Calcul des angles en topographie
Des coordonnées planes aux directions : distance entre deux points, gisement d'une visée de référence, report d'un angle mesuré et détermination d'un angle au sommet, avec les contrôles qui garantissent chaque résultat
Contexte de l'Étude & Enjeux
Le Contexte : Un opérateur stationne sa station totale sur un point d'appui et vise une borne de référence dont les coordonnées figurent au dossier. À partir de cette seule visée, il doit pouvoir orienter tout ce qu'il implantera ensuite. L'opération qui rend cela possible s'appelle le calcul de gisement : elle transforme un couple de coordonnées en une direction absolue, exprimée par rapport au Nord du système de projection.
Une fois cette direction établie, tout le reste n'est plus qu'addition et soustraction d'angles. L'angle horizontal mesuré sur le terrain se reporte sur le gisement de référence pour donner la direction du point à implanter ; inversement, la différence de deux gisements restitue l'angle au sommet que forment deux visées. Ces deux opérations, symétriques l'une de l'autre, constituent la mécanique de base de toute polygonation.
Reste une précaution de vocabulaire, qui n'est pas une subtilité d'école. Les coordonnées manipulées ici sont des coordonnées planes, issues d'une projection cartographique. La fiche technique T9 du Certu rappelle qu'aucune projection ne conserve les distances : la longueur calculée entre deux couples de coordonnées est une distance réduite à la représentation plane, distincte de la distance mesurée sur le terrain. Les angles, eux, sont conservés par une projection conforme — et c'est précisément ce qui rend les gisements calculables.
Quatre éléments structurent l'étude. Le dernier conditionne la validité de tous les autres :
-
Un angle compté depuis l'axe des ordonnées : le gisement se mesure dans le sens des aiguilles d'une montre à partir de l'axe Y de la projection. Cette convention, employée par l'IGN dans ses notes techniques d'algorithmes, fixe le sens de toutes les opérations qui suivent.
-
Une arc tangente à deux arguments : l'arc tangente ordinaire ne distingue pas deux directions opposées. Seule la fonction à deux arguments, qui examine séparément les signes des deux accroissements, livre une direction non ambiguë sur les quatre cents grades.
-
Un sens de rotation qui décide du signe : un angle mesuré à droite tourne dans le même sens que les gisements : il s'ajoute. Un angle à gauche tourne en sens contraire : il se retranche.
-
Une distance plane, non une distance de terrain : la longueur tirée de coordonnées projetées doit être corrigée de l'altération linéaire avant d'être comparée à une mesure au distancemètre. L'omettre revient à confronter deux grandeurs qui ne se rapportent pas à la même surface.
Établir la distance entre la station et la borne de référence à partir de leurs coordonnées, puis le gisement de cette direction, en précisant à quelle surface chacun de ces deux résultats se rapporte.
Reporter ensuite l'angle horizontal mesuré pour obtenir la direction du point à implanter, et déterminer enfin l'angle au sommet formé en la borne par les visées vers la station et vers un point auxiliaire, en contrôlant ce dernier résultat par une voie indépendante du calcul de gisements.
- Le grand défi : ne jamais perdre le fil du sens de rotation, ni celui de l'ordre des points dans chaque différence de coordonnées.
- Votre rôle : celui de l'opérateur qui prépare au bureau les éléments d'orientation de son implantation.
- La contrainte : des distances au millimètre, des angles au dix-millième de grade, et un gisement toujours ramené dans l'intervalle de zéro à quatre cents grades.
- La distance entre la station et la référence, avec la surface à laquelle elle se rapporte.
- Le gisement de la direction de référence, exprimé en grades et contrôlé par le quadrant.
- Le gisement de la direction à implanter, obtenu par report de l'angle mesuré et ramené dans l'intervalle réglementaire.
- L'angle au sommet de la borne, entre la visée retour vers la station et la visée vers le point auxiliaire.
- Un contrôle indépendant de ce dernier angle, ne réutilisant aucun des gisements calculés.
L'étude repose sur trois couples de coordonnées planes et sur une seule mesure de terrain, l'angle horizontal relevé à la station. Tout le reste se déduit par le calcul. Cette économie de données est caractéristique du travail d'orientation : ce sont les conventions — sens de comptage, ordre des points, choix du zéro — qui portent la difficulté, bien plus que le volume des opérations.
Deux textes encadrent le contexte de ces coordonnées. Le décret du 3 mars 2006 fixe le système de référence et la projection à employer pour les informations localisées ; la fiche technique T9 du Certu précise ce que représente exactement une longueur calculée entre deux points d'une représentation plane, et par quelle correction on remonte à la distance sur la surface de référence.
Formulaire & Aide-Mémoire (À consulter en cas de besoin)
Six relations. Les deux premières exploitent les coordonnées, les deux suivantes produisent une direction, les deux dernières combinent les directions entre elles.
- Accroissements de coordonnées \( \Delta X = X_{\text{B}} - X_{\text{A}} \)
- Distance en représentation plane \( D_{\text{r}} = \sqrt{\Delta X^2 + \Delta Y^2} \)
- Gisement par l'arc tangente à deux arguments \( G = \operatorname{atan2}(\Delta X, \Delta Y) \)
- Conversion du radian au grade \( G_{\text{gon}} = G_{\text{rad}} \times \dfrac{200}{\pi} \)
- Report d'un angle mesuré à droite \( G_{\text{AC}} = G_{\text{AB}} + H_{\text{BAC}} \)
- Gisement inverse d'une direction \( G_{\text{BA}} = G_{\text{AB}} \pm 200 \)
COORDONNÉES ET MESURE DE TERRAIN
| Symbole | Description | Valeur | Unité |
|---|---|---|---|
| XA | Abscisse de la station, comptée vers l'Est | 1000,00 | m |
| YA | Ordonnée de la station, comptée vers le Nord de la projection | 2000,00 | m |
| XB | Abscisse de la borne de référence | 1100,00 | m |
| YB | Ordonnée de la borne de référence | 2100,00 | m |
| XD | Abscisse du point auxiliaire, visé depuis la borne | 1050,00 | m |
| YD | Ordonnée du point auxiliaire | 2150,00 | m |
| HBAC | Angle horizontal mesuré à la station, de la référence vers le point à implanter, tourné à droite | 82,4000 | gon |
- Origine des gisements : l'axe Y de la projection, comptage dans le sens des aiguilles d'une montre
- Intervalle des gisements : de \( 0 \) à \( 400 \ \text{gon} \), la borne supérieure étant exclue
- Sens de l'angle mesuré : à droite, c'est-à-dire dans le même sens que les gisements
- Résolution retenue : le millimètre pour les longueurs, le dix-millième de grade pour les angles
RÉFÉRENTIEL, CONVENTIONS ET EXIGENCES DE PRÉCISION
| Élément | Description | Valeur | Unité |
|---|---|---|---|
| — | Système géodésique de la France métropolitaine et projection associée Décret 2006-272 · art. 1er A | RGF93 · Lambert-93 | — |
| γ | Convergence des méridiens : gisement de l'image du méridien, angle entre l'axe Y et le Nord géographique IGN · ALG0060 | défini | rad |
| k0 | Facteur d'échelle du Lambert-93 à son parallèle origine, d'où découle l'altération linéaire Certu · fiche T9 | 0,99905103 | — |
| k | Coefficient de la tolérance pour un contrôle par un seul point, dans le calcul des écarts en position Arrêté 16-09-2003 | 3,23 | — |
| — | Conduite du levé à la station totale : cheminement fermé ou encadré, points doubles Fascicule 2 · fiche OL-STT | recommandé | — |
- Système de coordonnées : plan, issu d'une projection conforme, dont l'axe des ordonnées matérialise le Nord de la projection
- Coordonnées : tenues pour exactes et exprimées dans un même système, aucune transformation n'étant à opérer
- Angle mesuré : supposé exempt d'erreur instrumentale, la station ayant été contrôlée avant l'intervention
- Distances : celles qui sont calculées ici sont des distances en représentation plane, non des distances de terrain
- Altération linéaire : non appliquée aux résultats, l'étude portant sur les directions ; sa portée est chiffrée en annexe
Extraits de Normes & Abaques (Documents Annexes)
Trois annexes. La première distingue les quatre notions de distance que la fiche T9 du Certu recense, et sans lesquelles le mot « distance » reste ambigu. La deuxième donne la correspondance entre les signes des accroissements et le quadrant du gisement, contrôle immédiat de tout calcul de direction. La troisième rassemble ce que les textes fixent quant au référentiel et aux directions de référence.
