/h |
- Vitesses moyennes : elles intègrent déjà l'effet de la pente et de la résistance au roulement, ainsi que les phases d'accélération et de freinage ; elles ne se recalculent donc pas à partir de ces deux données
- Piste : pente constante sur toute la longueur et dans un seul sens ; état de surface homogène, donc résistance au roulement uniforme
- Temps fixes : constants à chaque cycle et indépendants de la distance ; ils supposent qu'aucune attente ne se produit ni au chargement ni au déchargement
- Remplissage de la benne : capacité nominale atteinte à chaque cycle ; la valeur annoncée est un volume foisonné
- Efficience : 50,00 min/h supposées représentatives, soit un coefficient de 0,8333 ; elle couvre ce qui interrompt l'heure hors cycle
- Périmètre du coût : décapeuse seule ; ni engin d'assistance au chargement, ni entretien de piste, ni engin de réglage ou de compactage au remblai
CE QUE CHAQUE DONNÉE COMMANDE, ET CE QU'ELLE NE FAIT PAS
| Grandeur | Ce qu'elle décrit | Où elle intervient | Ce qu'elle ne fait pas |
|---|---|---|---|
| Pente et roulement | L'effort à vaincre sur la piste, en pourcentage de la masse | expliquent l'écart des vitesses | ne servent pas à calculer les vitesses |
| Vitesses moyennes | L'allure réellement tenue sur chaque trajet | temps de transport | ne disent rien des accélérations |
| Temps fixes | Chargement, déchargement et manœuvres | temps de cycle | ne dépendent pas de la distance |
| Efficience | Ce qui interrompt l'heure hors cycle | production horaire | ne corrige pas les phases du cycle |
- Résistance au roulement : effort qui s'oppose au mouvement par déformation du pneumatique et de la piste, exprimé en pourcentage de la masse de l'engin
- Résistance totale : somme algébrique de la résistance au roulement et de la pente ; elle peut devenir négative en descente
- Volume foisonné : volume occupé par le matériau dans la benne, vides d'extraction compris
- Volume en place : volume du matériau avant extraction ; c'est l'unité du métré et celle dans laquelle le rendement doit être exprimé
- Efficience en minutes par heure : écriture équivalente à un coefficient sans dimension ; 50,00 min/h correspondent à 0,8333
Extraits de Normes & Abaques (Documents Annexes)
Servez-vous des documents ci-dessous pour extraire les coefficients nécessaires à votre résolution.
La décapeuse dans la nomenclature normalisée — ISO 6165:2012, article 3.43. Méthodologie de Résolution & Travail Demandé
Afin d'assurer un dimensionnement sécuritaire et conforme aux standards, nous procédons selon les étapes méthodiques détaillées ci-dessous.
Question 1 : Résistance totale à l'avancement dans les deux sens
Besoin d'un indice ? (Niveau 1)
Les deux résistances s'expriment dans la même unité — un pourcentage de la masse de l'engin — et s'ajoutent donc algébriquement. La pente change de signe selon le sens de parcours.
Toujours bloqué ? (Indice Niveau 2)
\( R_{\text{t}} = R_{\text{R}} + i \) avec i algébrique. La résistance totale s'annule pour \( i_{0} = - R_{\text{R}} \) : au-delà, l'engin descend sans effort moteur.
Question 2 : Temps de transport aller et retour
Besoin d'un indice ? (Niveau 1)
Les distances sont en mètres, les vitesses en kilomètres par heure, le cycle se compte en minutes : le facteur de conversion vaut 60 divisé par 1000.
Toujours bloqué ? (Indice Niveau 2)
\( T = \frac{D}{V} \times \frac{60}{1000} \). À distance égale, le rapport des temps doit être l'inverse du rapport des vitesses : c'est le contrôle.
Question 3 : Temps de cycle total et cadence
Besoin d'un indice ? (Niveau 1)
Les trois composantes doivent être exprimées en minutes avant d'être additionnées. Les temps fixes ne dépendent pas de la distance : c'est ce qui rend leur poids relatif variable.
Toujours bloqué ? (Indice Niveau 2)
\( T_{\text{c}} = T_{\text{a}} + T_{\text{r}} + T_{\text{f}} \), puis \( N = \frac{E}{T_{\text{c}}} \). Les parts s'obtiennent en rapportant chaque durée au cycle, et leur somme doit valoir cent pour cent.
Question 4 : Production horaire en volume en place
Besoin d'un indice ? (Niveau 1)
Le volume en place est plus petit que le volume foisonné : le foisonnement augmente le volume à l'extraction, il ne le réduit pas.
Toujours bloqué ? (Indice Niveau 2)
\( C_{\text{p}} = \frac{C_{\text{L}}}{c_{\text{f}}} \) puis \( P = N \times C_{\text{p}} \). La production théorique s'obtient en remplaçant l'efficience par soixante minutes.
Question 5 (Finale) : Coût unitaire et sensibilité
Besoin d'un indice ? (Niveau 1)
Une baisse du temps de cycle et une hausse de la production ne sont pas symétriques : diviser par un nombre plus petit augmente le résultat davantage que la réduction elle-même.
Toujours bloqué ? (Indice Niveau 2)
\( c_{\text{u}} = \frac{C_{\text{H}}}{P} = \frac{C_{\text{H}} \, T_{\text{c}}}{E \, C_{\text{p}}} \). La proportionnalité au temps de cycle donne directement l'effet d'une réduction, sans repasser par la production.
Cycle d'une Décapeuse en Terrassement
"Deux données du dossier n'entrent dans aucun temps de transport : la pente et la résistance au roulement. Elles ne sont pas là par erreur — elles sont là parce que les vitesses moyennes fournies les contiennent déjà, et qu'un ingénieur doit pouvoir dire pourquoi l'engin va deux fois et demie plus vite au retour. Je les combine donc pour obtenir la résistance totale dans chaque sens : c'est cette grandeur, et elle seule, qui gouverne l'effort à fournir sur la piste."
- Observation : Les deux résistances s'expriment dans la même unité — un pourcentage de la masse de l'engin — et sont donc directement additionnables.
- Analyse du risque : La pente est une grandeur algébrique : elle change de signe selon le sens de parcours, la résistance au roulement non.
- Choix stratégique : Je calcule aussi la pente qui annulerait la résistance totale : elle situe le point où l'engin cesse de tirer et commence à freiner.
- Alternative : Je confronte le rapport des résistances au rapport des vitesses pour montrer qu'aucune proportionnalité ne les relie.
- Objectif visé : Justifier les vitesses de l'énoncé plutôt que de les accepter sans les comprendre.
Voir uniquement le résultat final (Auto-évaluation)
Un engin sur pente doit vaincre deux efforts de natures différentes mais que l'usage exprime dans la même unité — un pourcentage de sa masse totale —, ce qui permet de les additionner directement.
Trois relations organisent cette première étape : la somme des deux résistances, la pente qui l'annule, et le rapport des vitesses qu'il s'agit d'expliquer.
Résistance totale à l'avancement :Elle additionne algébriquement la résistance au roulement et la résistance de pente.
Parce que les deux efforts sont exprimés dans la même unité — un pourcentage de la masse de l'engin — et qu'ils s'appliquent tous deux dans la direction du mouvement. Leur somme donne donc directement l'effort total rapporté à la masse, sans qu'il soit nécessaire de connaître cette masse.
- R indice t : résistance totale à l'avancement, unité : pour cent de la masse
- R indice R : résistance au roulement, toujours positive, unité : pour cent de la masse
- i : pente de la piste, algébrique selon le sens, unité : pour cent
- Signe du résultat : positif si l'engin tire, négatif s'il doit freiner, unité : sans objet
- Ce que la formule ne donne pas : la vitesse, qui dépend de la transmission, unité : sans objet
Elle marque le basculement entre effort moteur et effort de freinage.
Parce qu'elle situe un seuil physique que le seul examen des chiffres ne révèle pas. Tant que la descente reste plus douce que cette pente, l'engin doit encore tirer ; au-delà, la gravité fait plus que compenser le roulement et c'est le freinage qui devient le facteur limitant. Ce basculement change la nature de la contrainte, et donc la manière dont la vitesse se justifie.
- i indice zéro : pente annulant la résistance totale, unité : pour cent
- R indice R : résistance au roulement de la piste, unité : pour cent de la masse
- Signe négatif : il s'agit nécessairement d'une descente, unité : sans objet
- Au-dessus de ce seuil : l'engin tire, la puissance limite, unité : sans objet
- Au-dessous de ce seuil : l'engin freine, le freinage limite, unité : sans objet
Il mesure l'écart de performance que l'inversion des conditions produit.
Parce qu'il permet de confronter l'écart de vitesse à l'écart de résistance, et d'établir qu'aucune proportionnalité ne les relie. C'est un point de méthode important : entre l'effort et la vitesse s'interpose la transmission de l'engin, dont la courbe n'a rien de linéaire.
- rho indice v : rapport de la vitesse à vide à la vitesse en charge, unité : sans dimension
- V indice r : vitesse moyenne à vide, en descente, unité : km/h
- V indice h : vitesse moyenne en charge, en montée, unité : km/h
- Origine de l'écart : charge et pente réunies, non la pente seule, unité : sans objet
- Relation aux résistances : aucune proportionnalité, unité : sans objet
"Beaucoup d'étudiants additionnent les résistances en valeur absolue, ou croient pouvoir en déduire les vitesses..."
