Exercice corrigé NF P 94-262 Eurocode 7 Eurocode 0

Calcul de la Capacité Portante d'un Pieu Isolé

GCÉquipe EtudiantGénieCivilMis à jour le 10 juillet 2026 68 min de lecture
Partager :in𝕏
Abonnement

Rendre un calcul défendable, pas seulement juste

Ce corrigé est détaillé pas à pas. Les milliers d'autres aussi. Sans engagement — la résiliation se fait depuis votre espace, en un clic.

  • Ne plus rester bloqué : chaque corrigé est détaillé pas à pas
  • Rendre un calcul défendable : chaque étape citée avec sa norme et sa clause
  • Réviser sans publicité, et résilier en un clic

Bientôt : l'École, comprise dans l'abonnement

Des parcours structurés du BTS au cycle ingénieur, avec leçons, exercices et suivi de progression. Chaque parcours terminé donne une attestation de réussiteà code unique, qu'un recruteur peut vérifier en ligne. Les abonnés y entreront sans supplément.

Ouvrir tous les corrigés 12,99 € par mois · sans engagement

Besoin plus ponctuel ? Chaque corrigé s'achète à l'unité depuis sa page — 2 €, à vous pour toujours · tout le site pendant 7 jours, 4,99 € · exercice sur mesure, 30 €

NIVEAU : Licence 3 – Master 1 DOMAINE : Géotechnique – Fondations profondes THÈME : Capacité portante d'un pieu (méthode pressiométrique)

Calcul de la Capacité Portante d'un Pieu Foré Isolé

Justification à l'ELU d'un pieu foré Ø600 mm par la méthode pressiométrique de Ménard (NF P 94-262)
⏱️
Temps Estimé 80 min
🧠
Prérequis Essai pressiométrique Ménard (pression limite nette \( p_l^* \)) · Eurocode 7 / NF P 94-262 · combinaisons d'actions à l'ELU
1. Présentation du Projet CAHIER DES CHARGES
📋
🚨 Message Urgent / Note de Service

Objet : Validation URGENTE de la note de portance — Pieu P7 . Bonjour, une bétonnière est réservée pour dans 72 heures afin de couler le pieu du poteau le plus chargé du chantier. Impossible de lancer le forage tant que la capacité portante du pieu isolé n'est pas justifiée et signée. 🏗️ Le bureau de contrôle attend votre note de calculs avant demain soir . Pas de panique : les sondages pressiométriques sont exploités, tout est prêt pour vous ! 🙌

  • 📧 Expéditeur : M. Berthelot, Directeur Technique — Bureau d'études Fondasol Nord.
  • L'urgence : Le pieu doit être coulé sous 72 h ; la portance conditionne le feu vert du bureau de contrôle.
  • 🎯 L'attente : Prouver que le pieu foré Ø600 mm reprend en toute sécurité la descente de charges du poteau P7.
📝 Contexte de l'Étude & Enjeux
🌸

🌟 Le Contexte : Un bâtiment logistique R+2 est en cours d'extension à proximité de Lille. Malheureusement, les sols de surface sont médiocres (remblai limoneux mou puis argile ferme) et ne peuvent pas supporter de fondations superficielles. La solution retenue est donc une fondation profonde : un pieu foré vient chercher un ancrage résistant dans la couche de sable dense située à 9 m de profondeur. Tout l'enjeu est de garantir que ce pieu isolé ne poinçonnera pas le sol sous la charge du poteau. 🚀

🏗️ Les Points Clés du Projet

Pour avancer sereinement, voici les éléments fondamentaux que vous devez avoir à l'esprit. Gardez un œil attentif sur ces critères déterminants :

  • 🏢
    Enjeu Principal : Un pieu foré isolé de diamètre 0,60 m , de fiche 11,0 m, reprenant la charge d'un poteau très sollicité (P7).
  • 📐
    Environnement : Trois couches ( remblai limoneux, argile ferme, sable dense ) et une nappe phréatique à 3 m de profondeur.
  • 🎯
    L'objectif final : Vérifier la capacité portante à l'ELU : si la portance est insuffisante, c'est le tassement excessif, voire la ruine de la fondation.
  • 💡
    L'astuce de l'ingénieur : Dessinez la coupe du pieu et séparez visuellement les deux résistances : la pointe (en base) et le frottement (sur le fût). 🖍️
🏢 VUE D'ENSEMBLE DU PROJET
📌
📌
Coupe BIM — Bâtiment logistique R+2 & environnement du projetExtension à ossature béton — descente de charge du poteau P7 sur fondation profonde123FILE P7Bâtiment existant (mitoyen)R+1Poteau P7(charge concentrée)Rez-de-chausséeR+1R+2NAire logistique / quaiToiture+11,50Niv. R+2+8,00Niv. R+1+4,00RDC / TN±0,00H ≈ 11,50 mNappe (−3,0 m)SemellePieu foré Ø600Remblai limoneux (mou)pl* = 0,45 MPa — récentArgile fermepl* = 1,20 MPaSable dense — ancragepl* = 3,00 MPa−4,00−9,00−11,0D = 11,0 m
🎯
🏗️
Votre Mission (Si vous l'acceptez) :

Établir la note de calcul de portance du pieu isolé P7 par la méthode pressiométrique de Ménard (NF P 94-262). Vous devrez additionner la résistance de pointe et la résistance de frottement , puis passer aux valeurs de calcul pour conclure sur la sécurité de l'ouvrage. 👷

  • 🏗️ Le grand défi : Combiner une pointe et un frottement multicouche, puis franchir la cascade « valeurs brutes → caractéristiques → de calcul ».
  • 📐 Votre rôle : Calculer \( R_b \), \( R_s \), \( R_{c;k} \), \( R_{c;d} \) et rendre un verdict clair à l'ELU.
📐 PLAN DE REPÉRAGE
📌
📌
Coupe géotechnique A–A — Pieu foré isoléProfil pressiométrique & efforts repris par le pieu (pointe + frottement)AAPIEU FORÉ Ø600 — béton arméF(c;d)Rb(pointe)Remblai limoneux (mou)pl* = 0,45 MPaArgile fermepl* = 1,20 MPaSable densepl* = 3,00 MPa (ancrage)Frottement qs15 kPa55 kPa90 kPaRs (frottement latéral)TN±0,00Nappe−3,00−4,00−9,00Base−11,00D = 11,0 m (fiche)B = 0,60 mPLAN DE REPÉRAGE — COUPE A–APieu foré Ø600 mm · NF P 94-262 · MénardÉch. ~1/100 · Cotes en m · pl* net
📋
Livrables Attendus (Checklist) :
  • Le détail des deux résistances : la résistance de pointe \( R_b \) et la résistance de frottement \( R_s \), avec le raisonnement couche par couche.
  • La vérification finale à l'ELU : la valeur de calcul \( R_{c;d} \), la sollicitation \( F_{c;d} \), le taux de mobilisation et un verdict argumenté .
🚨
🚨
Alerte de Dernière Minute (Optionnel)

Le géotechnicien vient de rappeler : le remblai de surface a moins d'un an et n'a pas fini de se tasser ! 😱 Sur un remblai récent, la couche supérieure peut « tirer le pieu vers le bas » au lieu de le retenir : c'est le redoutable frottement négatif . Gardez cette menace dans un coin de la tête pour votre conclusion.

  • 😱 Le problème inattendu : Le remblai limoneux récent continue de se tasser sous son propre poids.
  • Conséquence immédiate : Le frottement de la couche 1 pourrait devenir défavorable (négatif) au lieu de participer à la portance.
2. Données Techniques & Normes

Voici l'ensemble des données géotechniques issues de la campagne pressiométrique, ainsi que les coefficients réglementaires extraits de la norme NF P 94-262. Prenez le temps de bien repérer chaque paramètre avant de vous lancer.

📚 Formulaire & Aide-Mémoire (À consulter en cas de besoin)

Retrouvez ici les formules principales pour cet exercice. Ne les apprenez pas par cœur, comprenez comment les appliquer !

  • Portance ultime \( R_c = R_b + R_s \)
  • Section de la base \( A_b = \dfrac{\pi \, B^2}{4} \)
  • Contrainte de pointe \( q_b = k_p \cdot p_{le}^* \)
  • Résistance de pointe \( R_b = A_b \cdot q_b \)
  • Périmètre du fût \( P = \pi \, B \)
  • Résistance de frottement \( R_s = P \cdot \sum_i q_{s,i} \, h_i \)
  • Valeurs caractéristiques \( R_{b;k} = \dfrac{R_b}{\gamma_{R;d1}} \; , \; R_{s;k} = \dfrac{R_s}{\gamma_{R;d1}} \)
  • Valeur de calcul (ELU) \( R_{c;d} = \dfrac{R_{b;k}}{\gamma_b} + \dfrac{R_{s;k}}{\gamma_s} \)
  • Condition de sécurité (ELU) \( F_{c;d} \le R_{c;d} \)
📋
Hypothèses et Paramètres de l'Étude
🏗️ PROPRIÉTÉS DU SYSTÈME / DES MATÉRIAUX
SymboleDescriptionValeurUnité
\( B \)Diamètre du pieu foré 📜 NF P 94-262 §A0,60m
\( D \)Longueur d'ancrage du pieu (fiche)11,0m
\( p_{l,1}^* \)Pression limite nette — remblai limoneux (0 à 4 m)0,45MPa
\( p_{l,2}^* \)Pression limite nette — argile ferme (4 à 9 m)1,20MPa
\( p_{l,3}^* \)Pression limite nette — sable dense (≥ 9 m, couche d'ancrage)3,00MPa
\( z_w \)Profondeur de la nappe phréatique / TN−3,0m
🏗️
Nature du pieu
  • Type : pieu foré (classe 1, catégorie 1 selon NF P 94-262).
  • Matériau : béton coulé en place.
⬇️ CONTRAINTES, SOLLICITATIONS ET ACTIONS
SymboleDescriptionValeurUnité
\( G \)Charge permanente en tête (poteau P7)820kN
\( Q \)Charge variable d'exploitation160kN
⚖️
Combinaison à considérer (ELU fondamentale)
  • Sollicitation de calcul : \( F_{c;d} = 1{,}35 \, G + 1{,}5 \, Q \)
📊 Extraits de Normes & Abaques (Documents Annexes)

Servez-vous des documents ci-dessous pour extraire les coefficients nécessaires à votre résolution.

📌 Extrait NF P 94-262 (coefficients de calcul)
Paramètre (contexte)Valeur
Facteur de portance \( k_p \) — pieu foré, ancrage sable dense1,30
Frottement unitaire \( q_s \) — remblai limoneux15 kPa
Frottement unitaire \( q_s \) — argile ferme55 kPa
Frottement unitaire \( q_s \) — sable dense90 kPa
Facteur de modèle \( \gamma_{R;d1} \) — pressiométrique (modèle de terrain)1,15
Coefficient partiel \( \gamma_b \) — résistance de pointe (ELU fond.)1,10
Coefficient partiel \( \gamma_s \) — résistance de frottement (ELU fond.)1,10
📉 Abaque / Diagramme (Optionnel)
Les frottements unitaires \( q_s \) ci-dessus proviennent des courbes de frottement (abaques \( Q_1 \) à \( Q_7 \)) de la norme NF P 94-262 : elles relient \( q_s \) à la pression limite \( p_l \) selon le couple sol / type de pieu. Pour cet exercice, les valeurs sont fournies directement afin de vous concentrer sur la méthode de portance.

3. Méthodologie de Résolution & Travail Demandé

Afin d'assurer un dimensionnement sécuritaire et conforme aux standards, nous procédons selon les étapes méthodiques détaillées ci-dessous.

