Calcul de la Capacité de Godet en Terrassement
Godet rétro de pelle hydraulique 20 t en sol argileux — capacité à ras, capacité en dôme, coefficient de remplissage et retour au volume en place
Contexte de l'Étude & Enjeux
Le Contexte : Une entreprise doit équiper une pelle hydraulique de 20 tonnes d'un godet rétro pour des travaux de creusement en sol argileux. Le fabricant annonce des dimensions, le dossier géotechnique annonce des coefficients — et le conducteur de travaux voudrait savoir une seule chose : combien de terrain part réellement à chaque coup de godet ? Entre le volume géométrique gravé sur la plaque et le mètre cube de terrain effectivement retiré du sol, il y a trois corrections successives, et chacune joue dans un sens différent.
Pour avancer sereinement, voici les éléments fondamentaux que vous devez avoir à l'esprit. Gardez un œil attentif sur ces critères déterminants :
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Enjeu Principal : Un godet possède trois capacités différentes — à ras, en dôme, opérationnelle — et aucune n'est le volume de terrain extrait. La quatrième valeur, celle du terrain en place, est pourtant la seule qui figure au métré du marché.
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Environnement : Le matériau est une argile, donc collante : une partie reste accrochée aux parois du godet et le remplissage n'est jamais parfait. D'où un coefficient de remplissage inférieur à 1, alors qu'un sable sec permettrait de dépasser l'unité.
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L'objectif final : Obtenir le volume de terrain en place extrait par cycle. C'est cette valeur, et elle seule, qui permet de convertir un métré de déblai en nombre de coups de godet, puis en durée de chantier.
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L'astuce de l'ingénieur : Suivez la direction de chaque correction : le dôme ajoute, le remplissage retire, le foisonnement retire encore. Le résultat final sera donc nettement inférieur à la capacité annoncée sur la plaque — et c'est parfaitement normal.
Vous êtes technicien méthodes et l'on vous demande d'établir la fiche de rendement du godet retenu. Elle doit enchaîner quatre valeurs : la capacité à ras, purement géométrique ; la capacité en dôme, qui ajoute le tas débordant ; la capacité opérationnelle, qui corrige par le comportement réel du matériau ; et enfin le volume en place, seule grandeur comparable au métré du marché. Chaque étape a sa logique propre et sa source propre — et toutes n'ont pas le même statut normatif.
- Le grand défi : Ne pas confondre les quatre valeurs. Le godet « 1,2 m³ » de la plaque ne retire en réalité que 0,94 m³ de terrain à chaque cycle — 22 % de moins que ce que le chiffre affiché laisse croire.
- Votre rôle : Enchaîner quatre étapes en indiquant à chaque fois d'où vient le coefficient utilisé : géométrie du constructeur, hypothèse d'énoncé, table empirique, ou dossier géotechnique.
- Une fiche de capacité du godet en quatre valeurs — à ras, en dôme, opérationnelle, en place — chacune accompagnée de son unité, de l'état du matériau qu'elle décrit et de la source du coefficient employé.
- Le volume de terrain en place extrait par cycle, seule valeur comparable au métré du marché, assortie du nombre de cycles qu'exigerait un déblai de référence.
Les données de cet exercice ont trois origines très différentes, et les confondre serait la première erreur. Les dimensions du godet viennent de la fiche technique du constructeur : ce sont des mesures. Le coefficient de foisonnement vient du dossier géotechnique, et le fascicule 2 du CCTG le dit explicitement à son article 6.5.1. Le coefficient de remplissage, lui, ne vient d'aucun texte normatif : c'est une valeur empirique, tabulée dans les manuels de constructeurs à partir de retours de chantier. Quant au talus du dôme, il relève ici d'une hypothèse d'énoncé — et non d'une norme, comme on le lit parfois. Cette distinction sera précisée dans les extraits ci-dessous.
Formulaire & Aide-Mémoire (À consulter en cas de besoin)
Retrouvez ici les formules principales pour cet exercice. Ne les apprenez pas par cœur, comprenez comment les appliquer !
- Aire d'un trapèze \( A = \dfrac{(b_{1} + b_{2}) \times h}{2} \)
- Volume d'un prisme droit \( V = A \times L \)
- Hauteur du dôme pour un talus 2:1 \( h_{\text{d}} = \dfrac{b}{4} \)
- Volume du dôme \( V_{\text{d}} = \dfrac{b^{2} \times L}{8} \)
- Capacité opérationnelle \( V_{\text{op}} = V_{\text{tot}} \times k_{\text{r}} \)
- Retour au volume en place \( V_{\text{pl}} = \dfrac{V_{\text{op}}}{k_{\text{f}}} \)
- Nombre de cycles pour un déblai donné \( n = \left\lceil \dfrac{V_{\text{deblai}}}{V_{\text{pl}}} \right\rceil \)
GÉOMÉTRIE DU GODET — FICHE TECHNIQUE CONSTRUCTEUR
| Symbole | Description | Valeur | Unité |
|---|---|---|---|
| \( L \) | Largeur intérieure du godet, mesurée entre les joues | 1 000 | mm |
| \( b \) | Largeur de l'ouverture du godet, petite base du trapèze | 900 | mm |
| \( p \) | Profondeur du godet, hauteur du trapèze de la section | 1 200 | mm |
| \( r \) | Rayon en pointe de dents, assimilé à la grande base du trapèze par simplification | 1 100 | mm |
- Modèle : \( \text{section assimilee a un } \mathbf{\text{trapeze}} \text{, godet assimile a un prisme droit} \)
- Simplification : \( \text{le fond courbe est remplace par une base droite egale a } \mathbf{r} \)
- Statut : \( \text{approximation } \mathbf{\text{d'avant-projet}} \text{, non un calcul normalise} \)
COEFFICIENTS DU MATÉRIAU ET HYPOTHÈSES D'ÉNONCÉ
| Symbole | Description | Valeur | Unité |
|---|---|---|---|
| \( k_{\text{r}} \) | Coefficient de remplissage pour une argile — valeur empirique, aucune norme ne la fixe Table empirique constructeur | 0,90 | sans unité |
| \( k_{\text{f}} \) | Coefficient de foisonnement de l'argile, issu du dossier géotechnique Dossier géotechnique — CCTG art. 6.5.1 | 1,25 | sans unité |
| talus | Pente du dôme de matériau au-dessus des bords : 2 horizontal pour 1 vertical Hypothèse d'énoncé | 2 : 1 | H : V |
- Parois : \( \text{joues laterales supposees } \mathbf{\text{verticales}} \text{ et paralleles} \)
- Dôme : \( \text{tas suppose } \mathbf{\text{geometriquement parfait}} \text{, en prisme triangulaire} \)
- Matériau : \( \text{argile } \mathbf{\text{homogene}} \text{, coefficients constants sur toute la fouille} \)
- Colmatage : \( \text{colle aux parois pris en compte dans } \mathbf{k_r} \text{, non calcule separement} \)
Extraits de Normes & Abaques (Documents Annexes)
Servez-vous des documents ci-dessous pour extraire les coefficients nécessaires à votre résolution.
Ce qui est encadré par un texte — fascicule 2 du CCTG, Terrassements généraux| Grandeur | Source et statut |
|---|---|
| Coefficient de foisonnement \( k_{\text{f}} \) | Article 6.5.1 : « il est souhaitable […] que le dossier géotechnique permette une appréciation du coefficient de foisonnement et de contre-foisonnement ». Donnée de projet, pas valeur normative. |
| Unité de règlement du déblai | Article 6.5.1 : « soit au mètre cube en place (avant extraction), soit au mètre cube en œuvre » — la première formule « doit être adoptée en règle générale » |
| Conséquence pour cet exercice | Seul le volume en place de la question 4 est comparable au métré du marché. Les trois capacités précédentes décrivent le godet, pas le terrain. |
Aucun de ces documents ne figure dans le dossier de normes mis à disposition. Une recherche sur les références correspondantes n'y renvoie aucune occurrence. Il n'est donc pas possible de vérifier quelle valeur de talus chaque référentiel retient pour le calcul du dôme — on lit fréquemment 1:1 dans certaines sources et 2:1 dans d'autres, sans qu'aucune ne puisse être confirmée ici.