- La pente additionnée en valeur absolue, chiffrée : Écrire 3,00 plus 4,00 dans les deux sens donnerait 7,00 % à l'aller comme au retour. La conclusion serait immédiate et fausse : l'engin devrait aller à la même vitesse dans les deux sens, alors que l'énoncé annonce 15,00 et 40,00 km/h. La pente est algébrique — elle s'oppose au mouvement en montée et l'assiste en descente —, la résistance au roulement ne l'est pas.
- Les vitesses prétendument déduites des résistances : Aucune des données du dossier ne permet de passer d'une résistance à une vitesse. Cette conversion exige la puissance disponible à la jante et les rapports de transmission de l'engin, ainsi que sa masse totale en charge — trois grandeurs absentes de l'étude. Les vitesses sont fournies précisément parce qu'elles ne peuvent pas être calculées ici : le rôle de la pente et du roulement est d'expliquer l'écart, jamais de le produire.
- L'absence de proportionnalité, démontrée par les chiffres : En valeur absolue, les résistances sont dans un rapport de 7,00 à 1,00, soit un facteur 7. Les vitesses, elles, sont dans un rapport de 40,00 à 15,00, soit 2,6667. Si la vitesse était inversement proportionnelle à la résistance, la vitesse de retour devrait atteindre 105,00 km/h — valeur que ni la sécurité ni la maniabilité d'une décapeuse ne permettent. Entre l'effort et la vitesse s'interpose une transmission dont la courbe n'a rien de linéaire.
- Une résistance négative n'est pas une absence d'effort : La résistance totale au retour vaut - 1,00 %, ce qui signifie que la composante de la gravité excède la résistance au roulement de un point. L'engin accélérerait donc s'il n'était pas retenu : ce n'est pas une absence d'effort, c'est un effort de freinage. La pente d'équilibre valant - 3,00 % et la descente réelle - 4,00 %, celle-ci est plus raide de un point exactement. C'est le freinage, et non la puissance, qui limite alors la vitesse à 40,00 km/h.
- La bonne méthode : Écrire la pente avec son signe dans chaque sens, additionner, vérifier que l'écart entre les deux résistances vaut deux fois la pente — soit 8,00 points ici —, puis confronter cet écart au rapport des vitesses sans chercher à les relier par une proportion.
Exécution de la Note de Calculs
- R indice R : effort de roulement rapporté à la masse, exprimé en pour cent
- i : dénivelée rapportée à la distance horizontale, exprimée en pour cent
- Somme des deux : effort total rapporté à la masse, exprimé en pour cent
- Écart entre deux résistances : exprimé en points de pourcentage
- rho indice v : quotient de deux vitesses, exprimé sans dimension
Le calcul se déroule en quatre temps . On établit la résistance totale à l'aller, puis au retour, l'écart qui les sépare, et enfin la pente d'équilibre qui situe le basculement vers le freinage .
1. Résolution Numérique Résistance totale sur le trajet allerPourquoi fait-on ce calcul ? Parce que c'est le trajet le plus contraignant : l'engin est chargé et remonte la piste.
On additionne la résistance au roulement et la pente, cette dernière étant positive en montée.
- Substitution : On injecte 3,00 % et + 4,00 %.
- Piège évité : Les deux grandeurs sont dans la même unité : leur somme a un sens physique.
- Hypothèse validée : Pente constante et état de piste homogène sur toute la longueur.
- Vérification croisée : La pente pèse ici plus lourd que le roulement : 4,00 contre 3,00 points.
- Finalité : Chiffrer l'effort maximal demandé à la transmission.
Sept pour cent de la masse de l'engin doivent être vaincus en permanence sur le trajet aller. La décomposition est instructive : la pente y contribue pour 4,00 points et le roulement pour 3,00, soit 57,14 % pour la première et 42,86 % pour le second. Autrement dit, le profil de la piste pèse ici davantage que son état de surface — mais les deux sont du même ordre, et améliorer l'un sans l'autre ne produirait qu'un gain partiel. C'est cet effort qui, combiné à la charge, explique que la vitesse tombe à 15,00 km/h.
- Ordre de grandeur : + 7,00 % de la masse, effort maximal du cycle.
- Impact sur la suite : C'est cet effort qui justifie la faible vitesse de l'aller.
- Cohérence : La pente contribue pour 57,14 %, le roulement pour 42,86 %.
- Attention : Cette valeur n'est pas une vitesse : la conversion exige la courbe de l'engin.
- Comparaison : Sur une piste entretenue à 2,00 % de roulement, l'effort tomberait à 6,00 %.
Remarque pédagogique : L'entretien des pistes est, de tous les leviers d'optimisation d'un atelier de terrassement, l'un des plus rentables : la résistance au roulement dépend directement de l'état de surface, et un point gagné sur elle allège l'effort dans les deux sens — contrairement à la pente, qui n'aide que dans un seul.
Résistance totale sur le trajet retourPourquoi fait-on ce calcul ? Parce que le signe de la pente s'inverse et que le résultat change de nature.
On reprend la même somme, la pente étant cette fois négative puisque l'engin descend.
- Substitution : On injecte 3,00 % et - 4,00 %.
- Piège évité : Seule la pente change de signe ; la résistance au roulement reste positive.
- Hypothèse validée : Même piste, donc même résistance au roulement qu'à l'aller.
- Vérification croisée : La pente excédant le roulement, le résultat doit être négatif.
- Finalité : Identifier ce qui limite la vitesse au retour.
Une résistance négative : la gravité fait plus que compenser le roulement. Le résultat change ici de nature, et pas seulement de valeur. Une résistance de - 1,00 % signifie que l'engin, laissé libre, accélérerait sur la descente : la transmission n'a plus rien à fournir, et c'est le freinage qui devient le facteur limitant. Cela explique que la vitesse de retour, 40,00 km/h, ne soit pas dictée par la puissance de la machine mais par ce qu'il est raisonnable de tenir en descente, à vide, sur une piste de chantier.
- Ordre de grandeur : - 1,00 %, la gravité l'emporte d'un point.
- Impact sur la suite : La vitesse de retour est limitée par le freinage, non par la puissance.
- Cohérence : Le signe est bien négatif, la pente excédant le roulement.
- Attention : Une résistance négative n'est pas une absence d'effort.
- Comparaison : Avec un roulement de 5,00 %, la résistance de retour redeviendrait positive, à + 1,00 %.
Remarque pédagogique : Un profil de piste favorable à l'aller est nécessairement défavorable au retour, et réciproquement — la pente change de signe, pas de valeur. Le choix d'un tracé consiste donc à décider quel sens privilégier : ici, la descente à vide plutôt que la montée en charge, ce qui est le contraire de l'optimum théorique.
Écart entre les deux résistancesPourquoi fait-on ce calcul ? Parce qu'il isole la contribution de la pente, seule grandeur qui diffère entre les deux sens.
On retranche la résistance de retour à celle d'aller : la résistance au roulement s'élimine.
- Substitution : On injecte + 7,00 % et - 1,00 %.
- Piège évité : Une différence de pourcentages s'exprime en points, non en pourcentage.
- Hypothèse validée : Résistance au roulement identique dans les deux sens.
- Vérification croisée : Le résultat doit valoir exactement deux fois la pente.
- Finalité : Isoler la contribution de la pente seule.
Huit points d'écart, soit exactement deux fois la pente. Ce contrôle mérite d'être posé car il vérifie d'un coup les deux calculs précédents : la résistance au roulement étant la même dans les deux sens, elle s'élimine dans la différence, et il ne subsiste que la pente comptée deux fois — une fois contre l'engin à la montée, une fois pour lui à la descente. Cet écart de huit points est considérable au regard de la résistance au roulement, qui n'en vaut que trois : c'est la pente, et non l'état de la piste, qui creuse la différence entre les deux trajets.
- Ordre de grandeur : 8,00 points, soit deux fois la pente de 4,00 %.
- Impact sur la suite : C'est cet écart qui explique le rapport des vitesses.
- Cohérence : La résistance au roulement s'élimine dans la différence, comme attendu.
- Attention : Cet écart ne se traduit pas proportionnellement en écart de vitesse.
- Comparaison : Sur une piste horizontale, l'écart serait nul et seule la charge distinguerait les deux trajets.
Remarque pédagogique : La différence de deux pourcentages s'exprime en points et non en pourcentage : passer de - 1,00 % à + 7,00 % n'est pas une augmentation de huit pour cent mais de huit points. La confusion est courante et fausse toute comparaison dès qu'on l'introduit dans un ratio.
Pente qui annulerait la résistance totalePourquoi fait-on ce calcul ? Parce qu'il situe le seuil au-delà duquel c'est le freinage, et non la puissance, qui limite la vitesse.
On cherche la pente pour laquelle la somme s'annule : c'est l'opposé de la résistance au roulement.
- Substitution : On injecte 3,00 % de résistance au roulement.
- Piège évité : Le résultat est nécessairement une descente, donc négatif.
- Hypothèse validée : Résistance au roulement uniforme sur la piste.
- Vérification croisée : La descente réelle, - 4,00 %, doit être plus raide que ce seuil.
- Finalité : Déterminer si la vitesse de retour est limitée par la puissance ou par le freinage.
À trois pour cent de descente, l'engin roulerait à vitesse constante sans moteur ni frein. La piste étudiée descend de 4,00 % au retour, soit un point de plus que ce seuil : l'engin se trouve donc du côté du freinage, ce que la résistance négative de - 1,00 % traduisait déjà. Cette lecture apporte une information que le seul signe ne donnait pas — elle dit de combien le seuil est franchi, et donc à quel point la contrainte de freinage est marquée. Sur une descente de 8,00 %, elle le serait cinq fois plus.