Quatre notions de distance — Certu, Géoréférencement et RGF93, fiche T9, janvier 2010| Distance et définition | Portée sur la présente étude |
|---|---|
| Distance suivant la pente : le plus court chemin séparant les deux points, mesurable sur le terrain, tenant compte de la topographie | c'est elle que lit le distancemètre avant toute réduction |
| Distance horizontale : mesurée sur la surface de niveau passant par la hauteur moyenne des deux points | grandeur des calculs planimétriques de terrain, distincte de la précédente dès qu'il existe une dénivelée |
| Distance sur l'ellipsoïde : le plus court chemin en suivant la surface mathématique de référence | distance de référence, à laquelle on remonte par la correction d'altération linéaire |
| Distance en représentation plane : distance cartésienne calculée entre deux couples de coordonnées projetées, par le théorème de Pythagore | c'est exactement ce que produit la première question de cette étude |
La même fiche énonce le principe qui gouverne ces conversions : les projections conformes conservent localement les angles, tandis qu'aucune projection ne conserve les distances. De là découle l'asymétrie de traitement des deux premières questions : le gisement calculé à partir des coordonnées est directement l'angle du terrain, alors que la longueur calculée entre les mêmes coordonnées demande une correction avant d'être confrontée à une mesure.
Cette correction porte le nom d'altération linéaire. Elle vaut, par définition, le module linéaire diminué de l'unité, et se calcule en un point avant d'être appliquée à un segment : la fiche T9 prescrit d'en prendre la moyenne aux deux extrémités. Au parallèle origine du Lambert-93, le facteur d'échelle vaut 0,99905103, soit une altération de moins 0,95 mètre par kilomètre : la longueur plane y est plus courte que la longueur de référence. Sur une visée de cent quarante mètres, l'écart entre les deux atteint treize centimètres.
Signes des accroissements et quadrant du gisement| Signe de ΔX | Signe de ΔY | Direction et intervalle du gisement |
|---|---|---|
| positif | positif | Nord-Est · de 0 à 100 gon |
| positif | négatif | Sud-Est · de 100 à 200 gon |
| négatif | négatif | Sud-Ouest · de 200 à 300 gon |
| négatif | positif | Nord-Ouest · de 300 à 400 gon |
Ce tableau constitue le contrôle le plus rapide d'un calcul de gisement. Il explique aussi pourquoi l'arc tangente ordinaire ne suffit pas : le rapport des deux accroissements prend la même valeur pour deux directions opposées, puisque changer simultanément les deux signes ne change pas leur quotient. Seule la fonction à deux arguments, qui reçoit les accroissements séparément, lève cette indétermination.
Référentiel et directions de référence| Disposition | Source |
|---|---|
| Le système géodésique de référence de la France métropolitaine est le RGF93, qui s'appuie sur l'ellipsoïde IAG GRS 1980 ; la projection associée est la projection conique conforme Lambert-93 | décret n° 2006-272 du 3 mars 2006, article 1er, section A |
| La convergence des méridiens désigne le gisement de l'image du méridien, c'est-à-dire l'angle mesuré dans le sens des aiguilles d'une montre entre l'axe Y de la projection et l'image du méridien, dont la direction est celle du Nord géographique | note technique IGN ALG0060, version 2.1 |
| La correction angulaire permet de calculer l'angle entre l'image d'une géodésique et la corde qui la sous-tend ; elle s'exprime habituellement en décimilligrades par kilomètre | note technique IGN ALG0060, version 2.1 |
- Le Nord de la projection est la direction de l'axe Y : c'est lui, et lui seul, qui sert d'origine aux gisements calculés dans cette étude
- Le Nord géographique est la direction du méridien du lieu ; il s'écarte du précédent de la convergence des méridiens, grandeur définie par la note ALG0060
- Le Nord magnétique est celui qu'indique une boussole ; il ne coïncide avec aucun des deux autres et varie dans le temps
- Un gisement et un azimut ne se rapportent donc pas à la même origine : le premier part de l'axe Y, le second du méridien
- Dans cette étude, les coordonnées étant planes, toutes les directions calculées sont des gisements , sans qu'aucune conversion soit nécessaire
3. Méthodologie de Résolution & Travail Demandé
La démarche va des coordonnées vers une longueur, puis vers une direction, et enfin de deux directions vers un angle. Chaque étape prépare la suivante : les accroissements calculés pour la distance servent au gisement, le gisement de référence sert au report d'angle, et le gisement inverse de cette même direction ouvre la dernière question.
La dernière étape ne se contente pas d'appliquer une différence de gisements. Elle exige un contrôle indépendant, c'est-à-dire une vérification qui ne réutilise aucun des gisements obtenus : un calcul qui se contrôlerait par ses propres résultats ne contrôlerait rien.
Question 1 : La distance entre la station et la référence
Besoin d'un indice ? (Niveau 1)
Un accroissement se calcule toujours dans l'ordre « point d'arrivée moins point de départ ». La distance en découle par le théorème de Pythagore.
Toujours bloqué ? (Indice Niveau 2)
L'ordre des points est indifférent pour la distance, les accroissements étant élevés au carré ; il ne le sera plus du tout à la question suivante, où leur signe porte la direction.
Question 2 : Le gisement de la direction de référence
Besoin d'un indice ? (Niveau 1)
L'accroissement en abscisse est le premier argument, celui en ordonnée le second : le gisement se compte depuis l'axe Y, non depuis l'axe X.
Toujours bloqué ? (Indice Niveau 2)
Les deux accroissements étant positifs et égaux, la direction se situe au milieu du premier quadrant : le résultat est prévisible avant tout calcul.
Question 3 : Le gisement de la direction à implanter
Besoin d'un indice ? (Niveau 1)
Un angle tourné à droite va dans le même sens que les gisements : il s'ajoute au gisement de la visée de départ.
Toujours bloqué ? (Indice Niveau 2)
Après l'addition, vérifiez systématiquement que le résultat reste inférieur à quatre cents grades ; s'il les dépasse, retranchez un tour complet.
Question 4 (Finale) : L'angle au sommet de la borne
Besoin d'un indice ? (Niveau 1)
Un angle tourné à droite vaut toujours le gisement de la visée d'arrivée diminué du gisement de la visée de départ.
Toujours bloqué ? (Indice Niveau 2)
Pour le contrôle, revenez aux coordonnées : deux directions issues d'un même point sont perpendiculaires lorsque le produit scalaire de leurs vecteurs est nul.
Calcul des angles en topographie
« Deux points, quatre nombres : la géométrie du problème tient dans un triangle rectangle dont je connais les deux côtés de l'angle droit. Ce qui demande de l'attention n'est pas le calcul mais son étiquette : la longueur que je vais produire vit dans le plan de la projection, pas sur le terrain. Si je l'appelle simplement distance, je prépare une confusion pour celui qui la comparera à une lecture de distancemètre. »
- Observation : les deux accroissements sont égaux, ce qui annonce un triangle rectangle isocèle et une longueur voisine de cent quarante-et-un mètres.
- Analyse du risque : présenter cette longueur comme une distance de terrain, alors qu'aucune des deux corrections qui les séparent n'a été appliquée.
- Choix stratégique : calculer les deux accroissements séparément et les conserver avec leur signe : la question suivante en aura besoin, et le signe y deviendra essentiel.
- Contrôle prévu : la propriété du triangle rectangle isocèle, dont l'hypoténuse vaut le côté multiplié par la racine de deux.
- Objectif visé : une longueur au millimètre, accompagnée de la mention explicite de la surface à laquelle elle se rapporte.