Conséquence assumée dans cet exercice : le talus 2:1 est traité comme une hypothèse d'énoncé explicite, et non comme une exigence normative. Le calcul reste rigoureux — mais il ne prétend pas être conforme à un référentiel donné. Pour un chiffrage contractuel, il faudrait se procurer le référentiel utilisé par le constructeur du godet et vérifier la valeur de talus qu'il impose.
Il en va de même du coefficient de remplissage \( k_{\text{r}} \) : aucune norme ne le tabule. Les valeurs usuelles — de l'ordre de 1,0 à 1,1 pour les matériaux faciles à charger, 0,8 à 0,9 pour les matériaux collants, plus bas encore pour une roche mal fragmentée — proviennent de manuels de constructeurs, établis à partir de retours de chantier. Ces manuels ne figurent pas non plus dans le dossier.
3. Méthodologie de Résolution & Travail Demandé
Afin d'assurer un dimensionnement sécuritaire et conforme aux standards, nous procédons selon les étapes méthodiques détaillées ci-dessous. La progression suit l'ordre naturel des corrections : on part de la géométrie pure, on ajoute ce que le matériau permet de gagner, on retire ce que sa nature fait perdre, puis on quitte le godet pour revenir au terrain. Chaque étape produit un chiffre, et aucun de ces chiffres n'est interchangeable avec un autre.
Question 1 : Capacité nominale à ras
Besoin d'un indice ? (Niveau 1)
Un godet se modélise comme un prisme droit : une section constante, étirée sur la largeur. Le volume est donc l'aire de la section multipliée par la largeur intérieure.
Toujours bloqué ? (Indice Niveau 2)
\( A = (b + r) \times p / 2 \), puis \( V = A \times L \). Attention : la hauteur du trapèze est la profondeur \( p \), pas la largeur \( L \). L'aire attendue est de 1,2 m².
Question 2 : Capacité en dôme
Besoin d'un indice ? (Niveau 1)
Le dôme se modélise comme un prisme à section triangulaire posé sur l'ouverture. Le sommet du triangle est au milieu de l'ouverture : la pente ne parcourt donc que la moitié de la largeur pour atteindre le faîte.
Toujours bloqué ? (Indice Niveau 2)
Avec un talus 2:1, la hauteur vaut \( h = (b/2)/2 = b/4 \). Le volume du dôme est alors \( V_{\text{d}} = b^{2}L/8 \). Le résultat attendu est de l'ordre de 0,10 m³, soit environ 8 % du volume à ras.
Question 3 : Capacité opérationnelle
Besoin d'un indice ? (Niveau 1)
Le coefficient s'applique à la capacité en dôme, pas à la capacité à ras. C'est en effet le remplissage maximal théorique que la réalité vient corriger.
Toujours bloqué ? (Indice Niveau 2)
\( V_{\text{op}} = V_{\text{tot}} \times k_{\text{r}} \), avec \( V_{\text{tot}} \) la capacité totale en dôme de la question 2. Le résultat sera légèrement inférieur à la capacité à ras.
Question 4 (Finale) : Volume en place extrait par cycle
Besoin d'un indice ? (Niveau 1)
Le godet transporte du matériau foisonné, donc gonflé. Le terrain d'où il vient occupait moins de place. Pour remonter du godet vers le terrain, il faut donc réduire le volume.
Toujours bloqué ? (Indice Niveau 2)
\( V_{\text{pl}} = V_{\text{op}} / k_{\text{f}} \) : on divise, jamais on ne multiplie. Le résultat attendu est de l'ordre de 0,94 m³ de terrain par cycle.
Calcul de la Capacité de Godet en Terrassement
"Je commence par la géométrie pure, sans aucun matériau dans l'histoire. Un godet, vu de côté, ce n'est rien d'autre qu'un trapèze : une ouverture en haut, un fond plus large en bas, une profondeur entre les deux. Et vu dans l'espace, c'est ce trapèze étiré sur la largeur — un prisme droit. Je note bien que le modèle est grossier : le fond réel est courbe, et je le remplace par une base droite prise égale au rayon en pointe de dents. C'est une approximation d'avant-projet, parfaitement acceptable ici, mais je l'écris noir sur blanc plutôt que de laisser croire à un calcul normalisé."
- Observation : Toutes les cotes sont en millimètres alors que le résultat est attendu en litres. Une conversion s'impose avant tout calcul, jamais après.
- Analyse du risque : L'erreur de repérage est immédiate : la hauteur du trapèze est la profondeur \( p \), pas la largeur \( L \). Intervertir les deux donnerait un volume faux de plus de 20 %.
- Choix stratégique : Je calcule d'abord l'aire de la section, puis le volume. Cette décomposition rend le repérage des bases et de la hauteur visible et contrôlable.
- Alternative : Un constructeur calculerait ce volume par modélisation numérique de la géométrie réelle, fond courbe compris. L'écart avec le modèle trapézoïdal reste très inférieur à l'incertitude des coefficients qui viendront ensuite.
- Objectif visé : Disposer du volume géométrique de référence, celui auquel toutes les corrections suivantes s'appliqueront.
Voir uniquement le résultat final (Auto-évaluation)
Un godet ne possède pas une capacité mais plusieurs, et l'on ne peut pas comparer deux matériels sans savoir laquelle est annoncée. La capacité à ras est le volume géométrique intérieur, arasé au niveau des bords : c'est une grandeur purement dimensionnelle, indépendante de tout matériau. La capacité en dôme y ajoute le tas qui déborde au-dessus des bords, et dépend donc du talus que le matériau est capable de tenir. Ces définitions font l'objet de référentiels internationaux destinés à rendre les matériels comparables — référentiels qui, il faut le signaler, ne figurent pas dans le dossier de normes mis à disposition pour cet exercice.
Deux relations de géométrie élémentaire, séparées parce qu'elles portent sur deux objets différents : la première décrit une section plane, la seconde la transforme en volume. Les enchaîner sans les distinguer est la meilleure façon d'intervertir la profondeur et la largeur.
Formule 1 — Aire de la section trapézoïdale :Elle donne la surface de la section latérale du godet, dans le plan de la coupe.
Parce que la section d'un godet rétro n'est ni un rectangle ni un triangle : l'ouverture est plus étroite que le fond, ce qui donne naturellement un trapèze. La formule de l'aire du trapèze — demi-somme des bases multipliée par la hauteur — s'applique alors exactement, à la seule réserve du fond droit substitué au fond courbe.
- \( A \) : aire de la section latérale du godet, dans le plan de coupe, unité : m²
- \( b \) : largeur de l'ouverture du godet, petite base du trapèze, unité : m
- \( r \) : rayon en pointe de dents, employé comme grande base équivalente, unité : m
- \( p \) : profondeur du godet, hauteur du trapèze, unité : m
- \( (b+r)/2 \) : largeur moyenne équivalente de la section, ici 1,00 m, unité : m
Elle étire la section sur la largeur du godet pour en donner le volume intérieur.
Parce que les joues latérales d'un godet sont parallèles : la section est donc rigoureusement la même d'un bout à l'autre. Dans ces conditions, le godet est un prisme droit et la formule du volume est exacte, sans aucune approximation supplémentaire à celle déjà faite sur la forme du fond.