- Ordre de grandeur : - 3,00 %, seuil de basculement vers le freinage.
- Impact sur la suite : La vitesse de retour relève d'un choix de sécurité, non de performance.
- Cohérence : La descente réelle dépasse ce seuil de 1,00 point, valeur de la résistance négative.
- Attention : Ce seuil ne dit rien de la capacité de freinage réelle de l'engin.
- Comparaison : Le rapport des vitesses vaut 2,6667, alors que celui des résistances vaudrait 7.
Remarque pédagogique : Le rapprochement final mérite d'être posé explicitement : les résistances sont dans un rapport de 7 à 1 en valeur absolue, les vitesses dans un rapport de 2,6667. Aucune proportionnalité ne les relie, et il ne pourrait pas en être autrement — entre l'effort et la vitesse s'interpose la courbe effort-vitesse de la transmission, qui n'est jamais linéaire. C'est précisément pour cette raison que l'énoncé fournit les vitesses au lieu de les faire calculer.
"Les deux trajets couvrent la même distance et ne durent pas la même chose : à l'aller l'engin est chargé et remonte la piste, au retour il est vide et descend. La conversion d'unités est le seul obstacle — mètres, kilomètres par heure et minutes cohabitent dans le dossier, et rien ne sera additionnable tant que tout ne sera pas ramené à la minute. Je vérifierai ensuite que le rapport des durées est bien l'inverse du rapport des vitesses : c'est un contrôle qui ne coûte rien."
- Observation : La distance est identique dans les deux sens : seule la vitesse distingue les deux durées.
- Analyse du risque : Le facteur de conversion vaut 60 divisé par 1000 ; l'inverser produirait un résultat faux d'un facteur proche de trois cents.
- Choix stratégique : Je calcule aussi la somme des deux trajets : c'est elle qui pèsera dans le cycle, non chacun pris isolément.
- Alternative : Je contrôle par le rapport des durées, qui doit reproduire exactement l'inverse du rapport des vitesses.
- Objectif visé : Obtenir deux durées en minutes, directement additionnables aux temps fixes.
Voir uniquement le résultat final (Auto-évaluation)
Le calcul est élémentaire — une distance divisée par une vitesse — et c'est précisément ce qui le rend dangereux : l'attention se relâche sur la seule étape qui compte vraiment, la conversion des unités.
Trois relations organisent cette étape : la durée d'un trajet, la somme des deux trajets, et le rapport qui les compare.
Durée d'un trajet en minutes :Elle divise la distance par la vitesse et applique le facteur de conversion des unités.
Parce qu'à vitesse constante, la distance est le produit de la vitesse par le temps : isoler le temps revient à diviser. Le facteur 60 sur 1000 traduit les deux conversions nécessaires — les heures en minutes au numérateur, les kilomètres en mètres au dénominateur — et se réduit au nombre 0,06.
- T : durée du trajet considéré, unité : min
- D : distance parcourue, identique dans les deux sens, unité : m
- V : vitesse moyenne du trajet, unité : km/h
- Facteur soixante sur mille : conversion combinée des heures et des kilomètres, unité : min km par h m
- Valeur du facteur : 0,06, unité : sans objet
Elle somme les deux trajets, qui constituent la partie variable du cycle.
Parce que c'est cette somme, et non chaque trajet pris isolément, qui constitue la part variable du cycle — celle qui dépend de la distance. La séparer des temps fixes permet de savoir sur quel levier agir : améliorer la piste réduit la première, réorganiser le chargement réduit les seconds.
- T indice tr : durée totale de roulage par cycle, unité : min
- T indice a : durée du trajet aller, en charge, unité : min
- T indice r : durée du trajet retour, à vide, unité : min
- Nature de la grandeur : part variable du cycle, unité : min
- Levier d'action : distance et état de piste, unité : sans objet
Il compare l'aller au retour et contrôle les deux calculs par une voie indépendante.
Parce qu'à distance égale, ce rapport vaut exactement l'inverse du rapport des vitesses, et cela quelle que soit la distance et quel que soit le facteur de conversion employé. Il fournit donc un contrôle qui n'emprunte aucune des étapes susceptibles d'être fausses.
- rho indice T : rapport de la durée aller à la durée retour, unité : sans dimension
- T indice a : durée du trajet en charge, unité : min
- T indice r : durée du trajet à vide, unité : min
- Valeur attendue : inverse du rapport des vitesses, unité : sans dimension
- Domaine : strictement supérieur à un, l'aller étant plus lent, unité : sans objet
"Beaucoup d'étudiants inversent le facteur de conversion, ou pire, inversent les deux vitesses..."
- Le facteur inversé, chiffré : Multiplier par 1000 sur 60 au lieu de 60 sur 1000 donnerait un trajet aller de 1 333,33 min au lieu de 4,80, soit plus de vingt-deux heures pour parcourir 1 200,00 m. L'erreur porte sur un facteur de 277,78, c'est-à-dire le carré du facteur de conversion. Elle se détecte immédiatement par l'absurde, ce qui la rend paradoxalement peu dangereuse.
- Les vitesses inversées : une erreur qui ne se voit nulle part : Attribuer 40,00 km/h à l'aller et 15,00 km/h au retour donnerait 1,80 min puis 4,80 min. Le total de roulage vaudrait exactement 6,60 min, le temps de cycle serait identique, la production et le coût unitaire aussi : l'erreur serait totalement invisible sur le résultat final. C'est ce qui la rend redoutable. Seul le raisonnement physique la détecte — un engin chargé qui remonte une piste ne peut pas aller plus vite qu'à vide en descente. Et le contrôle par le rapport des durées ne suffit pas : il donnerait 0,3750 au lieu de 2,6667, valeur qui reste l'inverse du rapport des vitesses inversées.
- Pourquoi cette erreur cesse d'être invisible : Dès que les deux trajets ne couvrent plus la même distance — piste de retour différente, boucle de circulation à sens unique —, la symétrie disparaît et l'inversion fausse le total. Elle fausse également, dans tous les cas, tout calcul de consommation, puisque celle-ci dépend de l'effort fourni et non de la seule durée.
- Le contrôle qui reste valable en toutes circonstances : À distance égale, le rapport des durées vaut l'inverse du rapport des vitesses : ici 40,00 divisé par 15,00 donne 2,6667, et 4,80 divisé par 1,80 donne la même valeur. Ce contrôle est indépendant du facteur de conversion — il resterait vérifié même si l'on s'était trompé d'unité — mais il ne détecte pas l'inversion des vitesses. Deux contrôles différents pour deux erreurs différentes.
- La bonne méthode : Attribuer chaque vitesse au trajet qui lui correspond en raisonnant sur la charge et la pente, poser la division, appliquer le facteur 0,06, puis contrôler le rapport des durées.
Exécution de la Note de Calculs
- D : distance de transport, exprimée en m
- V : vitesse moyenne du trajet, exprimée en km/h
- Quotient des deux : durée exprimée en heures pour mille mètres, exprimée en unités mixtes
- Facteur soixante sur mille : conversion combinée, exprimée sans unité usuelle
- T : durée du trajet après conversion, exprimée en min
Le calcul se déroule en quatre temps . On établit le trajet aller, le trajet retour, leur somme, et l'on contrôle enfin par le rapport des deux durées .
1. Résolution Numérique Temps de transport aller, en chargePourquoi fait-on ce calcul ? Parce que c'est le trajet le plus long du cycle et la seule phase pendant laquelle du matériau progresse vers le remblai.
On divise la distance par la vitesse en charge, puis on applique le facteur de conversion.
- Substitution : On injecte 1 200,00 m et 15,00 km/h.
- Piège évité : La vitesse retenue est celle de la montée en charge, la plus faible des deux.
- Hypothèse validée : Vitesse moyenne constante, accélérations comprises.
- Vérification croisée : À 15,00 km/h, il faut 4,80 minutes pour 1 200,00 m, soit 250,00 m par minute.
- Finalité : Obtenir la durée de la phase productive du transport.
Quatre minutes quarante-huit secondes pour remonter les 1 200,00 m en charge. Le contrôle est simple : 15,00 km/h correspondent à 250,00 m par minute, et 1 200,00 divisés par 250,00 donnent bien 4,80. Cette durée constitue à elle seule la plus grosse composante du cycle, et c'est sur elle que porteront les leviers d'optimisation les plus efficaces — améliorer l'état de la piste ou réduire la pente agit directement sur cette vitesse, donc sur cette durée.
- Ordre de grandeur : 4,80 min, soit quatre minutes et quarante-huit secondes.
- Impact sur la suite : C'est la plus longue des trois composantes du cycle.
- Cohérence : 250,00 m par minute pendant 4,80 min redonnent bien 1 200,00 m.
- Attention : La vitesse employée intègre déjà la pente et le roulement.
- Comparaison : Sur 1 800,00 m, le même trajet durerait 7,20 min.
Remarque pédagogique : Retenir l'équivalence 15,00 km/h égalent 250,00 m par minute permet de contrôler mentalement tout calcul de trajet : la conversion en mètres par minute rend l'ordre de grandeur immédiatement lisible, là où le kilomètre par heure oblige à un détour.
Temps de transport retour, à videPourquoi fait-on ce calcul ? Parce que cette phase ne déplace aucun matériau mais occupe l'engin, et entre donc au dénominateur de la production.
On reprend la même démarche avec la vitesse à vide, sur la même distance.
- Substitution : On injecte 1 200,00 m et 40,00 km/h.
- Piège évité : La distance est identique : c'est la même piste parcourue en sens inverse.