1

Question 1 : Résistance de pointe du pieu \( R_b \)

🏷️ Portance de pointe (pressio) ⏱️ 20 min | ⭐⭐
🎯 But de l'étape : La pointe reprend une part importante de la charge lorsque le pieu est ancré dans une couche raide : c'est le premier terme de la portance qu'il faut quantifier.
Énoncé Q1 : Le pieu prend appui dans le sable dense . 🏗️ Déterminez la pression limite nette équivalente \( p_{le}^* \) sous la base (on retiendra la valeur de la couche d'ancrage), puis calculez la contrainte de pointe \( q_b \) et la résistance de pointe \( R_b \) du pieu foré Ø600 mm.
💡 Besoin d'un indice ? (Niveau 1)

La base est ancrée dans le sable dense : \( p_{le}^* \) se lit dans la couche d'ancrage. N'oubliez pas la section de la base \( A_b = \dfrac{\pi B^2}{4} \).

🔑 Toujours bloqué ? (Indice Niveau 2)

\( q_b = k_p \cdot p_{le}^* \) avec \( k_p = 1{,}30 \) et \( p_{le}^* = 3{,}00 \) MPa. Attention aux unités : \( 1 \text{ MPa} = 1000 \text{ kPa} \).

2

Question 2 : Résistance de frottement axial \( R_s \)

🏷️ Frottement latéral multicouche ⏱️ 25 min | ⭐⭐⭐
🎯 But de l'étape : Le frottement mobilisé sur toute la hauteur du fût est souvent le terme dominant pour un pieu foré long : il faut le sommer couche par couche.
Énoncé Q2 : Le fût traverse trois couches . 📐 Calculez la résistance de frottement axial \( R_s \) en sommant la contribution \( q_{s,i} \) de chaque couche sur sa hauteur \( h_i \), sans oublier le périmètre du pieu .
💡 Besoin d'un indice ? (Niveau 1)

Traitez chaque couche séparément (\( q_{s,i} \times h_i \)), puis multipliez la somme totale par le périmètre \( P = \pi B \).

🔑 Toujours bloqué ? (Indice Niveau 2)

\( R_s = \pi B \, \big( q_{s,1} h_1 + q_{s,2} h_2 + q_{s,3} h_3 \big) \) avec \( h_1 = 4 \text{ m} \), \( h_2 = 5 \text{ m} \), \( h_3 = 2 \text{ m} \).

3

Question 3 : Passage aux valeurs caractéristiques \( R_{c;k} \)

🏷️ Facteurs de modèle (EC7) ⏱️ 15 min | ⭐⭐
🎯 But de l'étape : L'Eurocode ne travaille pas sur des valeurs brutes : on introduit d'abord l'incertitude du modèle de calcul avant d'appliquer les coefficients partiels.
Énoncé Q3 : Les résultats précédents sont des valeurs « brutes » issues du modèle. ⚙️ Appliquez le facteur de modèle \( \gamma_{R;d1} \) pour obtenir les valeurs caractéristiques \( R_{b;k} \) et \( R_{s;k} \), puis la portance caractéristique \( R_{c;k} \).
💡 Besoin d'un indice ? (Niveau 1)

Un seul facteur de modèle \( \gamma_{R;d1} \) s'applique ici, de la même manière à la pointe et au frottement.

🔑 Toujours bloqué ? (Indice Niveau 2)

\( R_{b;k} = \dfrac{R_b}{1{,}15} \) et \( R_{s;k} = \dfrac{R_s}{1{,}15} \), puis \( R_{c;k} = R_{b;k} + R_{s;k} \).

4

Question 4 (Finale) : Vérification à l'ELU \( F_{c;d} \le R_{c;d} \)

🏷️ Vérification ELU (STR/GEO) ⏱️ 20 min | ☠️ BOSS
🎯 But de l'étape : C'est le verdict final : traduire la résistance et la charge en valeurs de calcul, puis vérifier la sécurité réglementaire à l'État Limite Ultime.
État Limite Ultime (portance) : Appliquez les coefficients partiels \( \gamma_b \) et \( \gamma_s \) pour obtenir \( R_{c;d} \), déterminez la sollicitation \( F_{c;d} \) par la combinaison fondamentale, puis comparez.
👉 Calculez \( F_{c;d} \) et \( R_{c;d} \), donnez le taux de mobilisation, rendez votre verdict, et discutez l'impact du frottement négatif signalé dans l'alerte.
💡 Besoin d'un indice ? (Niveau 1)

Deux coefficients distincts : \( \gamma_b \) pour la pointe, \( \gamma_s \) pour le frottement. Ne les confondez pas.

🔑 Toujours bloqué ? (Indice Niveau 2)

\( R_{c;d} = \dfrac{R_{b;k}}{1{,}10} + \dfrac{R_{s;k}}{1{,}10} \) et \( F_{c;d} = 1{,}35 \, G + 1{,}5 \, Q \). La condition \( F_{c;d} \le R_{c;d} \) doit être vérifiée.

🛑

Sas de Préparation

Avant de consulter la correction détaillée, assurez-vous d'avoir pris le temps de chercher. La vraie progression se trouve dans la réflexion, pas dans la lecture passive !

📝 Brouillon prêt 📐 Calculatrice ON 🧠 Neurones chauds
NOTE DE CALCULS

Calcul de la Capacité Portante d'un Pieu Foré Isolé

1
Question 1 : Résistance de pointe du pieu \( R_b \)
🧠
💡
Dans la tête de l'ingénieur

"Mon pieu descend chercher le bon sol tout en bas. 🏗️ La première question que je me pose, c'est : combien la base du pieu peut-elle encaisser en appui direct sur le sable dense ? C'est la résistance de pointe. Je ne m'occupe pas encore du frottement sur les côtés — une chose à la fois. Je vais donc transformer la pression limite du sol (mesurée au pressiomètre) en une force portante, en passant par la contrainte de rupture puis par la surface de la base."

  • 🔎 Observation : La base du pieu est franchement ancrée dans le sable dense (couche la plus résistante), avec une pression limite nette \( p_l^* = 3{,}00 \) MPa, bien supérieure aux couches sus-jacentes.
  • 🤔 Analyse du risque : Si je sous-estime la pointe, je surdimensionne inutilement ; si je la surestime, le pieu poinçonne le sol. Le point sensible, c'est le facteur de portance \( k_p \) et le respect des unités (MPa vs kPa).
  • Choix stratégique : J'utilise la méthode pressiométrique de Ménard (NF P 94-262) : \( q_b = k_p \cdot p_{le}^* \), puis \( R_b = A_b \cdot q_b \). Directe et normalisée.
  • 💡 Alternative : J'aurais pu partir d'essais pénétrométriques (CPT) avec un facteur \( k_c \), mais je n'ai que des données pressiométriques : je reste cohérent avec la campagne de sol.
  • 🎯 Objectif visé : Obtenir la force de pointe brute \( R_b \), qui servira de premier terme de la portance totale à l'étape suivante.
👀 Voir uniquement le résultat final (Auto-évaluation)
\( R_b \) ≈ 1102,5 kN (soit ≈ 1103 kN)
AIDE-MÉMOIRE
📋 Données extraites pour l'étape :
  • 🔸 \( B \) = 0,60 m (diamètre du pieu foré)
  • 🔸 \( p_{le}^* \) = 3,00 MPa (pression limite nette équivalente = couche d'ancrage, sable dense)
  • 🔸 \( k_p \) = 1,30 (facteur de portance : pieu foré, sable dense)
  • 🔸 \( \pi \) = 3,1416 (pour la section circulaire de la base)
  • 🔸 Conversion = 1 MPa = 1000 kPa (clé pour obtenir des kN à la fin)
Rappel Théorique : la résistance de pointe par la méthode pressiométrique

Avant de calculer, remettons les idées au clair. 🧠 La portance d'un pieu se décompose en deux résistances indépendantes : la pointe (la base pousse sur le sol) et le frottement (les côtés « accrochent » le sol). Ici, on isole uniquement la pointe.

  • Deux termes, une somme : La portance ultime s'écrit \( R_c = R_b + R_s \). On traite d'abord \( R_b \), la pointe, qui mobilise la résistance du sol directement sous la base.
  • La pression limite nette \( p_l^* \) : C'est la pression de rupture du sol mesurée au pressiomètre Ménard, à laquelle on a retranché la contrainte horizontale initiale. Plus le sol est raide, plus \( p_l^* \) est élevée.
  • Le facteur de portance \( k_p \) : Il transforme la pression limite en contrainte de rupture sous la pointe. Il dépend du type de pieu (foré) et de la nature du sol d'ancrage (sable dense) : ici \( k_p = 1{,}30 \).
  • La pression limite équivalente \( p_{le}^* \) : En toute rigueur c'est une moyenne de \( p_l^* \) dans une zone autour de la base. Comme la pointe est bien ancrée dans un sable dense homogène, on retient directement la valeur de la couche d'ancrage (3,00 MPa).
  • Une force, pas une contrainte : La pointe encaisse une force \( R_b \), obtenue en multipliant la contrainte \( q_b \) par la surface de la base \( A_b = \pi B^2/4 \). D'où l'importance de bien calculer cette section.
📐 Équations Fondamentales

Trois relations suffisent, dans cet ordre logique : la surface de la base, la contrainte de pointe, puis la force de pointe.

Formule 1 — Section de la base \( A_b \) :

La surface circulaire sur laquelle s'applique la contrainte de pointe.

💡 Pourquoi cette formule ?

La pointe d'un pieu circulaire agit sur un disque de diamètre \( B \). 📐 Pour passer d'une contrainte (en kPa) à une force (en kN), il faut absolument cette aire.

  • 📐 Contexte de validité : Pieu de section circulaire pleine (cas du pieu foré Ø600).
  • 🏗️ Avantage : Formule exacte et sans hypothèse : c'est de la géométrie pure.
  • ⚙️ Paramètre clé : Le diamètre \( B \), qui intervient au carré : doubler \( B \), c'est quadrupler \( A_b \).
  • 🔍 Vérification : L'aire doit être en \( \text{m}^2 \) si \( B \) est en \( \text{m} \).
  • ⚠️ Limite : Ne s'applique pas tel quel à un pieu carré ou barrette (autre formule d'aire).
\[ A_b = \dfrac{\pi \, B^2}{4} \]
🔍 Que dit cette équation physiquement ? Tout simplement : ⚙️ « quelle galette de sol le bout du pieu vient-il écraser ? ». Plus le pieu est gros, plus la surface d'appui est grande, et plus il peut porter — mais l'effet est quadratique avec le diamètre.
Décomposition des termes :
  • \( A_b \) : aire de la base du pieu, unité : \( \text{m}^2 \)
  • \( B \) : diamètre du pieu, unité : \( \text{m} \)
  • \( \pi \) : constante géométrique ≈ 3,1416, unité : sans dimension
Formule 2 — Contrainte de pointe \( q_b \) :

La contrainte de rupture que le sol d'ancrage peut opposer sous la base.

💡 Pourquoi cette formule ?

Le pressiomètre mesure une pression limite \( p_{le}^* \), mais le sol sous une pointe ne « rompt » pas exactement à cette valeur. ⚙️ Le facteur de portance \( k_p \) fait le pont entre l'essai et la réalité de la pointe.

  • 📐 Contexte de validité : Méthode pressiométrique Ménard (NF P 94-262), pointe ancrée dans une couche porteuse.
  • 🏗️ Avantage : Relie directement une mesure de terrain à la capacité portante : très fiable.
  • ⚙️ Paramètre clé : Le facteur \( k_p \), tabulé selon le couple sol / type de pieu.
  • 🔍 Vérification : \( q_b \) garde la même unité que \( p_{le}^* \) (ici des MPa) — \( k_p \) est sans dimension.
  • ⚠️ Limite : Un mauvais choix de \( k_p \) (mauvaise couche d'ancrage) fausse tout le calcul.
\[ q_b = k_p \cdot p_{le}^* \]
🔍 Que dit cette équation physiquement ? 📐 « Le sol résiste \( k_p \) fois sa pression limite sous la pointe. » Comme \( k_p = 1{,}30 > 1 \), la résistance mobilisable sous la base est supérieure à la pression limite mesurée : c'est l'effet de confinement du sol en profondeur.
Décomposition des termes :
  • \( q_b \) : contrainte de rupture sous la pointe, unité : \( \text{MPa} \) (ou \( \text{kPa} \))
  • \( k_p \) : facteur de portance pressiométrique, unité : sans dimension
  • \( p_{le}^* \) : pression limite nette équivalente, unité : \( \text{MPa} \)
Formule 3 — Résistance de pointe \( R_b \) :

La force portante de la base, qui est le premier terme de la portance totale.