- \( V_{\text{ras}} \) : capacité nominale à ras, volume géométrique intérieur du godet, unité : m³
- \( A \) : aire de la section, issue de la formule précédente, unité : m²
- \( L \) : largeur intérieure du godet, mesurée entre joues, unité : m
- \( V_{\text{ras}} \times 1000 \) : même capacité exprimée en litres, unité d'usage des fiches constructeur, unité : L
- état du matériau : sans objet — c'est une grandeur purement géométrique, unité : sans unité
"Beaucoup d'étudiants font l'erreur de prendre la largeur \( L \) comme hauteur du trapèze, en écrivant \( A = (b+r) \times L / 2 = 1{,}0 \) m², puis en multipliant par la profondeur..."
- L'erreur : Elle donne ici 1,0 m³ au lieu de 1,2 m³, soit une sous-estimation de 17 % qui se propagerait à toutes les questions suivantes.
- La bonne méthode : Dessiner la coupe avant de calculer. Les deux bases s'y voient immédiatement, et la hauteur qui les relie aussi.
- L'astuce de pro : Repérez que \( b \) et \( r \) sont tous deux des largeurs dans le même plan. Ce qui les sépare ne peut être qu'une grandeur du même plan : la profondeur.
- Le moyen mnémotechnique : « Les bases se font face, la hauteur les sépare. » Ouverture et fond se font face à travers la profondeur.
- L'impact direct : Une capacité sous-estimée de 17 % fausserait le nombre de cycles, donc la durée du chantier, dans les mêmes proportions.
Exécution de la Note de Calculs
- \( L \) : conversion de 1 000 mm vers 1,0 m , division par 1 000
- \( b \) : conversion de 900 mm vers 0,9 m
- \( p \) : conversion de 1 200 mm vers 1,2 m
- \( r \) : conversion de 1 100 mm vers 1,1 m
- Résultat : des m³ à convertir en litres par le facteur 1 000
Trois calculs successifs : l'aire, le volume, puis la conversion en litres. Les valeurs sont volontairement rondes, ce qui permet de concentrer l'attention sur le repérage géométrique — seule vraie difficulté de cette première question.
1. Résolution Numérique Calcul 1 — Aire de la section trapézoïdalePourquoi fait-on ce calcul ? Parce qu'il isole le repérage géométrique, seul endroit de la question où une erreur est possible, et qu'il fournit une grandeur immédiatement contrôlable par encadrement.
On additionne les deux bases, on divise par deux pour obtenir la largeur moyenne, puis on multiplie par la profondeur.
- Substitution : On injecte \( b = 0{,}9 \) m, \( r = 1{,}1 \) m et \( p = 1{,}2 \) m, toutes converties depuis les millimètres.
- Piège évité : La hauteur du trapèze est la profondeur \( p \), jamais la largeur \( L \) qui interviendra au calcul suivant.
- Hypothèse validée : Fond du godet assimilé à une base droite de longueur \( r \), simplification déclarée de l'énoncé.
- Vérification croisée : La largeur moyenne vaut exactement 1,00 m, donc l'aire vaut la profondeur elle-même : 1,2 m².
- Finalité : Cette aire sera multipliée par la largeur pour donner le volume à ras.
1,20 m² de section. La largeur moyenne du trapèze valant exactement 1,00 m, l'aire coïncide numériquement avec la profondeur — coïncidence des données, à ne pas prendre pour une règle générale.
- Ordre de grandeur : 1,20 m² correspond à un carré d'environ 1,10 m de côté : c'est une section cohérente pour une pelle de 20 tonnes.
- Impact sur la suite : Cette aire sera simplement multipliée par la largeur : le volume à ras s'en déduit immédiatement.
- Cohérence : L'aire est bien encadrée par 0,9 × 1,2 = 1,08 m² et 1,1 × 1,2 = 1,32 m². Le contrôle est satisfait.
- Attention : Cette valeur surestime légèrement la section réelle, le fond courbe d'un godet contenant un peu moins qu'un fond droit.
- Comparaison : Si les bases avaient été égales, la section serait un rectangle et l'on retrouverait la même aire : le trapèze n'introduit aucune complexité supplémentaire.
Remarque pédagogique : Le passage par la largeur moyenne — demi-somme des bases — est un raccourci mental très utile : tout trapèze se ramène à un rectangle de même hauteur et de largeur moyenne.
Calcul 2 — Capacité nominale à ras en mètres cubesPourquoi fait-on ce calcul ? Parce qu'il produit le volume de référence du godet, celui auquel toutes les corrections des questions suivantes viendront s'appliquer.
On multiplie l'aire de la section par la largeur intérieure, en vertu du modèle du prisme droit.
- Substitution : On injecte \( A = 1{,}20 \) m² et \( L = 1{,}0 \) m.
- Piège évité : Utiliser la largeur intérieure, entre joues, et non la largeur hors-tout du godet.
- Hypothèse validée : Joues parallèles, donc section constante d'un bout à l'autre du godet.
- Vérification croisée : Homogénéité : m² × m donne bien des m³.
- Finalité : Ce volume sera augmenté du dôme à la question 2, puis corrigé deux fois.
1,20 m³ à ras. C'est la valeur qui figure généralement sur la plaque du godet et dans les catalogues — et c'est aussi celle que le lecteur pressé prendra pour le rendement réel de l'engin.
- Ordre de grandeur : Un godet de 1,2 m³ est parfaitement cohérent avec une pelle hydraulique de 20 tonnes.
- Impact sur la suite : C'est la base de référence : les trois questions suivantes vont s'en écarter, d'abord vers le haut, puis deux fois vers le bas.
- Cohérence : Le résultat est bien encadré par les deux volumes rectangulaires extrêmes : 1,08 et 1,32 m³.
- Attention : Ce volume est purement géométrique : il ne décrit ni un matériau, ni un état, ni un rendement.
- Comparaison : Nous verrons en question 4 que le terrain réellement extrait ne vaut que 0,94 m³, soit 22 % de moins que ce chiffre.
Remarque pédagogique : Retenez que la capacité gravée sur un godet est une donnée commerciale et géométrique. Elle permet de comparer des matériels entre eux, pas d'estimer une production de chantier.
Calcul 3 — Conversion en litresPourquoi fait-on ce calcul ? Parce que les capacités de godets s'expriment usuellement en litres dans les fiches constructeur, alors que les métrés se font en mètres cubes.
On applique la relation 1 m³ = 1 000 L, la plus utile de toutes les conversions du terrassement.
- Substitution : On injecte \( V_{\text{ras}} = 1{,}20 \) m³ et le facteur 1 000 L/m³.
- Piège évité : Le facteur est 1 000 et non 100 ni 1 000 000 : un mètre cube contient mille litres.
- Hypothèse validée : Aucune — c'est une conversion exacte, sans hypothèse physique.
- Vérification croisée : Un cube de 10 cm de côté fait 1 L ; il en faut mille pour remplir un cube de 1 m de côté.
- Finalité : Exprimer le résultat dans l'unité d'usage des catalogues, pour permettre la comparaison avec d'autres godets.
1 200 litres : c'est le chiffre que porterait la plaque du godet. Il permet de comparer ce matériel à d'autres, à condition de savoir quelle capacité est annoncée — à ras ou en dôme.
- Ordre de grandeur : 1 200 L, c'est le volume de six baignoires — une image utile pour se représenter un coup de godet.
- Impact sur la suite : Toutes les corrections suivantes seront exprimées dans la même unité, ce qui rendra les écarts immédiatement lisibles.
- Cohérence : Le déplacement de la virgule de trois rangs est bien la traduction du facteur 1 000.
- Attention : Deux godets annonçant 1 200 L ne sont comparables que si la même capacité est annoncée — à ras chez l'un, en dôme chez l'autre, l'écart atteindrait 8 %.
- Comparaison : Les plus grosses pelles minières atteignent des godets de 50 000 litres, soit plus de quarante fois celui-ci.