Voir uniquement le résultat final (Auto-évaluation)
Le calcul est celui d'une norme de vecteur dans un repère orthonormé. Sa simplicité ne doit pas masquer une question de fond : les coordonnées manipulées décrivent des points d'une représentation plane, obtenue en développant sur un plan une surface qui ne l'est pas. La longueur calculée hérite de cette construction.
Deux relations. La première extrait des coordonnées les composantes du déplacement, la seconde en tire la longueur.
Accroissement de coordonnées :Il exprime, axe par axe, le déplacement du point de départ vers le point d'arrivée.
Parce que les coordonnées situent des points, alors que le calcul porte sur un déplacement. Les accroissements sont les composantes de ce déplacement : ils fournissent à la fois la longueur, par leurs carrés, et la direction, par leurs signes.
- \( \Delta X \) : accroissement en abscisse, grandeur signée, unité : mètre
- \( X_{\text{B}} \) : abscisse du point d'arrivée, unité : mètre
- \( X_{\text{A}} \) : abscisse du point de départ, unité : mètre
Elle donne la longueur du segment joignant les deux points sur le plan de projection.
Parce que les axes du système sont perpendiculaires et gradués de la même façon. Le segment cherché est alors l'hypoténuse d'un triangle rectangle dont les deux autres côtés sont précisément les accroissements, et le théorème de Pythagore s'applique sans aucune adaptation.
- \( D_{\text{r}} \) : distance réduite à la représentation plane, unité : mètre
- \( \Delta X \) : accroissement en abscisse entre les deux points, unité : mètre
- \( \Delta Y \) : accroissement en ordonnée entre les deux points, unité : mètre
« La distance entre la station et la borne vaut 141,421 m. C'est donc la valeur que devra afficher le distancemètre lorsque l'opérateur visera la borne depuis la station. »
- L'erreur : confondre deux longueurs qui ne se rapportent pas à la même surface. Une projection développe l'ellipsoïde sur un plan, et cette opération modifie nécessairement les longueurs.
- L'ampleur chiffrée : au parallèle origine du Lambert-93, le facteur d'échelle vaut 0,99905103, soit une altération de moins 0,95 m par kilomètre. Sur 141,421 m, la longueur sur l'ellipsoïde atteint 141,556 m : l'écart est de 13,4 cm.
- La seconde correction : la fiche T9 indique un écart de 1,6 cm par kilomètre entre distance horizontale et distance sur l'ellipsoïde à cent mètres de hauteur moyenne, soit environ 2 mm sur la longueur considérée ici.
- La conséquence sur l'étude : un opérateur qui contrôlerait son implantation en comparant directement les deux valeurs constaterait un écart de l'ordre de treize centimètres et conclurait à une faute de mesure, alors que l'écart proviendrait entièrement de la projection.
- La bonne méthode : nommer chaque longueur par ce qu'elle est, et n'en comparer deux qu'après les avoir ramenées à la même surface par l'altération linéaire moyenne des deux extrémités.
Exécution de la Note de Calculs
- Coordonnées : en mètres , dans un même système plan
- Accroissements : en mètres , avec leur signe
- Distance : en mètres , arrondie au millimètre
- Aucune conversion angulaire n'intervient à cette étape
Trois calculs : les deux accroissements, puis la longueur qui en découle.
1. Résolution Numérique Accroissement en abscisse entre la station et la référencePourquoi fait-on ce calcul ? Pour obtenir la composante Est du déplacement, qui servira à la longueur puis, à la question suivante, à la direction.
On retranche l'abscisse du point de départ de celle du point d'arrivée, en conservant le signe du résultat.
- Substitution : \( X_{\text{B}} = 1100{,}00 \ \text{m} \) et \( X_{\text{A}} = 1000{,}00 \ \text{m} \).
- Piège évité : ne pas inverser l'ordre. L'accroissement vaudrait alors moins cent mètres, ce qui placerait la borne à l'Ouest de la station au lieu de l'Est.
- Hypothèse validée : les deux abscisses proviennent du même système de coordonnées planes.
- Vérification croisée : l'abscisse de la borne étant la plus grande, le résultat doit être positif.
- Finalité : disposer de la première composante du vecteur joignant les deux points.
La borne se trouve cent mètres à l'Est de la station. Le signe positif fixe déjà la moitié de l'information de direction : la visée part vers la droite du Nord.
- Ordre de grandeur : une centaine de mètres, portée courante d'une visée de rattachement.
- Impact sur la suite : cette valeur sera le premier argument de l'arc tangente employée à la question suivante.
- Cohérence : le signe positif s'accorde avec la position de la borne au Nord-Est de la station, telle que le schéma la représente.
- Attention : ce signe doit être conservé jusqu'au calcul du gisement ; le perdre reviendrait à confondre deux directions opposées.
- Comparaison : pour la seule longueur, le signe est indifférent, l'accroissement étant élevé au carré.
Remarque pédagogique : Un accroissement de coordonnées se lit comme une instruction de déplacement : cent mètres vers l'Est. Cette lecture, plus parlante qu'une différence abstraite, rend immédiatement visible toute erreur de signe.
Accroissement en ordonnée entre la station et la référencePourquoi fait-on ce calcul ? Pour obtenir la composante Nord du déplacement, seconde information nécessaire à la longueur comme à la direction.
On applique aux ordonnées la même différence, dans le même ordre que pour les abscisses.
- Substitution : \( Y_{\text{B}} = 2100{,}00 \ \text{m} \) et \( Y_{\text{A}} = 2000{,}00 \ \text{m} \).
- Piège évité : ne pas changer l'ordre des points entre les deux accroissements. Un ordre différent d'un axe à l'autre produirait une direction symétrique de la direction réelle.
- Hypothèse validée : l'axe des ordonnées matérialise le Nord de la projection, comme l'énoncent les conventions de l'étude.
- Vérification croisée : l'ordonnée de la borne étant la plus grande, le résultat doit être positif.
- Finalité : compléter le vecteur joignant la station à la borne.
La borne se trouve également cent mètres au Nord de la station. Les deux accroissements étant égaux et positifs, le déplacement se fait exactement au milieu du premier quadrant.
- Ordre de grandeur : identique à l'accroissement en abscisse, ce qui caractérise une direction à quarante-cinq degrés du Nord.
- Impact sur la suite : cette valeur sera le second argument de l'arc tangente employée à la question suivante.
- Cohérence : les deux signes positifs situent la direction dans le quadrant Nord-Est, donc entre zéro et cent grades.
- Attention : l'égalité des deux accroissements est une particularité de ces données ; elle facilite les contrôles mais ne constitue pas un cas général.
- Comparaison : si l'accroissement en ordonnée avait été négatif, la direction basculerait dans le quadrant Sud-Est, entre cent et deux cents grades.
Remarque pédagogique : Les deux accroissements forment un couple indissociable. Les calculer dans le même ordre, l'un après l'autre et sans changer de convention, élimine à lui seul la plus fréquente des erreurs de direction.
Distance entre la station et la référence en représentation planePourquoi fait-on ce calcul ? Pour obtenir la longueur du segment joignant les deux points sur le plan de projection, élément de contrôle de toute implantation ultérieure.
On élève chaque accroissement au carré, on additionne, puis on extrait la racine carrée de la somme.
- Substitution : \( \Delta X = 100{,}00 \ \text{m} \) et \( \Delta Y = 100{,}00 \ \text{m} \).
- Piège évité : ne pas additionner les accroissements sans les élever au carré. On obtiendrait deux cents mètres, soit le trajet en deux tronçons et non le trajet direct.
- Hypothèse validée : les axes du système sont orthogonaux et de même échelle, condition d'application du théorème de Pythagore.
- Vérification croisée : les deux côtés étant égaux, l'hypoténuse doit valoir cent fois la racine de deux, soit environ 141,42 m.
- Finalité : produire la longueur de référence de la visée, exprimée dans le plan de projection.
La longueur du segment vaut 141,421 m dans le plan de projection. Elle se situe bien entre cent mètres, valeur de chaque côté, et deux cents mètres, valeur du trajet en deux tronçons.
- Ordre de grandeur : cent fois la racine de deux, conformément au triangle rectangle isocèle annoncé.
- Impact sur la suite : la longueur n'intervient dans aucun des calculs d'angle qui suivent ; ceux-ci ne dépendent que du rapport des accroissements.
