Calcul des Gisements Compensés d'un Cheminement
Fermer un polygone en angles — et découvrir qu'une fermeture angulaire parfaite ne dit rien de la fermeture linéaire
Contexte de l'Étude & Enjeux
Le Contexte : Un géomètre doit implanter plusieurs bornes nouvelles pour un projet d'aménagement. Il part d'un point connu, stationne successivement chaque sommet, et revient à son point de départ. Cette boucle n'est pas un caprice : c'est le seul moyen de contrôler ses propres mesures.
Un cheminement fermé offre en effet deux contrôles indépendants : la fermeture angulaire, qui teste les angles, et la fermeture linéaire, qui teste tout le reste. Les confondre — ou se contenter du premier — est l'erreur de raisonnement la plus répandue.
Quatre points à poser avant le premier calcul. Le dernier est celui qui décide de la valeur du levé :
-
La somme des angles est une contrainte, pas une mesure : dans un polygone à \( n \) sommets, elle vaut obligatoirement \( (n-2) \times 200 \) gon. L'écart à cette valeur est une erreur, jamais une propriété du terrain.
-
Le transport de gisement doit boucler : après un tour complet, on doit retomber exactement sur le gisement de départ. Ce contrôle attrape toute erreur de signe sur les 200 gon.
-
Chaque coordonnée partielle se contrôle par retour : les deux composantes d'un côté doivent restituer sa distance et son gisement. Un couple trigonométrique emprunté à un angle voisin ne survit pas à ce test.
-
Une bonne fermeture angulaire ne garantit rien : elle ne teste que les angles. Les distances, elles, n'entrent que dans la fermeture linéaire — et c'est là que se révèlent les incohérences les plus graves.
À partir du carnet de levé d'un cheminement polygonal fermé à quatre sommets, vous devez calculer la fermeture angulaire, compenser les angles, transporter les gisements tout autour du polygone, en déduire les coordonnées partielles de chaque côté, et conclure sur la qualité réelle du levé.
- Le grand défi : Ne pas s'arrêter au contrôle qui rassure. La fermeture angulaire de ce levé est excellente ; la fermeture linéaire, elle, raconte une tout autre histoire.
- Votre rôle : Livrer des gisements bouclés, des composantes contrôlées côté par côté, et un jugement honnête sur ce que ces mesures permettent — ou ne permettent pas — de faire.
- La fermeture angulaire du cheminement, et la nature exacte du seuil auquel on la compare.
- Les angles compensés et les gisements compensés de chaque côté, avec le contrôle de bouclage.
- Les coordonnées partielles de chaque côté, chacune vérifiée par un contrôle par retour.
- La fermeture linéaire du cheminement, et le verdict qu'elle impose sur ce jeu de mesures.
Deux familles de données. Les angles et les distances sont des mesures de terrain, portées au carnet de levé. Les coordonnées de S1 et le gisement de départ sont connus : ils orientent et positionnent l'ensemble du cheminement.
Une distinction qui décidera de tout : la fermeture angulaire ne teste que les angles ; les distances n'interviennent qu'à la fermeture linéaire. Deux contrôles, deux portées — et s'arrêter au premier ne prouve rien.
Formulaire & Aide-Mémoire (À consulter en cas de besoin)
Six relations. Les deux premières contrôlent les angles, les deux suivantes les compensent et les transportent, les deux dernières projettent et contrôlent l'ensemble.
- Somme théorique des angles \( \sum \alpha_{\text{th}} = (n-2) \times 200 \ \text{gon} \)
- Fermeture angulaire \( f_{\text{a}} = \sum \alpha_{\text{mes}} - \sum \alpha_{\text{th}} \)
- Compensation unitaire \( C_{\text{a}} = - \dfrac{f_{\text{a}}}{n} \)
- Transport de gisement \( G_{\text{suiv}} = G_{\text{prec}} + \alpha'_{\text{sommet}} - 200 \ \text{gon} \)
- Coordonnées partielles \( \Delta X = D \sin G \) et \( \Delta Y = D \cos G \)
- Fermeture linéaire \( f_{\text{L}} = \sqrt{ \left( \sum \Delta X \right)^{2} + \left( \sum \Delta Y \right)^{2} } \)
CARNET DE LEVÉ ET POINT CONNU
| Symbole | Description | Valeur | Unité |
|---|---|---|---|
| \( \alpha_{\text{S1}} \) | Angle intérieur mesuré à la station S1 | 105,1510 | gon |
| \( \alpha_{\text{S2}} \) | Angle intérieur mesuré à la station S2 | 88,8870 | gon |
| \( \alpha_{\text{S3}} \) | Angle intérieur mesuré à la station S3 | 120,3710 | gon |
| \( \alpha_{\text{S4}} \) | Angle intérieur mesuré à la station S4 | 85,6000 | gon |
| \( D \) | Distances horizontales des quatre côtés, dans l'ordre du parcours | 150,00 · 111,80 · 170,00 · 180,28 | m |
| \( G_{\text{S1-S2}} \) | Gisement de départ, connu et supposé exempt d'erreur | 125,0000 | gon |
| \( X_{\text{S1}} \) et \( Y_{\text{S1}} \) | Coordonnées du point de départ, connues | 1000,00 et 5000,00 | m |
- Quatre sommets : la somme des angles intérieurs vaut obligatoirement \( (4-2) \times 200 = 400 \) gon. Tout écart est une erreur de mesure.
- Un tour complet : après quatre transports de gisement, on doit retomber sur le gisement de départ. Ce n'est pas une coïncidence, c'est une conséquence algébrique de la contrainte précédente.
- Un circuit fermé : la somme des quatre \( \Delta X \) et celle des quatre \( \Delta Y \) doivent être nulles. C'est le second contrôle, indépendant du premier.
- Deux contrôles, deux portées : le premier ne teste que les angles ; le second teste les angles et les distances ensemble. Le second est donc strictement plus exigeant.
SEUILS ET PARAMÈTRES DE QUALITÉ
| Symbole | Description | Valeur | Unité |
|---|---|---|---|
| \( T_{\text{a}} \) | Tolérance angulaire imposée par l'énoncé, égale à \( 0{,}02 \sqrt{n} \) hors dossier | \( 0{,}02 \sqrt{n} \) | gon |
| \( k \) | Coefficient de fiabilité en planimétrie, pour \( n = 2 \) dimensions Arrêté 16 sept. 2003 | 2,42 | — |
| \( [xx] \) et \( C \) | Classe de précision planimétrique et coefficient de sécurité Arrêté 16 sept. 2003 | [2] et 2 | cm et — |
| — | Méthodes de compensation admises pour un cheminement DT-DICT fasc. 2, p. 255 | moindres carrés ou répartition | — |
| — | Tolérance réglementaire de fermeture, angulaire ou linéaire absente du dossier | — | — |
| — | Incertitude des angles et des distances mesurés non chiffrable | — | — |
- Angles intérieurs : les quatre angles du carnet sont les angles intérieurs du polygone. Des angles extérieurs auraient une somme théorique de \( (n+2) \times 200 \) gon.
- Gisement de départ exact : \( G_{\text{S1-S2}} \) est supposé sans erreur. Un gisement de départ faux ferait pivoter tout le levé d'un bloc, sans que le bouclage ne le détecte.
- Distances horizontales : les quatre distances sont déjà réduites à l'horizon. Aucune réduction de pente n'est à faire.
- Mode angulaire : tous les calculs trigonométriques se font en grades. Un mode en degrés donnerait des valeurs plausibles et fausses.
Extraits de Normes & Abaques (Documents Annexes)
Il faut être clair sur un point : aucun texte du dossier de normes ne fixe de tolérance de fermeture, ni angulaire ni linéaire. La formule \( 0{,}02\sqrt{n} \) de l'énoncé est une donnée d'exercice, pas une norme. Ce que le dossier fournit, en revanche, ce sont des critères de conformité en position et des recommandations de méthode — l'un et l'autre parfaitement applicables ici.
Arrêté du 16 septembre 2003 — classes de précision (NOR EQUP0300864A)| Critère | Expression |
|---|---|
| Coefficient de fiabilité \( k \) | 3,23 si \( n = 1 \) · 2,42 si \( n = 2 \) · 2,11 si \( n = 3 \) |
| Critère de moyenne | \( E_{\text{moy}} < [xx] \times \left( 1 + \dfrac{1}{8} \right) \) |
| Tolérance individuelle | \( T = k \times [xx] \times \left( 1 + \dfrac{1}{2C^{2}} \right) \) |
| Critère maximal, en planimétrie | \( 1{,}5 \times k \times [xx] \times \left( 1 + \dfrac{1}{8} \right) = 4{,}08 \times [xx] \) |
| Échantillon réduit | si \( N < 5 \), aucun dépassement de \( T \) n'est toléré |
| Recommandation | Portée pour cet exercice |
|---|---|
| « d'effectuer un cheminement en boucle ou encadré » | c'est exactement la configuration de l'exercice : elle seule fournit un contrôle de fermeture |
| « de compenser ses calculs (méthode en bloc par les moindres carrés ou répartition de l'erreur de cheminement) » | l'équirépartition employée ici est la seconde des deux voies citées : la méthode est sourcée |
| « de vérifier la cohérence des stations de références ainsi que le système de coordonnées » | le gisement de départ et les coordonnées de S1 sont pris pour exacts : c'est une hypothèse, pas un fait |
| « On évitera autant que possible les cheminements en antenne, qui n'apportent aucun contrôle de fermeture » | justifie a contrario tout l'intérêt du polygone fermé étudié ici |
| Rang | Information à associer à chaque relevé topographique |
|---|---|
| 8 | « La marque et le numéro de série de l'appareil de mesure » |
| 9 | « L'incertitude maximale de la mesure (en différenciant, le cas échéant, les trois directions) » |
3. Méthodologie de Résolution & Travail Demandé
Quatre étapes. La première contrôle les angles, la deuxième les compense et transporte les gisements, la troisième projette chaque côté sur les deux axes. La quatrième pose la question décisive : ce polygone se referme-t-il vraiment ?