Remarque pédagogique : Quand vous comparez deux godets sur catalogue, vérifiez toujours quelle capacité est annoncée et selon quel référentiel. Deux chiffres identiques peuvent recouvrir des matériels sensiblement différents.
"Un godet ne se remplit pas comme un verre d'eau : la terre dépasse au-dessus des bords et forme un tas. Ce tas n'a rien d'aléatoire — il est limité par le talus naturel que le matériau est capable de tenir sans s'effondrer. C'est donc une propriété du sol, pas du godet. Je modélise ce tas par un prisme à section triangulaire posé sur l'ouverture, et je fais très attention à un détail : le sommet du triangle est au milieu de l'ouverture. La pente ne parcourt donc que la moitié de la largeur pour atteindre le faîte. C'est là que se glissent la plupart des erreurs de facteur deux."
- Observation : Le talus 2:1 signifie 2 horizontal pour 1 vertical. Sur une demi-largeur de 0,45 m, la montée n'est donc que de 0,225 m.
- Analyse du risque : Prendre \( h = b/2 \) au lieu de \( b/4 \) — en oubliant que la pente ne couvre que la demi-largeur — doublerait le volume du dôme.
- Choix stratégique : Je calcule d'abord la hauteur du dôme, séparément. C'est le seul moyen de vérifier le raisonnement géométrique avant de l'engager dans un volume.
- Alternative : Certains référentiels retiennent un talus 1:1, plus raide, qui doublerait la hauteur du dôme. Le dossier de normes ne permettant pas de trancher, je m'en tiens à l'hypothèse explicite de l'énoncé.
- Objectif visé : Obtenir la capacité maximale théorique du godet, celle que les catalogues mettent volontiers en avant.
Voir uniquement le résultat final (Auto-évaluation)
Le dôme, ou surcharge, est le tas de matériau qui se maintient au-dessus des bords du godet. Sa taille ne dépend pas du godet mais du matériau lui-même : chaque sol possède un angle de talus naturel, c'est-à-dire la pente maximale qu'un tas peut tenir sans s'effondrer. Un sable sec s'écoule vite et forme un dôme plat ; une argile cohésive ou une roche anguleuse tiennent des pentes bien plus raides. C'est pourquoi les référentiels de capacité de godet fixent conventionnellement un talus de calcul : sans convention commune, deux constructeurs annonceraient des capacités incomparables pour un même godet.
Trois relations enchaînées : la hauteur du dôme, son volume, puis la capacité totale. Isoler la première est indispensable : c'est elle qui porte le facteur deux, et donc l'essentiel du risque d'erreur.
Formule 1 — Hauteur du dôme pour un talus 2:1 :Elle donne la hauteur du faîte du tas au-dessus du plan des bords du godet.
Parce que le dôme est symétrique : il monte depuis un bord jusqu'au milieu, puis redescend vers l'autre bord. La pente ne dispose donc que de la demi-largeur pour atteindre le faîte. Avec un talus de 2 horizontal pour 1 vertical, la montée vaut la moitié de cette demi-largeur, soit le quart de l'ouverture. Ce raisonnement doit être refait à chaque changement de talus.
- \( h_{\text{d}} \) : hauteur du faîte du dôme au-dessus du plan des bords, unité : m
- \( b \) : largeur de l'ouverture du godet, base du triangle, unité : m
- \( b/2 \) : demi-largeur, course horizontale de la pente jusqu'au faîte, unité : m
- facteur 1/2 : traduction du talus 2:1, un vertical pour deux horizontaux, unité : sans unité
- cas du talus 1:1 : la hauteur deviendrait \( b/2 \), soit le double, unité : m
Elle donne le volume du tas seul, au-dessus des bords, modélisé en prisme à section triangulaire.
Parce que le dôme, comme le godet lui-même, est un prisme droit : une section constante étirée sur la largeur. Sa section est un triangle de base \( b \) et de hauteur \( h_{\text{d}} \). En y injectant la hauteur trouvée précédemment, la formule se condense en une expression remarquablement simple, ne dépendant que de l'ouverture et de la largeur.
- \( V_{\text{d}} \) : volume du dôme seul, au-dessus du plan des bords, unité : m³
- \( b \) : ouverture du godet, base du triangle, intervenant au carré, unité : m
- \( h_{\text{d}} \) : hauteur du dôme, issue de la formule précédente, unité : m
- \( L \) : largeur du godet, longueur du prisme triangulaire, unité : m
- diviseur 8 : produit du 2 du triangle par le 4 du talus 2:1, unité : sans unité
Elle somme le volume intérieur et le tas débordant pour donner la capacité maximale théorique.
Parce que les deux volumes sont disjoints : l'un est à l'intérieur du godet, l'autre au-dessus du plan de ses bords. Ils s'additionnent sans recouvrement. Cette évidence mérite d'être posée, car l'erreur consistant à confondre le dôme seul avec la capacité en dôme est extrêmement fréquente — et conduit à un résultat plus de dix fois trop faible.
- \( V_{\text{tot}} \) : capacité totale en dôme, volume maximal théorique du godet, unité : m³
- \( V_{\text{ras}} \) : capacité intérieure arasée, issue de la question 1, unité : m³
- \( V_{\text{d}} \) : volume du tas débordant au-dessus des bords, unité : m³
- \( V_{\text{d}}/V_{\text{ras}} \) : part relative du dôme, ici environ 8 %, unité : sans unité
- statut du résultat : capacité maximale théorique, à corriger par le remplissage, unité : sans unité
"Beaucoup d'étudiants font l'erreur d'oublier que le dôme est symétrique et écrivent \( h = b/2 = 0{,}45 \) m, en appliquant le talus 2:1 sur la largeur entière de l'ouverture..."
- L'erreur : Elle double le volume du dôme, qui passerait de 0,101 à 0,203 m³, et surestimerait la capacité totale de 8 %.
- La bonne méthode : Dessiner le triangle et repérer que la pente part du bord et s'arrête au milieu. La course horizontale saute alors aux yeux.
- L'astuce de pro : Contrôlez l'ordre de grandeur : un dôme représente 5 à 15 % du volume à ras. Au-delà de 20 %, la hauteur est certainement fausse.
- Le moyen mnémotechnique : « Deux pentes, deux demi-largeurs. » Le dôme est un toit, pas une rampe.
- L'impact direct : Une capacité surestimée de 8 % se propagerait jusqu'au nombre de cycles et ferait annoncer un chantier plus court qu'il ne sera.
Exécution de la Note de Calculs
- \( b \) : ouverture en m, déjà convertie à la question 1
- Talus 2:1 : rapport sans unité , 2 horizontal pour 1 vertical
- \( h_{\text{d}} \) : quotient d'une longueur par un nombre, donc en m
- \( V_{\text{d}} \) : produit de deux longueurs par une longueur, donc en m³
- \( V_{\text{tot}} \) : somme de deux volumes homogènes, en m³ , à convertir en litres
Trois calculs successifs : la hauteur, le volume du dôme, puis la capacité totale. Le premier est de loin le plus important : il ne produit qu'une longueur, mais c'est lui qui porte tout le raisonnement géométrique sur le talus.
1. Résolution Numérique Calcul 1 — Hauteur du dômePourquoi fait-on ce calcul ? Parce qu'il isole le raisonnement sur le talus, seule vraie difficulté de la question, et qu'il permet un contrôle d'ordre de grandeur immédiat.
On identifie la course horizontale de la pente — la demi-largeur — puis on lui applique le rapport du talus.
- Substitution : On injecte \( b = 0{,}9 \) m et le rapport de talus 2 horizontal pour 1 vertical.
- Piège évité : La pente ne parcourt que la demi-largeur : le dôme est symétrique et monte des deux côtés.