- Cohérence : elle dépasse chacun des deux accroissements et reste inférieure à leur somme, comme l'exige l'inégalité triangulaire.
- Attention : il s'agit d'une distance en représentation plane. La comparer telle quelle à une lecture de distancemètre exposerait à l'erreur analysée plus haut.
- Comparaison : ramenée à la surface de référence au parallèle origine du Lambert-93, la même visée mesurerait 141,556 m.
Remarque pédagogique : Un résultat numérique n'est complet que s'il est nommé. Écrire « 141,421 m en représentation plane » plutôt que « 141,421 m » transmet au lecteur suivant l'information sans laquelle il ne pourra pas s'en servir correctement.
« Un gisement n'est pas un angle quelconque : c'est une direction absolue, comptée depuis l'axe des ordonnées et dans le sens des aiguilles d'une montre. Avant tout calcul, je situe la direction dans son quadrant à partir des seuls signes des accroissements. Le calcul viendra ensuite confirmer, ou infirmer, cette lecture — et s'il l'infirme, c'est le calcul qui a tort. »
- Observation : les deux accroissements sont positifs : la direction se trouve dans le quadrant Nord-Est, donc entre zéro et cent grades.
- Analyse du risque : employer l'arc tangente ordinaire, qui donne la même valeur pour deux directions opposées et laisse la moitié du cercle indéterminée.
- Choix stratégique : passer par la fonction à deux arguments, qui reçoit les accroissements séparément et exploite leurs signes pour trancher le quadrant.
- Contrôle prévu : l'égalité des deux accroissements, qui place nécessairement la direction au milieu du quadrant, soit à cinquante grades.
- Objectif visé : un gisement au dix-millième de grade, ramené dans l'intervalle de zéro à quatre cents grades.
Voir uniquement le résultat final (Auto-évaluation)
Le gisement d'une direction est l'angle qui la sépare de l'axe Y de la projection, compté dans le sens des aiguilles d'une montre. Cette définition est celle qu'emploie l'Institut national de l'information géographique et forestière dans ses notes techniques d'algorithmes, où la convergence des méridiens est présentée comme le gisement de l'image du méridien.
Deux relations enchaînées : la première produit une direction exprimée en radians, la seconde la traduit dans l'unité du travail topographique.
Gisement par l'arc tangente à deux arguments :Elle détermine la direction sans ambiguïté sur la totalité du tour.
Parce que la direction cherchée occupe l'un des quatre quadrants, et que le seul rapport des accroissements n'en désigne que deux à la fois. En recevant les deux accroissements séparément, la fonction dispose de leurs signes et lève l'indétermination.
- \( G_{\text{AB}} \) : gisement de la direction allant de la station vers la référence, unité : radian avant conversion
- \( \Delta X \) : accroissement en abscisse, premier argument de la fonction, unité : mètre
- \( \Delta Y \) : accroissement en ordonnée, second argument de la fonction, unité : mètre
Elle exprime la direction dans l'unité angulaire du travail topographique.
Parce que les fonctions trigonométriques opèrent en radians, tandis que les carnets de terrain, les stations totales et les documents techniques emploient le grade. Le facteur de conversion découle de l'égalité entre un demi-tour, exprimé en radians par le nombre pi, et les deux cents grades qui le mesurent.
- \( G_{\text{gon}} \) : gisement exprimé en grades, unité : gon
- \( G_{\text{rad}} \) : même gisement exprimé en radians, unité : radian
- \( \pi \) : mesure en radians d'un demi-tour, unité : radian
« Le gisement s'obtient par l'arc tangente du rapport des accroissements. Ici ce rapport vaut un, donc l'arc tangente vaut cinquante grades : la formule simple suffit, la fonction à deux arguments est une complication inutile. »
- L'erreur : tirer une conclusion générale d'un cas où deux méthodes coïncident. La coïncidence tient ici au fait que la direction se trouve dans le premier quadrant, le seul où les deux formules s'accordent.
- L'ampleur chiffrée : appliquée à la direction inverse, de la borne vers la station, où les deux accroissements valent moins cent mètres, la formule simple redonnerait 50,0000 gon. Le gisement réel vaut 250,0000 gon : l'erreur atteint exactement 200 gon, soit un demi-tour.
- La conséquence sur l'étude : une visée orientée à l'opposé de sa direction réelle. Reportée sur une implantation à cent mètres, elle placerait le point à deux cents mètres de sa position correcte.
- L'erreur voisine : intervertir les deux arguments de la fonction. Sur la direction de la station vers le point auxiliaire, où les accroissements valent 50,00 m et 150,00 m, le gisement vaut 20,4832 gon ; les arguments inversés donneraient 79,5168 gon, soit un écart de 59,0335 gon.
- Le contrôle qui la détecte : le quadrant. Deux accroissements négatifs imposent un gisement compris entre deux cents et trois cents grades ; toute valeur hors de cet intervalle signale l'erreur immédiatement.
Exécution de la Note de Calculs
- Accroissements : en mètres , tous deux dans la même unité
- Résultat de la fonction : en radians , entre moins pi et plus pi
- Gisement : en grades , arrondi au dix-millième
- Équivalent sexagésimal : en degrés décimaux , à titre de contrôle
Trois calculs : la direction en radians, sa conversion en grades, puis son équivalent en degrés qui vaut vérification.
1. Résolution Numérique Gisement de la direction de référence en radiansPourquoi fait-on ce calcul ? Pour obtenir la direction de la visée à partir des seuls accroissements, dans l'unité que fournissent les fonctions trigonométriques.
On applique la fonction à deux arguments en plaçant l'accroissement en abscisse en premier et celui en ordonnée en second.
- Substitution : \( \Delta X = +100{,}00 \ \text{m} \) et \( \Delta Y = +100{,}00 \ \text{m} \), résultats de la question précédente.
- Piège évité : ne pas intervertir les arguments. L'angle serait alors compté depuis l'axe des abscisses, ce qui ne correspond à aucune convention topographique.
- Hypothèse validée : l'axe des ordonnées matérialise le Nord de la projection, origine des gisements.
- Vérification croisée : les deux arguments étant positifs et égaux, le résultat doit valoir le quart de pi, soit la bissectrice du premier quadrant.
- Finalité : produire la direction avant toute conversion d'unité.
La direction vaut un quart de pi radian, soit la bissectrice du premier quadrant. Le résultat est positif, ce qui dispense de toute réduction dans l'intervalle des gisements.
- Ordre de grandeur : inférieur à pi divisé par deux, donc dans le premier quadrant, conformément aux signes des accroissements.
- Impact sur la suite : cette valeur sera convertie en grades, unité sous laquelle elle se combinera à l'angle mesuré.
- Cohérence : l'égalité des deux accroissements impose la bissectrice ; toute autre valeur signalerait une erreur de saisie.
- Attention : un résultat négatif ne serait pas une erreur : il désignerait simplement une direction de l'Ouest, à corriger par l'ajout d'un tour complet.
- Comparaison : la direction inverse, de la borne vers la station, donnerait moins trois quarts de pi, valeur négative à ramener dans l'intervalle.
Remarque pédagogique : La fonction à deux arguments n'est pas une variante commode de l'arc tangente : elle en est l'extension nécessaire. Sans elle, la moitié des directions du plan resterait indiscernable de son opposée.
Gisement de la direction de référence en gradesPourquoi fait-on ce calcul ? Pour exprimer la direction dans l'unité qui permettra de lui ajouter l'angle mesuré à la question suivante.
On multiplie la valeur en radians par le rapport de deux cents au nombre pi.
- Substitution : \( G_{\text{rad}} = \dfrac{\pi}{4} \), valeur exacte issue du calcul précédent.
- Piège évité : ne pas employer le facteur de conversion vers les degrés. Il donnerait 45,0000, valeur juste dans une unité qui n'est pas celle du carnet de terrain.
- Hypothèse validée : la conversion est exacte : le nombre pi se simplifie et le résultat est un nombre entier de grades.
- Vérification croisée : la direction étant la bissectrice du premier quadrant, le résultat doit valoir la moitié de cent grades.