Question 1 : La fermeture angulaire, et le seuil auquel on la compare
Besoin d'un indice ? (Niveau 1)
Un angle n'est pas une longueur : pour juger de sa gravité, il faut le convertir en écart de position à la distance de la visée. Un grade vaut \( \pi/200 \) radian.
Toujours bloqué ? (Indice Niveau 2)
La formule \( 0{,}02\sqrt{n} \) modélise l'accumulation quadratique des erreurs accidentelles : \( n \) mesures indépendantes de même qualité produisent une erreur globale en \( \sqrt{n} \), et non en \( n \).
Question 2 : Les angles compensés et le transport des gisements
Besoin d'un indice ? (Niveau 1)
Transporter un gisement, c'est se retourner puis pivoter : on repasse d'abord de la visée « avant » à la visée « arrière » — un demi-tour de 200 gon — avant d'ajouter l'angle intérieur du sommet.
Toujours bloqué ? (Indice Niveau 2)
Le bouclage n'est pas un miracle : après \( n \) transports on a ajouté \( \sum \alpha' - n \times 200 = (n-2) \times 200 - n \times 200 = -400 \) gon, soit un tour complet. On retombe donc nécessairement sur le gisement de départ — si les angles sont bien compensés.
Question 3 : Les coordonnées partielles, contrôlées côté par côté
Besoin d'un indice ? (Niveau 1)
Le gisement se compte depuis l'axe des ordonnées. Dans le triangle rectangle dont la distance est l'hypoténuse, \( \Delta X \) est le côté opposé et \( \Delta Y \) le côté adjacent.
Toujours bloqué ? (Indice Niveau 2)
Le contrôle par retour est double : la racine de la somme des carrés doit rendre la distance, et l'arc tangente du rapport doit rendre le gisement. Le premier voit les longueurs, le second voit la direction.
Question 4 (Finale) : La fermeture linéaire — le contrôle que l'on n'exécute jamais
Besoin d'un indice ? (Niveau 1)
La précision relative d'un cheminement s'exprime traditionnellement sous la forme d'une fraction : \( f_{\text{L}} \) rapportée au périmètre parcouru. Un cheminement courant se situe entre \( 1/5\,000 \) et \( 1/20\,000 \).
Toujours bloqué ? (Indice Niveau 2)
Si la fermeture linéaire dépasse largement toute tolérance imaginable, la question n'est plus de compenser : c'est que les données elles-mêmes sont incohérentes. Aucune compensation ne rattrape un jeu de mesures qui ne décrit aucune figure fermée.
Calcul des Gisements Compensés d'un Cheminement
"Une addition et une soustraction. Mais c'est le premier verrou de tout le calcul : si la somme des angles s'écarte trop de ce que la géométrie impose, rien de ce qui suit n'a de sens. Et je vais surtout regarder d'où vient le seuil qu'on me demande d'appliquer — parce que tous les seuils ne se valent pas."
- Observation : Quatre sommets : la somme des angles intérieurs vaut nécessairement 400 gon. Un quadrilatère est le cas le plus facile à mémoriser de toute la topographie.
- Analyse du risque : Deux dangers. Une faute de frappe dans l'addition, banale et sans gravité si l'on vérifie deux fois. Et surtout, prendre pour une norme un seuil qui n'est qu'une convention de chantier.
- Choix stratégique : Calculer, comparer au seuil imposé par l'énoncé — puis convertir l'écart angulaire en écart de position, seule grandeur que les textes du dossier savent juger.
- Alternative : On pourrait se contenter du verdict binaire « dans la tolérance ». C'est suffisant pour avancer, mais cela n'apprend rien sur ce que cet écart représente réellement sur le terrain.
- Objectif visé : Une fermeture angulaire chiffrée, un verdict — et une lucidité complète sur la nature du seuil employé.
Voir uniquement le résultat final (Auto-évaluation)
La somme des angles intérieurs d'un polygone simple à \( n \) sommets est une constante : elle ne dépend que du nombre de côtés, jamais de la forme. C'est le premier et le plus solide des contrôles topographiques.
Trois relations : la contrainte géométrique, l'écart qui en découle, et le seuil de comparaison imposé par l'énoncé.
Somme théorique des angles intérieurs :La valeur que les angles doivent atteindre, quelle que soit la forme du polygone.
Parce qu'un polygone à \( n \) côtés se découpe en \( (n-2) \) triangles, et que la somme des angles d'un triangle vaut 200 gon. La contrainte est donc purement géométrique : elle ne suppose aucune qualité de mesure.
- \( \sum \alpha_{\text{th}} \) : somme théorique des angles intérieurs, unité : grade (gon)
- \( n \) : nombre de sommets du polygone, unité : sans dimension
- \( 200 \ \text{gon} \) : somme des angles d'un triangle, unité : grade (gon)
L'écart entre ce qu'on a mesuré et ce que la géométrie impose.
Parce que la différence entre une mesure et une contrainte exacte est, par définition, l'erreur commise. Le signe de cet écart indique le sens du défaut, et sa valeur absolue sa gravité.
- \( f_{\text{a}} \) : fermeture angulaire, signée, unité : grade (gon)
- \( \sum \alpha_{\text{mes}} \) : somme des angles portés au carnet, unité : grade (gon)
- \( \sum \alpha_{\text{th}} \) : somme imposée par la géométrie, unité : grade (gon)
Le seuil de comparaison — et il faut être précis sur son statut.
Parce qu'elle modélise l'accumulation quadratique des erreurs accidentelles : sur \( n \) mesures indépendantes de même qualité, l'erreur globale croît comme \( \sqrt{n} \). C'est le raisonnement statistique standard.
- \( T_{\text{a}} \) : tolérance de fermeture angulaire, unité : grade (gon)
- \( 0{,}02 \) : qualité attendue d'une station, donnée d'énoncé, unité : grade (gon)
- \( \sqrt{n} \) : accumulation quadratique sur \( n \) stations, unité : sans dimension
"Beaucoup d'étudiants présentent la tolérance de l'énoncé comme une norme réglementaire..."
- L'erreur : Écrire « la tolérance réglementaire est de \( 0{,}02\sqrt{n} \) gon ». Cette formule ne figure dans aucun texte du dossier de normes.
- La bonne méthode : La nommer pour ce qu'elle est — une donnée d'énoncé — l'appliquer, puis convertir l'écart en position pour le confronter à l'arrêté du 16 septembre 2003, qui, lui, est un texte.
- L'astuce de pro : Les textes du dossier raisonnent en écart de position, jamais en fermeture. Pour les mobiliser, il faut d'abord traduire l'angle en mètres : multiplier l'angle en radians par la distance.
- Le moyen mnémotechnique : « Un seuil sans source n'engage que celui qui l'écrit ».
- L'impact direct : La fermeture de 0,0090 gon vaut, sur le plus long côté du cheminement, 2,55 cm de dérive — soit 0,47 fois la tolérance individuelle de 5,45 cm. Bonne nouvelle, mais il fallait le calculer pour le savoir.
Exécution de la Note de Calculs
- Angles mesurés : en grade (gon), quatre décimales
- Somme théorique : en grade (gon), valeur exacte
- Fermeture et tolérance : en grade (gon), comparées en valeur absolue
- Écart de position : angle en radian multiplié par une distance en mètre
Cinq calculs : la somme mesurée, la somme théorique, la fermeture, la tolérance de l'énoncé, puis la traduction de l'écart en position.
1. Résolution Numérique Calcul 1 — la somme des angles mesurésPourquoi fait-on ce calcul ? Pour obtenir le total réellement porté au carnet, qui sera confronté à la contrainte géométrique.
Addition des quatre angles intérieurs du carnet, dans l'ordre des stations.
- Substitution : 105,1510 · 88,8870 · 120,3710 · 85,6000 gon.
- Piège évité : Les quatre décimales sont conservées : arrondir ici effacerait purement et simplement la fermeture.
- Hypothèse validée : Ce sont bien les angles intérieurs du polygone, et non un tour d'horizon.
- Vérification croisée : L'addition est refaite dans l'ordre inverse : c'est le contrôle le plus simple d'une somme.
- Finalité : Disposer du total mesuré.
400,0090 gon. Très proche des 400 gon attendus : l'excédent ne porte que sur la quatrième décimale, soit neuf milligrades.