- Hypothèse validée : Talus 2:1, hypothèse explicite de l'énoncé et non exigence normative vérifiée.
- Vérification croisée : Sur 0,45 m d'avancée horizontale, une pente à 2 pour 1 monte de 0,225 m. Cohérent.
- Finalité : Cette hauteur donnera l'aire de la section triangulaire du dôme.
22,5 centimètres de tas au-dessus des bords du godet. C'est un ordre de grandeur tout à fait plausible : on voit couramment cette surcharge sur les godets en chantier, sans qu'elle ne s'écroule.
- Ordre de grandeur : 0,225 m représente moins de 19 % de la profondeur du godet : le tas reste modeste.
- Impact sur la suite : Cette hauteur donne directement la section triangulaire du dôme.
- Cohérence : La hauteur vaut bien le quart de l'ouverture, conformément au raisonnement sur le talus symétrique.
- Attention : Avec un talus 1:1, plus raide, cette hauteur passerait à 0,45 m et le dôme doublerait.
- Comparaison : Un sable sec, qui tient mal les pentes, formerait un dôme nettement plus plat et un supplément plus faible.
Remarque pédagogique : Le talus est une propriété du matériau, pas du godet. Changer de sol change le dôme sans que rien ne change sur l'engin : c'est pourquoi les référentiels de capacité imposent un talus conventionnel.
Calcul 2 — Volume du dôme seulPourquoi fait-on ce calcul ? Parce qu'il quantifie le gain apporté par la surcharge, et permet de vérifier qu'il reste dans la plage attendue de 5 à 15 %.
On calcule l'aire du triangle — demi-produit de la base par la hauteur — puis on l'étire sur la largeur du godet.
- Substitution : On injecte \( b = 0{,}90 \) m, \( h_{\text{d}} = 0{,}225 \) m et \( L = 1{,}0 \) m.
- Piège évité : Ne pas oublier la division par 2 de l'aire du triangle : elle est distincte du facteur du talus.
- Hypothèse validée : Dôme en toit à deux pentes, sans débordement au-delà des joues latérales.
- Vérification croisée : Forme condensée : \( b^{2}L/8 = 0{,}81 \times 1{,}0 / 8 = 0{,}10125 \) m³. Résultat identique.
- Finalité : Ce volume sera ajouté à la capacité à ras pour donner la capacité totale.
0,101 m³ de surcharge, soit 8,4 % du volume à ras. Le résultat tombe bien dans la plage attendue de 5 à 15 % : le raisonnement géométrique est validé.
- Ordre de grandeur : 101 litres de supplément, soit environ une demi-baignoire de terre au-dessus des bords.
- Impact sur la suite : C'est la seule correction positive de tout l'exercice : les deux suivantes retireront du volume.
- Cohérence : Les deux formes de la formule — développée et condensée — donnent exactement le même résultat.
- Attention : Ce gain suppose un dôme parfaitement formé. Avec une argile collante, il ne se forme jamais aussi proprement — d'où la correction de la question 3.
- Comparaison : Avec un talus 1:1, le dôme atteindrait 0,2025 m³, soit près de 17 % du volume à ras.
Remarque pédagogique : La forme condensée \( b^{2}L/8 \) est élégante mais dangereuse à mémoriser seule : le 8 ne vaut que pour un talus 2:1. Mieux vaut refaire le raisonnement à chaque fois.
Calcul 3 — Capacité totale en dômePourquoi fait-on ce calcul ? Parce que c'est la capacité annoncée dans les catalogues, et donc celle qu'il faut savoir recalculer pour comparer honnêtement deux matériels.
On additionne le volume intérieur et le volume du dôme, puis on convertit en litres pour rester dans l'unité des catalogues.
- Substitution : On injecte \( V_{\text{ras}} = 1{,}20 \) m³ et \( V_{\text{d}} = 0{,}10125 \) m³.
- Piège évité : Ne pas confondre le dôme seul avec la capacité en dôme : la seconde inclut le volume intérieur.
- Hypothèse validée : Les deux volumes sont disjoints, séparés par le plan des bords du godet.
- Vérification croisée : Le rapport \( 1{,}301/1{,}200 = 1{,}084 \) confirme un supplément de 8,4 %.
- Finalité : C'est sur cette valeur, et non sur la capacité à ras, que s'appliquera le coefficient de remplissage.
1 301 litres contre 1 200 à ras : un écart de 8,4 % entre les deux chiffres qu'un même constructeur peut annoncer pour le même godet. C'est exactement pourquoi il faut toujours savoir quelle capacité est affichée.
- Ordre de grandeur : 1,3 m³ est la valeur la plus flatteuse pour ce godet, et donc celle que privilégient les documents commerciaux.
- Impact sur la suite : C'est cette valeur, et non celle à ras, qui sera corrigée par le coefficient de remplissage.
- Cohérence : Le supplément de 8,4 % se situe bien dans la plage usuelle de 5 à 15 %.
- Attention : Cette valeur suppose un remplissage parfait et un dôme idéal. Aucun chantier ne l'atteint durablement.
- Comparaison : Deux godets annoncés à 1 300 L, l'un à ras et l'autre en dôme, diffèrent en réalité de plus de 100 litres de capacité intérieure.
Remarque pédagogique : Lorsque vous comparez des offres de matériel, exigez toujours la capacité à ras : c'est la seule qui soit purement géométrique, donc la seule vraiment comparable d'un constructeur à l'autre.
"Jusqu'ici je n'ai fait que de la géométrie. Maintenant j'introduis le matériau réel — et il ne se comporte pas comme un fluide idéal. L'argile colle aux parois, une partie reste dans le godet au vidage, le dôme ne se forme jamais aussi proprement que sur mon dessin, et l'opérateur ne remplit pas toujours à fond. Tout cela se résume dans un seul nombre : le coefficient de remplissage. Je note bien qu'il s'applique à la capacité en dôme — c'est le maximum théorique que la réalité vient corriger. Et j'anticipe un résultat qui va surprendre : la capacité opérationnelle va tomber en dessous de la capacité à ras."
- Observation : Pour une argile, le coefficient est inférieur à 1 — le matériau colle et se charge mal. Un sable sec permettrait au contraire de dépasser l'unité.
- Analyse du risque : Appliquer le coefficient à la capacité à ras plutôt qu'en dôme sous-estimerait le résultat de 8 % : le dôme serait alors compté deux fois en défaut.
- Choix stratégique : Je compare systématiquement le résultat à la capacité à ras. Ce rapport est le meilleur indicateur de la pertinence du couple godet-matériau.
- Alternative : J'aurais pu décomposer le coefficient en plusieurs facteurs — colmatage, qualité du dôme, habileté de l'opérateur. C'est plus fin, mais aucune source ne fournit ce détail : la pratique retient un coefficient global.
- Objectif visé : Obtenir le volume foisonné réellement transporté à chaque cycle — la première valeur de l'exercice qui décrive du matériau et non de la géométrie.
Voir uniquement le résultat final (Auto-évaluation)
Le coefficient de remplissage — parfois appelé facteur de godet — est le rapport entre le volume réellement chargé et la capacité en dôme théorique. Il agrège plusieurs phénomènes distincts : le colmatage du matériau sur les parois, la qualité du dôme effectivement formé, la granulométrie qui crée des vides entre les blocs, et l'habileté de l'opérateur. Il est important de bien situer son statut : aucun texte normatif ne le tabule. Les valeurs employées proviennent de manuels de constructeurs, établis à partir de milliers d'heures de mesures sur chantier — documents qui ne figurent pas dans le dossier de normes de cet exercice.
Une relation de correction et une relation de lecture. La première produit le résultat attendu ; la seconde n'apporte aucune quantité nouvelle mais fournit l'indicateur qui permet de juger si le godet est bien adapté au matériau.