- Hypothèse validée : Engin à vide, en descente, vitesse limitée par le freinage.
- Vérification croisée : 40,00 km/h correspondent à 666,67 m par minute.
- Finalité : Obtenir la durée de la phase de repositionnement.
Une minute quarante-huit secondes pour redescendre à vide. Le contrôle croisé fonctionne : 40,00 km/h font 666,67 m par minute, et 1 200,00 divisés par cette valeur donnent bien 1,80 min. Le retour ne dure donc que 37,50 % de l'aller, alors qu'il couvre exactement la même distance. Cet écart considérable tient à la conjonction de deux effets — l'engin est vide et la pente l'assiste au lieu de le contrarier —, effets que la résistance totale calculée précédemment chiffrait déjà.
- Ordre de grandeur : 1,80 min, soit 37,50 % de la durée aller.
- Impact sur la suite : Cette durée s'ajoutera au cycle sans rien produire.
- Cohérence : 666,67 m par minute pendant 1,80 min redonnent bien 1 200,00 m.
- Attention : Cette phase est improductive mais incompressible.
- Comparaison : À la vitesse de l'aller, le retour durerait 4,80 min et le cycle s'allongerait de 3,00 min.
Remarque pédagogique : La vitesse de retour n'est pas limitée par la puissance de l'engin — la résistance totale y est négative, la gravité fait le travail — mais par ce qu'il est raisonnable de tenir en descente sur une piste de chantier. C'est une contrainte de sécurité, et elle varie donc avec l'état, la visibilité et l'encombrement de la piste bien plus qu'avec les caractéristiques de la machine.
Durée totale de roulage par cyclePourquoi fait-on ce calcul ? Parce que c'est la part du cycle qui dépend de la distance, et donc celle sur laquelle un changement de tracé agirait.
On additionne les deux durées de trajet, toutes deux exprimées en minutes.
- Substitution : On injecte 4,80 min et 1,80 min.
- Piège évité : Cette somme est insensible à une inversion des deux vitesses.
- Hypothèse validée : Les deux trajets se succèdent sans recouvrement.
- Vérification croisée : Le total doit être proportionnel à la distance, à vitesses inchangées.
- Finalité : Isoler la part variable du cycle.
Six minutes trente-six secondes de roulage pour un aller-retour de 2 400,00 m. Cette somme constitue la part variable du cycle : elle est proportionnelle à la distance, à vitesses inchangées, et doubler le trajet la doublerait. Elle possède aussi une propriété qui mérite d'être signalée, car elle rend un contrôle inopérant : elle est parfaitement insensible à une inversion des deux vitesses. Attribuer 40,00 km/h à l'aller et 15,00 au retour donnerait 1,80 puis 4,80 min, et exactement le même total de 6,60 min.
- Ordre de grandeur : 6,60 min de roulage par cycle.
- Impact sur la suite : C'est la part du cycle qui dépend de la distance.
- Cohérence : La vitesse moyenne du parcours complet vaut 363,64 m par minute.
- Attention : Ce total ne détecte pas une inversion des deux vitesses.
- Comparaison : Sur 1 800,00 m, le roulage atteindrait 9,90 min.
Remarque pédagogique : La vitesse moyenne sur le parcours complet — 2 400,00 m en 6,60 min, soit 363,64 m par minute ou 21,82 km/h — n'est pas la moyenne arithmétique des deux vitesses, qui vaudrait 27,50 km/h. C'est la moyenne harmonique, toujours inférieure, parce que l'engin passe plus de temps à la vitesse la plus faible. Confondre les deux surestimerait la performance de 26,04 pour cent.
Rapport des durées des deux trajetsPourquoi fait-on ce calcul ? Parce qu'il contrôle les deux durées par une voie qui n'emprunte ni la conversion d'unités ni la distance.
On divise la durée aller par la durée retour, et l'on compare au rapport des vitesses.
- Substitution : On injecte 4,80 min et 1,80 min.
- Piège évité : Ce rapport est l'inverse de celui des vitesses, non son égal.
- Hypothèse validée : Les deux trajets couvrent la même distance.
- Vérification croisée : 40,00 divisé par 15,00 doit donner exactement 2,6667.
- Finalité : Valider les deux durées par une voie indépendante.
La montée en charge dure exactement 2,6667 fois la descente à vide. Le contrôle est concluant : le rapport des vitesses, 40,00 divisé par 15,00, donne la même valeur. Cette concordance valide les deux durées par une voie qui n'emprunte ni la conversion d'unités ni la distance — elle resterait vérifiée même si le facteur 0,06 avait été mal appliqué, puisque la même erreur affecterait les deux termes du rapport. Ce contrôle est donc puissant, mais il faut connaître sa limite : une inversion des deux vitesses le laisserait passer, en donnant simplement 0,3750 au lieu de 2,6667.
- Ordre de grandeur : 2,6667, identique au rapport des vitesses.
- Impact sur la suite : Les deux durées sont validées : le cycle peut être établi.
- Cohérence : Le produit de ce rapport par l'inverse du rapport des vitesses vaut l'unité.
- Attention : Ce contrôle ne détecte pas une inversion des deux vitesses.
- Comparaison : Avec les vitesses inversées, il donnerait 0,3750.
Remarque pédagogique : Aucun contrôle numérique ne remplace le raisonnement physique. Le rapport des durées valide l'arithmétique, la somme des trajets valide l'ordre de grandeur, mais ni l'un ni l'autre ne dit qu'un engin chargé remontant une pente ne peut pas aller plus vite qu'à vide en descente. Cette vérification-là ne s'écrit pas, elle se pense.
"Le cycle est le dénominateur de toute la production : c'est lui qui dira combien de tours l'engin peut boucler dans une heure. L'addition est simple, mais je veux surtout savoir de quoi ce cycle est fait — quelle part revient au roulage, qui dépend de la distance, et quelle part revient aux temps fixes, qui n'en dépendent pas. Cette répartition est ce qui décide du domaine d'emploi d'une décapeuse, et elle change complètement selon la longueur de la piste."
- Observation : Les temps fixes de 2,00 min couvrent le chargement, le déchargement et les manœuvres d'un seul engin.
- Analyse du risque : L'efficience est donnée en minutes par heure : la cadence se calcule donc sur 50,00 min, non sur 60,00.
- Choix stratégique : Je chiffre la part des temps fixes, seul indicateur qui dise si la distance est bien choisie pour cet engin.
- Alternative : J'examine comment cette part évolue avec la distance : c'est ce qui justifie l'emploi d'une décapeuse plutôt que d'un autre matériel.
- Objectif visé : Obtenir la cadence effective, base directe du calcul de production.
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Un cycle d'engin se compose de deux natures de durées : celles qui dépendent de la distance et celles qui n'en dépendent pas. C'est le rapport entre les deux qui détermine à quelle distance un matériel donné devient économiquement pertinent.
Trois relations organisent cette étape : la somme des composantes du cycle, la cadence effective qui en découle, et la part que chaque nature de durée y occupe.
Temps de cycle complet :Il somme les deux trajets et les temps fixes, tous exprimés en minutes.
Parce que le cycle est une séquence : les phases se succèdent sans se recouvrir. Cette simplicité est propre à un engin qui travaille seul — une décapeuse charge elle-même, sans dépendre d'une chargeuse, et son cycle ne comporte donc aucune attente imposée par un autre matériel.
- T indice c : durée d'un cycle complet, unité : min
- T indice a et T indice r : durées des deux trajets, part variable, unité : min
- T indice f : temps fixes cumulés, indépendants de la distance, unité : min
- Nature de la somme : phases successives, sans recouvrement, unité : sans objet
- Ce qui n'y figure pas : les attentes et les interruptions horaires, unité : sans objet
Elle rapporte le temps réellement disponible dans l'heure à la durée d'un cycle.
Parce que l'efficience est fournie ici directement en minutes par heure : sur une heure de présence, l'engin ne dispose que de cinquante minutes pour enchaîner ses tours. L'introduire dès la cadence évite d'annoncer un nombre de cycles qui n'existe sur aucun chantier, et donne d'emblée une grandeur planifiable.
- N : nombre de cycles réalisés en une heure de présence, unité : cycles par heure
- E : temps productif disponible dans l'heure, unité : min/h
- T indice c : durée d'un cycle complet, unité : min
- Caractère du résultat : non entier, un cycle pouvant chevaucher deux heures, unité : sans objet
- Ce que N n'est pas : une production, faute de volume associé, unité : sans objet
Elle rapporte le roulage ou les temps fixes à la durée totale du cycle.
Parce qu'elle indique où porter l'effort d'optimisation. Si le roulage domine, c'est la piste et la distance qu'il faut travailler ; si les temps fixes dominent, ce sont les zones de chargement et de déversement. Sans cette répartition, l'optimisation se fait à l'aveugle.
- psi : part de la nature de durée considérée, unité : pour cent
- T indice i : durée de la nature considérée, roulage ou temps fixes, unité : min
- T indice c : durée du cycle complet, unité : min
- Somme des parts : cent pour cent, unité : pour cent
- Sensibilité : varie fortement avec la distance de transport, unité : sans objet
"Beaucoup d'étudiants oublient les temps fixes, ou calculent la cadence sur soixante minutes..."
- Les temps fixes oubliés, chiffrés : Sommer les seuls trajets donnerait un cycle de 6,60 min et une cadence de 7,5758 cycles par heure au lieu de 5,8140, soit une surestimation de 30,30 %. L'erreur se propagerait intégralement à la production et au coût unitaire. Les 2,00 min de temps fixes ne représentent pourtant qu'un peu moins du quart du cycle : c'est dire à quel point un dénominateur trop court se paie cher.