- Finalité : disposer du gisement de référence sous la forme employée par tous les calculs suivants.
Le gisement de la direction de référence vaut 50,0000 gon. Pour aller de la station vers la borne, il faut donc s'orienter exactement vers le Nord-Est, à mi-chemin entre le Nord et l'Est.
- Ordre de grandeur : compris entre zéro et cent grades, conformément au quadrant annoncé par les signes.
- Impact sur la suite : c'est sur cette valeur que se reportera l'angle mesuré, et c'est elle qu'il faudra retourner à la dernière question.
- Cohérence : la valeur est exactement au milieu de l'intervalle du quadrant, comme l'imposait l'égalité des deux accroissements.
- Attention : ce gisement est celui de la direction de la station vers la borne. Celui de la direction opposée en diffère de deux cents grades.
- Comparaison : une direction plein Est vaudrait cent grades, une direction plein Nord zéro : la valeur obtenue partage exactement l'intervalle.
Remarque pédagogique : Le grade doit sa place en topographie à la lisibilité des quadrants : chacun en couvre exactement cent, et l'angle droit en vaut cent également. Une direction se situe ainsi d'un coup d'œil, sans calcul intermédiaire.
Équivalent du gisement en degrés décimauxPourquoi fait-on ce calcul ? Pour contrôler la conversion précédente par une seconde unité, et disposer d'une valeur exploitable par un logiciel qui n'accepterait pas les grades.
On multiplie la valeur en grades par le rapport de trois cent soixante à quatre cents, soit par neuf dixièmes.
- Substitution : \( G_{\text{gon}} = 50{,}0000 \ \text{gon} \), résultat du calcul précédent.
- Piège évité : ne pas inverser le rapport. Multiplier par dix neuvièmes donnerait 55,5556, valeur qui ne correspond à aucune direction du problème.
- Hypothèse validée : les deux unités mesurent le même tour complet, l'une en quatre cents parts, l'autre en trois cent soixante.
- Vérification croisée : la valeur en degrés doit être inférieure à celle en grades, le degré étant la plus grande des deux unités.
- Finalité : confirmer par une seconde voie que la direction est bien la bissectrice du premier quadrant.
La direction vaut 45 degrés depuis le Nord, valeur qui confirme la bissectrice du premier quadrant. Les deux unités décrivent la même orientation, ce qui valide la conversion opérée à l'étape précédente.
- Ordre de grandeur : la moitié de quatre-vingt-dix degrés, soit la moitié du quadrant sexagésimal.
- Impact sur la suite : aucun : les calculs ultérieurs se conduisent intégralement en grades, unité du carnet de terrain.
- Cohérence : le rapport entre les deux valeurs vaut bien neuf dixièmes, comme le veut la définition des deux unités.
- Attention : ce contrôle porte sur la conversion, non sur la direction elle-même : une erreur de quadrant se transmettrait identique aux deux unités.
- Comparaison : un angle droit vaut cent grades ou quatre-vingt-dix degrés ; le rapport de neuf dixièmes se retrouve inchangé sur toute valeur.
Remarque pédagogique : Convertir dans une seconde unité ne vérifie que l'arithmétique de la conversion. Le contrôle qui porte sur la direction elle-même reste celui du quadrant, tiré des signes des accroissements.
« L'angle lu sur l'appareil ne désigne aucune direction : il mesure une rotation, à partir d'une visée de départ. Pour en tirer une direction absolue, je dois l'appliquer à un gisement connu. L'addition est triviale ; ce qui ne l'est pas, c'est de vérifier deux choses avant de la poser — dans quel sens l'opérateur a tourné, et si la somme sort de l'intervalle des gisements. »
- Observation : la somme d'une cinquantaine et de quatre-vingt-deux grades tombera entre cent et deux cents : la direction sera dans le quadrant Sud-Est.
- Analyse du risque : prendre la lecture de l'appareil pour un gisement, confusion d'autant plus tentante que les deux grandeurs s'expriment dans la même unité.
- Choix stratégique : traiter la réduction modulo quatre cents comme une étape de calcul à part entière, même lorsqu'elle se révèle sans effet.
- Contrôle prévu : le quadrant de la direction obtenue, comparé à celui que le schéma laisse prévoir.
- Objectif visé : un gisement au dix-millième de grade, accompagné du traitement explicite des deux cas qui font échouer l'addition naïve.
Voir uniquement le résultat final (Auto-évaluation)
Une station totale ne mesure pas de directions absolues : elle mesure des écarts angulaires entre visées. L'opérateur choisit une origine — le plus souvent en calant le zéro sur la visée de référence — et toutes les lectures suivantes expriment la rotation effectuée depuis cette origine. Le report d'angle est l'opération qui transforme cet écart en direction.
Une relation de composition, puis une relation de réduction. La seconde n'est pas facultative : elle garantit que le résultat désigne bien une direction.
Report d'un angle mesuré à droite :Elle compose une direction connue et une rotation mesurée pour produire une nouvelle direction.
Parce que la rotation mesurée et le gisement se comptent dans le même sens. Faire tourner l'appareil d'un certain angle depuis une direction connue revient à ajouter cet angle au gisement de cette direction : les deux grandeurs s'additionnent sans aucune transformation intermédiaire.
- \( G_{\text{AC}} \) : gisement de la direction allant de la station vers le point à implanter, unité : gon
- \( G_{\text{AB}} \) : gisement de la direction de référence, unité : gon
- \( H_{\text{BAC}} \) : angle horizontal mesuré à droite, de la référence vers le point à implanter, unité : gon
Elle ramène toute valeur dans l'intervalle de zéro à quatre cents grades.
Parce qu'un gisement désigne une direction, et qu'une direction ne compte pas les tours. Quatre cent trente-deux grades et trente-deux grades pointent exactement le même endroit du terrain : seule la seconde écriture est admissible dans un document de calcul.
- \( G \) : gisement réduit, compris entre zéro inclus et quatre cents exclu, unité : gon
- \( G_{\text{brut}} \) : valeur issue de l'addition ou de la soustraction, éventuellement hors intervalle, unité : gon
- \( 400 \) : mesure du tour complet en grades, unité : gon
« L'opérateur a calé son zéro sur la référence avant de viser le point à implanter. La lecture affichée, 82,4000 gon, est donc directement le gisement de la direction cherchée. »
- L'erreur : confondre une grandeur relative à un calage avec une grandeur absolue. Les deux s'expriment en grades, ce qui rend la confusion invisible à la lecture.
- L'ampleur chiffrée : 82,4000 gon annoncé au lieu de 132,4000 gon, soit un écart de 50,0000 gon — précisément le gisement de la référence, celui que l'on a omis d'ajouter.
- La conséquence sur l'étude : le point serait implanté dans le quadrant Nord-Est au lieu du quadrant Sud-Est. À cent mètres de la station, il se retrouverait à 76,54 m de sa position correcte.
- L'erreur symétrique : tenir l'angle pour tourné à gauche alors qu'il l'a été à droite. Le gisement deviendrait 367,6000 gon au lieu de 132,4000 gon, soit un écart angulaire de 164,8000 gon — le double de l'angle mesuré — et, à cent mètres, une position fausse de 192,41 m.
- Le contrôle qui la détecte : le quadrant. Le schéma de terrain place le point à implanter au Sud-Est de la station : tout gisement inférieur à cent grades est donc à rejeter sans autre examen.
Exécution de la Note de Calculs
- Gisement de référence et angle mesuré : tous deux en grades
- Somme : en grades , à contrôler avant d'être déclarée gisement
- Tour complet : 400 gon , unité de la réduction
- Résultats arrondis au dix-millième de grade
Trois calculs : le report proprement dit, puis deux configurations qui montrent, chiffres à l'appui, ce que deviendrait le résultat dans des conditions différentes.
1. Résolution Numérique Gisement de la direction à implanterPourquoi fait-on ce calcul ? Pour transformer la rotation mesurée en une direction absolue, seule forme sous laquelle elle pourra servir à calculer des coordonnées.
On ajoute l'angle mesuré au gisement de la visée de référence, l'angle ayant été tourné dans le sens des gisements.