Formule 1 — Capacité opérationnelle :Elle corrige la capacité théorique maximale par le comportement réel du matériau au chargement.
Parce que la géométrie décrit un contenant, jamais un contenu. Entre le volume qu'un godet pourrait théoriquement accueillir et celui qu'il transporte réellement, il y a tout ce que la matière impose : le colmatage, l'affaissement du dôme, les vides entre les blocs. Un coefficient unique agrège ces effets — c'est grossier, mais c'est la seule approche que les retours de chantier permettent de calibrer.
- \( V_{\text{op}} \) : capacité opérationnelle, volume foisonné réellement transporté par cycle, unité : m³ foisonnés
- \( V_{\text{tot}} \) : capacité totale en dôme, maximum théorique de la question 2, unité : m³
- \( k_{\text{r}} \) : coefficient de remplissage, empirique, propre au couple matériau-godet, unité : sans unité
- \( 1 - k_{\text{r}} \) : part du volume théorique perdue au chargement, ici 10 %, unité : sans unité
- état du matériau : foisonné — c'est de la terre déjà arrachée et remaniée, unité : sans unité
Elle compare la capacité opérationnelle à la capacité à ras pour juger de l'adéquation entre le godet et le matériau.
Parce qu'elle répond à une question que le conducteur de travaux se pose immédiatement : « mon godet de 1,2 m³ transporte-t-il vraiment 1,2 m³ ? ». Le rapport entre capacité opérationnelle et capacité à ras est un indicateur direct de l'adéquation du matériel au sol rencontré. Supérieur à 1, le godet est bien exploité ; inférieur, il est sous-utilisé.
- \( \eta \) : rendement apparent du godet, rapport de l'opérationnel au géométrique, unité : sans unité
- \( V_{\text{op}} \) : capacité opérationnelle, volume foisonné transporté, unité : m³
- \( V_{\text{ras}} \) : capacité à ras, volume géométrique de référence, unité : m³
- \( \eta > 1 \) : cas des matériaux faciles à charger, le dôme l'emporte, unité : sans unité
- \( \eta < 1 \) : cas des matériaux collants, la perte de remplissage l'emporte, unité : sans unité
"Beaucoup d'étudiants confondent le volume du dôme seul avec la capacité en dôme et écrivent \( V_{\text{op}} = 0{,}101 \times 0{,}90 = 0{,}091 \) m³, un résultat plus de dix fois trop faible..."
- L'erreur : Elle donne 91 litres au lieu de 1 171. L'ordre de grandeur est si aberrant qu'il devrait alerter immédiatement.
- La bonne méthode : Nommer les grandeurs sans ambiguïté : « volume du dôme » pour le supplément, « capacité en dôme » pour le total.
- L'astuce de pro : Vérifiez l'ordre de grandeur : une capacité opérationnelle doit rester voisine de la capacité à ras, à quelques pourcents près.
- Le moyen mnémotechnique : « Le dôme s'ajoute, il ne remplace pas. » On ne transporte jamais le dôme sans le godet en dessous.
- L'impact direct : Un tel écart conduirait à annoncer plus de dix fois trop de cycles, et donc un chantier absurdement long.
Exécution de la Note de Calculs
- \( V_{\text{tot}} \) : capacité totale en dôme en m³ , issue de la question 2
- \( k_{\text{r}} \) : rapport de deux volumes, donc grandeur sans unité
- \( V_{\text{op}} \) : produit d'un m³ par un nombre, donc en m³ foisonnés
- État du matériau : foisonné, c'est-à-dire déjà arraché et remanié par le godet
- \( \eta \) : rapport de deux volumes de même unité, donc sans unité
Trois calculs : la capacité opérationnelle, sa conversion en litres, puis le rendement apparent. Le troisième ne produit aucune quantité nouvelle, mais c'est lui qui révèle le résultat le plus contre-intuitif de l'exercice.
1. Résolution Numérique Calcul 1 — Capacité opérationnelle en mètres cubesPourquoi fait-on ce calcul ? Parce qu'il donne le volume réellement transporté à chaque cycle — première valeur de l'exercice qui décrive du matériau et non de la géométrie.
On multiplie la capacité totale en dôme par le coefficient de remplissage, puis on étiquette explicitement l'état obtenu : foisonné.
- Substitution : On injecte \( V_{\text{tot}} = 1{,}30125 \) m³ et \( k_{\text{r}} = 0{,}90 \).
- Piège évité : Appliquer le coefficient à la capacité totale en dôme, et non au dôme seul ni à la capacité à ras.
- Hypothèse validée : Coefficient constant et représentatif des conditions moyennes du chantier.
- Vérification croisée : La perte vaut \( 1{,}30125 \times 0{,}10 = 0{,}130 \) m³, soit bien 10 % du volume théorique.
- Finalité : Ce volume sera ramené à l'état en place à la question 4.
1,171 m³ réellement transportés contre 1,301 m³ théoriques : la perte atteint 130 litres par cycle. C'est le prix de l'argile — un matériau qui colle et qui ne se laisse pas charger docilement.
- Ordre de grandeur : 130 litres perdus par cycle, répétés cent quarante fois par heure, représentent plus de 18 m³ par heure qui n'existent pas.
- Impact sur la suite : C'est ce volume, à l'état foisonné, qu'il faudra ramener au terrain à la question 4.
- Cohérence : Le résultat est bien inférieur à la capacité en dôme, conformément à un coefficient inférieur à l'unité.
- Attention : Ce volume décrit du matériau foisonné. Il n'est en aucun cas comparable au métré du marché, qui est en volume en place.
- Comparaison : Avec un sable sec à \( k_{\text{r}} = 1{,}05 \), le même godet transporterait 1,366 m³, soit près de 17 % de plus.
Remarque pédagogique : Le même godet, dans deux sols différents, peut voir sa production varier de plus de 15 % sans qu'aucune caractéristique de l'engin ne change. Le matériau compte autant que la machine.
Calcul 2 — Conversion en litresPourquoi fait-on ce calcul ? Pour rester dans l'unité des catalogues et permettre la comparaison directe avec les deux capacités précédentes.
Application de la relation 1 m³ = 1 000 L, comme pour les deux capacités précédentes.
- Substitution : On injecte \( V_{\text{op}} = 1{,}171 \) m³ et le facteur 1 000 L/m³.
- Piège évité : Conserver la mention « foisonnés » : ces litres ne sont pas des litres de terrain.
- Hypothèse validée : Aucune — conversion exacte, sans hypothèse physique.
- Vérification croisée : Les trois capacités s'ordonnent bien : 1 171 < 1 200 < 1 301 L.
- Finalité : Permettre la comparaison directe des trois capacités dans une même unité.
Les trois capacités sont maintenant comparables : 1 171 L opérationnels, 1 200 L à ras, 1 301 L en dôme. Un même godet, trois chiffres, et un écart maximal de 11 % entre les deux extrêmes.
- Ordre de grandeur : 130 litres séparent la capacité en dôme de la capacité opérationnelle : l'écart entre le catalogue et le chantier.
- Impact sur la suite : C'est cette valeur, et aucune autre, qui doit être défoisonnée à la question 4.
- Cohérence : L'ordre en dôme > à ras > opérationnelle est celui attendu pour un matériau collant.
- Attention : Aucune de ces trois valeurs n'est facturable : toutes décrivent le contenu du godet, pas le terrain.
- Comparaison : Un commercial annonçant 1 301 L et un conducteur constatant 1 171 L parlent bien du même godet — mais pas de la même chose.
Remarque pédagogique : Écrire « litres foisonnés » plutôt que « litres » tout court évite qu'un lecteur ne compare ce chiffre à un métré. La mention de l'état coûte trois mots et prévient un litige.
Calcul 3 — Rendement apparent du godetPourquoi fait-on ce calcul ? Parce qu'il révèle le résultat le plus contre-intuitif de l'exercice, et qu'il constitue un indicateur d'adéquation du matériel au sol.