- La cadence rapportée à soixante minutes, chiffrée : Diviser 60,00 par 8,60 donnerait 6,9767 cycles par heure au lieu de 5,8140, soit 20,00 % de plus — exactement le rapport de 60,00 à 50,00. Ce n'est une erreur que si l'on s'arrête là : appliquer ensuite le coefficient d'efficience redonnerait le bon résultat. Les deux chemins sont équivalents, mais annoncer 6,9767 comme une cadence de chantier ne l'est pas.
- La part des temps fixes dépend entièrement de la distance : Sur les 1 200,00 m de l'étude, les temps fixes occupent 23,26 % du cycle. Sur 600,00 m, le cycle tomberait à 5,30 min et cette part monterait à 37,74 % ; sur 2 400,00 m, le cycle atteindrait 15,20 min et elle descendrait à 13,16 %. Autrement dit, plus la piste est longue, mieux les temps fixes sont amortis.
- Pourquoi ce constat justifie l'emploi d'une décapeuse : Le GTR 2024, fascicule 1, décrit cet engin comme un « motor-scraper, engin d'extraction en couches minces par excellence », mode d'extraction qui consomme nécessairement du temps de chargement. Un matériel à temps fixes élevés n'est rentable que si la distance permet de les diluer : c'est précisément ce que le calcul montre, et c'est ce qui range la décapeuse parmi les engins de moyenne à longue distance. Sur un trajet court, un autre matériel serait plus adapté.
- La bonne méthode : Lister les trois phases avec leur durée en minutes, additionner, contrôler que le total dépasse la somme des trajets, puis diviser le temps réellement disponible par ce cycle et vérifier que le produit redonne cinquante minutes.
Exécution de la Note de Calculs
- T indice a, T indice r et T indice f : durées des phases, exprimées en min
- T indice c : somme de trois durées, exprimée en min
- E : temps productif par heure de présence, exprimé en min/h
- N : minutes par heure divisées par des minutes, exprimé en cycles par heure
- psi : quotient de deux durées multiplié par cent, exprimé en pour cent
Le calcul se déroule en quatre temps . On somme les trois phases, on en déduit la cadence effective, puis on établit la part du roulage et celle des temps fixes .
1. Résolution Numérique Temps de cycle completPourquoi fait-on ce calcul ? Parce que c'est le dénominateur de toute la productivité de l'atelier.
On additionne les deux durées de trajet et les temps fixes, tous exprimés en minutes.
- Substitution : On injecte 4,80 min, 1,80 min et 2,00 min.
- Piège évité : Les temps fixes figurent bien dans la somme.
- Hypothèse validée : Phases successives, aucune attente imposée par un autre engin.
- Vérification croisée : Le total doit excéder les 6,60 min de roulage.
- Finalité : Obtenir la durée d'un tour complet.
Huit minutes trente-six secondes pour un tour complet. Le contrôle est satisfait : le total dépasse bien les 6,60 min de roulage, des deux minutes consacrées au chargement, au déversement et aux manœuvres. Cette durée est la respiration de l'atelier — c'est l'intervalle qui sépare deux bennes déversées au remblai, et c'est elle qui permettra de dimensionner la flotte si un seul engin ne suffisait pas. Il faut noter que sur ces 8,60 min, seules 4,80 voient du matériau progresser vers sa destination.
- Ordre de grandeur : 8,60 min, soit un peu plus de huit minutes et demie.
- Impact sur la suite : C'est le dénominateur de la cadence, de la production et du coût unitaire.
- Cohérence : Le total excède bien les 6,60 min de roulage.
- Attention : Aucune attente n'est comptée : l'engin est supposé autonome.
- Comparaison : Sur 600,00 m, le cycle tomberait à 5,30 min.
Remarque pédagogique : L'additivité simple des phases tient à ce que la décapeuse charge elle-même. La norme ISO 6165 en fait d'ailleurs une famille distincte du tombereau, lequel dépend d'un engin de chargement. Dès qu'un atelier associe deux machines, des attentes apparaissent, et le cycle cesse d'être une simple somme : il faut alors raisonner sur l'engin qui impose sa cadence à l'ensemble.
Cadence effective de cyclesPourquoi fait-on ce calcul ? Parce qu'il traduit le cycle en nombre de tours réellement bouclés dans une heure de présence.
On divise le temps réellement disponible dans l'heure par la durée d'un cycle.
- Substitution : On injecte 50,00 min/h et 8,60 min.
- Piège évité : Le numérateur est l'efficience, non les soixante minutes de l'heure.
- Hypothèse validée : Efficience représentative de l'organisation du chantier.
- Vérification croisée : Le produit de la cadence par 8,60 min doit redonner 50,00 min.
- Finalité : Obtenir le nombre de tours horaires réellement bouclés.
Un peu moins de six tours par heure de présence. Le caractère non entier du résultat n'est pas une imprécision : un cycle peut chevaucher deux heures consécutives, et arrondir fausserait la production sans rien apporter. Il faut souligner que ce nombre n'est pas une production — il compte des répétitions. Le transformer en mètres cubes exigera de connaître le volume transporté à chaque tour, et ce volume devra être exprimé dans l'unité du métré, non dans celle de la benne.
- Ordre de grandeur : 5,8140 cycles/h de présence.
- Impact sur la suite : Cette cadence sera multipliée par le volume en place par cycle.
- Cohérence : 5,8140 multiplié par 8,60 min redonne bien 50,00 min.
- Attention : Une cadence n'est pas un rendement : il lui manque un volume.
- Comparaison : Rapportée à soixante minutes, elle afficherait 6,9767 cycles/h.
Remarque pédagogique : La relation entre cadence et temps de cycle étant inverse, un gain de temps se répercute d'autant plus fortement que le cycle est déjà court. Réduire le cycle d'une minute ferait ici passer la cadence de 5,8140 à 6,5789 tours par heure, soit 13,16 % de plus — pour soixante secondes gagnées à chaque tour.
Part du roulage dans le cyclePourquoi fait-on ce calcul ? Parce qu'il indique si l'optimisation doit porter sur la piste ou sur les zones de chargement.
On rapporte la durée totale de roulage à la durée du cycle.
- Substitution : On injecte 6,60 min et 8,60 min.
- Piège évité : Le roulage comprend les deux trajets, aller et retour.
- Hypothèse validée : Distance identique dans les deux sens.
- Vérification croisée : Six virgule six sur huit virgule six : l'ordre de grandeur attendu dépasse les trois quarts.
- Finalité : Identifier le levier dominant d'optimisation.
Plus des trois quarts du cycle se jouent sur la piste. La conclusion opérationnelle est nette : à cette distance, c'est la piste qu'il faut travailler en priorité — son état de surface, son profil, sa largeur aux croisements — et non les zones de chargement. Une amélioration de dix pour cent sur les vitesses de roulage gagnerait 0,66 min sur le cycle, quand la même amélioration relative sur les temps fixes n'en gagnerait que 0,20. Le rapport entre les deux leviers est de plus de trois à un.
- Ordre de grandeur : 76,74 %, soit plus des trois quarts du cycle.
- Impact sur la suite : L'optimisation doit porter sur la piste.
- Cohérence : Elle se complète à cent pour cent par la part des temps fixes.
- Attention : Cette part varie fortement avec la distance de transport.
- Comparaison : Sur 600,00 m, elle tomberait à 62,26 %.
Remarque pédagogique : Un gain relatif ne produit pas le même effet selon la phase sur laquelle il porte : dix pour cent gagnés sur une phase qui occupe les trois quarts du cycle valent trois fois plus que dix pour cent gagnés sur une phase qui n'en occupe qu'un quart. C'est la règle la plus simple et la plus souvent oubliée de l'optimisation d'atelier.
Part des temps fixes dans le cyclePourquoi fait-on ce calcul ? Parce que c'est cette part qui détermine si la distance retenue convient au matériel choisi.
On rapporte les temps fixes à la durée du cycle.
- Substitution : On injecte 2,00 min et 8,60 min.
- Piège évité : Cette part n'est pas une caractéristique de l'engin : elle dépend de la distance.
- Hypothèse validée : Temps fixes indépendants de la longueur de la piste.
- Vérification croisée : La somme avec la part du roulage doit valoir cent pour cent.
- Finalité : Vérifier que la distance convient au matériel retenu.
Moins d'un quart du cycle est consacré au chargement, au déversement et aux manœuvres. Le contrôle est immédiat : 76,74 plus 23,26 font exactement cent pour cent. Cette valeur dépend entièrement de la distance, et la comparaison est éclairante : sur 600,00 m elle atteindrait 37,74 %, sur 2 400,00 m elle tomberait à 13,16 %. La décapeuse est donc bien employée ici — ses temps fixes, inhérents à l'extraction en couches minces, sont correctement amortis par la longueur de la piste. Sur un trajet court, ils domineraient le cycle et un autre matériel serait préférable.
- Ordre de grandeur : 23,26 %, soit moins d'un quart du cycle.
- Impact sur la suite : La distance retenue convient à ce matériel.
- Cohérence : Les deux parts totalisent exactement cent pour cent.
- Attention : Cette part n'est pas une caractéristique de l'engin.
- Comparaison : 37,74 % sur 600,00 m, 13,16 % sur 2 400,00 m.