- Ordre de grandeur : Neuf milligrades répartis sur quatre stations : environ deux milligrades par angle.
- Impact sur la suite : C'est cette valeur que la compensation ramènera exactement à 400,0000 gon.
- Cohérence : Aucun des quatre angles ne dépasse 200 gon : le polygone est bien convexe, cohérent avec le croquis.
- Attention : Cette somme ne dit rien des distances. Elles pourraient toutes être fausses sans que ce total en soit affecté.
- Comparaison : Deux erreurs opposées de cinq milligrades sur deux angles donneraient une somme parfaite : ce contrôle est global, pas individuel.
Remarque pédagogique : Refaire une addition dans l'ordre inverse coûte dix secondes et attrape la quasi-totalité des fautes de frappe. C'est le meilleur rapport temps-sécurité de tout le calcul.
Calcul 2 — la somme théoriquePourquoi fait-on ce calcul ? Pour établir la référence géométrique, indépendante de toute mesure.
Application de la formule du polygone au nombre de sommets du cheminement.
- Substitution : \( n = 4 \) sommets.
- Piège évité : C'est bien \( (n-2) \) et non \( n \) : un quadrilatère se découpe en deux triangles, pas quatre.
- Hypothèse validée : Polygone simple et angles intérieurs : les deux conditions de la formule.
- Vérification croisée : Pour un quadrilatère, la somme vaut un tour complet — 400 gon — ce qui se retient sans calcul.
- Finalité : Fixer la référence du contrôle.
400,0000 gon exactement. Cette valeur n'est entachée d'aucune incertitude : c'est une contrainte, pas une mesure.
- Ordre de grandeur : Le cas du quadrilatère est le plus simple : un tour complet, soit 400 gon.
- Impact sur la suite : C'est la valeur que les angles compensés devront restituer exactement.
- Cohérence : Un triangle donnerait 200 gon, un pentagone 600 gon : la progression est de 200 gon par côté supplémentaire.
- Attention : Si les angles avaient été mesurés en tour d'horizon — donc extérieurs — la somme théorique vaudrait \( (4+2) \times 200 = 1200 \) gon.
- Comparaison : Se tromper de convention ferait apparaître une fermeture de 800 gon : l'erreur serait immédiatement visible.
Remarque pédagogique : Une contrainte géométrique est le seul élément d'un calcul topographique qui soit exact. Tout le reste est mesuré, donc entaché d'erreur.
Calcul 3 — la fermeture angulairePourquoi fait-on ce calcul ? Pour quantifier l'erreur globale commise sur les angles.
Différence entre la somme mesurée et la somme théorique, signe conservé.
- Substitution : 400,0090 gon mesurés contre 400,0000 gon théoriques.
- Piège évité : L'ordre est mesuré moins théorique : l'inverser changerait le signe, donc celui de la compensation.
- Hypothèse validée : Le cheminement est bien fermé : on revient sur le point de départ.
- Vérification croisée : Un signe positif signifie qu'on a mesuré « en trop » : la compensation devra retrancher.
- Finalité : Obtenir la quantité à comparer au seuil, puis à répartir.
+0,0090 gon, soit 9 milligrades. Le signe positif indique un excédent : les angles mesurés totalisent un peu plus que ce que le quadrilatère autorise.
- Ordre de grandeur : Neuf milligrades sur quatre stations : un peu plus de deux milligrades en moyenne par sommet.
- Impact sur la suite : C'est cette valeur, changée de signe, qui sera répartie sur les quatre angles.
- Cohérence : L'écart ne porte que sur la quatrième décimale du grade : rien qui suggère une faute grossière de lecture.
- Attention : Une fermeture angulaire excellente n'annonce rien de bon sur la fermeture linéaire. La question 4 le montrera brutalement.
- Comparaison : Ce contrôle porte sur des angles seuls ; celui de la question 4 portera sur les angles et les distances.
Remarque pédagogique : Le signe d'une fermeture n'est pas un détail : il commande le sens de la correction. On le note avant même de calculer sa valeur.
Calcul 4 — la tolérance de l'énoncé et le verdictPourquoi fait-on ce calcul ? Pour appliquer le seuil imposé par l'énoncé et décider si l'on peut poursuivre les calculs.
Application de la formule de l'énoncé au nombre de stations, puis comparaison en valeur absolue.
- Substitution : \( n = 4 \), donc \( \sqrt{n} = 2 \) exactement.
- Piège évité : La comparaison porte sur \( |f_{\text{a}}| \) : une fermeture de −0,0300 gon serait aussi acceptable qu'une de +0,0300 gon.
- Hypothèse validée : Ce seuil est une donnée d'énoncé, non un texte réglementaire — il est appliqué comme tel.
- Vérification croisée : L'ordre de grandeur annoncé — entre 0,04 et 0,06 gon pour 4 à 9 sommets — est bien respecté.
- Finalité : Obtenir le feu vert pour la compensation.
0,0400 gon, contre 0,0090 gon de fermeture. La condition \( |f_{\text{a}}| \leq T_{\text{a}} \) est satisfaite avec une marge de plus de quatre : les mesures angulaires passent le contrôle.
- Ordre de grandeur : La fermeture ne consomme que 22,5 % de la tolérance disponible.
- Impact sur la suite : La compensation angulaire peut être appliquée : c'est le feu vert de la question 2.
- Cohérence : Pour neuf sommets, la même formule donnerait 0,0600 gon : la tolérance croît, mais lentement.
- Attention : Ce verdict ne porte que sur les angles. Il ne préjuge en rien de la validité des distances ni de celle du levé dans son ensemble.
- Comparaison : Aucun texte du dossier ne fixe de tolérance de fermeture : ce seuil vient de l'énoncé, et de lui seul.
Remarque pédagogique : Un dépassement, même minime, invalide en droit le levé. En pratique l'opérateur peut poursuivre sous sa responsabilité et en le justifiant — mais c'est une mauvaise pratique, jamais une règle.
Calcul 5 — ce que cette fermeture représente sur le terrainPourquoi fait-on ce calcul ? Pour traduire l'écart angulaire en écart de position, seule grandeur que les textes du dossier savent juger.
Conversion de la fermeture en radians, puis multiplication par la plus longue des quatre visées.
- Substitution : \( f_{\text{a}} = 0{,}0090 \) gon, facteur \( \pi/200 \), distance 180,28 m.
- Piège évité : On retient la plus longue visée : c'est le cas le plus défavorable, donc le plus prudent.
- Hypothèse validée : L'écart étant très faible, l'arc se confond avec la corde.
- Vérification croisée : À comparer à la tolérance individuelle \( T = 2{,}42 \times 2 \times 1{,}125 = 5{,}45 \) cm de l'arrêté du 16 septembre 2003.
- Finalité : Rattacher le verdict à un texte réellement présent au dossier.
2,55 cm, soit 0,47 fois la tolérance individuelle de 5,45 cm. L'erreur angulaire, prise seule, resterait donc dans une classe de précision [2] cm — et cette fois le verdict s'appuie sur un texte.
- Ordre de grandeur : Neuf milligrades sur 180 m : à peine plus de deux centimètres et demi.
- Impact sur la suite : La partie angulaire du levé est de bonne qualité. C'est un fait établi — et strictement limité aux angles.
- Cohérence : Sur la plus courte visée — 111,80 m — l'écart tomberait à 1,58 cm : la gravité d'un angle dépend de la portée.
- Attention : La tolérance de l'arrêté porte sur l'écart de position d'un point contrôlé. L'assimiler à une tolérance de fermeture est un raccourci : elle sert ici d'ordre de grandeur.
- Comparaison : Retenez ce 2,55 cm : la question 4 y opposera un écart près de deux mille fois supérieur.
Remarque pédagogique : Convertir un angle en mètres est le geste qui rend un écart comparable à une tolérance de position. Sans lui, on compare des grandeurs de natures différentes.
"Je vais répartir neuf milligrades sur quatre angles, puis faire le tour du polygone en transportant l'orientation de sommet en sommet. Le bouclage final n'est pas une formalité : c'est le seul contrôle qui attrape une erreur de signe sur les 200 gon — et cette erreur-là fausserait tous les gisements suivants."
- Observation : La fermeture est positive : on a mesuré en trop. La compensation sera donc négative sur chaque angle, et vaudra un quart de l'excédent.
- Analyse du risque : Deux dangers de gravité très inégale. Une erreur d'arrondi sur la compensation, sans conséquence. Et une erreur de signe sur les 200 gon, qui déplace tout un côté du polygone d'un demi-tour.
- Choix stratégique : Compenser par équirépartition — la méthode que le guide DT-DICT nomme « répartition de l'erreur de cheminement » — vérifier la somme, puis transporter et boucler.
- Alternative : Le même guide cite la compensation « en bloc par les moindres carrés ». Elle pondérerait chaque angle selon sa qualité — encore faudrait-il connaître cette qualité, que l'énoncé ne donne pas.
- Objectif visé : Quatre gisements orientés, et un bouclage exact sur le gisement de départ.
Voir uniquement le résultat final (Auto-évaluation)
Compenser, c'est fabriquer un jeu d'angles mathématiquement cohérent à partir de mesures qui ne le sont pas tout à fait. Transporter un gisement, c'est propager une orientation connue le long du cheminement.