💡 Pourquoi cette formule ?

Une contrainte seule ne « porte » rien : c'est en la multipliant par la surface d'appui qu'on obtient une force (en kN), la seule grandeur qu'on pourra comparer aux charges du bâtiment. 🏗️

  • 📐 Contexte de validité : Toujours valable : c'est la définition force = contrainte × surface.
  • 🏗️ Avantage : Donne un résultat directement comparable à la descente de charge \( F_{c;d} \).
  • ⚙️ Paramètre clé : La cohérence des unités : \( \text{kPa} \times \text{m}^2 = \text{kN} \).
  • 🔍 Vérification : Un ordre de grandeur de quelques centaines à ~1000 kN est attendu pour un pieu Ø600.
  • ⚠️ Limite : Ce \( R_b \) est une valeur brute : elle sera minorée par les coefficients à l'étape 3.
\[ R_b = A_b \cdot q_b \]
🔍 Que dit cette équation physiquement ? ⚙️ « La force de pointe, c'est la contrainte de rupture étalée sur toute la galette de la base. » On répartit \( q_b \) sur les \( A_b \) mètres carrés du disque pour obtenir la poussée totale vers le haut que le sol peut fournir.
Décomposition des termes :
  • \( R_b \) : résistance de pointe (force), unité : \( \text{kN} \)
  • \( A_b \) : aire de la base, unité : \( \text{m}^2 \)
  • \( q_b \) : contrainte de pointe, unité : \( \text{kPa} \)

!
L'Erreur Classique (Le Piège)

"Beaucoup d'étudiants font l'erreur d'oublier le \( /4 \) dans la section (ils écrivent \( \pi B^2 \) au lieu de \( \pi B^2/4 \)) et de mélanger les MPa et les kPa en cours de route..."

✅ L'approche d'ingénieur : On sécurise le calcul en traitant les unités dès le départ et en écrivant la section avec le rayon au carré. 🛡️
  • L'erreur : Écrire \( A_b = \pi B^2 \) (oubli du \( /4 \)) quadruple l'aire, ou garder \( q_b \) en MPa et multiplier par une aire en m² → on obtient des MN pris pour des kN.
  • La bonne méthode : \( A_b = \pi B^2/4 \), et on convertit \( q_b \) en kPa avant de multiplier par \( A_b \) en \( \text{m}^2 \) → le résultat tombe directement en kN.
  • L'astuce de pro : Retenir que \( 1\ \text{MPa} = 1000\ \text{kPa} = 1000\ \text{kN/m}^2 \) : ainsi \( \text{kPa} \times \text{m}^2 \) donne des kN sans effort.
  • Le moyen mnémotechnique : « Pi-D-deux-sur-quatre » pour l'aire, et « je descends d'un cran » (MPa → kPa) avant de porter des kN.
  • L'impact direct : Une aire fausse d'un facteur 4, c'est un pieu surdimensionné ou dangereux : erreur inacceptable sur un chantier.
Exécution de la Note de Calculs
⚠️ Check-up des Unités (Optionnel)
  • \( p_{le}^* \) : de MPa vers kPa → 3,00 MPa = 3000 kPa
  • \( q_b \) : de MPa vers kPa → 3,90 MPa = 3900 kPa
  • \( B \) : déjà en m (aucune conversion)
  • \( A_b \) : résultat en (car \( B \) en m)
  • \( R_b \) : \( \text{kPa} \times \text{m}^2 \) donne des kN (unité cible)

On déroule le calcul dans l'ordre logique : 📐 d'abord la section, puis la contrainte (avec conversion en kPa), et enfin la force. Chaque résultat intermédiaire alimente le suivant.

1. Résolution Numérique Section de la base \( A_b \)

Pourquoi fait-on ce calcul ? Parce que sans la surface d'appui, impossible de transformer la contrainte de pointe en force portante.

⚙️ Méthodologie du calcul :

On applique la géométrie du disque avec \( B = 0{,}60 \) m. 📐 Attention au carré et au quart.

  • ⚙️ Substitution : On injecte \( B = 0{,}60 \) m dans \( \pi B^2/4 \).
  • 📐 Piège évité : On n'oublie pas le \( /4 \) et on élève bien \( B \) au carré (pas \( 2B \)).
  • 📋 Hypothèse validée : Section circulaire pleine constante sur toute la fiche.
  • ⚙️ Vérification croisée : Un Ø600 donne toujours une aire proche de 0,28 m² (bon repère à mémoriser).
  • 🎯 Finalité : Cette aire multipliera la contrainte de pointe pour donner \( R_b \).
\[ \begin{aligned} A_b &= \dfrac{\pi \, B^2}{4} \\ &= \dfrac{\pi \times (0{,}60)^2}{4} \\ &= \dfrac{\pi \times 0{,}36}{4} \\ &= \mathbf{0{,}2827} \text{ m}^2 \end{aligned} \]
📊 Analyse intermédiaire du chiffre :

0,2827 m², c'est l'ordre de grandeur attendu pour un pieu Ø600. ✅ On retiendra ce chiffre tel quel pour la suite.

  • Ordre de grandeur : ≈ 0,28 m² pour un Ø600, cohérent (un carré de ~53 cm de côté).
  • 🏗️ Impact sur la suite : C'est le multiplicateur direct de \( q_b \) pour obtenir \( R_b \).
  • 🔍 Cohérence : Aire < 1 m² pour un pieu de 60 cm : parfaitement logique.
  • ⚠️ Attention : Ne jamais confondre \( A_b \) (base) avec le périmètre \( P = \pi B \) utilisé pour le frottement.
  • 📊 Comparaison : Une semelle superficielle offrirait bien plus de surface — d'où l'intérêt d'aller chercher un sol résistant avec un pieu.

💡 Remarque pédagogique : Gardez au moins 4 chiffres significatifs sur \( A_b \) (0,2827) pour ne pas traîner d'erreur d'arrondi jusqu'à \( R_b \).

2. Résolution Numérique Contrainte de pointe \( q_b \)

Pourquoi fait-on ce calcul ? Pour convertir la pression limite du sol en contrainte réellement mobilisable sous la base.

⚙️ Méthodologie du calcul :

On applique \( q_b = k_p \cdot p_{le}^* \), puis on convertit en kPa tout de suite pour préparer le calcul de force. ⚙️

  • ⚙️ Substitution : \( k_p = 1{,}30 \) et \( p_{le}^* = 3{,}00 \) MPa (valeur de la couche d'ancrage).
  • 📐 Piège évité : On prend la pression limite nette \( p_l^* \), pas la brute \( p_l \).
  • 📋 Hypothèse validée : Pointe franchement ancrée dans le sable dense homogène → \( p_{le}^* = 3{,}00 \) MPa.
  • ⚙️ Vérification croisée : \( k_p > 1 \) : normal, la résistance sous pointe dépasse la pression limite mesurée.
  • 🎯 Finalité : Obtenir \( q_b \) en kPa, prêt à être multiplié par \( A_b \).
\[ \begin{aligned} q_b &= k_p \cdot p_{le}^* \\ &= 1{,}30 \times 3{,}00 \text{ MPa} \\ &= 3{,}90 \text{ MPa} \\ &= \mathbf{3900} \text{ kPa} \end{aligned} \]
📊 Analyse intermédiaire du chiffre :

3,90 MPa (3900 kPa) de contrainte admissible sous la pointe : ✅ c'est élevé, ce qui est logique dans un sable dense.

  • Ordre de grandeur : ~4 MPa sous pointe dans un sable dense : tout à fait classique.
  • 🏗️ Impact sur la suite : Plus \( q_b \) est fort, plus la pointe portera : c'est le moteur de \( R_b \).
  • 🔍 Cohérence : \( q_b > p_{le}^* \) (3,90 > 3,00) grâce à \( k_p \) : cohérent.
  • ⚠️ Attention : On travaille désormais en kPa : ne pas repasser en MPa par distraction.
  • 📊 Comparaison : Dans l'argile ferme (\( p_l^* = 1{,}20 \) MPa), la pointe serait bien plus faible : l'ancrage dans le sable est décisif.

💡 Remarque pédagogique : La conversion MPa → kPa (×1000) est le point où l'on perd le plus de points en examen. Faites-la maintenant, une bonne fois.

3. Résolution Numérique Résistance de pointe \( R_b \)

Pourquoi fait-on ce calcul ? C'est l'objectif de la question : la force portante brute de la base du pieu.

⚙️ Méthodologie du calcul :

On multiplie la contrainte \( q_b \) (en kPa) par la section \( A_b \) (en m²). 🏗️ Le résultat sort naturellement en kN.

  • ⚙️ Substitution : \( A_b = 0{,}2827 \) m² et \( q_b = 3900 \) kPa.
  • 📐 Piège évité : On utilise bien \( q_b \) en kPa (et non 3,90 MPa) pour tomber sur des kN.
  • 📋 Hypothèse validée : La contrainte de pointe est supposée uniforme sur toute la base.
  • ⚙️ Vérification croisée : \( 0{,}28 \times 3900 \approx 1100 \) kN : l'ordre de grandeur se vérifie de tête.
  • 🎯 Finalité : \( R_b \) sera additionné à \( R_s \) (Q2) pour la portance totale.
\[ \begin{aligned} R_b &= A_b \cdot q_b \\ &= 0{,}2827 \text{ m}^2 \times 3900 \text{ kPa} \\ &= \mathbf{1102{,}5} \text{ kN} \end{aligned} \]
📊 Analyse intermédiaire du chiffre :

≈ 1103 kN uniquement pour la pointe : 🏗️ c'est considérable, l'ancrage dans le sable dense joue pleinement son rôle.

  • Ordre de grandeur : ~1100 kN de pointe pour un Ø600 en sable dense : très plausible.
  • 🏗️ Impact sur la suite : À lui seul, \( R_b \) reprend déjà l'essentiel de la charge — le frottement viendra en renfort.
  • 🔍 Cohérence : \( \text{m}^2 \times \text{kPa} = \text{kN} \) : les unités bouclent parfaitement.
  • ⚠️ Attention : C'est une valeur brute (non pondérée) : ne pas la comparer encore aux charges ELU.
  • 📊 Comparaison : On verra en Q2 que \( R_s \) est du même ordre : les deux termes comptent vraiment.

💡 Remarque pédagogique : Conservez \( R_b = 1102{,}5 \) kN non arrondi jusqu'à la fin : les arrondis prématurés se propagent jusqu'au verdict de Q4.

📐 SYNTHÈSE GRAPHIQUE — RÉSISTANCE DE POINTE
📌
📌
Détail — Résistance de pointe R_b (base du pieu)Synthèse graphique des 3 résultats : section A_b · contrainte q_b · force R_bPSable dense (ancrage)p_l* = 3,00 MPaPIEU Ø600avec k_p = 1,30 :q_b = 3900 kPa(uniforme sous la base)R_b = 1102,5 kN(résultante de q_b sur A_b)B = 0,60 mVue en plan de la baseB = 0,60 mA_b = π·B²/4 = 0,2827 m²Résultat :R_b = A_b × q_b = 0,2827 m² × 3900 kPaR_b = 1102,5 kN(≈ 1103 kN — valeur brute)
🎉
RÉSULTAT FINAL
\( R_b \) = 1102,5 kN
"Ce résultat sera crucial pour l'étape suivante !"
🌿
Le mot de la fin (Sur le Chantier)

"Sur le terrain, ces 1100 kN de pointe ne sont acquis qu'à une condition : que la base du pieu repose sur un sable dense propre. 🏗️ Un fond de forage encombré de déblais (les « cuttings ») réduit brutalement la résistance de pointe. C'est LE point de vigilance de l'exécution d'un pieu foré."