- Substitution : \( G_{\text{AB}} = 50{,}0000 \ \text{gon} \) et \( H_{\text{BAC}} = 82{,}4000 \ \text{gon} \).
- Piège évité : ne pas retrancher l'angle mesuré. La soustraction correspondrait à une rotation à gauche, contraire à ce qu'indique le carnet de terrain.
- Hypothèse validée : l'angle a été tourné de la référence vers le point à implanter, et non l'inverse.
- Vérification croisée : la somme d'une valeur voisine de cinquante et d'une valeur voisine de quatre-vingts doit tomber dans le deuxième quadrant.
- Finalité : obtenir la direction absolue de la visée d'implantation.
La direction à implanter a pour gisement 132,4000 gon. La valeur étant comprise entre cent et deux cents grades, elle situe le point dans le quadrant Sud-Est de la station, ce que le schéma de terrain confirme.
- Ordre de grandeur : la somme reste très inférieure à quatre cents grades : aucune réduction n'est nécessaire ici.
- Impact sur la suite : associée à une distance, cette direction permettrait de calculer les coordonnées du point à implanter.
- Cohérence : le passage du premier au deuxième quadrant s'accorde avec une rotation de plus de cinquante grades depuis une direction à cinquante grades.
- Attention : que la réduction soit ici sans effet ne dispense pas de la poser : c'est l'oubli du contrôle, non son résultat, qui produit les erreurs.
- Comparaison : la direction obtenue diffère de la référence de 82,4000 gon, soit exactement l'angle mesuré : l'écart est bien celui du carnet.
Remarque pédagogique : Le report d'angle est l'opération qui rend une station orientée. Sans elle, un appareil ne fournit que des écarts entre visées, sans aucun lien avec le système de coordonnées du projet.
Cas où la réduction devient nécessairePourquoi fait-on ce calcul ? Pour établir, sur un cas chiffré, que l'addition seule ne suffit pas et que la réduction est une étape à part entière.
On reprend le même angle mesuré en supposant une visée de référence orientée à 350,0000 gon, puis on retranche un tour complet de la somme obtenue.
- Substitution : gisement de référence supposé égal à \( 350{,}0000 \ \text{gon} \), angle mesuré inchangé à \( 82{,}4000 \ \text{gon} \).
- Piège évité : ne pas conserver la somme brute de 432,4000 gon. Aucune direction ne se désigne par une valeur supérieure au tour complet.
- Hypothèse validée : il s'agit d'une configuration d'illustration, destinée à établir la nécessité de la réduction, et non des données de l'étude.
- Vérification croisée : le résultat réduit doit être inférieur à quatre cents grades et rester positif.
- Finalité : montrer que la réduction change le nombre sans changer la direction désignée.
La somme brute atteindrait 432,4000 gon, valeur qui ne désigne aucune direction. Ramenée par retrait d'un tour, elle donne 32,4000 gon : la visée pointe alors dans le quadrant Nord-Est, tout près du Nord.
- Ordre de grandeur : un peu plus de trente grades, cohérent avec une rotation de quatre-vingt-deux grades depuis une direction proche du Nord.
- Impact sur la suite : ce cas montre qu'un gisement de départ élevé rend la réduction systématiquement nécessaire dès que l'angle est notable.
- Cohérence : la direction obtenue conserve bien l'écart de 82,4000 gon avec la référence supposée, en franchissant l'origine du cercle.
- Attention : conserver 432,4000 gon dans un carnet ne relève pas d'une simple maladresse d'écriture : la valeur serait rejetée par tout logiciel de calcul topographique.
- Comparaison : dans le cas réel de l'étude, la somme vaut 132,4000 gon : la réduction s'applique aussi, mais laisse la valeur inchangée.
Remarque pédagogique : Une opération qui ne se déclenche que dans certains cas doit être écrite dans tous. C'est en la posant systématiquement que l'on évite de l'oublier le jour où elle devient indispensable.
Cas d'un angle tourné à gauchePourquoi fait-on ce calcul ? Pour chiffrer l'effet du sens de rotation, seul élément qui décide entre l'addition et la soustraction.
On retranche l'angle mesuré du gisement de référence, puis on ajoute un tour complet au résultat négatif obtenu.
- Substitution : \( G_{\text{AB}} = 50{,}0000 \ \text{gon} \) et angle supposé tourné à gauche de \( 82{,}4000 \ \text{gon} \).
- Piège évité : ne pas conserver la valeur négative de moins 32,4000 gon, ni en prendre la valeur absolue, ce qui désignerait une tout autre direction.
- Hypothèse validée : configuration d'illustration : le carnet de terrain de l'étude indique bien un angle tourné à droite.
- Vérification croisée : une rotation vers la gauche depuis une direction Nord-Est doit conduire dans le quadrant Nord-Ouest.
- Finalité : mesurer l'écart qui séparerait les deux interprétations du carnet.
Un angle tourné à gauche conduirait à 367,6000 gon, direction du quadrant Nord-Ouest. Les deux directions sont séparées d'un angle de 164,8000 gon, soit exactement le double de l'angle mesuré, l'une se trouvant à droite de la référence et l'autre à gauche.
- Ordre de grandeur : proche de quatre cents grades, donc voisine du Nord mais légèrement à l'Ouest.
- Impact sur la suite : à cent mètres de la station, les deux interprétations conduiraient à deux points distants de 192,41 m.
- Cohérence : les deux résultats sont symétriques par rapport à la direction de référence, l'un à quatre-vingt-deux grades à droite, l'autre autant à gauche.
- Attention : aucun calcul ne peut détecter cette erreur : le sens de rotation est une information de terrain, qui doit figurer explicitement au carnet.
- Comparaison : en soustrayant les deux gisements dans l'ordre, on lit 235,2000 gon ; l'angle réellement formé par les deux directions est son complément à quatre cents, soit 164,8000 gon.
Remarque pédagogique : La mention du sens de rotation vaut, dans un carnet d'observations, autant que la valeur de l'angle elle-même. Une lecture sans son sens n'est pas une mesure incomplète : c'est une mesure inexploitable.
« L'angle est demandé au sommet de la borne. Le gisement dont je dispose part de la station : il ne convient pas, il faut le retourner. C'est là que se perdent la plupart des candidats — non par difficulté de calcul, mais parce qu'ils oublient de se déplacer mentalement d'un point à l'autre. Ensuite, je ne me contenterai pas de vérifier mon résultat par les mêmes gisements : je reviendrai aux coordonnées. »
- Observation : depuis la borne, la station se trouve au Sud-Ouest et le point auxiliaire au Nord-Ouest : l'angle sera voisin d'un angle droit.
- Analyse du risque : employer le gisement de la station vers la borne, alors que la visée part de la borne : l'erreur vaudrait exactement un demi-tour.
- Choix stratégique : écrire le gisement inverse comme une ligne de calcul distincte, plutôt que de l'opérer mentalement dans la soustraction finale.
- Contrôle prévu : le produit scalaire des deux vecteurs issus de la borne, calculé directement sur les coordonnées, sans aucun gisement.
- Objectif visé : un angle au dix-millième de grade, validé par une voie indépendante de la chaîne de calcul qui l'a produit.
Voir uniquement le résultat final (Auto-évaluation)
Un angle au sommet met en jeu deux visées issues d'un même point. Son calcul suppose donc de disposer des gisements de ces deux visées, tous deux comptés depuis ce point. C'est cette exigence, et non l'arithmétique de la soustraction, qui fait la difficulté de l'opération.
Deux relations. La première déplace le point de vue de la station vers la borne, la seconde compose les deux directions issues de ce nouveau sommet.
Gisement inverse d'une direction :Il donne la direction du trajet retour à partir de celle du trajet aller.
Parce que les deux points définissent une droite, mais que la droite se parcourt dans deux sens. Le gisement décrit un sens de parcours : passer de l'un à l'autre revient à faire demi-tour, opération qui ajoute ou retranche exactement deux cents grades.
- \( G_{\text{BA}} \) : gisement de la direction allant de la borne vers la station, unité : gon
- \( G_{\text{AB}} \) : gisement de la direction allant de la station vers la borne, unité : gon
- \( 200 \) : mesure du demi-tour en grades, unité : gon
Il mesure la rotation qui conduit de la première visée à la seconde.