Remarque pédagogique : C'est ce mécanisme d'amortissement qui définit le domaine d'emploi d'un matériel. Un engin à temps fixes élevés — et le GTR 2024, fascicule 1, rappelle que la décapeuse est l'« engin d'extraction en couches minces par excellence », mode d'extraction qui prend du temps — n'est rentable que si la distance permet de diluer ces temps. Choisir un matériel, c'est d'abord vérifier que sa structure de cycle correspond à la géométrie du chantier.
"La benne annoncée contient 18,50 m³, mais ce n'est pas ce que le métré comptera. Le matériau y est foisonné — arraché au terrain, il a gonflé —, tandis que le déblai se règle en mètres cubes en place. Je dois donc convertir avant de multiplier par la cadence, et non l'inverse. Je calculerai aussi la production sur une heure pleine, pour chiffrer exactement ce que les interruptions coûtent."
- Observation : La capacité annoncée est un volume foisonné : c'est cette qualification qui commande le sens de la conversion.
- Analyse du risque : Employer les 18,50 m³ directement gonflerait la production du coefficient de foisonnement tout entier.
- Choix stratégique : Je calcule aussi la production théorique, sur soixante minutes, pour isoler le coût des interruptions.
- Alternative : J'exprime la perte en mètres cubes par heure, unité que le chantier comprend mieux qu'un coefficient.
- Objectif visé : Livrer une production dans l'unité du métré, seule comparable aux quantités du marché.
Voir uniquement le résultat final (Auto-évaluation)
Une production est le produit d'une cadence par un volume unitaire. Toute la difficulté tient à l'unité de ce volume : celle de la fiche technique n'est pas celle du métré.
Trois relations organisent cette étape : la conversion de la benne, la production effective, et la production théorique qui sert de plafond.
Volume en place transporté par cycle :Il ramène la capacité de benne, exprimée en foisonné, à l'unité du métré.
Parce que le coefficient de foisonnement est défini comme le rapport du volume foisonné au volume en place : isoler le second revient à diviser le premier. Le sens de l'opération ne relève d'aucune convention — il découle de la définition elle-même.
- C indice p : volume en place transporté par cycle, unité : m³
- C indice L : capacité de la benne, en volume foisonné, unité : m³
- c indice f : coefficient de foisonnement, supérieur à l'unité, unité : sans dimension
- Origine du coefficient : dossier géotechnique du projet, unité : sans objet
- Unité de règlement associée : le mètre cube en place, unité : m³
Elle multiplie la cadence effective par le volume en place transporté à chaque tour.
Parce qu'une production est un volume par unité de temps : il suffit de compter les tours de l'heure et de multiplier par ce que chacun transporte. L'efficience ayant déjà été introduite dans la cadence, le résultat est directement la production planifiable.
- P : production horaire effective, unité : m³/h en place
- N : cadence effective de cycles, unité : cycles par heure
- C indice p : volume en place par cycle, unité : m³
- Efficience : déjà contenue dans la cadence, unité : sans objet
- Usage : planning et dimensionnement de flotte, unité : sans objet
Elle rapporte le même volume à une heure pleine de cycles enchaînés.
Parce qu'elle fournit le plafond que l'engin ne peut pas dépasser dans ces conditions, et surtout parce que sa comparaison avec la production effective chiffre exactement ce que l'organisation du chantier coûte — information qu'un coefficient sans dimension ne donne pas.
- P indice th : production horaire théorique, unité : m³/h en place
- Le nombre soixante : durée d'une heure pleine, unité : min/h
- T indice c : durée d'un cycle complet, unité : min
- C indice p : volume en place par cycle, unité : m³
- Nature du résultat : plafond théorique, jamais atteint, unité : sans objet
"Beaucoup d'étudiants emploient la capacité de benne telle quelle, ou multiplient par le coefficient de foisonnement..."
- La capacité de benne employée telle quelle, chiffrée : Multiplier la cadence par 18,50 m³ donnerait une production de 107,56 m³/h au lieu de 86,05, soit exactement 25,00 % de trop — l'effet du coefficient de foisonnement tout entier. Une production ainsi exprimée ne serait comparable à aucun métré, puisque le déblai se règle au mètre cube en place, et le coût unitaire qui en découlerait serait sous-estimé d'un cinquième.
- La multiplication au lieu de la division, chiffrée : Multiplier les 18,50 m³ par 1,25 donnerait 23,125 m³ par cycle, c'est-à-dire un volume de terrain supérieur à la contenance de la benne. Cette erreur se détecte sans aucun calcul de vérification : elle reviendrait à affirmer que l'engin transporte plus de terrain qu'il n'a de place.
- L'efficience appliquée deux fois : La cadence de 5,8140 tours par heure a été établie sur les 50,00 minutes réellement disponibles : l'efficience y figure déjà. Lui appliquer de nouveau le rapport de 50,00 à 60,00 donnerait 71,71 m³/h au lieu de 86,05, soit 16,67 % de moins. Une correction ne s'applique qu'une fois, et il faut savoir à quel niveau elle a été introduite.
- Ce que la production théorique dit et ne dit pas : Les 103,26 m³/h ne sont pas une prévision mais un plafond, et leur écart avec la production effective — 17,21 m³/h, soit 16,67 % — chiffre l'enjeu de l'organisation du chantier. Il faut cependant se garder d'en conclure que ces mètres cubes sont récupérables : le coefficient d'efficience regroupe des interruptions de natures très différentes, dont certaines sont réglementaires et d'autres inévitables.
- La bonne méthode : Diviser la capacité de benne par le coefficient de foisonnement, vérifier que le résultat est plus petit, multiplier par la cadence effective, et contrôler que l'efficience n'a été introduite qu'une fois.
Exécution de la Note de Calculs
- C indice L : capacité de benne en volume foisonné, exprimée en m³
- c indice f : rapport de deux volumes du même matériau, exprimé sans dimension
- C indice p : volume en place par cycle, exprimé en m³
- N : nombre de tours horaires, exprimé en cycles par heure
- P : volume par unité de temps, exprimé en m³/h
Le calcul se déroule en quatre temps . On convertit la benne en volume en place, on en déduit la production effective, puis la production théorique et la perte que l'efficience représente .
1. Résolution Numérique Volume en place transporté par cyclePourquoi fait-on ce calcul ? Parce que le déblai se règle en volume en place, non en volume de benne.
On divise la capacité de benne, exprimée en foisonné, par le coefficient de foisonnement.
- Substitution : On injecte 18,50 m³ et 1,25.
- Piège évité : L'opération est une division : le volume en place est plus petit.
- Hypothèse validée : Benne remplie à sa capacité nominale, volume annoncé en foisonné.
- Vérification croisée : Diviser par 1,25 revient à multiplier par 0,80.
- Finalité : Obtenir le volume dans l'unité du métré.
Quatorze mètres cubes quatre-vingts de terrain enlevés à chaque tour, pour une benne de dix-huit mètres cubes cinquante. Le contrôle de sens est satisfait : le résultat est bien inférieur à la capacité annoncée, comme l'exige le foisonnement. La différence, 3,70 m³ par cycle, ne correspond à aucune matière — c'est de l'air introduit par l'extraction, soit 20,00 % du volume transporté. C'est ce volume en place, et lui seul, que le métré comptera et que le marché réglera.
- Ordre de grandeur : 14,80 m³, soit quatre cinquièmes de la benne.
- Impact sur la suite : C'est ce volume qui sera multiplié par la cadence.
- Cohérence : 14,80 multiplié par 1,25 redonne bien 18,50 m³.
- Attention : Les 3,70 m³ d'écart sont des vides, non de la matière.
- Comparaison : Avec un coefficient de 1,40, le volume en place tomberait à 13,21 m³.
Remarque pédagogique : La règle de communication qui découle de ce calcul mérite d'être appliquée sans exception : on n'annonce jamais un volume sans préciser son état. Dire « 18,50 m³ foisonnés » et « 14,80 m³ en place » évite un malentendu qui, sur un grand chantier, se chiffre en dizaines de milliers de mètres cubes.
Production horaire effectivePourquoi fait-on ce calcul ? Parce que c'est la valeur que le planning retiendra et à partir de laquelle le coût unitaire sera établi.
On multiplie la cadence effective par le volume en place transporté à chaque tour.
- Substitution : On injecte 5,8140 cycles/h et 14,80 m³.
- Piège évité : L'efficience est déjà dans la cadence : on ne l'applique pas une seconde fois.
- Hypothèse validée : Un seul engin, sans file d'attente à la zone de chargement.
- Vérification croisée : Près de six tours de quinze mètres cubes : l'ordre de grandeur attendu approche quatre-vingt-dix.
- Finalité : Obtenir la production planifiable.
Environ quatre-vingt-six mètres cubes en place par heure de présence. Ce chiffre est le produit de trois grandeurs qui relèvent de trois domaines distincts : la cadence, qui vient de la piste et de la cinématique de l'engin ; le volume par cycle, qui vient de la benne et du foisonnement du matériau ; l'efficience, qui vient de l'organisation du chantier. Il permet immédiatement de dimensionner : un ouvrage de 100 000,00 m³ demanderait environ 1 162 heures de production pour un seul engin, chiffre à partir duquel se décide la taille de la flotte.
- Ordre de grandeur : 86,05 m³/h de matériau en place.
- Impact sur la suite : C'est cette valeur qui donnera le coût unitaire.
- Cohérence : Le résultat s'exprime bien en mètres cubes en place par heure.
- Attention : Calculée sur la benne, la production afficherait 107,56 m³/h.
- Comparaison : Pour 100 000,00 m³, il faudrait environ 1 162 heures avec un seul engin.