  • 🏗️ Conséquence pratique : Toute la pointe repose sur la qualité du curage du fond de forage avant bétonnage.
  • 👷 Action corrective : Exiger un nettoyage et un contrôle du fond (curage, éventuel carottage) avant de couler le béton.
  • 📅 Délai : Un fond mal nettoyé = reprise du forage : quelques heures perdues, mais indispensables.
  • 💰 Coût : Le curage coûte peu ; un pieu qui tasse trop coûte une reprise en sous-œuvre, sans commune mesure.
  • 🤝 Communication : Le chef de chantier et le bureau de contrôle doivent valider le fond de forage par écrit.
🏗️
🤔
Et si... ? (Analyse de Sensibilité)

"Et si le maître d'ouvrage demandait un pieu plus gros, en Ø800 au lieu de Ø600, pour gagner en portance de pointe ? 🤔 Comme \( R_b \) varie avec le carré du diamètre, l'effet est spectaculaire."

  • 🔄 Modification : On passe le diamètre de \( B = 0{,}60 \) m à \( B = 0{,}80 \) m (Ø800).
  • 📈 Nouvel Impact : \( A_b = \pi \times 0{,}80^2/4 = 0{,}503 \) m² (au lieu de 0,283), soit \( R_b \approx 0{,}503 \times 3900 \approx \) 1960 kN.
  • 💡 Conclusion : +33 % de diamètre → +78 % de résistance de pointe : l'effet quadratique est très rentable en pointe.
  • 📐 Bénéfice/Risque : Gros gain de portance, mais surcoût de béton et de forage non négligeable : à arbitrer.
  • 🔮 Perspective : Sur un site à charges élevées, augmenter le diamètre est souvent plus efficace que rallonger la fiche.
2
Question 2 : Résistance de frottement axial \( R_s \)
🧠
💡
Dans la tête de l'ingénieur

"La pointe, c'est fait. 🏗️ Maintenant je regarde les côtés du pieu : sur toute la hauteur, le sol « accroche » le fût et l'aide à porter. C'est le frottement axial \( R_s \). Attention, mon pieu traverse trois couches très différentes — un remblai mou, une argile ferme, un sable dense — donc je ne peux pas mettre une valeur unique : je dois additionner couche par couche. Et surtout, je n'oublie pas de multiplier par le périmètre du pieu, pas sa section !"

  • 🔎 Observation : Le fût traverse 3 couches avec des frottements unitaires croissants : 15, 55 puis 90 kPa. Chaque couche contribue sur sa propre épaisseur.
  • 🤔 Analyse du risque : Le point sensible, c'est de confondre périmètre \( P = \pi B \) et section \( A_b \), ou d'oublier de pondérer par les hauteurs \( h_i \).
  • Choix stratégique : J'applique \( R_s = P \cdot \sum q_{s,i}\,h_i \) : je somme d'abord les contributions \( q_{s,i}\,h_i \), puis je multiplie par le périmètre.
  • 💡 Alternative : J'aurais pu calculer un frottement moyen équivalent, mais le calcul couche par couche est plus rigoureux et évite les erreurs.
  • 🎯 Objectif visé : Obtenir le frottement brut \( R_s \), deuxième terme de la portance, à additionner ensuite à \( R_b \).
👀 Voir uniquement le résultat final (Auto-évaluation)
\( R_s \) ≈ 970,8 kN (soit ≈ 971 kN)
AIDE-MÉMOIRE
📋 Données extraites pour l'étape :
  • 🔸 \( B \) = 0,60 m (sert au périmètre \( P = \pi B \))
  • 🔸 \( q_{s,1} \) ; \( h_1 \) = 15 kPa ; 4 m (remblai limoneux, 0 à 4 m)
  • 🔸 \( q_{s,2} \) ; \( h_2 \) = 55 kPa ; 5 m (argile ferme, 4 à 9 m)
  • 🔸 \( q_{s,3} \) ; \( h_3 \) = 90 kPa ; 2 m (sable dense, 9 à 11 m, part sur la fiche)
  • 🔸 \( D \) = 11,0 m (fiche : frottement mobilisé sur toute la hauteur)
Rappel Théorique : le frottement axial mobilisé couche par couche

Le frottement, c'est l'adhérence sol-pieu sur toute la surface latérale du fût. 🧱 Contrairement à la pointe (une seule surface), il se mobilise sur toute la hauteur, et donc dans chaque couche traversée.

  • Une surface latérale : Le frottement agit sur le pourtour du pieu ; d'où le périmètre \( P = \pi B \) (et non la section \( A_b \)).
  • Un frottement unitaire \( q_s \) : Chaque couche oppose une contrainte de cisaillement limite \( q_{s,i} \) (en kPa), lue sur les abaques Ménard selon le sol et le type de pieu.
  • Une contribution par couche : Chaque couche apporte \( q_{s,i} \times h_i \) : plus la couche est épaisse et résistante, plus elle « tient » le pieu.
  • Une sommation : On additionne les contributions des trois couches avant de multiplier par le périmètre : \( R_s = P \sum q_{s,i} h_i \).
  • Un terme souvent majeur : Pour un pieu foré long, le frottement est fréquemment du même ordre que la pointe : il ne faut surtout pas le négliger.
📐 Équations Fondamentales

Deux relations : le périmètre du fût, puis le frottement total sommé sur les couches.

Formule 1 — Périmètre du fût \( P \) :

La longueur du contour sur laquelle agit le frottement.

💡 Pourquoi cette formule ?

Le frottement s'exerce tout autour du pieu : c'est le périmètre (le tour du disque) qui compte, pas sa surface. 📐 Erreur classique à éviter absolument.

  • 📐 Contexte de validité : Pieu de section circulaire (Ø600) : le contour est un cercle.
  • 🏗️ Avantage : Relation exacte et immédiate à partir du diamètre.
  • ⚙️ Paramètre clé : Le diamètre \( B \) (au premier degré cette fois, pas au carré).
  • 🔍 Vérification : \( P \) est une longueur (en m), pas une aire.
  • ⚠️ Limite : Ne pas confondre avec \( A_b = \pi B^2/4 \) utilisée pour la pointe.
\[ P = \pi \, B \]
🔍 Que dit cette équation physiquement ? 📐 « Sur quelle largeur de contact le sol frotte-t-il le pieu ? ». C'est tout le tour du pieu qui participe : un pieu plus gros offre plus de périmètre, donc plus de frottement (mais de façon linéaire, pas quadratique).
Décomposition des termes :
  • \( P \) : périmètre du fût, unité : \( \text{m} \)
  • \( B \) : diamètre du pieu, unité : \( \text{m} \)
  • \( \pi \) : constante ≈ 3,1416, unité : sans dimension
Formule 2 — Résistance de frottement \( R_s \) :

Le frottement total mobilisé sur toute la hauteur du fût.

💡 Pourquoi cette formule ?

Comme le sol change à chaque couche, on ne peut pas prendre un frottement unique : on somme les contributions \( q_{s,i}\,h_i \) de chaque couche, puis on multiplie par le périmètre commun. ⚙️

  • 📐 Contexte de validité : Sol multicouche traversé par le fût (méthode NF P 94-262).
  • 🏗️ Avantage : Prend en compte fidèlement la stratigraphie réelle du site.
  • ⚙️ Paramètre clé : Les couples \( (q_{s,i}, h_i) \) : un frottement fort sur une couche épaisse domine la somme.
  • 🔍 Vérification : \( q_s \) en kPa \( \times \) \( h \) en m \( \times \) \( P \) en m \( \rightarrow \) des kN.
  • ⚠️ Limite : Un frottement négatif (remblai qui se tasse) inverserait le signe d'une couche : à surveiller.
\[ R_s = P \cdot \sum_i q_{s,i} \, h_i \]
🔍 Que dit cette équation physiquement ? ⚙️ « On empile le frottement de chaque couche, puis on l'étale sur tout le tour du pieu. » Chaque tranche de sol serre le pieu sur sa hauteur \( h_i \) avec une intensité \( q_{s,i} \) : la somme, multipliée par le périmètre, donne la force de frottement totale.
Décomposition des termes :
  • \( R_s \) : résistance de frottement (force), unité : \( \text{kN} \)
  • \( P \) : périmètre du fût, unité : \( \text{m} \)
  • \( q_{s,i} \) : frottement unitaire de la couche \( i \), unité : \( \text{kPa} \)
  • \( h_i \) : épaisseur traversée de la couche \( i \), unité : \( \text{m} \)

!
L'Erreur Classique (Le Piège)

"Beaucoup d'étudiants font l'erreur de multiplier le frottement par la section \( A_b \) au lieu du périmètre \( P \), ou d'oublier de pondérer chaque \( q_{s,i} \) par sa hauteur \( h_i \)..."

✅ L'approche d'ingénieur : On raisonne « surface latérale » : le frottement enveloppe le pieu, donc c'est le tour (\( P \)) fois la hauteur qui compte. 🛡️
  • L'erreur : Utiliser \( A_b = 0{,}283 \) m² (la base) au lieu de \( P = 1{,}885 \) m (le tour) : on divise le frottement par ~6,7 !
  • La bonne méthode : \( R_s = P \times (q_{s,1}h_1 + q_{s,2}h_2 + q_{s,3}h_3) \), en respectant les épaisseurs de chaque couche.
  • L'astuce de pro : « Pointe = base (disque) ; Frottement = tour (périmètre) » : deux surfaces différentes, deux formules différentes.
  • Le moyen mnémotechnique : La pointe pousse (surface pleine \( \pi B^2/4 \)) ; le fût frotte (contour \( \pi B \)).
  • L'impact direct : Confondre les deux, c'est se tromper d'un facteur ~7 sur \( R_s \) : le pieu paraîtrait dangereusement sous-dimensionné (ou l'inverse).
Exécution de la Note de Calculs
⚠️ Check-up des Unités (Optionnel)
  • \( q_{s,i} \) : déjà en kPa (pas de conversion)
  • \( h_i \) : déjà en m
  • \( q_{s,i} \times h_i \) : donne des kN/m (soit kPa·m)
  • \( P \) : en m (périmètre)
  • \( R_s = P \times \sum q_{s,i}h_i \) : \( \text{m} \times \text{kN/m} \) donne des kN

On procède dans l'ordre : 📐 d'abord le périmètre, puis la somme des frottements couche par couche, et enfin la force de frottement totale.

1. Résolution Numérique Périmètre du fût \( P \)

Pourquoi fait-on ce calcul ? C'est le facteur commun à toutes les couches : la « largeur » de contact sol-pieu.

⚙️ Méthodologie du calcul :

On applique \( P = \pi B \) avec \( B = 0{,}60 \) m. 📐 Simple, mais à ne pas confondre avec la section.

  • ⚙️ Substitution : \( B = 0{,}60 \) m injecté dans \( \pi B \).
  • 📐 Piège évité : On prend \( \pi B \) (périmètre), pas \( \pi B^2/4 \) (section).
  • 📋 Hypothèse validée : Périmètre constant sur toute la fiche (pieu cylindrique).
  • ⚙️ Vérification croisée : Ø600 → périmètre ≈ 1,88 m (un peu moins de 2 m) : bon repère.
  • 🎯 Finalité : Ce périmètre multipliera la somme des frottements.
\[ \begin{aligned} P &= \pi \, B \\ &= \pi \times 0{,}60 \\ &= \mathbf{1{,}885} \text{ m} \end{aligned} \]
📊 Analyse intermédiaire du chiffre :

1,885 m : ✅ un périmètre de l'ordre de 1,9 m, parfaitement cohérent pour un Ø600.

  • Ordre de grandeur : ≈ 1,88 m (proche de 2 m) : logique pour un pieu de 60 cm.
  • 🏗️ Impact sur la suite : C'est le multiplicateur global de toutes les contributions de frottement.
  • 🔍 Cohérence : \( P = \pi B \approx 3{,}14 \times 0{,}6 \) : l'ordre de grandeur se vérifie de tête.
  • ⚠️ Attention : À ne jamais confondre avec \( A_b = 0{,}283 \) m² : l'une est une longueur, l'autre une aire.
  • 📊 Comparaison : Le rapport \( P / A_b \approx 6{,}7 \) : voilà pourquoi confondre les deux fausse tout.

💡 Remarque pédagogique : Le périmètre grandit linéairement avec \( B \), alors que la section grandit au carré : deux logiques différentes à bien distinguer.