Trois relations : la correction unitaire, l'angle compensé, et le transport de gisement.
Compensation unitaire :La part de l'erreur attribuée à chaque angle.
Parce qu'en l'absence d'information distinguant les mesures, la répartition égale est la seule objective. Le signe moins traduit le fait qu'on corrige l'erreur : on la retire, on ne l'ajoute pas.
- \( C_{\text{a}} \) : correction appliquée à chaque angle, signée, unité : grade (gon)
- \( f_{\text{a}} \) : fermeture angulaire à corriger, unité : grade (gon)
- \( n \) : nombre d'angles mesurés, unité : sans dimension
La valeur « idéale » substituée à chaque mesure.
Parce qu'on cherche un jeu d'angles qui satisfasse exactement la contrainte géométrique, tout en restant aussi proche que possible des mesures. Ajouter la même correction à chacun est la solution la plus simple qui remplisse cette condition.
- \( \alpha'_i \) : angle compensé de la station \( i \), unité : grade (gon)
- \( \alpha_i \) : angle mesuré au carnet, unité : grade (gon)
- \( C_{\text{a}} \) : correction unitaire, identique pour tous, unité : grade (gon)
Le passage de l'orientation d'un côté à celle du suivant.
Parce qu'arrivé au sommet, l'opérateur doit d'abord se retourner — la visée arrière vaut la visée avant à 200 gon près — puis ouvrir l'angle intérieur pour pointer le sommet suivant. Les deux gestes s'écrivent en une seule ligne.
- \( G_{\text{suiv}} \) : gisement du côté suivant, unité : grade (gon)
- \( G_{\text{prec}} \) : gisement du côté précédent, unité : grade (gon)
- \( \alpha'_{\text{sommet}} \) : angle compensé du sommet traversé, unité : grade (gon)
- \( 200 \ \text{gon} \) : le demi-tour de la visée arrière, unité : grade (gon)
"Beaucoup d'étudiants oublient de ramener un gisement négatif dans l'intervalle 0 – 400 gon..."
- L'erreur : Reporter −65,74650 gon tel quel au lieu de 334,25350 gon, ou choisir \( +200 \) là où il faut \( -200 \).
- La bonne méthode : Ajouter 400 gon dès que le résultat devient négatif, en retrancher 400 dès qu'il dépasse 400.
- L'astuce de pro : Vérifier le quadrant de chaque gisement obtenu contre le croquis : un côté qui part vers le Nord-Ouest doit tomber entre 300 et 400 gon.
- Le moyen mnémotechnique : « Le tour ne compte que 400 : au-delà, on recommence ».
- L'impact direct : Une erreur de signe sur les 200 gon fait pivoter un côté d'un demi-tour. Le bouclage final ne retomberait plus sur 125,0000 gon, et l'erreur serait immédiatement détectée.
Exécution de la Note de Calculs
- Fermeture et compensation : en grade (gon), cinq décimales
- Angles compensés : en grade (gon), cinq décimales conservées
- Gisements : en grade (gon), ramenés dans l'intervalle 0 – 400
- Demi-tour : 200 gon, tour complet : 400 gon
Six calculs : la compensation unitaire, le contrôle de la somme compensée, les trois transports de gisement, puis le bouclage.
1. Résolution Numérique Calcul 1 — la compensation unitairePourquoi fait-on ce calcul ? Pour déterminer la part de l'erreur à retirer de chaque angle mesuré.
Division de la fermeture par le nombre d'angles, avec changement de signe.
- Substitution : \( f_{\text{a}} = +0{,}0090 \) gon et \( n = 4 \) angles.
- Piège évité : Le signe moins est dans la formule : on retire ce qui a été mesuré en trop.
- Hypothèse validée : Les quatre stations sont supposées de qualité équivalente — condition de l'équirépartition.
- Vérification croisée : Quatre fois la correction doit rendre exactement l'opposé de la fermeture.
- Finalité : Obtenir la correction à appliquer à chaque angle.
−0,00225 gon par angle, soit un peu plus de deux milligrades. Contrôle immédiat : \( 4 \times (-0{,}00225) = -0{,}0090 \) gon, l'opposé exact de la fermeture.
- Ordre de grandeur : Correction inférieure au dix-millième de la valeur des angles : elle est négligeable individuellement.
- Impact sur la suite : Elle sera appliquée telle quelle aux quatre sommets.
- Cohérence : Le signe négatif était annoncé : la fermeture était positive.
- Attention : Cinq décimales sont conservées. Arrondir à quatre laisserait un résidu et la somme compensée ne tomberait pas juste.
- Comparaison : Une compensation par moindres carrés donnerait des corrections inégales — mais elle exige de connaître la précision de chaque mesure, absente ici.
Remarque pédagogique : Vérifier que \( n \times C_{\text{a}} = -f_{\text{a}} \) prend trois secondes et garantit qu'aucune erreur d'arrondi ne s'est glissée dans la répartition.
Calcul 2 — le contrôle de la somme compenséePourquoi fait-on ce calcul ? Pour prouver que les quatre angles corrigés satisfont désormais exactement la contrainte géométrique.
Application de la correction à chaque angle, puis addition des quatre valeurs obtenues.
- Substitution : 105,14875 · 88,88475 · 120,36875 · 85,59775 gon.
- Piège évité : La correction est identique pour les quatre : c'est le principe même de l'équirépartition.
- Hypothèse validée : La fermeture avait été jugée acceptable en question 1 : la compensation est légitime.
- Vérification croisée : La somme doit valoir 400,00000 gon, sans résidu.
- Finalité : Valider le jeu d'angles avant de le transporter en gisements.
400,00000 gon exactement. Les angles compensés satisfont maintenant la contrainte du quadrilatère sans le moindre résidu.
- Ordre de grandeur : Chaque angle a perdu 2,25 milligrades : imperceptible sur le terrain, décisif pour le calcul.
- Impact sur la suite : C'est cette exactitude qui rendra le bouclage des gisements automatique.
- Cohérence : Aucune décimale ne traîne : les cinq décimales de la correction étaient bien nécessaires.
- Attention : Ces valeurs ne sont plus des mesures mais des calculs. Le carnet d'origine doit être conservé tel quel.
- Comparaison : Une cohérence parfaite n'est pas une exactitude : la question 4 le montrera sans ménagement.
Remarque pédagogique : Distinguer dans un dossier ce qui est mesuré de ce qui est calculé est une exigence de traçabilité, pas une coquetterie.
Calcul 3 — le gisement du deuxième côtéPourquoi fait-on ce calcul ? Pour orienter le côté S2-S3 à partir du gisement de départ et de l'angle compensé en S2.
Application de la formule de transport au sommet S2.
- Substitution : \( G_{\text{S1-S2}} = 125{,}0000 \) gon et \( \alpha'_{\text{S2}} = 88{,}88475 \) gon.
- Piège évité : C'est l'angle du sommet traversé — S2 — et non celui du sommet de départ.
- Hypothèse validée : Le gisement de départ est supposé exact : il oriente tout le levé.
- Vérification croisée : Le résultat doit rester positif : aucune remise dans le tour ne sera nécessaire ici.
- Finalité : Orienter le deuxième côté du polygone.
13,88475 gon. Compris entre 0 et 100 gon : le côté S2-S3 part vers le Nord-Est, presque plein Nord. Les deux coordonnées partielles seront donc positives.
- Ordre de grandeur : Un gisement inférieur à 14 gon signifie une direction très proche du Nord : la composante Nord dominera largement.
- Impact sur la suite : Ce gisement servira à la fois au calcul des composantes et au transport suivant.
- Cohérence : Le croquis montre bien le côté S2-S3 remontant vers le Nord : la lecture concorde.
- Attention : Le résultat est resté dans l'intervalle 0 – 400 gon par chance, non par construction. Il faudra vérifier à chaque étape.
- Comparaison : Le côté précédent partait à 125 gon, vers le Sud-Est : le polygone tourne bien dans le sens horaire.
Remarque pédagogique : Lire le quadrant de chaque gisement obtenu et le confronter au croquis est un contrôle gratuit, à faire à chaque transport.
Calcul 4 — le gisement du troisième côtéPourquoi fait-on ce calcul ? Pour orienter le côté S3-S4 — et rencontrer le cas où la remise dans le tour devient nécessaire.
Même transport au sommet S3, suivi d'une remise dans l'intervalle 0 – 400 gon.
- Substitution : \( G_{\text{S2-S3}} = 13{,}88475 \) gon et \( \alpha'_{\text{S3}} = 120{,}36875 \) gon.
- Piège évité : La valeur intermédiaire est négative : il faut ajouter un tour complet avant de la reporter.
- Hypothèse validée : Ajouter 400 gon ne change aucune direction : c'est un tour complet.
- Vérification croisée : Le résultat final doit tomber entre 300 et 400 gon, quadrant Nord-Ouest, conformément au croquis.
- Finalité : Orienter le troisième côté du polygone.
334,25350 gon. Compris entre 300 et 400 gon : le côté S3-S4 part vers le Nord-Ouest. La composante Est sera négative, la composante Nord positive.
- Ordre de grandeur : La valeur intermédiaire de −65,74650 gon désignait déjà la bonne direction : seule son écriture était irrecevable.