Parce que deux gisements sont deux directions rapportées à la même origine, l'axe des ordonnées. Leur différence élimine cette origine commune et ne laisse subsister que l'écart angulaire entre les deux visées, c'est-à-dire l'angle cherché.
- \( H_{\text{ABD}} \) : angle au sommet de la borne, tourné à droite de la station vers le point auxiliaire, unité : gon
- \( G_{\text{BD}} \) : gisement de la visée d'arrivée, de la borne vers le point auxiliaire, unité : gon
- \( G_{\text{BA}} \) : gisement de la visée de départ, de la borne vers la station, unité : gon
« Le gisement de la direction entre la station et la borne vaut 50,0000 gon, celui de la borne vers le point auxiliaire 350,0000 gon. L'angle cherché est donc 350,0000 moins 50,0000, soit 300,0000 gon. »
- L'erreur : soustraire deux directions rapportées à des sommets différents. L'opération est arithmétiquement possible, mais géométriquement vide de sens.
- L'ampleur chiffrée : 300,0000 gon annoncé au lieu de 100,0000 gon, soit un écart de 200,0000 gon — exactement le demi-tour que le gisement inverse aurait dû apporter.
- La conséquence sur l'étude : la borne serait déclarée former un angle rentrant de trois cents grades, alors qu'elle forme un angle droit. Toute vérification d'équerrage fondée sur ce résultat conclurait à un défaut inexistant.
- La détection immédiate : la somme des trois angles intérieurs d'un triangle vaut deux cents grades. Un angle intérieur de trois cents grades est donc impossible, et le résultat se rejette sans aucun calcul complémentaire.
- Le lien entre les deux valeurs : 300,0000 et 100,0000 gon sont explémentaires : leur somme vaut un tour complet. Le nombre obtenu mesure donc l'angle rentrant, celui que l'on décrit en tournant dans l'autre sens.
Exécution de la Note de Calculs
- Gisements : en grades , tous ramenés dans l'intervalle de zéro à quatre cents
- Accroissements : en mètres , avec leur signe
- Angle au sommet : en grades , arrondi au dix-millième
- Produit scalaire : en mètres carrés , seul son caractère nul ou non étant exploité
Six calculs : le gisement retourné, les deux accroissements de la seconde visée, le gisement qui en découle, l'angle au sommet, puis le contrôle par les coordonnées.
1. Résolution Numérique Gisement de la borne vers la stationPourquoi fait-on ce calcul ? Pour ramener la direction de référence au sommet où l'angle est demandé, condition sans laquelle la soustraction finale n'aurait aucun sens.
On ajoute deux cents grades au gisement direct, celui-ci étant inférieur à deux cents.
- Substitution : \( G_{\text{AB}} = 50{,}0000 \ \text{gon} \), résultat de la deuxième question.
- Piège évité : ne pas retrancher deux cents grades. Le résultat serait négatif, et le ramener dans l'intervalle par ajout d'un tour redonnerait la même valeur : l'erreur se corrigerait d'elle-même, mais la règle resterait mal comprise.
- Hypothèse validée : le système est plan : le demi-tour vaut exactement deux cents grades, sans correction de convergence.
- Vérification croisée : le gisement direct désignant le Nord-Est, l'inverse doit désigner le Sud-Ouest.
- Finalité : disposer de la première des deux visées issues de la borne.
Depuis la borne, la station se voit dans la direction 250,0000 gon, c'est-à-dire au Sud-Ouest. La valeur appartient bien au troisième quadrant, diamétralement opposé au premier où se situait le gisement direct.
- Ordre de grandeur : comprise entre deux cents et trois cents grades, comme l'exige le quadrant Sud-Ouest.
- Impact sur la suite : c'est le gisement de la visée de départ dans le calcul de l'angle au sommet.
- Cohérence : les accroissements de la borne vers la station valent tous deux moins cent mètres, ce qui confirme le quadrant Sud-Ouest.
- Attention : cette valeur ne remplace pas le gisement direct : les deux coexistent et désignent des visées différentes.
- Comparaison : recalculée depuis les coordonnées par l'arc tangente à deux arguments, la même direction donnerait exactement 250,0000 gon.
Remarque pédagogique : Le gisement inverse est l'opération qui permet à un cheminement de progresser : chaque station reprend, comme visée de départ, le retour vers la station précédente.
Accroissement en abscisse de la borne vers le point auxiliairePourquoi fait-on ce calcul ? Pour préparer le gisement de la seconde visée, qu'aucun report d'angle ne permet d'obtenir puisqu'elle n'a pas été mesurée.
On retranche l'abscisse de la borne de celle du point auxiliaire, la visée partant de la borne.
- Substitution : \( X_{\text{D}} = 1050{,}00 \ \text{m} \) et \( X_{\text{B}} = 1100{,}00 \ \text{m} \).
- Piège évité : ne pas partir de la station. L'accroissement vaudrait alors plus cinquante mètres et décrirait une tout autre visée.
- Hypothèse validée : les deux points appartiennent au même système de coordonnées planes.
- Vérification croisée : l'abscisse du point auxiliaire étant la plus petite, le résultat doit être négatif.
- Finalité : fournir le premier argument de l'arc tangente pour la seconde visée.
Le point auxiliaire se trouve cinquante mètres à l'Ouest de la borne. Le signe négatif annonce un gisement supérieur à deux cents grades, c'est-à-dire une direction de la moitié occidentale du cercle.
- Ordre de grandeur : une cinquantaine de mètres, soit la moitié de l'accroissement de la première visée.
- Impact sur la suite : ce signe négatif interdit d'employer l'arc tangente ordinaire, qui perdrait l'information de quadrant.
- Cohérence : le schéma place bien le point auxiliaire à gauche de la borne, donc à l'Ouest de celle-ci.
- Attention : cet accroissement est propre à la visée depuis la borne ; il n'a aucun rapport avec ceux calculés à la première question.
- Comparaison : depuis la station, le même point auxiliaire présenterait un accroissement de plus cinquante mètres, de signe opposé.
Remarque pédagogique : Un accroissement n'appartient pas à un point mais à un couple orienté de points. Le noter en indiquant les deux extrémités, dans l'ordre, évite toute réutilisation abusive.
Accroissement en ordonnée de la borne vers le point auxiliairePourquoi fait-on ce calcul ? Pour compléter le vecteur de la seconde visée et permettre la détermination sans ambiguïté de son quadrant.
On applique aux ordonnées la même différence, dans le même ordre que pour les abscisses.
- Substitution : \( Y_{\text{D}} = 2150{,}00 \ \text{m} \) et \( Y_{\text{B}} = 2100{,}00 \ \text{m} \).
- Piège évité : ne pas changer l'ordre entre les deux axes. Un ordre mixte produirait une direction symétrique de la direction réelle par rapport à un axe.
- Hypothèse validée : l'axe des ordonnées matérialise le Nord de la projection, origine des gisements.
- Vérification croisée : l'ordonnée du point auxiliaire étant la plus grande, le résultat doit être positif.
- Finalité : fournir le second argument de l'arc tangente pour la seconde visée.
Le point auxiliaire se trouve cinquante mètres au Nord de la borne. Combiné au signe négatif de l'abscisse, ce signe positif situe la visée dans le quadrant Nord-Ouest, donc entre trois cents et quatre cents grades.
- Ordre de grandeur : égal en valeur absolue à l'accroissement en abscisse, ce qui annonce une bissectrice de quadrant.
- Impact sur la suite : les deux accroissements étant de valeur absolue égale, le gisement tombera au milieu de son quadrant.
- Cohérence : le couple de signes désigne le quadrant Nord-Ouest, conformément à la position du point auxiliaire sur le schéma.
- Attention : l'égalité des valeurs absolues facilite le contrôle mais n'a rien de général : elle tient aux données de cette étude.
- Comparaison : la norme du vecteur ainsi formé vaut cinquante fois la racine de deux, soit 70,711 m, la moitié de la première visée.