2. Résolution Numérique Somme des frottements \( \sum q_{s,i}\,h_i \)

Pourquoi fait-on ce calcul ? Pour cumuler l'apport de chaque couche traversée, pondéré par son épaisseur.

⚙️ Méthodologie du calcul :

On calcule couche par couche \( q_{s,i} \times h_i \), puis on additionne les trois contributions. 🧱

  • ⚙️ Substitution : Remblai (15 ; 4), argile (55 ; 5), sable (90 ; 2).
  • 📐 Piège évité : On respecte les bonnes épaisseurs : le sable n'agit que sur 2 m (fiche s'arrête à 11 m).
  • 📋 Hypothèse validée : Frottement positif partout à ce stade (le frottement négatif est traité en fin de question).
  • ⚙️ Vérification croisée : La couche d'argile (275) domine, ce qui est logique (épaisse et assez résistante).
  • 🎯 Finalité : Obtenir la somme, prête à être multipliée par le périmètre.
\[ \begin{aligned} \sum_i q_{s,i} \, h_i &= q_{s,1} h_1 + q_{s,2} h_2 + q_{s,3} h_3 \\ &= 15 \times 4 + 55 \times 5 + 90 \times 2 \\ &= 60 + 275 + 180 \\ &= \mathbf{515} \text{ kN/m} \end{aligned} \]
📊 Analyse intermédiaire du chiffre :

515 kN/m : ✅ l'argile ferme (275) et le sable dense (180) apportent l'essentiel ; le remblai mou (60) compte peu.

  • Ordre de grandeur : ~500 kN/m cumulés : cohérent pour 11 m de fiche multicouche.
  • 🏗️ Impact sur la suite : Multiplié par le périmètre, cela donnera directement \( R_s \).
  • 🔍 Cohérence : Les couches les plus résistantes et épaisses pèsent le plus : physiquement logique.
  • ⚠️ Attention : Le remblai récent (60) est justement celui qui pourrait devenir défavorable (voir « Et si… ? »).
  • 📊 Comparaison : Le sable dense apporte 180 kN/m sur seulement 2 m : c'est le frottement le plus « efficace ».

💡 Remarque pédagogique : Bien vérifier que \( h_1 + h_2 + h_3 = 4 + 5 + 2 = 11 \) m = la fiche \( D \) : c'est un contrôle rapide très efficace.

3. Résolution Numérique Résistance de frottement \( R_s \)

Pourquoi fait-on ce calcul ? C'est l'objectif de la question : la force de frottement totale du fût.

⚙️ Méthodologie du calcul :

On multiplie le périmètre \( P \) par la somme des frottements. 🏗️ Le résultat sort en kN.

  • ⚙️ Substitution : \( P = 1{,}885 \) m et \( \sum q_{s,i}h_i = 515 \) kN/m.
  • 📐 Piège évité : On multiplie une seule fois par le périmètre (pas couche par couche en double).
  • 📋 Hypothèse validée : Périmètre commun à toutes les couches (pieu de diamètre constant).
  • ⚙️ Vérification croisée : \( 1{,}9 \times 515 \approx 980 \) kN : l'ordre de grandeur se confirme.
  • 🎯 Finalité : \( R_s \) sera additionné à \( R_b \) pour la portance totale (Q3).
\[ \begin{aligned} R_s &= P \cdot \sum_i q_{s,i} h_i \\ &= 1{,}885 \text{ m} \times 515 \text{ kN/m} \\ &= \mathbf{970{,}8} \text{ kN} \end{aligned} \]
📊 Analyse intermédiaire du chiffre :

≈ 971 kN de frottement : 🏗️ c'est quasiment autant que la pointe (1103 kN) — les deux termes comptent vraiment.

  • Ordre de grandeur : ~970 kN sur 11 m de fiche multicouche : très plausible.
  • 🏗️ Impact sur la suite : Additionné à \( R_b \), il donnera une portance ultime \( R_c \approx 2073 \) kN (avant coefficients).
  • 🔍 Cohérence : \( \text{m} \times \text{kN/m} = \text{kN} \) : les unités bouclent.
  • ⚠️ Attention : Valeur brute : elle sera minorée en Q3, et menacée par le frottement négatif du remblai.
  • 📊 Comparaison : \( R_s \) (971) et \( R_b \) (1103) sont du même ordre : typique d'un pieu foré long.

💡 Remarque pédagogique : Conservez \( R_s = 970{,}8 \) kN non arrondi : il s'ajoutera à \( R_b \) et sera pondéré en Q3 puis en Q4.

📐 SYNTHÈSE GRAPHIQUE — FROTTEMENT AXIAL
📌
📌
Détail — Frottement axial R_s (fût du pieu)Frottement qs mobilisé couche par couche · résultante sur le périmètre PPIEU Ø600Remblai limoneuxqs = 15 · h = 4 m → 60Argile fermeqs = 55 · h = 5 m → 275Sable denseqs = 90 · h = 2 m → 180qs (kPa)155590Σ qs·h = 515 kN/mR_s970,8 kNPérimètre du fûtB = 0,60 mP = π·B = 1,885 mRésultat :R_s = P × Σ(qs·h) = 1,885 m × 515 kN/mR_s = 970,8 kN(≈ 971 kN — valeur brute)
🎉
RÉSULTAT FINAL
\( R_s \) = 970,8 kN
"Ce résultat sera crucial pour l'étape suivante !"
🌿
Le mot de la fin (Sur le Chantier)

"Ces ~970 kN de frottement dépendent directement de la qualité de la paroi du forage. 🏗️ Un forage réalisé à la boue bentonitique mal maîtrisée, ou des parois « lissées », réduisent l'adhérence sol-pieu et donc \( R_s \). Le mode d'exécution du pieu foré n'est pas un détail : il conditionne le frottement réellement mobilisable."

  • 🏗️ Conséquence pratique : Une bonne partie de la portance dépend de la rugosité de l'interface sol-pieu.
  • 👷 Action corrective : Maîtriser le forage (temps de stationnement de la boue, bétonnage soigné) pour ne pas « polir » les parois.
  • 📅 Délai : Ne pas laisser un forage ouvert trop longtemps : les parois se dégradent avec le temps.
  • 💰 Coût : Un frottement dégradé peut imposer d'allonger la fiche : mètres de pieu supplémentaires.
  • 🤝 Communication : Le foreur et le géotechnicien doivent s'accorder sur le mode opératoire.
🏗️
🤔
Et si... ? (Analyse de Sensibilité)

"Et si le remblai récent de surface développait du frottement négatif ? 🤔 En se tassant, cette couche ne « retient » plus le pieu : au contraire, elle le tire vers le bas. Sa contribution ne s'ajoute plus… elle se retranche."

  • 🔄 Modification : La couche 1 (remblai, 15 kPa sur 4 m) passe de favorable à défavorable.
  • 📈 Nouvel Impact : On retire sa contribution : \( 1{,}885 \times 60 \approx 113 \) kN de frottement en moins → \( R_s \approx 858 \) kN, et ce frottement devient une charge descendante supplémentaire.
  • 💡 Conclusion : Le frottement négatif est doublement pénalisant : moins de résistance ET plus de charge.
  • 📐 Bénéfice/Risque : Il faut soit chemiser le pieu dans le remblai, soit ne pas compter ce frottement dans la portance.
  • 🔮 Perspective : Sur tout site avec remblai récent ou sol compressible, cette vérification devient systématique.
3
Question 3 : Passage aux valeurs caractéristiques \( R_{c;k} \)
🧠
💡
Dans la tête de l'ingénieur

"J'ai mes deux résistances brutes : la pointe (1102,5 kN) et le frottement (970,8 kN). Mais l'Eurocode ne me laisse pas les utiliser telles quelles ! 🧮 Ces chiffres viennent d'un modèle de calcul (la méthode pressiométrique) appliqué à une seule campagne de sol : il y a donc une incertitude. Je dois d'abord la couvrir avec le facteur de modèle \( \gamma_{R;d1} \), en divisant mes résistances. Et je garde bien la pointe et le frottement séparés : ils auront chacun leur coefficient à l'étape suivante."

  • 🔎 Observation : Mes valeurs \( R_b \) et \( R_s \) sont issues d'un modèle et d'une seule reconnaissance : elles sont optimistes.
  • 🤔 Analyse du risque : Le point sensible : il faut diviser (minorer), pas multiplier, et ne pas confondre \( \gamma_{R;d1} \) avec les coefficients partiels \( \gamma_b, \gamma_s \) de l'ELU.
  • Choix stratégique : J'applique la procédure « modèle de terrain » (NF P 94-262) : \( R_{k} = R / \gamma_{R;d1} \) avec \( \gamma_{R;d1} = 1{,}15 \).
  • 💡 Alternative : Avec plusieurs sondages, je pourrais passer à la procédure « pieu modèle » (facteurs \( \xi \)), souvent plus favorable.
  • 🎯 Objectif visé : Obtenir \( R_{b;k} \), \( R_{s;k} \), puis la portance caractéristique \( R_{c;k} \), socle de la vérification ELU.
👀 Voir uniquement le résultat final (Auto-évaluation)
\( R_{c;k} \) ≈ 1802,9 kN (soit ≈ 1803 kN)
AIDE-MÉMOIRE
📋 Données extraites pour l'étape :
  • 🔸 \( R_b \) = 1102,5 kN (résistance de pointe brute, Q1)
  • 🔸 \( R_s \) = 970,8 kN (frottement axial brut, Q2)
  • 🔸 \( \gamma_{R;d1} \) = 1,15 (facteur de modèle, pressio, modèle de terrain)
  • 🔸 Procédure = modèle de terrain (une seule investigation géotechnique)
  • 🔸 Opération = division (\( \gamma_{R;d1} \) minore la résistance)
Rappel Théorique : du brut au caractéristique (facteur de modèle)

Entre la résistance qu'on vient de calculer et celle qu'on utilisera pour vérifier la sécurité, l'Eurocode 7 intercale deux niveaux de minoration. 🛡️ Le premier, traité ici, couvre l'incertitude du modèle ; le second (coefficients partiels) viendra en Q4.

  • Valeur brute : \( R_b \) et \( R_s \) sont des résultats de calcul direct, sans marge de sécurité.
  • Le facteur de modèle \( \gamma_{R;d1} \) : Il couvre l'incertitude de la méthode (pressiométrique) et de la reconnaissance. Plus on est sûr du sol, plus il est faible.
  • La procédure « modèle de terrain » : Utilisée quand on dispose d'un seul profil représentatif : ici \( \gamma_{R;d1} = 1{,}15 \).
  • Une division : On minore : \( R_{k} = R / \gamma_{R;d1} \). Diviser par 1,15, c'est retirer ≈ 13 % à la résistance.
  • Pointe et frottement séparés : On calcule \( R_{b;k} \) et \( R_{s;k} \) indépendamment : en Q4, ils recevront des coefficients partiels \( \gamma_b \) et \( \gamma_s \) distincts.
📐 Équations Fondamentales

Deux relations : la valeur caractéristique de chaque terme, puis leur somme.

Formule 1 — Valeurs caractéristiques \( R_{b;k} \) et \( R_{s;k} \) :

La résistance brute minorée par le facteur de modèle.

💡 Pourquoi cette formule ?