- Impact sur la suite : Ce gisement conditionne les signes des composantes du troisième côté.
- Cohérence : Le croquis montre le côté S3-S4 revenant vers le haut à gauche : le quadrant Nord-Ouest concorde.
- Attention : Une calculatrice qui rend −65,74650 gon n'a pas commis d'erreur : c'est à l'opérateur de normaliser.
- Comparaison : Trois côtés, trois quadrants différents : Sud-Est, Nord-Est, Nord-Ouest. Le polygone se referme bien sur lui-même.
Remarque pédagogique : Écrire l'étape intermédiaire négative avant de normaliser rend le calcul lisible et vérifiable. La masquer, c'est priver le relecteur d'un point de contrôle.
Calcul 5 — le gisement du quatrième côtéPourquoi fait-on ce calcul ? Pour orienter le dernier côté, celui qui referme le polygone sur le point de départ.
Même transport au sommet S4, sans remise dans le tour cette fois.
- Substitution : \( G_{\text{S3-S4}} = 334{,}25350 \) gon et \( \alpha'_{\text{S4}} = 85{,}59775 \) gon.
- Piège évité : Le résultat reste dans le tour : aucune correction de 400 gon n'est requise.
- Hypothèse validée : Les angles compensés sont employés, jamais les angles bruts.
- Vérification croisée : Le résultat doit tomber entre 200 et 300 gon, quadrant Sud-Ouest.
- Finalité : Orienter le côté de retour vers S1.
219,85125 gon. Compris entre 200 et 300 gon : le côté de retour part vers le Sud-Ouest, ce qui est cohérent avec un circuit qui se referme.
- Ordre de grandeur : Presque plein Sud : la composante Nord sera nettement dominante, et négative.
- Impact sur la suite : Les quatre gisements sont désormais connus ; les composantes peuvent être calculées.
- Cohérence : Les quatre côtés parcourent quatre quadrants distincts : la figure fait bien le tour complet.
- Attention : Ce gisement est le dernier de la chaîne : toute erreur commise en amont s'y retrouve accumulée.
- Comparaison : C'est précisément pourquoi le bouclage du calcul suivant est indispensable.
Remarque pédagogique : Une chaîne de calcul sans contrôle intermédiaire concentre tout le risque sur son dernier maillon. Le bouclage est ce contrôle.
Calcul 6 — le bouclage sur le gisement de départPourquoi fait-on ce calcul ? Pour prouver que la chaîne complète de transport est juste, du premier au dernier sommet.
Un transport de plus, au sommet S1, qui doit restituer le gisement de départ.
- Substitution : \( G_{\text{S4-S1}} = 219{,}85125 \) gon et \( \alpha'_{\text{S1}} = 105{,}14875 \) gon.
- Piège évité : On repart du gisement calculé, pas d'une valeur arrondie différemment.
- Hypothèse validée : La somme des angles compensés vaut exactement 400 gon — condition du bouclage.
- Vérification croisée : Le résultat doit valoir 125,0000 gon au dix-millième près.
- Finalité : Clore la chaîne angulaire par une preuve.
125,00000 gon — le gisement de départ, exactement. Le bouclage est parfait : la chaîne de transport et la compensation angulaire sont toutes deux justes.
- Ordre de grandeur : Écart nul, au dix-millième de grade : aucun résidu d'arrondi.
- Impact sur la suite : Les quatre gisements peuvent être employés pour projeter les côtés sur les axes.
- Cohérence : Le résultat était prévisible : quatre transports ajoutent \( 400 - 800 = -400 \) gon, soit un tour complet.
- Attention : Ce bouclage est angulaire. Aucune distance n'y figure : il ne dit rien de la géométrie réelle du polygone.
- Comparaison : Un gisement de départ faux passerait ce contrôle sans difficulté : tout le levé pivoterait en bloc.
Remarque pédagogique : Un contrôle dont le succès est garanti par construction ne teste que l'arithmétique. Précieux contre les fautes de calcul, muet sur la qualité du levé.
"Huit multiplications. C'est mécanique — et c'est précisément pour cela que les fautes y passent inaperçues. Je vais donc contrôler chaque côté en reconstituant sa distance à partir des deux composantes que je viens d'écrire. Si le compte n'y est pas, c'est que le couple trigonométrique employé n'appartient pas au bon angle."
- Observation : Les quatre gisements tombent dans quatre quadrants différents : Sud-Est, Nord-Est, Nord-Ouest, Sud-Ouest. Les huit signes sont donc annonçables avant tout calcul.
- Analyse du risque : Deux pièges. Le mode angulaire de la calculatrice, qui rend huit valeurs plausibles et fausses d'un coup. Et un couple sinus-cosinus emprunté à un angle voisin, qui ne se voit qu'au contrôle par retour.
- Choix stratégique : Écrire les valeurs trigonométriques avant de multiplier, puis reconstituer la distance de chaque côté. Deux lignes de plus par côté, et toute faute devient visible.
- Alternative : La conversion polaire-rectangulaire de la calculatrice enchaîne tout d'un coup. Plus rapide, mais elle supprime justement les points de contrôle qu'on cherche à créer.
- Objectif visé : Huit composantes signées, dont chaque paire restitue exactement la distance de son côté.
Voir uniquement le résultat final (Auto-évaluation)
Chaque côté du cheminement est un vecteur défini par sa longueur et sa direction. Le projeter sur les deux axes, c'est passer des coordonnées polaires aux coordonnées rectangulaires — l'opération la plus répétée de toute la topographie.
Trois relations : les deux projections, et le contrôle qui les valide côté par côté.
Coordonnée partielle en abscisse :La projection du côté sur l'axe Est-Ouest.
Parce que le gisement est mesuré depuis le Nord : le déplacement vers l'Est est le côté opposé à cet angle dans le triangle rectangle. Le sinus lui revient par construction, non par convention.
- \( \Delta X \) : coordonnée partielle Est du côté, signée, unité : mètre
- \( D \) : distance horizontale du côté, unité : mètre
- \( \sin(G) \) : facteur de projection sur l'axe des abscisses, unité : sans dimension
La projection sur l'axe Nord-Sud.
Parce que l'axe des ordonnées est celui depuis lequel le gisement se compte : il est donc adjacent à l'angle, et c'est le cosinus qui lui revient.
- \( \Delta Y \) : coordonnée partielle Nord du côté, signée, unité : mètre
- \( D \) : distance horizontale du côté, unité : mètre
- \( \cos(G) \) : facteur de projection sur l'axe des ordonnées, unité : sans dimension
La reconstitution de la distance à partir des deux composantes.
Parce que les deux composantes sont les côtés d'un triangle rectangle dont la distance est l'hypoténuse. Pythagore doit donc restituer exactement la distance du carnet : c'est un aller-retour, pas une reprise du même calcul.
- \( D_{\text{controle}} \) : distance reconstituée, à comparer au carnet, unité : mètre
- \( \Delta X \) : composante Est du côté, élevée au carré, unité : mètre
- \( \Delta Y \) : composante Nord du côté, élevée au carré, unité : mètre
"Beaucoup d'étudiants enchaînent les huit multiplications sans jamais contrôler un seul côté..."
- L'erreur : Employer pour le premier côté \( \sin = 0{,}951\,06 \) et \( \cos = -0{,}309\,00 \). Ces valeurs sont celles de 120 gon, non des 125 gon du gisement.
- La bonne méthode : Écrire séparément le sinus et le cosinus de chaque gisement, vérifier que la somme de leurs carrés vaut 1, puis reconstituer la distance du côté.
- L'astuce de pro : Un couple tel que −109,91 et +132,06 pour ce troisième côté donne une somme des carrés de rapports égale à 1,021 455, et non 1 : ces deux nombres ne sont la projection d'aucune distance.
- Le moyen mnémotechnique : « Un côté projeté doit se laisser reconstruire ».
- L'impact direct : Sur ce troisième côté, la distance reconstituée vaut 171,8140 m au lieu de 170,00 m : 1,81 m d'écart, décelable en une ligne de calcul.
Exécution de la Note de Calculs
- Gisements : en grade (gon), calculatrice en mode GRAD
- Valeurs trigonométriques : sans dimension, six décimales
- Distances : en mètre, telles que portées au carnet
- Composantes : en mètre, signées, arrondies au millimètre
Huit calculs : les deux composantes de chacun des quatre côtés, chaque paire étant validée par le contrôle par retour dès qu'elle est complète.
1. Résolution Numérique Calcul 1 — composante Est du côté S1-S2Pourquoi fait-on ce calcul ? Pour projeter le premier côté sur l'axe des abscisses, avec le sinus du gisement de départ.
Produit de la distance par le sinus du gisement, écrit explicitement.
- Substitution : \( D = 150{,}00 \) m et \( \sin(125{,}00000 \ \text{gon}) = 0{,}923\,880 \).
- Piège évité : Le sinus de 125 gon vaut 0,923 880, non 0,951 057 qui est celui de 120 gon.
- Hypothèse validée : Le gisement de départ est donné, donc exempt de compensation.
- Vérification croisée : Gisement entre 100 et 200 gon : le sinus est positif, la composante aussi.
- Finalité : Obtenir le premier déplacement vers l'Est.