Remarque pédagogique : Le couple de signes des accroissements détermine le quadrant avant tout calcul. Le lire systématiquement, avant d'ouvrir la calculatrice, transforme le calcul en simple confirmation.
Gisement de la borne vers le point auxiliairePourquoi fait-on ce calcul ? Pour obtenir la seconde direction issue de la borne, celle vers laquelle l'appareil tournerait.
On applique la fonction à deux arguments aux accroissements de la visée, puis on ajoute un tour complet au résultat négatif obtenu.
- Substitution : \( \Delta X_{\text{BD}} = -50{,}00 \ \text{m} \) et \( \Delta Y_{\text{BD}} = +50{,}00 \ \text{m} \).
- Piège évité : ne pas conserver la valeur de moins cinquante grades. Un gisement négatif ne désigne pas une direction admissible dans un document de calcul.
- Hypothèse validée : la fonction retourne une valeur comprise entre moins deux cents et plus deux cents grades, d'où la nécessité éventuelle d'un tour complet.
- Vérification croisée : le couple de signes annonçait le quadrant Nord-Ouest : le résultat doit se situer entre trois cents et quatre cents grades.
- Finalité : disposer de la visée d'arrivée pour le calcul de l'angle au sommet.
Depuis la borne, le point auxiliaire se voit dans la direction 350,0000 gon, soit exactement le Nord-Ouest. La valeur tombe au milieu du quatrième quadrant, conformément à l'égalité des valeurs absolues des deux accroissements.
- Ordre de grandeur : comprise entre trois cents et quatre cents grades, comme l'annonçait le couple de signes.
- Impact sur la suite : c'est le gisement de la visée d'arrivée dans le calcul de l'angle au sommet.
- Cohérence : la direction se situe symétriquement de la première par rapport à l'axe du Nord, ce que le schéma confirme.
- Attention : l'ajout du tour complet ne modifie pas la direction : il ne fait que rendre la valeur conforme à l'intervalle des gisements.
- Comparaison : la valeur brute de moins cinquante grades désigne exactement la même visée, mais serait rejetée par tout logiciel de calcul topographique.
Remarque pédagogique : Ce calcul illustre exactement le cas que l'arc tangente ordinaire ne saurait traiter : le rapport des deux accroissements vaut moins un, valeur qui désigne aussi bien la direction obtenue que son opposée à 150,0000 gon.
Angle au sommet de la bornePourquoi fait-on ce calcul ? Pour obtenir la rotation qui, depuis la borne, conduit de la visée vers la station à la visée vers le point auxiliaire.
On retranche le gisement de la visée de départ de celui de la visée d'arrivée, les deux étant comptés depuis la borne.
- Substitution : \( G_{\text{BD}} = 350{,}0000 \ \text{gon} \) et \( G_{\text{BA}} = 250{,}0000 \ \text{gon} \).
- Piège évité : ne pas inverser l'ordre. La différence vaudrait moins cent grades, soit 300,0000 gon après réduction : l'angle explémentaire, celui décrit en tournant dans l'autre sens.
- Hypothèse validée : l'angle est demandé tourné de la station vers le point auxiliaire, ce qui fixe la visée de départ et celle d'arrivée.
- Vérification croisée : s'agissant d'un angle intérieur de triangle, le résultat doit rester inférieur à deux cents grades.
- Finalité : produire l'angle recherché, avant de le soumettre au contrôle indépendant.
L'angle au sommet de la borne vaut 100,0000 gon, c'est-à-dire exactement un angle droit. Le résultat reste inférieur à deux cents grades, comme l'exige un angle intérieur de triangle.
- Ordre de grandeur : cent grades, valeur remarquable qui appelle une vérification par une voie indépendante.
- Impact sur la suite : ce résultat sera confronté au produit scalaire des deux vecteurs issus de la borne.
- Cohérence : les deux visées sont les bissectrices de deux quadrants voisins, séparés par cent grades : la perpendicularité était prévisible.
- Attention : la valeur ronde ne prouve rien par elle-même : elle résulte des coordonnées choisies et doit être établie, non constatée.
- Comparaison : l'angle explémentaire, décrit en tournant dans l'autre sens, vaudrait 300,0000 gon : les deux se complètent à un tour.
Remarque pédagogique : Comparer un angle calculé à partir des coordonnées et un angle mesuré sur le terrain est l'une des vérifications les plus efficaces d'un chantier : elle confronte le dossier à la réalité, et non le dossier à lui-même.
Contrôle par le produit scalaire des deux viséesPourquoi fait-on ce calcul ? Pour valider l'angle obtenu par une voie qui n'emploie aucun gisement, et qui revient directement aux coordonnées de l'énoncé.
On forme les deux vecteurs issus de la borne, puis on additionne les produits de leurs composantes de même rang.
- Substitution : vecteur vers la station de composantes \( (-100{,}00 \, ; \, -100{,}00) \), vecteur vers le point auxiliaire de composantes \( (-50{,}00 \, ; \, +50{,}00) \).
- Piège évité : ne pas former les vecteurs depuis la station. Le contrôle porterait alors sur l'angle au sommet de la station, qui n'est pas celui de la question.
- Hypothèse validée : le repère étant orthonormé, le produit scalaire s'écrit comme somme des produits des composantes.
- Vérification croisée : un produit nul, les deux vecteurs étant non nuls, équivaut à un angle de cent grades.
- Finalité : confirmer ou infirmer l'angle droit par une démarche entièrement distincte.
Le produit scalaire est nul. Les deux vecteurs étant de normes 141,421 m et 70,711 m, donc non nuls, cette annulation ne peut provenir que de leur perpendicularité : l'angle au sommet vaut bien cent grades.
- Ordre de grandeur : les deux produits partiels valent 5 000 m² et se compensent exactement.
- Impact sur la suite : le résultat de la chaîne de gisements est validé ; l'angle peut être porté au rapport.
- Cohérence : le contrôle est réellement indépendant : il n'emploie ni gisement inverse, ni arc tangente, ni conversion d'unité.
- Attention : le produit scalaire établit la perpendicularité, non le sens de rotation : il ne distingue pas cent grades de trois cents.
- Comparaison : pour un angle quelconque, le même produit divisé par les deux normes donnerait le cosinus de l'angle, et la méthode resterait applicable.
Remarque pédagogique : Un contrôle n'a de valeur que s'il est indépendant de ce qu'il contrôle. Recalculer l'angle en reprenant les mêmes gisements ne vérifierait qu'une soustraction ; revenir aux coordonnées vérifie toute la chaîne.
BILAN FINAL DE LA MISSION
Checklist d'Auto-Évaluation
Avant de clore cet exercice, vérifiez que vous avez assimilé la démarche et pas seulement les formules :
La visée de rattachement mesure 141,421 m en représentation plane et présente un gisement de 50,0000 gon, soit 45,0000 degrés : la borne se trouve exactement au Nord-Est de la station. Le report à droite de l'angle mesuré de 82,4000 gon porte la direction d'implantation à 132,4000 gon, dans le quadrant Sud-Est. Au sommet de la borne, le gisement retourné vaut 250,0000 gon et celui de la visée vers le point auxiliaire 350,0000 gon : l'angle tourné de la station vers ce point vaut donc 100,0000 gon, valeur confirmée par un produit scalaire nul calculé directement sur les coordonnées.
Deux enseignements dépassent le cas traité. D'abord, un gisement n'est pas un angle comme un autre : il se rapporte à l'axe des ordonnées de la projection, origine que la note technique ALG0060 de l'Institut national de l'information géographique et forestière emploie pour définir la convergence des méridiens. Confondre cette origine avec le Nord géographique, ou l'origine des lectures d'un appareil avec celle des gisements, produit des erreurs qui se comptent en dizaines de grades. Ensuite, angles et distances ne se comportent pas de la même façon en projection : la fiche technique T9 du Certu rappelle qu'une projection conforme conserve les angles mais qu'aucune projection ne conserve les distances. Les gisements calculés ici sont donc directement ceux du terrain, tandis que la longueur de 141,421 m appellerait, avant toute comparaison avec une mesure au distancemètre, la correction d'altération linéaire — treize centimètres au parallèle origine du Lambert-93.