Le modèle de calcul n'est jamais parfait : on divise la résistance brute pour intégrer cette marge d'incertitude avant toute vérification. 🛡️

  • 📐 Contexte de validité : Procédure « modèle de terrain » (une seule investigation), NF P 94-262.
  • 🏗️ Avantage : Traduit directement la confiance dans la reconnaissance géotechnique.
  • ⚙️ Paramètre clé : \( \gamma_{R;d1} \) : plus la reconnaissance est riche, plus il est faible (résistance plus élevée).
  • 🔍 Vérification : On divise (jamais multiplier) : la valeur caractéristique est inférieure à la brute.
  • ⚠️ Limite : Ne couvre que le modèle : la sécurité ELU (\( \gamma_b, \gamma_s \)) reste à appliquer ensuite.
\[ R_{b;k} = \dfrac{R_b}{\gamma_{R;d1}} \quad ; \quad R_{s;k} = \dfrac{R_s}{\gamma_{R;d1}} \]
🔍 Que dit cette équation physiquement ? 🛡️ « Je fais moins confiance à mon calcul qu'aux chiffres bruts, donc je me garde une marge. » On abaisse volontairement la résistance mobilisable pour tenir compte de ce qu'on ne connaît pas parfaitement du sol.
Décomposition des termes :
  • \( R_{b;k}, R_{s;k} \) : valeurs caractéristiques de pointe et de frottement, unité : \( \text{kN} \)
  • \( R_b, R_s \) : valeurs brutes (Q1, Q2), unité : \( \text{kN} \)
  • \( \gamma_{R;d1} \) : facteur de modèle, unité : sans dimension
Formule 2 — Portance caractéristique \( R_{c;k} \) :

La somme des deux résistances caractéristiques.

💡 Pourquoi cette formule ?

La portance d'un pieu, c'est pointe + frottement : une fois chaque terme minoré, on les additionne pour obtenir la résistance caractéristique globale. 🏗️

  • 📐 Contexte de validité : Pieu en compression : les deux termes agissent dans le même sens (portants).
  • 🏗️ Avantage : Donne une valeur unique \( R_{c;k} \) caractérisant tout le pieu.
  • ⚙️ Paramètre clé : L'équilibre entre les deux termes (ici pointe ≈ frottement).
  • 🔍 Vérification : \( R_{c;k} \) doit être inférieure à \( R_b + R_s \) brut (effet de la division).
  • ⚠️ Limite : On garde en mémoire \( R_{b;k} \) et \( R_{s;k} \) séparément pour l'ELU (coefficients distincts).
\[ R_{c;k} = R_{b;k} + R_{s;k} \]
🔍 Que dit cette équation physiquement ? 🏗️ « La résistance sûre du pieu, c'est la pointe sûre plus le frottement sûr. » On totalise ce sur quoi on peut réellement compter, une fois l'incertitude du modèle prise en compte.
Décomposition des termes :
  • \( R_{c;k} \) : portance caractéristique totale, unité : \( \text{kN} \)
  • \( R_{b;k} \) : pointe caractéristique, unité : \( \text{kN} \)
  • \( R_{s;k} \) : frottement caractéristique, unité : \( \text{kN} \)

!
L'Erreur Classique (Le Piège)

"Beaucoup d'étudiants confondent le facteur de modèle \( \gamma_{R;d1} \) avec les coefficients partiels \( \gamma_b, \gamma_s \) de l'ELU, ou multiplient au lieu de diviser..."

✅ L'approche d'ingénieur : On distingue clairement les deux étages de sécurité : d'abord le modèle (\( \gamma_{R;d1} \), ici), puis les partiels (\( \gamma_b, \gamma_s \), en Q4). 🧱
  • L'erreur : Multiplier par 1,15 (on augmenterait la résistance !) ou appliquer déjà \( \gamma_b \) et \( \gamma_s \) ici.
  • La bonne méthode : \( R_{k} = R / \gamma_{R;d1} \) : une division qui minore, appliquée à la pointe et au frottement séparément.
  • L'astuce de pro : « Un facteur de sécurité, ça DIVISE la résistance » : si le résultat monte, c'est faux.
  • Le moyen mnémotechnique : Deux étages : \( \gamma_{R;d} \) = modèle (Q3), \( \gamma_b/\gamma_s \) = matériau/sol (Q4).
  • L'impact direct : Confondre les étages, c'est soit un pieu dangereux (sécurité oubliée), soit hyper-conservateur (double pénalité).
Exécution de la Note de Calculs
⚠️ Check-up des Unités (Optionnel)
  • \( R_b, R_s \) : déjà en kN
  • \( \gamma_{R;d1} \) : sans dimension
  • \( R / \gamma_{R;d1} \) : reste en kN (la division ne change pas l'unité)
  • \( R_{c;k} \) : somme de kN → en kN
  • Aucune conversion nécessaire : tout est homogène

Trois opérations simples : 📐 on minore la pointe, on minore le frottement, puis on additionne.

1. Résolution Numérique Pointe caractéristique \( R_{b;k} \)

Pourquoi fait-on ce calcul ? Pour minorer la résistance de pointe de l'incertitude du modèle.

⚙️ Méthodologie du calcul :

On divise \( R_b = 1102{,}5 \) kN par \( \gamma_{R;d1} = 1{,}15 \). 📐

  • ⚙️ Substitution : \( R_b = 1102{,}5 \) kN et \( \gamma_{R;d1} = 1{,}15 \).
  • 📐 Piège évité : On divise (le résultat doit baisser), on ne multiplie pas.
  • 📋 Hypothèse validée : Procédure « modèle de terrain » → un seul facteur \( \gamma_{R;d1} = 1{,}15 \).
  • ⚙️ Vérification croisée : Diviser par 1,15 ≈ retirer 13 % → on attend ≈ 959 kN.
  • 🎯 Finalité : Obtenir la pointe caractéristique, à additionner ensuite.
\[ \begin{aligned} R_{b;k} &= \dfrac{R_b}{\gamma_{R;d1}} \\ &= \dfrac{1102{,}5}{1{,}15} \\ &= \mathbf{958{,}7} \text{ kN} \end{aligned} \]
📊 Analyse intermédiaire du chiffre :

958,7 kN : ✅ bien inférieur à 1102,5 kN — la minoration a joué comme attendu.

  • Ordre de grandeur : ~959 kN (≈ −13 % par rapport au brut) : cohérent avec \( 1/1{,}15 \).
  • 🏗️ Impact sur la suite : C'est \( R_{b;k} \) qui recevra \( \gamma_b \) en Q4.
  • 🔍 Cohérence : La valeur baisse : logique pour une minoration.
  • ⚠️ Attention : On garde \( R_{b;k} \) à part, on ne le fusionne pas encore avec le frottement.
  • 📊 Comparaison : Même opération, même facteur que pour le frottement : cohérence de traitement.

💡 Remarque pédagogique : Diviser par 1,15 revient à multiplier par ≈ 0,870 : un repère mental utile pour vérifier vite.

2. Résolution Numérique Frottement caractéristique \( R_{s;k} \)

Pourquoi fait-on ce calcul ? Même minoration, appliquée cette fois au frottement.

⚙️ Méthodologie du calcul :

On divise \( R_s = 970{,}8 \) kN par le même \( \gamma_{R;d1} = 1{,}15 \). 📐

  • ⚙️ Substitution : \( R_s = 970{,}8 \) kN et \( \gamma_{R;d1} = 1{,}15 \).
  • 📐 Piège évité : Même facteur que pour la pointe (procédure modèle de terrain) : pas de facteur « spécial frottement » ici.
  • 📋 Hypothèse validée : Le facteur de modèle s'applique à l'identique aux deux termes.
  • ⚙️ Vérification croisée : 970,8 × 0,870 ≈ 844 kN attendu.
  • 🎯 Finalité : Obtenir le frottement caractéristique, à additionner à la pointe.
\[ \begin{aligned} R_{s;k} &= \dfrac{R_s}{\gamma_{R;d1}} \\ &= \dfrac{970{,}8}{1{,}15} \\ &= \mathbf{844{,}2} \text{ kN} \end{aligned} \]
📊 Analyse intermédiaire du chiffre :

844,2 kN : ✅ là encore ≈ −13 % par rapport au frottement brut (970,8 kN).

  • Ordre de grandeur : ~844 kN, cohérent avec la division par 1,15.
  • 🏗️ Impact sur la suite : C'est \( R_{s;k} \) qui recevra \( \gamma_s \) en Q4.
  • 🔍 Cohérence : Pointe et frottement minorés du même pourcentage : normal (même \( \gamma_{R;d1} \)).
  • ⚠️ Attention : À conserver séparément : en Q4, \( \gamma_b \) et \( \gamma_s \) pourraient différer.
  • 📊 Comparaison : \( R_{b;k} \) (959) reste supérieur à \( R_{s;k} \) (844) : la pointe domine légèrement.

💡 Remarque pédagogique : Comme le facteur est identique, on aurait pu diviser la somme \( (R_b + R_s) \) d'un coup — mais garder les deux termes séparés est indispensable pour l'ELU.

3. Résolution Numérique Portance caractéristique \( R_{c;k} \)

Pourquoi fait-on ce calcul ? Pour obtenir la résistance caractéristique globale du pieu.

⚙️ Méthodologie du calcul :

On additionne les deux résistances caractéristiques. 🏗️

  • ⚙️ Substitution : \( R_{b;k} = 958{,}7 \) kN et \( R_{s;k} = 844{,}2 \) kN.
  • 📐 Piège évité : Addition simple : les deux termes sont portants (pieu en compression).
  • 📋 Hypothèse validée : Aucun frottement négatif retenu à ce stade (voir « Et si… ? » de Q2).
  • ⚙️ Vérification croisée : ≈ 959 + 844 ≈ 1803 kN attendu.
  • 🎯 Finalité : \( R_{c;k} \) est le socle de la vérification ELU en Q4.
\[ \begin{aligned} R_{c;k} &= R_{b;k} + R_{s;k} \\ &= 958{,}7 + 844{,}2 \\ &= \mathbf{1802{,}9} \text{ kN} \end{aligned} \]
📊 Analyse intermédiaire du chiffre :

≈ 1803 kN : 🏗️ voilà la résistance caractéristique du pieu, prête pour la vérification réglementaire.

  • Ordre de grandeur : ~1803 kN, cohérent avec \( 2073 / 1{,}15 \) (somme brute minorée).
  • 🏗️ Impact sur la suite : En Q4, on divisera encore par \( \gamma_b \) et \( \gamma_s \) pour obtenir \( R_{c;d} \).
  • 🔍 Cohérence : 1803 < 2073 (brut) : la minoration de modèle est bien prise en compte.
  • ⚠️ Attention : \( R_{c;k} \) n'est pas encore la résistance de calcul : ne pas la comparer aux charges tout de suite.
  • 📊 Comparaison : Pointe (959) et frottement (844) contribuent presque à parts égales à \( R_{c;k} \).

💡 Remarque pédagogique : Gardez en mémoire les trois valeurs (\( R_{b;k} \), \( R_{s;k} \), \( R_{c;k} \)) : la Q4 a besoin des deux premières séparément.

📐 SYNTHÈSE GRAPHIQUE — VALEURS CARACTÉRISTIQUES
📌
📌
Du brut au caractéristique — facteur de modèle γR;d1Chaque résistance brute est divisée par 1,15, puis on additionne1102,5R_b970,8R_sValeurs brutes (Q1 + Q2)÷ γR;d1= 1,15R_b;k958,7R_s;k844,2R_c;k (empilé)Portance caractéristiqueR_c;k = 1802,9 kN(≈ 1803 kN)R_c;k = R_b;k + R_s;k = 958,7 + 844,2 =1802,9 kN
🎉
RÉSULTAT FINAL
\( R_{c;k} \) = 1802,9 kN
"Ce résultat sera crucial pour l'étape suivante !"
🌿
Le mot de la fin (Sur le Chantier)

"Ce facteur \( \gamma_{R;d1} = 1{,}15 \) est une récompense de la reconnaissance géotechnique. 🏗️ Avec une seule campagne, on paie une « prime d'incertitude » de 15 %. Multiplier les sondages, ou réaliser des essais de chargement, permet de réduire ce facteur : le pieu peut alors être plus court ou moins nombreux. La géotechnique, c'est un investissement qui se rentabilise."

  • 🏗️ Conséquence pratique : La qualité de la reconnaissance se paie (ou se gagne) directement sur la portance retenue.
  • 👷 Action corrective : Proposer des sondages complémentaires ou un essai de chargement si l'enjeu le justifie.
  • 📅 Délai : Une reconnaissance renforcée en amont évite des reprises coûteuses en aval.
  • 💰 Coût : Réduire \( \gamma_{R;d1} \) = économiser des mètres de pieu sur tout le projet.
  • 🤝 Communication : Le maître d'ouvrage doit comprendre le lien entre reconnaissance et coût des fondations.
🏗️
🤔
Et si... ? (Analyse de Sensibilité)

"Et si on avait réalisé plusieurs sondages au lieu d'un seul profil ? 🤔 On pourrait passer à la procédure « pieu modèle » (facteurs de corrélation \( \xi \)) et abaisser le facteur de modèle, par exemple à \( \gamma_{R;d1} = 1{,}10 \)."