+138,582 m vers l'Est. Positif comme l'exige un gisement entre 0 et 200 gon, et inférieur à la distance du côté — ce qui est obligatoire.
- Ordre de grandeur : 92 % de la distance : le gisement de 125 gon est proche de l'Est, donc la projection Est domine.
- Impact sur la suite : C'est le premier terme de la somme qui donnera la fermeture en abscisse.
- Cohérence : \( \sin(125 \ \text{gon}) = \sin(112{,}5^\circ) \) : la reprise en degrés confirme la valeur.
- Attention : Employer le sinus de 120 gon donnerait +142,66 m, soit 4,08 m d'écart.
- Comparaison : Cinq grades d'écart sur le gisement suffisent à déplacer le sommet de plusieurs mètres.
Remarque pédagogique : Écrire la valeur trigonométrique avant de multiplier crée un point de contrôle. C'est exactement là que les erreurs se logent.
Calcul 2 — composante Nord du côté S1-S2Pourquoi fait-on ce calcul ? Pour compléter le premier côté et pouvoir le contrôler par retour.
Produit de la distance par le cosinus du gisement, signe conservé.
- Substitution : \( D = 150{,}00 \) m et \( \cos(125{,}00000 \ \text{gon}) = -0{,}382\,683 \).
- Piège évité : Le cosinus est négatif au-delà de 100 gon : ne pas corriger ce signe, il porte l'information « vers le Sud ».
- Hypothèse validée : Même gisement et même mode angulaire qu'au calcul 1.
- Vérification croisée : \( 0{,}923\,880^2 + 0{,}382\,683^2 = 1{,}000\,000 \) : le couple est cohérent.
- Finalité : Compléter le premier vecteur et le soumettre au contrôle par retour.
−57,403 m vers le Sud. Contrôle par retour : \( \sqrt{138{,}582^2 + 57{,}403^2} = \mathbf{150{,}0000} \) m, soit exactement la distance du carnet.
- Ordre de grandeur : 38 % de la distance, contre 92 % pour la composante Est : la direction penche nettement vers l'Est.
- Impact sur la suite : Le premier côté est validé ; on peut passer au suivant.
- Cohérence : Quadrant Sud-Est confirmé : Est positif, Nord négatif, exactement comme annoncé.
- Attention : Le cosinus de 120 gon donnerait −46,35 m. Le contrôle par retour rendrait alors 150,0007 m — il passerait ! Seul le gisement reconstitué, 119,9988 gon, démasque le couple de 120 gon.
- Comparaison : Voilà pourquoi le contrôle par la distance ne suffit pas : il faut aussi savoir reconstituer la direction.
Remarque pédagogique : Un contrôle qui passe n'est pas une preuve : c'est l'absence d'une certaine faute. Encore faut-il savoir laquelle il ne voit pas.
Calcul 3 — composante Est du côté S2-S3Pourquoi fait-on ce calcul ? Pour projeter le deuxième côté, orienté presque plein Nord.
Produit de la distance par le sinus du gisement compensé du deuxième côté.
- Substitution : \( D = 111{,}80 \) m et \( \sin(13{,}88475 \ \text{gon}) = 0{,}216\,376 \).
- Piège évité : Un gisement faible donne un sinus faible : la composante Est sera petite, ce n'est pas une erreur.
- Hypothèse validée : On emploie le gisement compensé, issu du transport de la question 2.
- Vérification croisée : Gisement entre 0 et 100 gon : les deux composantes seront positives.
- Finalité : Obtenir le déplacement vers l'Est du deuxième côté.
+24,191 m vers l'Est. Seulement 22 % de la distance : cohérent avec un gisement de moins de 14 gon, c'est-à-dire une direction quasi Nord.
- Ordre de grandeur : Le sinus d'un petit angle est petit : la projection Est est faible, la projection Nord sera dominante.
- Impact sur la suite : Deuxième terme de la somme en abscisse.
- Cohérence : Le croquis montre le côté S2-S3 remontant presque verticalement : la faible composante Est concorde.
- Attention : Un sinus arrondi à quatre décimales seulement donnerait +24,23 m, soit 3,9 cm d'écart.
- Comparaison : Quelques centimètres ici, mais ces arrondis s'additionnent sur les huit composantes.
Remarque pédagogique : Six décimales sur les valeurs trigonométriques ne coûtent rien et évitent que les arrondis ne s'accumulent en une fermeture parasite.
Calcul 4 — composante Nord du côté S2-S3Pourquoi fait-on ce calcul ? Pour compléter le deuxième côté et le contrôler.
Produit de la distance par le cosinus du gisement compensé.
- Substitution : \( D = 111{,}80 \) m et \( \cos(13{,}88475 \ \text{gon}) = 0{,}976\,310 \).
- Piège évité : Le cosinus est positif dans le premier quadrant : le côté remonte vers le Nord.
- Hypothèse validée : Même gisement compensé qu'au calcul précédent.
- Vérification croisée : \( 0{,}216\,376^2 + 0{,}976\,310^2 = 1{,}000\,000 \).
- Finalité : Compléter le deuxième vecteur.
+109,151 m vers le Nord. Contrôle par retour : \( \sqrt{24{,}191^2 + 109{,}151^2} = \mathbf{111{,}8000} \) m, exactement la distance du carnet.
- Ordre de grandeur : 98 % de la distance : la direction est presque plein Nord, comme annoncé.
- Impact sur la suite : Le deuxième côté est validé.
- Cohérence : Les deux composantes positives confirment le quadrant Nord-Est.
- Attention : Un cosinus arrondi trop tôt donnerait +109,13 m ; le contrôle par retour rendrait alors 111,7875 m, soit 1,25 cm d'écart.
- Comparaison : C'est le côté le moins sensible aux arrondis : les trois autres réagissent bien davantage.
Remarque pédagogique : Le contrôle par retour se fait dès que la paire est complète, pas à la fin. Une faute isolée est alors triviale à localiser.
Calcul 5 — composante Est du côté S3-S4Pourquoi fait-on ce calcul ? Pour projeter le troisième côté, celui qui repart vers l'Ouest.
Produit de la distance par le sinus du gisement compensé, négatif dans ce quadrant.
- Substitution : \( D = 170{,}00 \) m et \( \sin(334{,}25350 \ \text{gon}) = -0{,}858\,708 \).
- Piège évité : Le sinus est négatif au-delà de 200 gon : le côté part vers l'Ouest.
- Hypothèse validée : Gisement compensé de 334,25350 gon, quadrant Nord-Ouest.
- Vérification croisée : La valeur absolue doit rester inférieure à 170,00 m.
- Finalité : Obtenir le déplacement vers l'Ouest du troisième côté.
−145,980 m vers l'Ouest. 86 % de la distance : le gisement de 334 gon est plus proche de l'Ouest — 300 gon — que du Nord.
- Ordre de grandeur : Composante Ouest dominante : cohérent avec un gisement à 34 gon de l'Ouest seulement.
- Impact sur la suite : C'est le terme négatif le plus important de la somme en abscisse.
- Cohérence : Le signe négatif était annoncé par le quadrant Nord-Ouest lu en question 2.
- Attention : Une valeur de −109,91 m ferait 36,07 m d'écart. Aucun arrondi ne peut expliquer un tel montant.
- Comparaison : La valeur fautive correspondrait à un sinus de −0,646 529, soit un gisement d'environ 356 gon — vingt et un grades trop loin.
Remarque pédagogique : Comparer la composante à la distance du côté est un contrôle instantané : toute projection est nécessairement plus courte que ce qu'elle projette.
Calcul 6 — composante Nord du côté S3-S4Pourquoi fait-on ce calcul ? Pour compléter le troisième côté — celui qui réagit le plus fortement à une valeur trigonométrique fautive.
Produit de la distance par le cosinus du gisement compensé, positif dans ce quadrant.
- Substitution : \( D = 170{,}00 \) m et \( \cos(334{,}25350 \ \text{gon}) = 0{,}512\,465 \).
- Piège évité : Le cosinus redevient positif au-delà de 300 gon : le côté remonte vers le Nord.
- Hypothèse validée : Même gisement compensé qu'au calcul 5.
- Vérification croisée : \( 0{,}858\,708^2 + 0{,}512\,465^2 = 1{,}000\,000 \).
- Finalité : Compléter le troisième vecteur et le contrôler.
+87,119 m vers le Nord. Contrôle par retour : \( \sqrt{145{,}980^2 + 87{,}119^2} = \mathbf{170{,}0000} \) m, exactement la distance du carnet.
- Ordre de grandeur : 51 % de la distance, contre 86 % à l'Ouest : la direction penche vers l'Ouest, comme prévu.
- Impact sur la suite : Le troisième côté est validé.
- Cohérence : Est négatif et Nord positif : quadrant Nord-Ouest confirmé.
- Attention : Avec le couple fautif −109,91 et +132,06, le contrôle par retour rend 171,8140 m au lieu de 170,00 : 1,81 m d'écart, refusé sans appel.
- Comparaison : Pire encore, la somme des carrés des rapports vaut 1,021 455 : ces deux nombres ne sont la projection d'aucune distance.