Remarque pédagogique : Le GTR 2024, fascicule 1, décrit le rythme de production comme évaluable « à partir du nombre, de la charge moyenne, des coefficients de foisonnement et contrefoisonnement, et de la durée du cycle ». Les quatre termes se retrouvent exactement ici. Le guide se garde en revanche de fournir la moindre valeur : ce sont des données de chantier, à mesurer, non des constantes à recopier.
Production horaire théoriquePourquoi fait-on ce calcul ? Parce qu'il fixe le plafond de l'engin et sert de référence pour chiffrer l'enjeu de l'organisation.
On reprend le même calcul en remplaçant l'efficience par les soixante minutes de l'heure.
- Substitution : On injecte 60 min/h, 8,60 min et 14,80 m³.
- Piège évité : Ce résultat est un plafond, jamais une prévision.
- Hypothèse validée : Cycles enchaînés sans interruption pendant l'heure entière.
- Vérification croisée : Le rapport à la production effective doit valoir 60 sur 50, soit 1,20.
- Finalité : Disposer d'une référence pour mesurer la perte.
Un peu plus de cent trois mètres cubes par heure si l'engin ne s'arrêtait jamais. Le contrôle est exact : le rapport à la production effective vaut 103,26 sur 86,05, soit 1,20, c'est-à-dire précisément le rapport de soixante à cinquante minutes. Cette valeur n'a de sens que comme plafond — aucune heure de chantier ne présente la continuité qu'elle suppose —, mais elle a une utilité concrète : elle permet de savoir jusqu'où une amélioration de l'organisation pourrait porter, et donc de comparer ce levier à celui du matériel.
- Ordre de grandeur : 103,26 m³/h, plafond de production.
- Impact sur la suite : L'écart avec la production effective chiffre l'enjeu de l'organisation.
- Cohérence : Le rapport à la production effective vaut bien 1,20.
- Attention : Ce chiffre est un plafond et ne doit jamais figurer à un planning.
- Comparaison : La production effective n'en représente que 83,33 %.
Remarque pédagogique : Le plafond théorique intègre déjà l'improductivité du cycle — le retour à vide et les manœuvres y figurent, puisque la cadence en tient compte. Ce qu'il n'intègre pas, c'est l'improductivité de l'heure. Distinguer ces deux niveaux évite le double abattement, erreur qui coûterait ici 16,67 pour cent de production.
Perte de production due à l'efficiencePourquoi fait-on ce calcul ? Parce qu'un coefficient ne parle pas au chantier, alors qu'un nombre de mètres cubes perdus par heure lui parle immédiatement.
On retranche la production effective de la production théorique.
- Substitution : On injecte 103,26 m³/h et 86,05 m³/h.
- Piège évité : Cette perte relève de l'organisation, non de la performance de la machine.
- Hypothèse validée : Efficience constante sur la durée du chantier.
- Vérification croisée : La perte relative doit valoir 10 sur 60, soit 16,67 pour cent.
- Finalité : Chiffrer l'enjeu de l'organisation en mètres cubes.
Dix-sept mètres cubes perdus chaque heure, soit 16,67 % du plafond. Le contrôle est exact : dix minutes perdues sur soixante représentent bien un sixième. Ce chiffre mérite d'être rapproché de ce qu'un autre levier apporterait : récupérer dix-sept mètres cubes par heure en agissant sur le matériel supposerait une benne nettement plus grande ou un cycle sensiblement plus court, alors que la même quantité se joue ici sur l'organisation de l'heure. La comparaison mérite d'être posée avant tout renforcement de flotte — mais sans oublier qu'une partie de ces interruptions n'est pas évitable.
- Ordre de grandeur : 17,21 m³/h, soit 16,67 % du plafond.
- Impact sur la suite : Cette perte se retrouvera directement dans le coût unitaire.
- Cohérence : Dix minutes perdues sur soixante font bien un sixième.
- Attention : Toutes ces interruptions ne sont pas évitables.
- Comparaison : Porter l'efficience à 55,00 min/h récupérerait 8,60 m³/h.
Remarque pédagogique : Exprimer l'efficience en minutes par heure plutôt qu'en coefficient sans dimension présente un avantage décisif : le paramètre devient vérifiable. Un chef de chantier peut chronométrer une heure de travail et compter les minutes réellement productives ; il ne peut pas mesurer directement un coefficient de 0,8333.
"Le coût horaire est fixe : l'engin coûte 150,00 euros qu'il produise beaucoup ou peu. Ce que je paie réellement, c'est donc le mètre cube, et il ne dépend que de la production. Reste à savoir sur quel levier agir : raccourcir le cycle, ou gagner des minutes utiles dans l'heure. Je vais chiffrer les deux, car l'intuition se trompe régulièrement sur l'ampleur des effets."
- Observation : Le coût horaire est indépendant de la production : c'est un coût de mobilisation.
- Analyse du risque : Confondre gain de production et baisse de coût : les deux pourcentages ne sont pas égaux.
- Choix stratégique : J'écris le coût sous sa forme développée pour lire directement les dépendances.
- Alternative : Je calcule aussi le coût d'un cycle, chiffre qui parle immédiatement à la conduite de chantier.
- Objectif visé : Livrer un prix au mètre cube et une hiérarchie chiffrée des leviers d'amélioration.
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Lorsqu'un engin est mobilisé à l'heure, la dépense ne dépend pas de ce qu'il produit. Le prix du mètre cube est donc entièrement commandé par la production, ce qui rend son étude de sensibilité particulièrement lisible.
Trois relations suffisent : la définition du coût unitaire, sa forme développée qui révèle les dépendances, et le coût d'un cycle.
Coût unitaire de production :Il rapporte la dépense horaire au volume produit dans cette même heure.
Parce que l'engin est facturé au temps de mise à disposition, non à la quantité livrée : la dépense d'une heure est connue d'avance, et il suffit de la répartir sur ce que cette heure a produit.
- c indice u : coût unitaire de production, unité : euros par m³ en place
- C indice H : coût horaire de l'engin, conducteur compris, unité : euros par heure
- P : production horaire effective, unité : m³/h en place
- Nature du numérateur : dépense fixe, indépendante de la production, unité : euros par heure
- Périmètre : engin seul, hors frais généraux et marge, unité : sans objet
Elle remplace la production par ses composantes et rend les dépendances lisibles.
Parce qu'elle montre, sans aucun calcul supplémentaire, que le coût unitaire est proportionnel au temps de cycle et inversement proportionnel à l'efficience. Une étude de sensibilité se lit alors directement sur la forme de l'expression, ce qui évite d'avoir à recalculer pour comprendre.
- C indice H : coût horaire de l'engin, unité : euros par heure
- T indice c : temps de cycle, au numérateur donc proportionnel, unité : min
- E : temps utile par heure, au dénominateur donc inversement proportionnel, unité : min/h
- C indice p : volume en place par cycle, au dénominateur, unité : m³
- Lecture directe : sensibilité exacte à chaque paramètre, unité : sans objet
Il répartit la dépense horaire sur le nombre de tours réalisés dans l'heure.
Parce que le cycle est l'unité que la conduite de chantier observe directement : lui attacher un prix rend immédiatement perceptible ce que coûte un tour manqué, une attente au chargement ou une manœuvre supplémentaire.
- c indice cy : coût d'un cycle complet, unité : euros par cycle
- C indice H : coût horaire de l'engin, unité : euros par heure
- N : cadence effective, unité : cycles par heure
- Contenu implicite : quote-part des dix minutes improductives, unité : sans objet
- Contrôle associé : rapport au volume par cycle égal au coût unitaire, unité : euros par m³
"On lit souvent qu'un gain de dix pour cent sur le temps de cycle augmente la production d'environ dix pour cent et diminue le coût unitaire d'autant..."
- La production ne gagne pas dix pour cent, mais 11,11 pour cent : Un cycle ramené de 8,60 à 7,74 minutes porte la cadence à 6,4599 tours par heure et la production à 95,61 m³/h. Le rapport à la production initiale vaut 95,61 sur 86,05, soit 1,1111 : le gain est de 11,11 % et non de 10,00 %. La raison est que le temps de cycle figure au dénominateur de la cadence : le diviser par 0,90 revient à multiplier la production par 1 sur 0,90.
- Le coût unitaire, lui, baisse d'exactement dix pour cent : Il passe de 1,74 à 1,57 euro par mètre cube. La forme développée l'annonçait : le temps de cycle y figure au numérateur, donc la proportionnalité est directe et le pourcentage se transpose sans correction. Les deux pourcentages diffèrent alors même qu'ils décrivent la même modification : l'un s'applique à une grandeur proportionnelle, l'autre à son inverse.
- L'affirmation courante est donc fausse sur un point et vraie sur l'autre : Elle sous-estime le gain de production de 1,11 point et énonce correctement la baisse de coût. Cette dissymétrie n'est pas anecdotique : sur un chantier de 100 000,00 m³, la production atteint 95,61 m³/h au lieu des 94,65 m³/h qu'un gain de 10,00 % laisserait attendre, ce qui représente environ 11 heures d'engin de moins, soit près de 1 600,00 euros.
- Le second levier produit un effet de même ampleur : Une efficience ramenée de 50,00 à 45,00 minutes par heure — cinq minutes perdues, soit 10,00 % — fait chuter la production à 77,44 m³/h et monte le coût unitaire à 1,94 euro, soit 11,11 % de plus. L'efficience figurant au dénominateur de la forme développée, la variation du coût suit exactement la même loi inverse que celle de la production dans le cas précédent.