  • 🔄 Modification : \( \gamma_{R;d1} \) passe de 1,15 à 1,10 grâce à une reconnaissance plus dense.
  • 📈 Nouvel Impact : \( R_{c;k} = 2073{,}3 / 1{,}10 \approx \) 1885 kN (au lieu de 1803), soit +4,5 %.
  • 💡 Conclusion : Une meilleure reconnaissance augmente la résistance caractéristique retenue.
  • 📐 Bénéfice/Risque : Gain de portance contre coût des sondages supplémentaires : à arbitrer selon l'ampleur du projet.
  • 🔮 Perspective : Sur un projet à nombreux pieux, réduire \( \gamma_{R;d1} \) peut économiser beaucoup de béton.
4
Question 4 (Finale) : Vérification à l'ELU \( F_{c;d} \le R_{c;d} \)
🧠
💡
Dans la tête de l'ingénieur

"C'est le moment de vérité ! ⚖️ J'ai la résistance caractéristique du pieu ; il me reste à en tirer la résistance de calcul \( R_{c;d} \) (en appliquant \( \gamma_b \) et \( \gamma_s \)), puis à la comparer à la sollicitation de calcul \( F_{c;d} \) (les charges \( G \) et \( Q \) pondérées). La règle d'or : je compare toujours des grandeurs de même nature — du « de calcul » avec du « de calcul ». Si \( F_{c;d} \le R_{c;d} \), le pieu est justifié. Sinon, retour à la table à dessin !"

  • 🔎 Observation : J'ai deux résistances caractéristiques séparées (\( R_{b;k} \), \( R_{s;k} \)) et deux charges (\( G \), \( Q \)) à pondérer.
  • 🤔 Analyse du risque : Le piège : comparer des grandeurs de natures différentes (ex. \( R_{c;k} \) caractéristique contre \( G+Q \) non pondéré). Il faut tout passer en valeurs de calcul.
  • Choix stratégique : Côté résistance : \( R_{c;d} = R_{b;k}/\gamma_b + R_{s;k}/\gamma_s \). Côté charge : \( F_{c;d} = 1{,}35\,G + 1{,}5\,Q \) (combinaison fondamentale).
  • 💡 Alternative : J'aurais pu aussi vérifier l'ELS (charge de fluage) ; ici la question cible l'ELU, le plus dimensionnant pour la portance.
  • 🎯 Objectif visé : Rendre un verdict clair : \( F_{c;d} \le R_{c;d} \) ? et donner le taux de mobilisation.
👀 Voir uniquement le résultat final (Auto-évaluation)
\( F_{c;d} \) = 1347 kN ≤ \( R_{c;d} \) = 1639 kN → VÉRIFIÉ (taux ≈ 82 %)
AIDE-MÉMOIRE
📋 Données extraites pour l'étape :
  • 🔸 \( R_{b;k} \) = 958,7 kN (pointe caractéristique, Q3)
  • 🔸 \( R_{s;k} \) = 844,2 kN (frottement caractéristique, Q3)
  • 🔸 \( \gamma_b \) ; \( \gamma_s \) = 1,10 ; 1,10 (coefficients partiels, ELU fondamentale)
  • 🔸 \( G \) ; \( Q \) = 820 ; 160 kN (charges permanente et variable en tête)
  • 🔸 Combinaison = 1,35 G + 1,5 Q (ELU fondamentale, situation durable)
Rappel Théorique : la vérification de l'État Limite Ultime (ELU)

Vérifier l'ELU, c'est confronter ce que subit le pieu à ce qu'il peut supporter. ⚖️ Les deux camps doivent être exprimés en valeurs de calcul (indice « d ») pour être comparables.

  • Deux camps : À gauche la sollicitation \( F_{c;d} \) (les charges), à droite la résistance \( R_{c;d} \) (le pieu).
  • La pondération des charges : À l'ELU fondamental, on majore : \( 1{,}35 \) sur le permanent \( G \), \( 1{,}5 \) sur le variable \( Q \).
  • Les coefficients partiels : Côté résistance, on minore encore : \( \gamma_b \) sur la pointe, \( \gamma_s \) sur le frottement.
  • La condition de sécurité : Le pieu est justifié si \( F_{c;d} \le R_{c;d} \). L'écart mesure la marge disponible.
  • Le taux de mobilisation : \( F_{c;d}/R_{c;d} \) exprime en % combien de la capacité est utilisée : idéalement bien en dessous de 100 %.
📐 Équations Fondamentales

Trois relations : la résistance de calcul, la sollicitation de calcul, puis la condition qui les compare.

Formule 1 — Résistance de calcul \( R_{c;d} \) :

La portance caractéristique minorée par les coefficients partiels.

💡 Pourquoi cette formule ?

Après le facteur de modèle (Q3), on applique un second niveau de sécurité : des coefficients partiels propres à la pointe et au frottement. ⚙️ D'où l'intérêt de les avoir gardés séparés !

  • 📐 Contexte de validité : ELU fondamental (situations durables/transitoires), NF P 94-262.
  • 🏗️ Avantage : Traite pointe et frottement avec leur propre niveau de fiabilité.
  • ⚙️ Paramètre clé : \( \gamma_b \) et \( \gamma_s \) (ici égaux à 1,10, mais distincts par principe).
  • 🔍 Vérification : \( R_{c;d} \) doit être inférieure à \( R_{c;k} \) (nouvelle minoration).
  • ⚠️ Limite : En cas de frottement négatif, la couche concernée bascule côté charge, pas côté résistance.
\[ R_{c;d} = \dfrac{R_{b;k}}{\gamma_b} + \dfrac{R_{s;k}}{\gamma_s} \]
🔍 Que dit cette équation physiquement ? ⚙️ « La résistance sur laquelle je m'engage, c'est la pointe sûre et le frottement sûr, chacun encore réduit de sa propre marge. » C'est la valeur ultime comparable aux charges.
Décomposition des termes :
  • \( R_{c;d} \) : résistance de calcul du pieu, unité : \( \text{kN} \)
  • \( R_{b;k}, R_{s;k} \) : valeurs caractéristiques (Q3), unité : \( \text{kN} \)
  • \( \gamma_b, \gamma_s \) : coefficients partiels pointe / frottement, unité : sans dimension
Formule 2 — Sollicitation de calcul \( F_{c;d} \) :

La descente de charge pondérée à l'ELU.

💡 Pourquoi cette formule ?

On ne dimensionne jamais sur les charges « brutes » : on les majore pour couvrir les incertitudes (surcharges exceptionnelles, imprécisions). 📈 Le permanent et le variable n'ont pas le même coefficient.

  • 📐 Contexte de validité : Combinaison fondamentale ELU (durable), Eurocode 0/7.
  • 🏗️ Avantage : Couvre les aléas de chargement de façon normalisée.
  • ⚙️ Paramètre clé : Le coefficient 1,5 sur le variable \( Q \) (plus pénalisant que le 1,35 du permanent).
  • 🔍 Vérification : \( F_{c;d} \) doit être supérieur à \( G+Q \) (effet de la majoration).
  • ⚠️ Limite : Un frottement négatif ajouterait un terme permanent supplémentaire à cette combinaison.
\[ F_{c;d} = 1{,}35 \, G + 1{,}5 \, Q \]
🔍 Que dit cette équation physiquement ? 📈 « Je fais comme si les charges étaient un peu plus fortes que prévu, surtout les charges d'exploitation, pour être du côté de la sécurité. » C'est la charge que le pieu doit être capable de reprendre.
Décomposition des termes :
  • \( F_{c;d} \) : sollicitation de calcul (charge ELU), unité : \( \text{kN} \)
  • \( G \) : charge permanente, unité : \( \text{kN} \)
  • \( Q \) : charge variable d'exploitation, unité : \( \text{kN} \)
Formule 3 — Condition de sécurité & taux de mobilisation :

La comparaison finale qui rend le verdict.

💡 Pourquoi cette formule ?

Toute la démarche mène à cette inéquation unique : la charge doit tenir dans la résistance. ✅ Le rapport des deux donne le taux d'utilisation du pieu.

  • 📐 Contexte de validité : Vérification d'un état limite ultime de portance.
  • 🏗️ Avantage : Résultat binaire et clair : justifié ou non.
  • ⚙️ Paramètre clé : La marge \( R_{c;d} - F_{c;d} \) et le taux \( F_{c;d}/R_{c;d} \).
  • 🔍 Vérification : On compare bien deux valeurs « de calcul » (même nature).
  • ⚠️ Limite : Un taux trop proche de 100 % laisse peu de marge : à surveiller.
\[ F_{c;d} \le R_{c;d} \quad ; \quad \tau = \dfrac{F_{c;d}}{R_{c;d}} \]
🔍 Que dit cette équation physiquement ? ✅ « La charge que je demande au pieu reste-t-elle sous ce qu'il peut offrir ? » Si oui, le pieu est sûr ; le taux \( \tau \) dit à quel point on sollicite sa capacité.
Décomposition des termes :
  • \( F_{c;d} \le R_{c;d} \) : condition de sécurité (charge ≤ résistance), unité : \( \text{kN} \)
  • \( \tau \) : taux de mobilisation, unité : % (sans dimension)

!
L'Erreur Classique (Le Piège)

"Beaucoup d'étudiants comparent la résistance caractéristique \( R_{c;k} \) directement aux charges non pondérées \( G+Q \) : ils mélangent deux mondes !"

✅ L'approche d'ingénieur : On ne compare que des grandeurs de même statut : « de calcul » avec « de calcul ». 🧱
  • L'erreur : Comparer \( R_{c;k} = 1803 \) kN à \( G+Q = 980 \) kN (non pondéré) : les deux marges de sécurité disparaissent.
  • La bonne méthode : Minorer la résistance (\( R_{c;d} \)) et majorer les charges (\( F_{c;d} \)), puis comparer.
  • L'astuce de pro : Vérifier les indices : un « d » à gauche impose un « d » à droite.
  • Le moyen mnémotechnique : « On tire sur les charges (×1,35 / ×1,5) et on rabote la résistance (÷γ) : les deux vont vers la sécurité. »
  • L'impact direct : Comparer des grandeurs de natures différentes = croire qu'un pieu passe alors qu'il est hors sécurité.
Exécution de la Note de Calculs
⚠️ Check-up des Unités (Optionnel)
  • \( R_{b;k}, R_{s;k} \) : en kN
  • \( \gamma_b, \gamma_s \) : sans dimension → \( R_{c;d} \) en kN
  • \( G, Q \) : en kN
  • \( 1{,}35 \) et \( 1{,}5 \) : sans dimension → \( F_{c;d} \) en kN
  • Comparaison \( F_{c;d} \) vs \( R_{c;d} \) : deux kN (homogène ✅)

Trois temps : 📐 on calcule la résistance de calcul, puis la sollicitation de calcul, et on compare.

1. Résolution Numérique Résistance de calcul \( R_{c;d} \)

Pourquoi fait-on ce calcul ? Pour obtenir la résistance ultime sur laquelle on s'engage réglementairement.