Remarque pédagogique : La somme des carrés des rapports \( \Delta X / D \) et \( \Delta Y / D \) doit valoir 1. C'est le test le plus rapide de la cohérence d'un couple.
Calcul 7 — composante Est du côté S4-S1Pourquoi fait-on ce calcul ? Pour projeter le dernier côté, celui du retour vers le point de départ.
Produit de la distance par le sinus du gisement compensé, négatif dans le quadrant Sud-Ouest.
- Substitution : \( D = 180{,}28 \) m et \( \sin(219{,}85125 \ \text{gon}) = -0{,}306\,794 \).
- Piège évité : Les deux composantes seront négatives : quadrant Sud-Ouest.
- Hypothèse validée : Gisement compensé de 219,85125 gon, issu du dernier transport.
- Vérification croisée : Le gisement étant proche de 200 gon, le sinus doit être faible.
- Finalité : Obtenir le déplacement vers l'Ouest du côté de retour.
−55,309 m vers l'Ouest. Seulement 31 % de la distance : le gisement est proche de 200 gon, donc quasiment plein Sud.
- Ordre de grandeur : À vingt grades du Sud, la composante Ouest reste modeste.
- Impact sur la suite : Dernier terme de la somme en abscisse.
- Cohérence : Le signe négatif était annoncé par le quadrant Sud-Ouest.
- Attention : Une valeur de −56,90 m ferait 1,59 m d'écart, bien au-delà de tout arrondi raisonnable.
- Comparaison : Cette valeur fautive correspond à un gisement de 220,4475 gon, soit 0,596 gon de dérive.
Remarque pédagogique : Un écart de plus d'un mètre ne s'explique jamais par un arrondi. Quand il apparaît, il faut chercher l'angle employé, pas la décimale perdue.
Calcul 8 — composante Nord du côté S4-S1Pourquoi fait-on ce calcul ? Pour achever les huit composantes et valider le dernier côté.
Produit de la distance par le cosinus du gisement compensé, négatif dans ce quadrant.
- Substitution : \( D = 180{,}28 \) m et \( \cos(219{,}85125 \ \text{gon}) = -0{,}951\,776 \).
- Piège évité : Le cosinus est négatif entre 100 et 300 gon : le côté redescend vers le Sud.
- Hypothèse validée : Même gisement compensé qu'au calcul 7.
- Vérification croisée : \( 0{,}306\,794^2 + 0{,}951\,776^2 = 1{,}000\,000 \).
- Finalité : Achever la projection des quatre côtés.
−171,586 m vers le Sud. Contrôle par retour : \( \sqrt{55{,}309^2 + 171{,}586^2} = \mathbf{180{,}2800} \) m, exactement la distance du carnet. Les quatre côtés sont validés.
- Ordre de grandeur : 95 % de la distance : la direction est quasiment plein Sud, comme annoncé.
- Impact sur la suite : Les huit composantes sont prêtes pour la fermeture linéaire de la question 4.
- Cohérence : Les quatre contrôles par retour sont exacts au dixième de millimètre : les projections sont irréprochables.
- Attention : Ces contrôles valident les calculs, jamais les mesures. La question 4 s'intéressera à la cohérence de l'ensemble.
- Comparaison : Chaque côté pris isolément est parfait. C'est leur somme qui va poser problème.
Remarque pédagogique : Quatre contrôles locaux tous verts ne garantissent pas un contrôle global vert. C'est la leçon que la question suivante va administrer.
"Deux additions. Sur un circuit fermé, elles doivent toutes deux donner zéro : je pars de S1 et j'y reviens. C'est le contrôle le plus sévère de tout le cheminement, parce qu'il teste ensemble les angles, les distances et leur cohérence. Et je m'attends au pire : la fermeture angulaire, elle, n'en garantissait rien."
- Observation : Quatre côtés bout à bout qui reviennent au départ : la somme vectorielle est nulle par construction. Tout résidu est une erreur, sans exception.
- Analyse du risque : Ce n'est plus le calcul qui est en cause — les huit composantes ont été validées une à une. Si la fermeture est mauvaise, ce sont les données qui le sont.
- Choix stratégique : Calculer les deux fermetures partielles, en déduire la fermeture linéaire, la rapporter au périmètre, puis la confronter aux seuils de l'arrêté du 16 septembre 2003.
- Alternative : On pourrait passer directement à la compensation linéaire, proportionnelle aux longueurs. Mais compenser sans avoir jugé, c'est maquiller l'erreur au lieu de la constater.
- Objectif visé : Un verdict chiffré et sourcé sur ce jeu de mesures — quel qu'il soit.
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Sur un cheminement fermé, partir d'un point et y revenir signifie que la somme de tous les déplacements est nulle. Cette contrainte est vectorielle : elle porte à la fois sur les abscisses et sur les ordonnées.
Trois relations : les deux fermetures partielles, puis la fermeture linéaire qui les combine.
Fermeture partielle en abscisse :La somme algébrique des quatre déplacements Est-Ouest.
Parce que revenir à son point de départ signifie que tous les déplacements vers l'Est ont été exactement compensés par des déplacements vers l'Ouest. La somme doit donc être nulle.
- \( f_{\text{x}} \) : fermeture partielle en abscisse, signée, unité : mètre
- \( \sum \Delta X \) : somme des quatre composantes Est, unité : mètre
La somme algébrique des quatre déplacements Nord-Sud.
Même raisonnement sur l'autre axe : ce qui a été monté vers le Nord doit avoir été redescendu vers le Sud. Les deux fermetures partielles sont indépendantes, et toutes deux nulles sur un circuit parfait.
- \( f_{\text{y}} \) : fermeture partielle en ordonnée, signée, unité : mètre
- \( \sum \Delta Y \) : somme des quatre composantes Nord, unité : mètre
La distance qui sépare le point de départ du point de retour calculé.
Parce que les deux fermetures partielles sont les composantes d'un vecteur d'erreur. Sa norme — obtenue par Pythagore — est la distance réelle qui sépare le départ de l'arrivée sur le plan.
- \( f_{\text{L}} \) : fermeture linéaire, toujours positive, unité : mètre
- \( f_{\text{x}} \) : fermeture en abscisse, élevée au carré, unité : mètre
- \( f_{\text{y}} \) : fermeture en ordonnée, élevée au carré, unité : mètre
"Beaucoup d'étudiants concluent que les mesures sont de bonne qualité après la seule fermeture angulaire..."
- L'erreur : Écrire « l'erreur est très faible, c'est un bon signe sur la qualité des mesures » après avoir constaté \( f_{\text{a}} = 0{,}0090 \) gon.
- La bonne méthode : Poursuivre jusqu'à la fermeture linéaire, seul contrôle qui teste les angles et les distances ensemble.
- L'astuce de pro : Se demander, pour chaque contrôle : quelles données n'y figurent pas ? Ici, aucune des quatre distances n'entre dans la fermeture angulaire.
- Le moyen mnémotechnique : « Les angles ferment le tour, les distances ferment la figure ».
- L'impact direct : Sur ce cheminement, la fermeture linéaire vaut 50,537 m — soit 1 982 fois l'écart de 2,55 cm que la fermeture angulaire laissait entrevoir.
Exécution de la Note de Calculs
- Composantes et fermetures : en mètre, signées
- Fermeture linéaire : en mètre, toujours positive
- Périmètre : en mètre, somme des quatre côtés
- Précision relative et rapports : sans dimension
Cinq calculs : les deux fermetures partielles, la fermeture linéaire, la précision relative, puis la comparaison aux seuils de l'arrêté du 16 septembre 2003.
1. Résolution Numérique Calcul 1 — la fermeture partielle en abscissePourquoi fait-on ce calcul ? Pour vérifier que les déplacements vers l'Est et vers l'Ouest se compensent, comme l'exige un circuit fermé.
Addition algébrique des quatre composantes Est calculées en question 3.
- Substitution : +138,582 · +24,191 · −145,980 · −55,309 m.
- Piège évité : Les signes sont conservés : deux composantes positives, deux négatives.
- Hypothèse validée : Les quatre composantes ont été validées individuellement par le contrôle par retour.
- Vérification croisée : Sur un cheminement correct, ce total devrait valoir quelques centimètres au plus.
- Finalité : Obtenir la première composante du vecteur d'erreur.
−38,516 m. On attendait zéro : le résultat en est éloigné de près de quarante mètres. Ce n'est plus une erreur de mesure, c'est une incohérence de structure.
- Ordre de grandeur : 38,5 m sur un périmètre de 612 m : plus de 6 % du parcours, sur ce seul axe.
- Impact sur la suite : Le point de retour tombe très à l'Ouest du point de départ.
- Cohérence : Les quatre composantes ont pourtant été vérifiées une à une : le défaut ne vient pas des projections.
- Attention : Aucune erreur de mesure raisonnable ne produit quarante mètres sur quatre visées de moins de deux cents mètres.
- Comparaison : La fermeture angulaire annonçait 2,55 cm d'écart : on est ici plus de mille cinq cents fois au-delà.
Remarque pédagogique : Quand un résultat sort de plusieurs ordres de grandeur, on ne cherche plus l'erreur de calcul : on interroge les données.
Calcul 2 — la fermeture partielle en ordonnéePourquoi fait-on ce calcul ? Pour obtenir la seconde composante du vecteur d'erreur.