On rapporte la capacité opérationnelle à la capacité à ras, puis on interprète le résultat par rapport à l'unité.
- Substitution : On injecte \( V_{\text{op}} = 1{,}171 \) m³ et \( V_{\text{ras}} = 1{,}20 \) m³.
- Piège évité : Ne pas conclure à une erreur si le rapport passe sous l'unité : c'est un résultat parfaitement normal en matériau collant.
- Hypothèse validée : Les deux volumes décrivent le même godet, l'un géométriquement, l'autre en exploitation.
- Vérification croisée : Le rapport vaut aussi \( 1{,}084 \times 0{,}90 = 0{,}976 \) : gain du dôme multiplié par perte de remplissage.
- Finalité : Juger de l'adéquation du godet au matériau avant de valider le choix du matériel.
Le godet transporte moins que sa capacité affichée à ras. C'est contre-intuitif mais parfaitement logique : le gain du dôme, +8,4 %, ne suffit pas à compenser la perte de remplissage, −10 %. Le solde est légèrement négatif.
- Ordre de grandeur : 2,4 % d'écart, soit 29 litres par cycle : un écart faible, mais systématique et cumulatif.
- Impact sur la suite : Aucun sur les calculs : c'est un indicateur de lecture, pas une étape du raisonnement.
- Cohérence : Le produit \( 1{,}084 \times 0{,}90 \) redonne exactement 0,976 : les deux voies concordent.
- Attention : Un rendement inférieur à 1 n'est pas une erreur de calcul : c'est la signature d'un matériau collant.
- Comparaison : Avec un sable sec, le rendement atteindrait 1,138 : le godet transporterait alors 14 % de plus que sa capacité affichée.
Remarque pédagogique : Retenez ce résultat : la capacité gravée sur un godet n'est pas ce qu'il transporte. Selon le sol, il peut en déplacer 15 % de plus ou 3 % de moins — et la différence ne se voit sur aucune fiche technique.
"Dernière étape, et la seule qui intéresse le métré. Jusqu'ici, tous mes chiffres décrivaient le contenu du godet. Maintenant je change complètement de point de vue : je regarde le trou laissé dans le terrain. Or ce trou est plus petit que ce que le godet emporte, parce que la terre a gonflé en sortant du sol. Le sens de l'opération ne fait aucun doute si je me pose la bonne question : peut-on remettre la terre d'un godet dans le trou d'où elle sort ? Non, il en reste toujours. Donc le trou est plus petit, donc je divise. Cette question, posée à haute voix, vaut mieux qu'une formule mémorisée."
- Observation : Le coefficient de foisonnement est supérieur à 1 : le volume foisonné dépasse toujours le volume en place, jamais l'inverse.
- Analyse du risque : Multiplier au lieu de diviser donnerait 1,464 m³ au lieu de 0,937 — une surestimation de 56 % du terrain extrait, et un chantier annoncé bien plus court qu'il ne sera.
- Choix stratégique : Je vérifie le sens de l'opération avant de calculer, par le raisonnement du trou et du tas. Le contrôle est instantané et ne trompe jamais.
- Alternative : J'aurais pu conserver tous les calculs en volume foisonné et ne convertir qu'à la toute fin du chantier. C'est possible, mais on perd le lien direct avec le métré, qui se suit en volume en place.
- Objectif visé : Obtenir le volume de terrain retiré par cycle, seule grandeur comparable au métré, et en déduire le nombre de coups de godet d'un déblai de référence.
Voir uniquement le résultat final (Auto-évaluation)
Le foisonnement est la décompression que subit un sol lorsqu'on l'arrache. Consolidé pendant des millénaires sous son propre poids, il voit sa structure détruite en une fraction de seconde par la dent du godet : les grains se réarrangent au hasard, l'air s'engouffre dans les vides créés, et le volume apparent augmente. Le GTR 2024 décrit précisément ce phénomène lorsqu'il définit le rôle du compactage : réduire « le volume des vides dans les matériaux utilisés, en particulier ceux générés au cours du processus d'extraction (foisonnement) ».
Une relation de changement d'état et une relation d'exploitation. La première quitte enfin le godet pour revenir au terrain ; la seconde traduit le résultat en nombre de coups de godet, c'est-à-dire en durée de chantier.
Formule 1 — Retour au volume en place :Elle convertit le volume foisonné transporté en volume de terrain effectivement retiré.
Parce que le coefficient de foisonnement est défini dans le sens terrain vers godet : un mètre cube en place devient 1,25 m³ une fois arraché. Or notre inconnue est le volume en place et notre donnée le volume foisonné. Il faut donc inverser la relation, ce qui transforme la multiplication en division. C'est le seul endroit de l'exercice où le sens de l'opération peut être manqué.
- \( V_{\text{pl}} \) : volume de terrain effectivement retiré à chaque cycle, unité : m³ en place
- \( V_{\text{op}} \) : volume foisonné transporté dans le godet, issu de la question 3, unité : m³ foisonnés
- \( k_{\text{f}} \) : coefficient de foisonnement, rapport du foisonné à l'en place, unité : sans unité
- \( V_{\text{op}} - V_{\text{pl}} \) : volume d'air créé par l'extraction, transporté sans contrepartie de matière, unité : m³
- statut du résultat : seule grandeur de l'exercice comparable au métré du marché, unité : sans unité
Elle traduit un métré de déblai en nombre de coups de godet, première étape vers une durée de chantier.
Parce que c'est l'usage final de tout ce qui précède. Le bureau d'études annonce un volume de déblai en place ; le conducteur de travaux a besoin d'un nombre de cycles, qu'il convertira ensuite en heures via le temps de cycle de la pelle. La seule exigence, mais elle est absolue, est que les deux termes soient dans le même état du matériau.
- \( n \) : nombre entier de cycles de godet nécessaires au déblai, unité : cycles
- \( V_{\text{deblai}} \) : volume total du déblai, tel qu'annoncé au métré, unité : m³ en place
- \( V_{\text{pl}} \) : volume de terrain retiré par cycle, issu de la formule précédente, unité : m³ en place
- les crochets : arrondi par excès, un cycle entamé étant un cycle complet, unité : sans unité
- \( n \times T_{\text{cycle}} \) : durée de pelle correspondante, étape suivante de la planification, unité : s
"L'erreur la plus grave de toute la planification de terrassement consiste à calculer le nombre de cycles avec le volume foisonné : \( 10\,000 / 1{,}171 = 8\,540 \) cycles au lieu de 10 673..."
- L'erreur : Elle sous-estime le travail de 2 133 cycles, soit 20 %. Sur un chantier, cela se traduit par autant de retard découvert en cours d'exécution.
- La bonne méthode : Vérifier l'état des deux termes avant toute division. Métré en place, volume par cycle en place : la division est alors légitime.
- L'astuce de pro : Écrivez l'état à côté de chaque nombre. « 10 000 m³ en place » divisé par « 1,171 m³ foisonnés » rend l'incompatibilité visible à l'œil nu.
- Le moyen mnémotechnique : « On ne divise que ce qui se ressemble. » Même état, même unité, sinon pas de division.
- L'impact direct : 20 % de cycles manquants, c'est un cinquième de la durée de terrassement absent du planning — et une renégociation en cours de chantier.
Exécution de la Note de Calculs
- \( V_{\text{op}} \) : volume en m³, état foisonné , issu de la question 3
- \( k_{\text{f}} \) : rapport de deux volumes, donc grandeur sans unité
- \( V_{\text{pl}} \) : quotient d'un m³ par un nombre, donc en m³ en place
- \( V_{\text{deblai}} \) : métré du marché, exprimé en place , conformément au CCTG art. 6.5.1
- \( n \) : quotient de deux volumes de même état, donc sans unité et nécessairement entier
Trois calculs pour conclure : le changement d'état, la conversion en litres, puis le nombre de cycles. Le premier est le seul de tout l'exercice à faire intervenir une propriété du sol et non du matériel — et c'est aussi le seul dont le sens puisse être inversé par inadvertance.