⚙️ Méthodologie du calcul :

On divise \( R_{b;k} \) par \( \gamma_b \) et \( R_{s;k} \) par \( \gamma_s \), puis on additionne. 📐

  • ⚙️ Substitution : \( R_{b;k} = 958{,}7 \), \( R_{s;k} = 844{,}2 \), \( \gamma_b = \gamma_s = 1{,}10 \).
  • 📐 Piège évité : Chaque terme a son coefficient (ici identiques, mais on les applique séparément).
  • 📋 Hypothèse validée : ELU fondamental → \( \gamma_b = \gamma_s = 1{,}10 \) (pieu foré).
  • ⚙️ Vérification croisée : 1803 / 1,10 ≈ 1639 kN attendu (même facteur sur les deux).
  • 🎯 Finalité : \( R_{c;d} \) sera le membre de droite de la vérification.
\[ \begin{aligned} R_{c;d} &= \dfrac{R_{b;k}}{\gamma_b} + \dfrac{R_{s;k}}{\gamma_s} \\ &= \dfrac{958{,}7}{1{,}10} + \dfrac{844{,}2}{1{,}10} \\ &= 871{,}5 + 767{,}5 \\ &= \mathbf{1639{,}0} \text{ kN} \end{aligned} \]
📊 Analyse intermédiaire du chiffre :

1639 kN : ✅ la résistance de calcul, encore réduite de ~9 % par rapport à \( R_{c;k} \) (1803 kN).

  • Ordre de grandeur : ~1639 kN, cohérent avec \( 1803/1{,}10 \).
  • 🏗️ Impact sur la suite : C'est la capacité à ne pas dépasser.
  • 🔍 Cohérence : 1639 < 1803 : la nouvelle minoration a bien joué.
  • ⚠️ Attention : On a cumulé deux minorations (modèle puis partiels) : la sécurité est double.
  • 📊 Comparaison : Pointe (871,5) et frottement (767,5) restent proches : équilibre conservé.

💡 Remarque pédagogique : Comme \( \gamma_b = \gamma_s \) ici, on retrouve \( R_{c;d} = R_{c;k}/1{,}10 \) — mais dès qu'ils diffèrent, il faut impérativement traiter les deux termes séparément.

2. Résolution Numérique Sollicitation de calcul \( F_{c;d} \)

Pourquoi fait-on ce calcul ? Pour connaître la charge pondérée que le pieu doit reprendre à l'ELU.

⚙️ Méthodologie du calcul :

On applique la combinaison fondamentale : \( 1{,}35\,G + 1{,}5\,Q \). 📈

  • ⚙️ Substitution : \( G = 820 \) kN et \( Q = 160 \) kN.
  • 📐 Piège évité : Le bon coefficient sur le bon terme : 1,35 sur \( G \), 1,5 sur \( Q \).
  • 📋 Hypothèse validée : Situation durable, une seule charge variable dominante.
  • ⚙️ Vérification croisée : \( F_{c;d} \) doit dépasser \( G+Q = 980 \) kN : logique (majoration).
  • 🎯 Finalité : \( F_{c;d} \) sera le membre de gauche de la vérification.
\[ \begin{aligned} F_{c;d} &= 1{,}35 \, G + 1{,}5 \, Q \\ &= 1{,}35 \times 820 + 1{,}5 \times 160 \\ &= 1107 + 240 \\ &= \mathbf{1347} \text{ kN} \end{aligned} \]
📊 Analyse intermédiaire du chiffre :

1347 kN : ✅ nettement au-dessus de \( G+Q = 980 \) kN — c'est l'effet de la pondération ELU.

  • Ordre de grandeur : ~1347 kN, soit +37 % par rapport aux charges brutes.
  • 🏗️ Impact sur la suite : C'est la demande à comparer à \( R_{c;d} \).
  • 🔍 Cohérence : 1347 > 980 : la majoration est bien prise en compte.
  • ⚠️ Attention : En cas de frottement négatif, un terme permanent viendrait s'ajouter ici.
  • 📊 Comparaison : Le permanent (1107) pèse bien plus que le variable (240) : bâtiment lourd, exploitation modérée.

💡 Remarque pédagogique : Le coefficient 1,5 sur \( Q \) est plus fort que 1,35 sur \( G \) : les charges variables sont jugées plus incertaines.

3. Résolution Numérique Vérification \( F_{c;d} \le R_{c;d} \) & taux

Pourquoi fait-on ce calcul ? C'est le verdict : on compare la demande à la capacité et on quantifie la marge.

⚙️ Méthodologie du calcul :

On confronte \( F_{c;d} = 1347 \) kN à \( R_{c;d} = 1639 \) kN, puis on calcule le taux \( F_{c;d}/R_{c;d} \). ✅

  • ⚙️ Substitution : \( F_{c;d} = 1347 \) kN, \( R_{c;d} = 1639 \) kN.
  • 📐 Piège évité : On compare bien deux valeurs « de calcul » (même nature).
  • 📋 Hypothèse validée : Vérification de portance (pas de vérification de tassement ici).
  • ⚙️ Vérification croisée : La marge \( 1639 - 1347 = 292 \) kN est positive : bon signe.
  • 🎯 Finalité : Rendre le verdict et donner le taux de mobilisation.
\[ \begin{aligned} F_{c;d} = 1347 \text{ kN} &\le R_{c;d} = 1639 \text{ kN} \quad \Rightarrow \quad \textbf{VÉRIFIÉ} \\ \tau = \dfrac{F_{c;d}}{R_{c;d}} &= \dfrac{1347}{1639} = \mathbf{82{,}2\,\%} \end{aligned} \]
📊 Analyse intermédiaire du chiffre :

82 % de mobilisation : ✅ le pieu est justifié, avec une marge saine de ~18 % (292 kN).

  • Ordre de grandeur : Un taux de ~82 % est confortable sans surdimensionner.
  • 🏗️ Impact sur la suite : Le pieu Ø600, fiche 11 m, est validé à l'ELU de portance.
  • 🔍 Cohérence : Marge positive (292 kN) : la condition est respectée.
  • ⚠️ Attention : Cette marge fondrait si le frottement négatif se déclenchait (voir « Et si… ? »).
  • 📊 Comparaison : À ~82 %, on reste loin de 100 % : pas de sur-sollicitation.

💡 Remarque pédagogique : Un bon dimensionnement vise en général un taux compris entre 70 % et 90 % : assez sûr, mais sans gaspiller de matière.

📐 SYNTHÈSE GRAPHIQUE — VÉRIFICATION ELU
📌
📌
Vérification ELU — F_c;d ≤ R_c;dLa charge pondérée doit tenir dans la résistance de calcul1,35 G= 11071,5 Q = 240F_c;d = 1347 kNSollicitationR_b;d871,5R_s;d767,5R_c;d = 1639 kNRésistancemarge292 kN✓ VÉRIFIÉF_c;d ≤ R_c;dTaux de mobilisation τ :82 %100 %F_c;d = 1347 kN ≤ R_c;d = 1639 kN → marge 292 kN → taux ≈ 82 % → pieu justifié
🎉
RÉSULTAT FINAL
\( F_{c;d} \le R_{c;d} \) → VÉRIFIÉ (τ ≈ 82 %)
"Le pieu foré Ø600, fiche 11 m, est justifié à l'ELU de portance."
🌿
Le mot de la fin (Sur le Chantier)

"Verdict : feu vert ! 🟢 Le bureau de contrôle peut valider la note de portance, et la bétonnière réservée dans 72 h pourra tourner. Mais je garde une réserve écrite : le remblai de surface est récent. Si le tassement se confirme, le frottement négatif réduira la marge — il faudra alors chemiser le pieu dans le remblai ou ne pas compter ce frottement."

  • 🏗️ Conséquence pratique : Le pieu P7 est validé ; le forage peut être lancé dès le fond de forage contrôlé.
  • 👷 Action corrective : Émettre une réserve sur le frottement négatif et prévoir un chemisage éventuel du remblai.
  • 📅 Délai : Aucun retard sur le planning : la bétonnière des 72 h est tenue.
  • 💰 Coût : Un chemisage préventif coûte bien moins qu'une reprise après tassement.
  • 🤝 Communication : Transmettre le verdict et la réserve au bureau de contrôle et au maître d'ouvrage.
🏗️
🤔
Et si... ? (Analyse de Sensibilité)

"Et si le frottement négatif du remblai se déclenchait pour de bon ? 🤔 La couche 1 basculerait : elle quitterait la résistance et alourdirait la charge. Regardons l'ordre de grandeur (calcul simplifié)."

  • 🔄 Modification : Le remblai (contribution ≈ 113 kN brut) passe de résistant à moteur du frottement négatif.
  • 📉 Nouvel Impact (résistance) : On retire ~113 kN de \( R_s \) : \( R_{c;d} \) tomberait autour de ~1550 kN.
  • 📈 Nouvel Impact (charge) : Le downdrag ajoute une charge permanente (~113 kN, pondérée) : \( F_{c;d} \) grimperait vers ~1500 kN.
  • 💡 Conclusion : Le taux passerait d'environ 82 % à ~95 % : la marge devient très faible, la vérification limite.
  • 🔮 Perspective : D'où l'importance de traiter le remblai (chemisage) ou de l'exclure du frottement dès la conception.
SYNTHÈSE DU BUREAU D'ÉTUDES

BILAN FINAL & PERFORMANCES

📋
📝
Rapport de Fin de Mission

Checklist d'Auto-Évaluation

Avant de clore cet exercice, vérifiez que vous avez bien assimilé la démarche globale de conception :

🎉 Mission accomplie ! Le pieu foré Ø600 mm du poteau P7 est justifié à l'ELU de portance . M. Berthelot peut donner son feu vert : la bétonnière réservée dans 72 h pourra tourner. Le bureau de contrôle dispose désormais d'une note de calcul complète et traçable , de la pression limite pressiométrique jusqu'au verdict réglementaire, en passant par la pointe, le frottement et la cascade de sécurité. 🏗️

💡 La plus-value technique : une justification NF P 94-262 rigoureuse qui combine résistance de pointe et frottement axial multicouche , avec une double sécurité (facteur de modèle puis coefficients partiels). Le taux de mobilisation de 82 % traduit un pieu ni sous-dimensionné, ni gaspilleur. Et surtout, le risque de frottement négatif du remblai récent a été identifié et documenté — un point que beaucoup d'études oublient. 🛡️

📊 Tableau de Bord des Performances

🎯
Charge à reprendre (ELU)
1347 kN
📐
Résistance de calcul
1639 kN
🛡️
Facteur de sécurité
≈ 1,22

DÉCISION DU DIRECTEUR TECHNIQUE

✅ PROJET VALIDÉ

"Le pieu foré Ø600 mm, ancré à 11 m dans le sable dense, reprend la descente de charge du poteau P7 avec une marge de 292 kN (taux de mobilisation 82 %). La note de portance est conforme à la NF P 94-262 . Je valide le lancement du forage et du bétonnage, sous une seule réserve : le remblai de surface étant récent, un chemisage du pieu dans cette couche devra être prévu pour se prémunir du frottement négatif. Feu vert accordé."

Signature : M. Berthelot — Directeur Technique 👷
Calcul de la Capacité Portante d’un Pieu Foré Isolé
FondationsÉtape 58 sur 61

Voir le parcours complet et reprendre où vous en êtes.

Échangez & progressez ensemble

Cet article vous a-t-il aidé ?

Votre retour nous aide à améliorer les corrigés.

Questions sur cet exercice

Bloqué sur une étape ? Posez votre question, la communauté répond.

Bloqué ? La communauté peut t'aider

Pose ta question sur cet exercice et obtiens une réponse d'autres étudiants et de l'équipe. La communauté est ouverte à tous les membres.

  • Pose tes questions sur les exercices
  • Entraide + réponses de l'équipe
  • Favoris & suivi de ta progression
  • Alertes emploi, stage & alternance BTP
163 membres

Commentaires

Échanges des lecteurs et réponses de l'équipe — nouveaux commentaires publiés après validation.

Créez un compte pour laisser un commentaire.

Créer un compte

Ne vous arrêtez pas en si bon chemin

Continuez votre progression

Tout Fondations

Un point pas clair dans cet exercice ?

Posez votre question à la communauté : étudiants, enseignants et professionnels du BTP répondent chaque jour.

Poser ma question →

Stage, alternance ou premier emploi ?

Des entreprises du BTP publient leurs offres directement sur la plateforme — postulez en un clic avec votre CV.

Voir les offres →
SANS ENGAGEMENT

Tous les corrigés, un seul abonnement

Les corrigés détaillés pas à pas, les documents joints, les outils de calcul et les quiz — 12,99 € par mois, résiliable en un clic. L'École, à venir, y sera comprise.

Voir les formules →