Addition algébrique des quatre composantes Nord.
- Substitution : −57,403 · +109,151 · +87,119 · −171,586 m.
- Piège évité : Deux composantes positives et deux négatives : l'addition est algébrique, jamais en valeur absolue.
- Hypothèse validée : Mêmes composantes que celles validées en question 3.
- Vérification croisée : Le millimètre d'écart avec le calcul en pleine précision provient de l'arrondi des composantes.
- Finalité : Compléter le vecteur d'erreur.
−32,719 m. Là encore, on attendait zéro. Les deux fermetures partielles sont du même ordre de grandeur : le point de retour manque le départ vers le Sud-Ouest.
- Ordre de grandeur : 32,7 m, soit plus de 5 % du périmètre sur ce second axe.
- Impact sur la suite : Les deux composantes vont se combiner en une fermeture linéaire de plus de cinquante mètres.
- Cohérence : Le calcul mené sans arrondi intermédiaire rend −32,718 m : l'écart d'un millimètre est sans portée.
- Attention : Les deux fermetures étant du même ordre, l'erreur n'est pas concentrée sur un seul axe : c'est bien la figure entière qui ne se referme pas.
- Comparaison : Sur un cheminement correct de ce périmètre, on attendrait quelques centimètres au plus.
Remarque pédagogique : Deux fermetures partielles du même ordre indiquent une incohérence générale ; une seule très forte désignerait plutôt une faute localisée.
Calcul 3 — la fermeture linéairePourquoi fait-on ce calcul ? Pour réduire les deux fermetures partielles à une seule distance, directement interprétable.
Racine de la somme des carrés des deux fermetures partielles.
- Substitution : \( f_{\text{x}} = -38{,}516 \) m et \( f_{\text{y}} = -32{,}719 \) m.
- Piège évité : Les carrés effacent les signes : la fermeture linéaire est toujours positive.
- Hypothèse validée : Repère orthonormé : Pythagore s'applique sans réserve.
- Vérification croisée : Le résultat doit être supérieur à la plus grande des deux fermetures partielles.
- Finalité : Obtenir la distance réelle entre départ et retour calculé.
50,537 m. Le cheminement « revient » à plus de cinquante mètres de son point de départ. Parti de S1 en (1000,000 ; 5000,000), il aboutit en (961,484 ; 4967,281).
- Ordre de grandeur : Supérieur à chacune des deux fermetures partielles, comme il se doit.
- Impact sur la suite : Aucune compensation ne peut absorber une telle erreur : la question n'est plus de corriger, mais de refuser.
- Cohérence : Les quatre côtés sont individuellement exacts. C'est leur combinaison qui est impossible.
- Attention : Les quatre conventions possibles de transport de gisement ont été testées : aucune ne referme la figure. Ce ne sont donc pas les gisements qui sont en cause.
- Comparaison : Ces quatre angles et ces quatre distances ne décrivent aucun quadrilatère fermé : le jeu de données est géométriquement impossible.
Remarque pédagogique : Constater qu'un énoncé est incohérent n'est pas un échec : c'est exactement ce que le contrôle est censé produire quand les données sont mauvaises.
Calcul 4 — la précision relative du cheminementPourquoi fait-on ce calcul ? Pour rapporter la fermeture au parcours, seule façon de comparer des cheminements de longueurs différentes.
Division du périmètre par la fermeture linéaire, pour obtenir le dénominateur de la fraction usuelle.
- Substitution : Périmètre \( 150{,}00 + 111{,}80 + 170{,}00 + 180{,}28 = 612{,}08 \) m.
- Piège évité : Le périmètre est la somme des distances mesurées, pas celle des composantes.
- Hypothèse validée : Les quatre distances sont horizontales et exprimées dans la même unité.
- Vérification croisée : Un cheminement courant se situe entre \( 1/5\,000 \) et \( 1/20\,000 \).
- Finalité : Exprimer la qualité du levé dans le langage habituel du métier.
Une précision relative de 1/12,1, soit 8,26 % du périmètre. Un cheminement courant vise \( 1/10\,000 \) : on est ici huit cents fois plus mauvais.
- Ordre de grandeur : Un pas de plus de huit centimètres perdus par mètre parcouru : impossible avec un instrument, même mal réglé.
- Impact sur la suite : Le levé est irrecevable. Aucune classe de précision ne peut lui être attribuée.
- Cohérence : Une erreur de mesure de cette ampleur aurait entraîné une fermeture angulaire catastrophique. Or celle-ci est excellente.
- Attention : La contradiction entre les deux fermetures est le signe caractéristique de données fabriquées : les angles ont été choisis cohérents, les distances non.
- Comparaison : En pratique, on retournerait sur le terrain remesurer les quatre côtés — c'est la seule issue.
Remarque pédagogique : La précision relative rend deux cheminements comparables. C'est la grandeur qu'un maître d'ouvrage lira, bien avant la fermeture en mètres.
Calcul 5 — la confrontation aux seuils de l'arrêtéPourquoi fait-on ce calcul ? Pour rattacher le verdict à un texte réellement présent au dossier, plutôt qu'à une impression.
Rapport de la fermeture linéaire à la tolérance individuelle de l'arrêté du 16 septembre 2003, pour une classe [2] cm.
- Substitution : \( f_{\text{L}} = 50{,}537 \) m et \( T = 2{,}42 \times 2 \times 1{,}125 = 5{,}45 \) cm.
- Piège évité : Les deux grandeurs sont ramenées à la même unité : 5,45 cm valent 0,054 45 m.
- Hypothèse validée : Classe [2] cm, \( n = 2 \) et \( C = 2 \) — paramètres retenus comme étalon de comparaison.
- Vérification croisée : Le critère maximal de l'arrêté, \( 4{,}08 \times [xx] = 8{,}16 \) cm, donnerait un rapport de 619.
- Finalité : Chiffrer l'ampleur du dépassement.
928 fois la tolérance individuelle, et 619 fois le critère maximal de 8,16 cm. Le verdict ne souffre aucune discussion.
- Ordre de grandeur : Trois ordres de grandeur au-delà du seuil : il n'y a rien à négocier.
- Impact sur la suite : Le guide DT-DICT recommande de compenser — mais compenser suppose une erreur acceptable. Ce n'est pas le cas ici.
- Cohérence : L'arrêté prévoit qu'avec \( N < 5 \) points de contrôle, aucun dépassement de \( T \) n'est toléré. Le cheminement n'en compte que quatre.
- Attention : Ces seuils portent sur l'écart de position d'un point contrôlé, non sur une fermeture. Ils servent ici d'ordre de grandeur : aucun texte du dossier ne fixe de tolérance de fermeture.
- Comparaison : Même en admettant une classe [50] cm — dix fois plus laxiste — le dépassement resterait d'un facteur trente-sept.
Remarque pédagogique : Quand un écart dépasse la tolérance d'un facteur mille, changer de classe de précision ne sauve rien. Il faut remonter aux données.
- Une tolérance de fermeture, angulaire ou linéaire : aucun texte du dossier n'en fixe. La formule \( 0{,}02\sqrt{n} \) est une donnée d'énoncé ; les seuils de l'arrêté du 16 septembre 2003 portent sur l'écart de position d'un point contrôlé et servent ici d'ordre de grandeur.
- L'incertitude des angles et des distances : aucune fiche technique de station totale, aucune norme d'essai de type ISO 17123 au dossier. Impossible de dire si une erreur donnée est instrumentalement plausible.
- Et pourtant la réglementation l'exige : l'article 15 de l'arrêté du 15 février 2012 modifié, rappelé page 74 du fascicule 2, impose de joindre à chaque relevé « la marque et le numéro de série de l'appareil de mesure » et « l'incertitude maximale de la mesure ». Le carnet de cet énoncé ne comporte ni l'un ni l'autre.
- La compensation par moindres carrés : citée par le guide DT-DICT comme alternative à l'équirépartition, mais aucun document du dossier n'en expose la mise en œuvre. Elle est nommée, jamais appliquée.
- La classe de précision applicable : aucun texte du dossier ne l'impose à ce type de travaux. La classe [2] cm est un choix explicite, retenu comme étalon.
BILAN FINAL DE LA MISSION
Checklist d'Auto-Évaluation
Avant de clore cet exercice, vérifiez que vous avez assimilé la démarche et pas seulement les formules :
La somme des angles mesurés vaut 400,0090 gon contre 400,0000 imposés, soit une fermeture angulaire de +0,0090 gon, très en deçà du seuil retenu. Après compensation de −0,00225 gon par angle, le transport donne 13,88475, 334,25350 et 219,85125 gon, avec un bouclage exact. Les huit coordonnées partielles restituent chacune la distance de leur côté.
Un cheminement fermé offre deux contrôles de portées très inégales : la fermeture angulaire ne teste que les angles — elle serait parfaite avec des distances inventées — tandis que la fermeture linéaire teste les angles, les distances et leur cohérence. Ici la seconde vaut 50,537 m sur 612 m de périmètre, soit 1/12,1 : ces mesures ne décrivent aucun quadrilatère fermé. Aucune compensation ne rattrape cela ; seule une reprise du levé le peut.