1. Résolution Numérique Calcul 1 — Volume de terrain en place extrait par cyclePourquoi fait-on ce calcul ? Parce que c'est la seule valeur de l'exercice comparable au métré du marché, réglé au mètre cube en place.
On divise le volume foisonné transporté par le coefficient de foisonnement, après avoir vérifié le sens de l'opération par le raisonnement du trou et du tas.
- Substitution : On injecte \( V_{\text{op}} = 1{,}171 \) m³ foisonnés et \( k_{\text{f}} = 1{,}25 \).
- Piège évité : Diviser et non multiplier : on remonte du tas vers le trou, et le trou est plus petit.
- Hypothèse validée : Coefficient de foisonnement homogène sur toute la zone excavée.
- Vérification croisée : Contrôle inverse : \( 0{,}937 \times 1{,}25 = 1{,}171 \) m³ foisonnés. La conversion est réversible.
- Finalité : Ce volume permettra de convertir n'importe quel métré de déblai en nombre de cycles.
0,937 m³ de terrain par coup de godet, pour un godet annoncé à 1,2 m³. L'écart atteint 22 % — et il ne s'agit ni d'une erreur, ni d'un défaut de l'engin, mais de trois corrections physiques successives parfaitement légitimes.
- Ordre de grandeur : 937 litres de terrain, à comparer aux 1 200 litres gravés sur le godet : près d'un quart de moins.
- Impact sur la suite : C'est le diviseur qui convertira le métré du marché en nombre de coups de godet.
- Cohérence : Le résultat est bien inférieur au volume foisonné, conformément à un coefficient supérieur à l'unité.
- Attention : C'est la seule des quatre valeurs de l'exercice qui décrive le terrain. Les trois autres décrivent le contenu du godet.
- Comparaison : Pour une roche dynamitée, dont le foisonnement peut dépasser 1,5, le même godet ne retirerait que 0,78 m³ de terrain par cycle.
Remarque pédagogique : Retenez l'écart : un godet de 1,2 m³ ne retire que 0,94 m³ de terrain. C'est cette valeur, et aucune autre, qu'il faut utiliser pour tout calcul de rendement ou de durée.
Calcul 2 — Conversion en litresPourquoi fait-on ce calcul ? Pour permettre la comparaison directe avec les trois capacités précédentes, toutes exprimées en litres.
Application de la relation 1 m³ = 1 000 L, en conservant impérativement la mention de l'état.
- Substitution : On injecte \( V_{\text{pl}} = 0{,}937 \) m³ et le facteur 1 000 L/m³.
- Piège évité : Conserver la mention « en place » : ces litres décrivent le terrain, pas le contenu du godet.
- Hypothèse validée : Aucune — conversion exacte.
- Vérification croisée : Les quatre valeurs s'ordonnent bien : 937 < 1 171 < 1 200 < 1 301 L.
- Finalité : Compléter la fiche de capacité du godet en quatre valeurs comparables.
La fiche est complète : 1 301 L en dôme, 1 200 L à ras, 1 171 L opérationnels, 937 L en place. Quatre chiffres pour un seul godet, et un rapport de 1,39 entre le plus grand et le plus petit.
- Ordre de grandeur : 364 litres séparent la valeur commerciale de la valeur de métré — soit 28 % de la capacité annoncée.
- Impact sur la suite : Seule la dernière valeur permet de calculer un nombre de cycles conforme au métré.
- Cohérence : L'ordre décroissant dôme, ras, opérationnel, en place est celui attendu pour un matériau collant et foisonnant.
- Attention : Ne jamais annoncer une production de chantier sur la base de la capacité en dôme : l'écart avec la réalité dépasse un tiers.
- Comparaison : Sur mille cycles, l'écart entre les deux valeurs extrêmes représente 364 m³ de terrain — l'équivalent d'une petite journée de production.
Remarque pédagogique : Cette fiche en quatre valeurs est un excellent réflexe professionnel. Elle tient en quatre lignes et évite à peu près toutes les confusions possibles sur un chantier de terrassement.
Calcul 3 — Nombre de cycles pour un déblai de 10 000 m³Pourquoi fait-on ce calcul ? Parce que c'est l'usage final de toute la fiche : convertir un métré en nombre de coups de godet, donc en heures de pelle.
On divise le métré par le volume unitaire, tous deux en place, puis on arrondit à l'entier supérieur.
- Substitution : On injecte \( V_{\text{deblai}} = 10\,000 \) m³ en place et \( V_{\text{pl}} = 0{,}937 \) m³ en place.
- Piège évité : Diviser par le volume en place et non par le volume foisonné : sinon on sous-estime de 20 %.
- Hypothèse validée : Tous les godets sont supposés chargés à la capacité opérationnelle, ce qui est optimiste en fin de fouille.
- Vérification croisée : \( 10\,673 \times 0{,}937 = 10\,000 \) m³ à l'arrondi près. Le bouclage est vérifié.
- Finalité : Multiplié par le temps de cycle de la pelle, ce nombre donne directement une durée de terrassement.
Environ 10 700 coups de godet pour 10 000 m³ de déblai. À 25 secondes par cycle et sans aucune interruption, cela représenterait 74 heures de pelle — soit une dizaine de journées de travail effectif.
- Ordre de grandeur : Un peu plus d'un cycle par mètre cube : le repère mental est facile à retenir pour ce couple godet-matériau.
- Impact sur la suite : Multiplié par le temps de cycle, ce nombre donne les heures de pelle à porter au planning.
- Cohérence : Le bouclage \( 10\,673 \times 0{,}937 \approx 10\,000 \) m³ confirme le calcul.
- Attention : Ces 74 heures sont un temps de cycle pur, sans rendement de chantier. Avec un rendement de 0,80, il faudrait compter plus de 92 heures.
- Comparaison : Le calcul fautif sur volume foisonné aurait annoncé 8 540 cycles, soit 2 133 de moins : près de 15 heures de pelle absentes du planning.
Remarque pédagogique : Ce nombre de cycles n'est qu'une première étape. Il faudra encore lui appliquer un rendement de chantier, et vérifier que la flotte de camions suit — faute de quoi la pelle attendra et le calcul deviendra théorique.
BILAN FINAL DE LA MISSION
Checklist d'Auto-Évaluation
Avant de clore cet exercice, vérifiez que vous avez bien assimilé la démarche globale de conception :
La mission est remplie. La fiche de capacité du godet s'établit en quatre valeurs : 1 200 litres à ras, 1 301 litres en dôme, 1 171 litres foisonnés réellement transportés, et surtout 937 litres de terrain en place retirés à chaque cycle. Un déblai de 10 000 m³ demanderait donc 10 673 coups de godet, soit de l'ordre de 74 heures de pelle avant application de tout rendement de chantier. Seule la dernière valeur est comparable au métré du marché, l'article 6.5.1 du fascicule 2 du CCTG réglant le déblai au mètre cube en place en règle générale.
Ce qu'il faut retenir tient en une phrase : un godet de 1,2 m³ ne retire que 0,94 m³ de terrain, soit 22 % de moins que ce qu'annonce sa plaque. L'écart n'est ni une erreur ni un défaut de l'engin, mais la somme de trois corrections physiques légitimes — une qui ajoute, deux qui retirent. Avant tout chiffrage contractuel, ces trois coefficients doivent être confirmés à la source : le talus du dôme et le coefficient de remplissage par les documents du constructeur, le foisonnement par le dossier géotechnique du marché.