- La bonne méthode : Repérer sur la forme développée si le paramètre modifié est au numérateur ou au dénominateur, appliquer la proportionnalité directe dans le premier cas et l'inverse dans le second, puis vérifier par un calcul complet.
Exécution de la Note de Calculs
- C indice H : dépense par heure de mobilisation, exprimée en euros par heure
- P : volume produit par heure, exprimé en m³/h en place
- c indice u : rapport des deux, exprimé en euros par m³
- N : nombre de tours horaires, exprimé en cycles par heure
- c indice cy : dépense par tour, exprimée en euros par cycle
Le calcul se déroule en quatre temps . On établit le coût unitaire, puis le coût d'un cycle, avant de chiffrer les deux sensibilités qui hiérarchisent les leviers .
1. Résolution Numérique Coût unitaire de productionPourquoi fait-on ce calcul ? Parce que c'est le seul chiffre qui permette de comparer cette solution à une autre.
On divise le coût horaire par la production horaire effective établie à la question précédente.
- Substitution : On injecte 150,00 euros/h et 86,05 m³/h.
- Piège évité : On emploie la production effective, non le plafond théorique.
- Hypothèse validée : Coût horaire tout compris, conducteur et consommables inclus.
- Vérification croisée : La forme développée doit redonner la même valeur.
- Finalité : Obtenir un prix au mètre cube en place.
Un euro soixante-quatorze le mètre cube de terrain enlevé. Le contrôle par la forme développée confirme la valeur : 150,00 multiplié par 8,60 puis divisé par le produit de 50,00 et 14,80 donne 1 290 sur 740, soit 1,7432. Ce prix ne couvre que la décapeuse : ni le bouteur d'assistance au chargement, ni le compactage, ni l'encadrement, ni les installations de chantier, ni la marge n'y figurent. Il constitue une base de sous-détail, non un prix de bordereau.
- Ordre de grandeur : 1,74 euro par m³ en place.
- Impact sur la suite : C'est la référence des deux études de sensibilité.
- Cohérence : La forme développée redonne bien 1,7432.
- Attention : Ce prix couvre le seul engin, hors frais généraux et marge.
- Comparaison : Calculé sur le plafond théorique, il tomberait à tort à 1,45 euro.
Remarque pédagogique : Ce prix est un coût de mobilisation d'engin, à ne pas confondre avec un prix de transport de déblais. L'article 6.11 du fascicule 2 du CCTG réserve à ces derniers un régime propre, les prix étant « établis à l'hectomètre ou au kilomètre ». La distinction commande la structure du bordereau.
Coût d'un cycle completPourquoi fait-on ce calcul ? Parce que le cycle est l'unité que la conduite de chantier observe, et qu'un prix par tour se retient mieux qu'un prix au mètre cube.
On répartit la dépense horaire sur le nombre de tours effectivement réalisés dans l'heure.
- Substitution : On injecte 150,00 euros/h et 5,8140 cycles/h.
- Piège évité : On emploie la cadence effective : le prix ainsi obtenu porte sa quote-part d'attente.
- Hypothèse validée : Tous les cycles sont réputés identiques.
- Vérification croisée : Divisé par 14,80 m³, il doit redonner le coût unitaire.
- Finalité : Chiffrer ce que coûte un tour manqué.
Vingt-cinq euros quatre-vingts par aller-retour. Le contrôle est exact : 25,80 divisé par 14,80 m³ redonne 1,7432 euro par mètre cube. Ce chiffre a une vertu de conduite de chantier : il permet d'annoncer qu'une attente équivalente à un cycle coûte près de vingt-six euros, et que dix tours manqués dans une journée en coûtent deux cent cinquante-huit. Ce sont des ordres de grandeur qu'un conducteur de travaux retient et peut transmettre.
- Ordre de grandeur : 25,80 euros par cycle complet.
- Impact sur la suite : Il traduit en euros toute minute perdue.
- Cohérence : Rapporté aux 14,80 m³, il redonne bien 1,74 euro par m³.
- Attention : Il inclut une quote-part des dix minutes improductives de l'heure.
- Comparaison : Le seul temps de cycle, sans cette quote-part, vaudrait 21,50 euros.
Remarque pédagogique : L'écart entre 25,80 et 21,50 euros n'est pas une incohérence : le premier chiffre répartit la dépense sur les seuls cycles réalisés, le second sur les soixante minutes de l'heure. Le premier est le bon pour raisonner en conduite de chantier, puisque c'est celui qui inclut le coût de l'attente.
Sensibilité à une réduction du temps de cyclePourquoi fait-on ce calcul ? Parce que l'affirmation courante selon laquelle production et coût varieraient du même pourcentage doit être vérifiée.
On réduit le temps de cycle de dix pour cent, on recalcule la cadence, la production et le coût.
- Substitution : On injecte 7,74 min, soit 8,60 multiplié par 0,90.
- Piège évité : On ne transpose aucun pourcentage : on refait le calcul.
- Hypothèse validée : Volume par cycle et efficience inchangés.
- Vérification croisée : Le coût doit être exactement 0,90 fois le coût initial.
- Finalité : Chiffrer le levier du cycle.
Quatre-vingt-quinze mètres cubes soixante et un par heure, soit 11,11 % de plus. Le coût unitaire correspondant vaut 150,00 divisé par 95,61, soit 1,57 euro par mètre cube — exactement 0,90 fois le coût initial, donc 10,00 % de moins. Les deux pourcentages diffèrent parce que la production est inversement proportionnelle au temps de cycle tandis que le coût lui est directement proportionnel. Il resterait, sur un cas réel, à s'assurer que le cycle raccourci n'a pas été obtenu au prix d'une dégradation de l'efficience.
- Ordre de grandeur : 95,61 m³/h et 1,57 euro par m³.
- Impact sur la suite : Le levier du cycle est quantifié et devient comparable.
- Cohérence : Le rapport des coûts vaut exactement 0,90.
- Attention : Le gain de production est de 11,11 %, non de 10,00 %.
- Comparaison : Un cycle réduit de 20,00 % donnerait 25,00 % de production en plus.
Remarque pédagogique : La règle générale se lit sur la forme développée : un paramètre placé au numérateur du coût transmet son pourcentage tel quel ; placé au dénominateur, il le transmet sous forme inverse. Cette lecture dispense de recalculer pour prévoir le sens et l'ampleur d'un effet.
Sensibilité à une dégradation de l'efficiencePourquoi fait-on ce calcul ? Parce qu'il faut hiérarchiser les deux leviers avant de décider où porter l'effort.
On ramène l'efficience de 50,00 à 45,00 minutes par heure, toutes choses égales par ailleurs.
- Substitution : On injecte 45,00 min/h et 8,60 min.
- Piège évité : Cinq minutes perdues représentent 10,00 % du temps utile, non de l'heure.
- Hypothèse validée : Temps de cycle et volume par cycle inchangés.
- Vérification croisée : Le coût doit être exactement 50 sur 45 fois le coût initial.
- Finalité : Chiffrer le levier de l'organisation.
Un euro quatre-vingt-quatorze, soit 11,11 % de plus, pour cinq minutes perdues par heure. La production correspondante tombe à 77,44 m³/h. Le rapport des coûts vaut exactement 50,00 sur 45,00, ce que la forme développée annonçait puisque l'efficience y figure au dénominateur. La conclusion opérationnelle est nette : les deux leviers pèsent du même ordre — dix pour cent de cycle en moins valent, en euros, sensiblement ce que valent dix pour cent de temps utile en plus —, mais leur coût d'obtention diffère radicalement. Raccourcir le cycle suppose d'agir sur la piste ou le matériel ; gagner des minutes utiles relève de l'organisation, et se décide sans investissement.
- Ordre de grandeur : 1,94 euro par m³ pour 77,44 m³/h.
- Impact sur la suite : Les deux leviers sont désormais comparables chiffre en main.
- Cohérence : Le rapport des coûts vaut exactement 50 sur 45.
- Attention : Les paramètres ne sont pas indépendants en pratique.
- Comparaison : Une efficience portée à 55,00 min/h ramènerait le coût à 1,58 euro.
Remarque pédagogique : Une étude de sensibilité suppose de faire varier un seul paramètre à la fois. Dans la réalité, les leviers interagissent : une piste améliorée raccourcit le cycle mais peut aussi réduire les arrêts, et cumuler naïvement les deux gains conduirait à surestimer le résultat.
CYCLE D'UNE DÉCAPEUSE EN TERRASSEMENT
Checklist d'Auto-Évaluation
Avant de clore cet exercice, vérifiez que vous avez bien assimilé la démarche globale de conception :
La décapeuse boucle son cycle en 8,60 minutes, soit 5,8140 rotations par heure, et transporte 14,80 m³ en place à chaque tour. La production effective atteint 86,05 m³/h, contre 103,26 m³/h en théorique, et le coût unitaire 1,74 euro par mètre cube en place, le cycle complet revenant à 25,80 euros. Ces valeurs constituent une base de sous-détail pour le seul engin.
La pente de 4,00 % et la résistance au roulement de 3,00 % n'entrent dans aucun temps de transport : elles expliquent l'écart des vitesses, la résistance totale passant de + 7,00 % à la montée à - 1,00 % à la descente. L'étude fournit surtout la forme développée du coût unitaire, qui donne les sensibilités sans recalcul : le temps de cycle y figure au numérateur, l'efficience au dénominateur. Réduire le cycle de dix pour cent abaisse donc le coût de 10,00 % exactement, mais élève la production de 11,11 % — dissymétrie qu'une lecture rapide inverse régulièrement.








